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Retour sur Star Wars : Les Derniers Jedi | Star Wars HoloNet

Retour sur Star Wars : Les Derniers Jedi

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Star Wars : Les Derniers Jedi vient de sortir en salle et à l'instar du Réveil de la Force ce nouvel épisode de la saga va faire parler de lui et faire couler de l'encre.

Et chez Star Wars Holonet, on aime quand il y a de la discussion engagée et de la passion, c'est pourquoi on va vous donner ici nos avis détaillés sur le film. Alors attention pour le coup ça va spoiler, vous êtes prêt ? C'est parti !

Les membres suivants ont donné leur avis sur le film :

 

L'avis de Kir Kanos :

Surprenant est peut-être le terme qui colle le mieux à ce Star Wars, cependant les surprises ne sont pas toujours positives... mais ne brulons pas les étapes. Si vous avez lu ma bafouille sans spoiler dans l'actualité, vous avez surement compris que j'ai apprécié cet épisode mais nous allons pouvoir revenir plus en détails ici.

Le début du film est très efficace, le carton déroulant nous met dans le bain directement et expédie la composante géopolitique dont ne savait que faire Le Réveil de la Force. Ici les enjeux sont clairs :  La Résistance est traquée par le Premier Ordre qui assoit sa domination sur la galaxie suite à la disparition de la Nouvelle République, et si Luke est le dernier espoir son retour reste incertain. Dernière précision, le film commence peu après la fin du l'Episode VII.

C'est donc dans une ambiance de tension que le film commence avec une scène de combat spatial spectaculaire et permettant de développer très efficacement le caractère de Poe Dameron. Et si on regrette toujours la fragilité des croiseurs, la scène à le mérite de plonger les spectateurs dans une ambiance de course contre la montre qui va durer tout le film. Et c'est pour moi l'un des points forts du film, même si cela se traduit par peut-être un manque de variété et d'intérêt des nouvelles planètes.

Toujours dans les bons points du film, le ton de ce dernier est très particuliers pour un Star Wars, très centré sur les personnages et leur motivation ou développement. Je le disais dans la partie sans spoiler, j'ai trouvé le film bien plus intimiste que les autres Star Wars.

Au niveau de l'intrigue cela se traduit par des enjeux personnels bien plus fort que l'intérêt général et cela dans les deux camps. En effet que ce soit Poe qui cherche à tout prix à être un héros quitte à prendre de mauvaises décisions; Rey qui cherche sa place dans l'univers et ses parents, Hux qui veut montrer qu'il est meilleur que Kylo Ren ou encore Luke qui met du temps à prendre conscience de son rôle... tous ont des motivations personnelles, ce qui les rends plus humains.

Autre bon point avec l'importance donnée aux rapports entre les personnages. Car plus que les confrontations physiques (assez rare au demeurant mais efficace), ce sont les dialogues et les échanges qui font le film, notamment entre Rey et Kylo Ren puisque ceux-ci se découvrent un lien télépathique à travers la Force. Leur relation est d'ailleurs l'une des grandes réussites du film et se traduira par un combat assez impressionnant contre la garde prétorienne de Snoke, avant de fatalement les opposer à nouveau, laissant présager un affrontement final dans l'Episode IX d'une grande tension. Niveau jeu d'acteur, il faut bien avouer que le jeu d’Adam Driver se montre bien plus subtile que celui de Daisy Ridley pour le coup.

De même le film nous fait bien sentir tout le fardeau que porte Luke. Fardeau qui est lié à son échec dans l'apprentissage de Ben Solo avec une scène nous montrant comment Luke perd son neveu. On regrettera toutefois de ne pas savoir comment Kylo Ren fut influencé par Snoke. La prestation de Mark Hamill est vraiment très très bonne et il incarne totalement son personnage qui dépassé par l'héritage qu'il portait n'a pas su être à la hauteur de sa légende, est allé jusqu'à se fermer à la Force. Son retour à la Force n'en est que plus beau et parfaitement maitrisé.

La confrontation entre Kylo Ren et Luke étant le point d'orgue du film; il ne déçoit pas, tant sur le point technique avec des effets spéciaux très bons (je n'ai pas vu si Luke était doublé numériquement dans le combat) mais aussi du point de vue de l'histoire avec une émotion se dégageant à chaque instant de l'image à chaque instant de la confrontation.

