Impressions sur Star Wars - The Old Republic Encyclopedia

Article publié par Luuke (lu 19 469 fois)

  Le livre Star Wars The Old Republic Encyclopedia, édité en anglais par Dorling Kindersley (DK), est sorti le 15 Octobre 2012. Plutôt que d’attendre une hypothétique adaptation française qui pourrait ne jamais venir, j’ai préféré me procurer ce livre sans tarder et ainsi vous livrer mes impressions au sujet de cette œuvre rédigé par certains auteurs du studio Bioware Austin : Ian Ryan, Charles Boyd, Hall Hood, Joanna Berry, Zach Bush et James B. Jones.

  La première chose qui saute aux yeux quand on tient en main le volume c’est qu’il est imposant et qu’il fait un bon poids. D’une épaisseur de deux à trois centimètres et mesurant 25 sur 30 centimètre, on ne peut douter tenir entre nos mains un beau livre. Sentiment renforcé par la magnifique couverture réalisé par PicturePlane.
  À titre comparatif, le livre est deux fois plus épais que le roman Revan (chez Pocket) alors qu’ils possèdent un nombre de pages peu ou prou égal, preuve de la qualité du papier de l’encyclopédie. Pour les lecteurs francophones amateurs de beaux livres, je pourrais aussi faire le rapprochement avec Tout sur la Saga (Chez Nathan), un livre avec lequel SWTOR Encyclopedia partage beaucoup de points communs, tout en étant un peu plus « gros ».

  Mais le contenu est-il à la hauteur du contenant ? Tout d’abord mettons les point sur les i : malgré son titre, ce livre n’est pas vraiment une encyclopédie et fait pâle figure au niveau de son contenu face à The Complete Star Wars Encyclopedia ou même un Essential Guide. Ma comparaison avec l’ouvrage Tout sur la Saga n’est d’ailleurs pas anodine : ils ont tous deux été créé sous la supervision de la maison d’édition Dorling Kindersley et cette dernière est bien connue pour ses magnifiques guides visuels sur Star Wars ou d’autres univers (comme Halo). Mais SWTOR Encyclopedia se révèle toutefois plus fourni que ce genre d’œuvre. Il s’agit plutôt un mélange bâtard entre les deux, avoué à demi-mot dans sa préface et sur la quatrième de couverture où il est désigné comme un compagnon visuel.
  Un autre son de cloche provient du sous-titre de l’œuvre : « Le guide définitif du conflit épique ». Sachant que l’œuvre est basée sur un jeu vidéo appartenant au genre des MMORPG, dire qu’une œuvre qui le concerne est définitive peut faire sourire, ce genre de jeu étant mis à jour de façon régulière autant au niveau de son gameplay que de son scénario.


  S’il ne mérite pas le titre d’encyclopédie (sans quoi Pline l’Ancien ou Diderot pourraient s’en offusquer), l’ouvrage ne manque pas non plus de contenu avec ses 352 pages. Le volume s’ouvre sur une préface de Ian Ryan et une chronologie simplifié. Sans s’attarder sur la première, on remarque quelques encadrés placés là pour prévenir le lecteur. Le premier cadre nous prévient que l’œuvre comprend quelques spoilers, ce qui est une bonne, sinon une telle œuvre n’aurait aucun intérêt. Le second cadre retient un peu plus mon attention et fait écho à la fresque chronologique qui s’ouvre sur les pages suivantes. Il y est indiqué la date à laquelle se déroule le jeu : -3.640 Av. BY, chose qui me surprend dans un premier temps puisque d’après les dires de Daniel Erickson en 2010 on estimait les que les évènements du jeu se déroulaient en -3.643 Av.BY. Ma crainte de voir la chronologie chamboulée (elle a déjà donné assez de fil à retordre aux membres de la rédaction) est vite soufflé par la fresque chronologique simplifié qui s’ouvre peu après sur six pages. Ouf, le reste n’a pas changé !

  La lecture se poursuit en suivant une organisation basée sur plusieurs grands thèmes : la République, l’Ordre Jedi, l’Empire Sith, les Sith, les Mandaloriens, la Pègre, le Cartel Hutt, les Espèces et les Planètes. Chacune de ses grandes parties étant découpées en double-page thématique (sauf pour la partie Espèces). Ainsi la partie dédiée à la République s’ouvre sur une double-page intitulée Fondations de la Civilisation. Comme pour la plupart des pages du livre, cette double-page a pour fond une grande illustration sur laquelle on retrouve plusieurs autres illustrations ainsi que plusieurs cadres délimitant le texte et parfois même quelques annotations de l’image de fond. Pour poursuivre sur l’exemple de la double Fondations de la Civilisation, elle contient quatre cadres. Le premier sert d’introduction à la grande partie sur la République tout en évoquant le thème de cette sous-partie tandis que les trois autres textes (de trois paragraphes chacun) traitent respectivement de l’Empire Infini, du développement des voyages interstellaires et de la fondation de la République.
  Les détails inédits ne manquant pas tout au long de l’œuvre. On découvre une anecdote sur l’un de premiers vaisseaux dormants, le Lokani Dawn, on en apprend plus sur l’organisation de l’Armée Impériale, et ce n’est que deux exemple parmi tant d’autres. Le volume comprend de nombreux cadres dédiés à des personnages et à des véhicules, donnant des détails supplémentaires à des éléments que nous connaissons déjà.

  On peut estimer qu’environ 10 à 20 % de l’œuvre traite d’évènements s’étant déroulé avant le jeu vidéo et à titre personnel je regrette que les textes concernant la Grande Guerre Galactique soient plutôt réduits. Une partie importante du livre traite des huit classes, que l’on retrouve disséminer en dans les différentes parties. Ainsi la partie dédié à la République comporte 12 pages dédiés au Soldat : le personnage en lui-même, ses affectations (autrement dit : les missions de classe), ses partenaires, ses armes et armures et enfin son vaisseau.

  Concernant les illustrations présentes toutes au long de l’œuvre, il va sans dire qu’elles sont pour la plupart très belles. Toutefois, deux choses me gênent à leurs sujets. Elles proviennent toutes d’œuvres déjà parues : screenshots provenant de The Old Republic, illustrations du Journal de Gnost-Dural, illustrations conceptuelles, images générés par ordinateur (les modèles provenant des cinématiques du jeu) et même les vidéos chronologiques, ce qui est plutôt décevant. Ensuite certaines illustrations sont trop agrandies et en deviennent flou ou trop pixélisé, alors que d’autres illustrations bien plus belles auraient mérité d’être mises en avant. Dommage.

  Bien que je sois quelque peu déçu que l’œuvre ne soit pas plus complète (mon d’images, plus de textes) il soulève tout de même mon intérêt à la fois pour les nombreuses nouvelles informations qu’il renferme et qui ne font pas simplement écho aux Codex du jeu. Il constitue un très bel ajout à une collection, rien à voir avec Star Wars The Old Republic Explorer’s Guide, vendu à la sortie du jeu et qui c’était révélé particulièrement décevant.
  Toutefois, contrairement à une œuvre comme le Livre des Sith, il ne constitue pas un must-have absolu et son prix (40 dollars) pourrait en rebuter plus d’un.




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