Concernant l'intrigue, je dois avouer que je ne m'attendais pas à ce que Snoke meurt aussi vite et j'en fus agréablement surpris pour le coup. Sa mort permettant de relancer les motivations du personnage de Kylo Ren et lui donne une épaisseur supplémentaire. Je ne peux aussi m'empêcher de voir dans cette mort un clin d'oeil du réalisateur comme pour dire ok on fait table rase du passé et on part sur quelque chose de nouveau. En effet, lorsque Kylo Ren tue Snoke, non pour redevenir Ben Solo mais pour prendre sa place de Suprême Leader, il explique à Rey qu'il faut tuer tout ce qui est ancien et faire place à un ordre nouveau. Cette volonté se retrouve à d'autres moments dans le film et notamment dans sa scène finale.

Un autre point intéressant du film c'est la vision de la Force qu'il donne et pour certain ça va être difficile à accepter. En effet, le film renoue avec la dimension spirituelle de la Force. Luke la caractérise de religion, Yoda détruit l'arbre avec les livres contenant le savoir Jedi tel un dieu mettant à sa création ou encore l'iconisation de Leia dans une scène complètement absurde (on y revient plus bas). Au final j'ai l'impression que Rian Johnson a voulu intégrer le côté très fantasy de Star Wars à travers une Force qui retrouve un caractère proche de la magie. On pourra aussi tiquer sur certains pouvoirs abusés.

Enfin je ne peux pas finir sur les points forts du film sans évoquer Le Plan du film. Situé au début du dernier tier, la flotte de la Résistance est au plus mal. Alors que les transporteurs de la Résistance quittent leur vaisseau amiral et essaient de rejoindre la planète Crait, ils se font bombarder par le vaisseau de Snoke et détruire un par un.La vice-amirale Holdo, restée à bord du vaisseau amiral, décide de se sacrifier et enclenche la vitesse lumière en faisant face à la flotte du Premier Ordre. En résulte un plan à couper le souffle où les vaisseaux du Premier Ordre sont traversés de part en part par des lignes d'énergie dans un plan où le son est coupé pendant quelques secondes. Bon je me rends compte qu'à l'écrit je ne rends pas hommage à la scène, mais en image c'est simplement magnifique.

Maintenant qu'on a balayé les points forts du film passons aux points faibles.

Pour moi l'un des grands point faible du film c'est le passage sur Canto Bright. En effet, je n'arrive pas à m'attacher au duo Finn/Rose et leur escapade cette partie ne m'a pas plus touché que cela. De plus si cela permet d'introduire le personnage de Benicio Del Toro (dont le nom ne sera jamais mentionné), celui-ci est expédié par la suite alors qu'il y a avait matière à en faire quelque chose de bien.

Pour continuer au niveau des points négatifs du film lié aux personnages, je trouve que certains sont sous-exploités comme Chewbacca, Finn ou Phasma (mais on a l'habitude pour elle) et même Snoke qui au final disparait très vite. Et que dire du personnage de Maz Kanata présente pour le clin d'oeil et qui comme pour DJ ne sert à rien.

Et puis il y a le traitement réservé à Leia. Pour rappel le film est le dernier que Carrie a tourné et donc l'on s'attend à ce que le personnage meurt. Or là où il y avait matière à faire disparaitre le personnage avec un beau plan et en raccord avec l'intrigue du film, c'est-à-dire au moment où Kylo Ren attaque le croiseur de la Résistance et s'il ne tire pas sur le cockpit, les TIE l'accompagnant le font. Leia est aspirée dans le vide spatiale. A la fin de l'attaque, alors que la caméra fait un focus sur son corps dérivant dans l'espace dans un plan hommage, son corps se remet à bouger et elle rejoint le vaisseau grâce à la Force (telle une Mary Poppins) où elle sera sauvée... une scène complètement absurde et pour laquelle je me suis retenu de rire et hurler.... Bref cette scène va énormément faire parler d'elle tant elle pose des questions et des problèmes.

Ah et autre point qui m'a légèrement agacé, le côté "ami des animaux" parfois très présent ou trop appuyé sur certaines scènes. Attention comprenez moi bien, je ne suis pas pour la maltraitance animal mais j'accepte de manger de la viande. Aussi si je comprends le discours derrière les images de maltraitance d'animaux (ici des sortes de chevaux de courses), j'ai un peu plus de mal quand je vois qu'on veut faire d'un wookiee, un végétarien... pauvre Chewie.

Au final on est face à un film surprenant à bien des égards, beaucoup plus centré sur certains personnages au détriment d'autres et d'une action à tout va. Un film qui mérite qu'on prenne le temps d'y réfléchir et d'y revenir car il est très dense, aussi cet avis pourra évoluer au fil des visionnages. 

 

Avis d'Ewan :

Si vous avez lu mon avis sans spoil, vous savez que j'ai apprécié ce film. Je préfère dire apprécier qu'aimer, car même si l'ensemble du film m'a plu, quelques petites scènes ont quand même un peu de mal à passer. Et si vous avez vu le film, vous devez surement savoir de quoi je parle.

Mais rentrons un peu plus dans les détails et allons voir ce qui, pour moi, font les points forts et les points faibles Des Derniers Jedi.

Comme il avait été annoncé il y a déjà quelque temps, ce film est le premier de la saga à reprendre directement après Le Réveil de la Force. Il n'y a pas d'éclipse narrative, on reprend exactement là où on s'est arrêté. Et il faut donc passer quelques petits détails qui n'auraient fait qu'alourdir le film. Exit donc toute la partie politique, on nous apprend dès le début que la Résistance va mal, très mal, et que le Premier Ordre est sur le point de l'exterminer. Nul autre choix que de fuir.

Et c'est sur cette fuite, qui n'est pas sans rappeler le début de l'Empire Contre-Attaque vous nous direz, que le film commence. Une fuite qui nous montre clairement que la Résistance va peut-être mal et qu'elle doit faire face à des choix compliqués, elle n'en reste pas moins rusée. Nous découvrons donc un Poe Dameron, incarné par un Oscar Isaac qui a tout compris de son personnage. Héros de la Résistance, il n'est qu'à un pas de la grosse tête, et la ligne est parfois dépassée.

Le début du film nous met donc dans l'ambiance. On ne parlera pas politique, on ne voyagera pas beaucoup, mais par contre on nous donne un maximum d'informations sur les personnages, là ou l'Episode VII nous montrait des personnages ou peu intéressant, ou trop fort sans explication. Et la prestation de Mark Hamill dans son rôle d'un Luke Skywalker en exil, coupé de la Force, qui s'en veut et qui est rongé par ses actes et ses échecs en est un magnifique exemple.

Si pour moi il s'agit là d'un point fort, il ne faut pas oublier la réalisation, le montage et l'image, qui sont là aussi vraiment très intéressant. 2 h 30 de film dans lequel, au final, on ne voit pas énormément de combat. Les fuites et les personnages sont là pour occuper le temps, et le montage du film nous fait oublier le temps. Les 2 h 30 passent à vitesse grand V, le tout parsemé de plan vraiment très beau. Et LE plan magnifique est, pour moi, le plan du sacrifice du croiseur de la Résistance. L'image est à couper le souffle et le silence qu'il impose et qui est magnifiquement donné par le film est une beauté. Je n'ai hâte que d'une chose, le voir sur le bureau de mon pc.

Mais si le film a de bons points, il y a aussi quelques points un peu dur à encaisser. Ce qui m'a le plus choqué ici, c'est bien sur la résurrection de Leia. On sait tous qu'on ne verra pas la regrettable Carrie Fisher pour l'Episode IX. Il était donc normal de la voir disparaître dans le VIII. Mais non. Le seul moment où elle aurait pu partir en leadeuse, on nous fait le coup de lui sortir des supers pouvoirs. Elle résiste à l'espace et elle se dirige d'elle-même vers son vaisseau. Ce n'est pas sans rappeler les Gardiens de la Galaxie, et c'est fort dommage.

Toujours dans les points négatifs, l'utilisation d'anciens personnages pour faire avancer le film est parfois dommage. Je ne vois vraiment pas l'intérêt de nous ressortir un Yoda dans le film. Ben Kenobi encore, pourquoi pas, mais Yoda, non. Ca fait un peu trop fan service.

Je finirai les points négatifs avec la non-utilisation de certains personnages ou lieux, qui ont pourtant eu une pub d'enfer. Je parle bien sur de Snoke, ce grand méchant qu'on nous a survendu, de Phasma, qui est pour ce deuxième épisode complètement inutile, de DJ, le personnage de Benecio Del Toro qui aurait pu être tellement intéressant mais qui ne sert à rien ! Et Canto Bight, c'est bien gentil de nous faire changer un peu de planète, mais au vu de la pub réalisée dessus, on est bien loin du résultat attendu.

Je critique, je critique, il fallait bien sur faire avancer le film, en étant un peu imaginatif pour éviter les « c'est une copie du V » tout en plaisant aux fans de la première heure. Je pense réellement que le pari est réussi avec cet épisode. Oui, par moment on retrouve l'Empire Contre-Attaque, surtout au début, oui, il y a beaucoup de rappel à la Trilogie surtout dans les dialogues, mais Rian Johnson nous offre un film intéressant et qui se détache des autres. Ici pas de combat et pourtant on est pris jusqu'au bout. Un humour présent sans être lourd. Des petites références un peu dommage, comme un Wookiee refusant de manger de la viande... Mais dans l'ensemble, et pour un film qui doit faire la liaison entre le début et la fin sans trop en révéler mais en plaçant bien les personnages, je trouve qu'on est bien dedans. Si le VII m'a fait peur, que je suis allée voir le VIII à reculons, je peux aujourd'hui dire que j'attends le IX et que j'espère qu'il saura continuer dans la lignée des Derniers Jedi.  

 

L'avis d'Exar Kun

Bon, ça y est, j'ai enfin pu voir le film un peu en retard, mais c'est finalement chose faite. Voici donc mon avis (avec spoilers), sur ce fameux Episode VIII, très attendu après un Episode VII en demi-teinte pour beaucoup de fans, mais qui laissait entrevoir un potentiel intéressant. 

Rapidement : j'ai passé un très mauvais moment ! Et j'ai regretté ma situation dès les premières minutes de film ! Car oui, dès le début du film, une chose m'a considérablement gêné : j'avais l'équivalent humain de Chewbacca devant moi. Et croyez-moi, une grosse tête au milieu de l'écran, c'est gênant !

Bon ... concernant le film en lui-même ...

Allons droit au but : j'ai plutôt apprécié le film, malgré quelques défauts qui font des Derniers Jedi un film imparfait, mais selon moi un bon Star Wars malgré tout. Alors oui, il est possible de critiquer beaucoup de choses, sur n'importe quel Episode d'ailleurs, mais personnellement j'arrive à passer par dessus la plupart de ces défauts - même si je les ressent - et la plupart du temps cela ne gâche pas mon plaisir de voir un Star Wars.

Tout d'abord, de manière générale, et je pense que c'est à peu près ressenti par tout le monde, l'Episode VIII contient son lot de rebondissements et de surprises. De mon point de vue, c'est un point fort du film : cela faisait bien longtemps qu'un Star Wars ne m'avait pas autant étonné (dans le bon sens du terme). Je veux notamment parler de la mort de Snoke, dont on pourra certes regretter l'absence de rôle plus important, mais je n'ai pas trouvé cette scène surréaliste d'un point de vue du scénario. La survie de Leia dans l'espace est un autre de ces moments surprenants (dans tous les sens du terme), même si l'impact sur le scénario reposait avant tout sur le fait que Kylo Ren n'appuie pas lui-même sur la gâchette, montrant ainsi le conflit qui semblait l'habiter en cet instant : hésitation qui aurait pris bien plus d'importance si Leia n'avait pas survécu.

Si je devais évoquer l'un des plus gros "défauts" du film, selon moi ce n'est pas un fait précis, ou un acteur en particulier, mais plutôt une ambiance, une atmosphère, qui tient d'après moi plus à notre époque qu'autre chose. Les Episodes VII et VIII, conçus comme des blockbusters (et ce, à la différence selon moi de Rogue One qui fut davantage pensé comme une "expérimentation" même si le mot est un peu fort), ont tendance à vouloir trop dédramatiser les choses, à toujours vouloir compenser un moment "tragique" et sérieux avec de l'humour, au risque parfois d'en faire trop. Je pense qu'un Star Wars ne devrait pas contenir d'humour au sens propre du terme, mais plutôt essayer de distribuer quelques séquences plus désinvoltes, à condition que cela se justifie pleinement par une situation ou un personnage. La désinvolture de Han Solo dans la Trilogie Originale, par exemple, tient au personnage même du contrebandier, alors que Leia et Luke sont toujours très sérieux dans leur approche du combat contre l'Empire.

Ce phénomène avait déjà été entamé par la Prélogie avec l'introduction de Jar-Jar Binks, puis avec la romance Padmé / Anakin parfois traitée trop légèrement. Mais la prélogie s'en sortait malgré tout avec les honneurs car excepté ce que je viens de citer, tout le reste était traité avec assez de sérieux et seul Obi-Wan montrait cette désinvolture, mais là encore cela s'expliquait par le caractère du personnage.

A contrario donc, il existe selon moi des personnages qui sont incompatibles avec toute forme d'humour : Dark Vador, ou Leia par exemple, ou encore Boba Fett. Ce genre de personnage dont la dignité - quel que soit leur camp - leur impose une certaine retenue. Dans la Trilogie Originale par exemple, tous les Impériaux agissent avec sérieux, aucun n'est tourné en dérision, le côté sérieux et implacable de l'Empire tient le spectateur en haleine car les Rebelles font face à une menace concrète en permanence : les Impériaux ne sont pas des pitres, ils ne plaisantent pas, et mieux vaut ne pas tomber entre leurs mains. Dans l'Episode VIII nous avons un certain général Hux, qui se fait traiter comme une poupée de chiffon tant par Snoke que par Kylo Ren, qui se fait prendre pour un crétin par Poe Dameron au début du film à travers une scène surréaliste, et j'en passe. Tout ceci m'a parfois donné l'impression d'être dans un dessin animé genre Tex Avery, ou dans un film tourné avec dérision. Je pense que le film aurait gagné à traiter les Néo-Impériaux avec grand sérieux : à ce titre j'ai adoré l'officier supérieur du cuirassé qui se fait dégommer au début du film !

Cette atmosphère dédramatisée (sauf certaines scènes) conduit à plusieurs situations peu intéressantes mais qui ne sont quasiment jamais parvenues à me faire "sortir" du film.

Car à côté de cela, on trouve beaucoup de choses très intéressantes dans ce film. Je pense pêle-mêle :

  • au combat Rey + Ren VS les gardes prétoriens : inédit dans un Star Wars, superbement fait, intense !
  • à la scène de destruction de la flotte du Premier Ordre : inédit, superbement réalisé, on retient son souffle pendant l'action (bon, mais si c'était si simple, pourquoi ne pas l'avoir fait plus rapidement ? ^^) - d'ailleurs d'un point de vue "réalisme" cela n'aurait pas du être possible, mais passons...
  • au combat entre Luke et Ren sur Crait : la scène est courte mais très sympa, le dénouement arrache le coeur, pendant quelques secondes on se dit "nan il va pas ... non mais non ... arrrggg si !"
  • à tous les combats spatiaux : courts, mais intenses. J'attends un duel Ren VS Dameron dans l'espace, il faut absolument qu'on voit ça !
  • à l'ambiance de course contre la montre, tout au long du film : on peut critiquer mais c'est inédit dans un Star Wars là encore, et c'est audacieux
  • au jeu d'acteur de Poe, Rey et Finn : je ne saurais pas vous dire si cela tient à l'expérience des acteurs ou au réalisateur, mais je trouve que ces trois-là ont fait un énorme bond en avant entre les deux films.
  • à la relation via la Force de Rey et Ren
  • au fait qu'aucun acteur ne surjoue, ne "cabotine" : j'avais trouvé cela gênant pour le personnage de Han Solo dans l'Episode 7.
  • au Porgs, pour lesquels Rian Johnson a eu la bonne idée de ne pas trop en faire, juste ce qu'il faut (mes craintes n'ont pas été confirmées, tant mieux).
  • au retour de Yoda : pas indispensable, peut-être un peu de fan service c'est vrai, mais j'ai trouvé que son apparition avait une explication dans le scénario, ce n'est pas "gratuit", il fait évoluer Luke et c'est crucial.

Et j'ai aussi une pensée pour quelques espoirs déçus envers :

  • Finn qui ne prend pas autant d'importance qu'il le mériterait - ses scènes (avec ou sans Rose) me semblent toutes "facultatives" d'un point de vue du film
  • Phasma que j'espérais voir revenir en force mais qui au final ne sert de nouveau à rien (potentiel gâché pour la deuxième fois, c'est triste et c'est limite une arnaque ^^)
  • DJ dont j'espérais la prestation bien plus importante et meilleure - on entrevoit cependant qu'il pourrait revenir dans l'Episode 9 - cependant j'ai bien aimé le passage "vente d'armes aux méchants ET aux gentils, c'était assez inhabituel aussi
  • Chewbacca dont l'importance décline progressivement
  • Ackbar dont la présence et la mort sont traitées en une seconde - il méritait mieux
  • Et d'un point de plus plus "stratégique", je regrette ce que j'assimile à un manque de réalisme, à savoir la disproportion des flottes militaires entre les deux camps : il n'aurait pas été très compliqué de mettre en scène, au début du film, une imposante armada néo-républicaine / Résistance qui se ferait vaporiser par le Premier Ordre par la force brute ou par stratagème.

Face à tous ces petits "défauts" (que chacun apprécie à sa façon), je préfère considérer que Les Derniers Jedi reste un Star Wars plutôt réussi, avec ses défauts et ses qualités, et une réalisation et un scénario qui sont les reflets de notre époque : la nouvelle Trilogie n'est pas la Trilogie Originale, et elle n'est pas non plus la Prélogie, pour moi il ne faut pas trop comparer ces trois pans majeurs de Star Wars.

Et si je devais le comparer au Réveil de la Force, je placerais Les Derniers Jedi sans hésitation avant son prédécesseur, et j'espère que l'Episode IX sera encore un cran au-dessus, pour terminer cette trilogie aussi bien que Le Retour du Jedi l'avait fait en son temps (oui, j'adore l'Episode VI et je n'ai absolument rien contre les Ewoks ^^).

Voila, j'en oublie certainement, il y a beaucoup plus à dire mais j'ai besoin de revoir le film et si possible en VO pour me faire une idée plus précise.

 

L'avis d'Emilie :

Dans mon avis sans spoilers je me rends compte avoir beaucoup comparé les Derniers Jedi à son prédécesseur le Réveil de la Force. Je ne suis certainement pas la seule à avoir été déçue par ce premier volet de la nouvelle trilogie, et j’avais de grosses attentes mêlées de craintes quant à l’Episode VIII. Je me souviens m’être indignée à propos de certaines grosses ficelles que je sentais poindre. Je m’entends encore dire « si Kylo Ren et Rey tombent amoureux je ne regarde plus jamais Star Wars ! ». Ceci est une bonne leçon : ne jamais dire jamais.

On a pu sentir une tension entre ces deux personnages dès leur première rencontre. Une tension et un lien. Et durant tout le film, le doute plane quant à la nature de ce lien, qui semble être de plus en plus fort. Il n’y a pas de romance à proprement parler, et heureusement car nous sommes tous traumatisés par l’Attaque des Clones, mais une sorte de complicité qui devient palpable lors de la très belle scène de combat de Kylo Ren et Rey contre la garde d’un Snoke fraîchement coupé en deux. Je me revois dire, silencieusement, « AH NON » au moment où leurs mains se touchent, mais j’ai finalement apprécié ce rapprochement, parce que le doute plane toujours quant aux véritables intentions de Kylo Ren envers Rey, et envers lui-même.

L’évolution de Kylo Ren est selon moi un élément clé du film. Tête à claque et sans relief dans le Réveil de la Force, il se révèle dans les Derniers Jedi beaucoup plus complexe et en proie à un véritable conflit intérieur. On ne sait pas encore bien pourquoi ni comment il a basculé, sa version et celle de Luke diffèrent et là encore Rian Johnson brouille les pistes. La volonté de Kylo Ren de faire table rase du passé rejoint d’ailleurs un aspect de la philosophie Jedi qui prône de savoir se concentrer sur l’instant présent. Il semble moins obsédé par le pouvoir et la puissance que par la volonté de prouver qui il est, aux yeux de ses semblables notamment, et de Luke en particulier. Kylo Ren voulait « tuer le père » mais aussi tuer le maître. De la difficulté d’être quelqu’un dans une famille où tous les membres sont des héros ? Je salue notamment la volonté de Rian Johnson de défaire Kylo Ren de Dark Vador, cette fascination n’ayant aucun sens puisque Dark Vador, et on l’a encore plusieurs fois entendu dans le film, avait rebasculé du bon côté de la force avant de s’éteindre.

Comme je l’ai dit dans mon avis sans spoil, j’ai d’ailleurs beaucoup aimé de quelle manière Johnson a choisi de montrer le côté Obscur et ceux de son clan. Que ce soit en ridiculisant Hux à plusieurs reprises et pour notre plus grand plaisir ou en tuant Snoke, qui, en proie à un moment de délire aveuglé par sa soi-disant puissance n’a pas su sentir qu’un sabre laser s’apprêtait à le trancher en deux. Le grand méchant est tourné en ridicule. On assiste d’ailleurs à un parallèle saisissant entre l’affaiblissement de la Résistance, dû à la perte de quasiment tous ses membres, et l’affaiblissement du Premier Ordre dû à la perte de toute crédibilité.

Dans les Derniers Jedi, Rian Johnson joue d’ailleurs beaucoup avec la notion de pouvoir. La dimension politique de la saga Star Wars est évidente, et flagrante dans cet Episode. Que ce soit au travers de Poe Dameron, brillamment incarné par Oscar Isaac, son refus d’obéir et sa mutinerie, au travers de la vice-amirale Holdo, sous les traits de la toujours impeccable Laura Dern, ambiguë jusqu’au bout quant à ses décisions qui pouvaient traduire une trahison ou simple lâcheté, au travers de Snoke qui nous était présenté comme l’incarnation invincible du mal mais qui finit tué de manière presque pathétique alors qu’il était à deux doigts d’anéantir la Résistance et d’obtenir les pleins pouvoirs sur la Galaxie, au travers d’une découverte faite sur le vaisseau volé par DJ le pirate, l’excellent Benecio del Torro, celui d’un fournisseur d’armes qui fournit le Premier Ordre…et la Résistance (!) ou enfin au travers de Kylo Ren qui dont les motivations et le souhait de renouveau ne semblent pas traduire une volonté de dominer ni une soif de pouvoir. Rian Johnson rebat les cartes, il affaiblit le camp du mal tout en assombrissant celui du bien.

C’est ainsi que l’on apprend que le grand Luke Skywalker a peut-être, rattrapé par le côté obscur, créé Kylo Ren. Rian Johnson tente d’apporter des nuances à la Force, et si l’exercice était très périlleux, et le résultat un peu confus, il n’en reste pas moins intéressant et très audacieux. Quitte à écrire et réaliser un Star Wars, pourquoi ne pas proposer une autre vision de l’élément central de la saga ? Je pense que Johnson a voulu nous faire réfléchir. Selon Luke Skywalker, la maîtrise de la Force ne devrait pas être réservée aux Jedi, car la Force est en chacun de nous. Il nous apprend également que la lumière doit savoir se nourrir du côté obscur, et non le refouler, et nous apporte ainsi une vision novatrice de l’équilibre dans la Force. Nous nous serions volontiers passés de quelques scènes du Luke bougon et de Rey seule sur l’île pour davantage d’échanges plus directs entre les deux personnages. C’est selon moi l’une des parties les moins réussies du film, et c’est dommage, car je pense que nous étions nombreux à en attendre beaucoup !

Pour poursuivre sur ce qui m’a le moins plu, j’évoquerai évidemment cette étrange scène d’une Leïa catapultée hors de son vaisseau suite à une explosion provoquée par le camp ennemi, et le regagnant tranquillement telle Superman volant au secours de l’opprimé. Je n’ai pas compris cette scène qui détonne totalement avec le reste du film et le style de Johnson et de son acolyte, directeur de la photographie, Steve Yedlin. Etait-ce sensé nous montrer l’étendue du pouvoir de Leïa ? C’était très maladroit. La scène de connexion entre elle et Luke pendant son coma était bien plus poétique, et faisait d’ailleurs miroir à la connexion entre Rey et Kylo Ren.

Toute l’intrigue autour de Finn et Rose m’a aussi beaucoup déçue. « Tout ça pour ça » ? Le film gagne du temps et nous tient en haleine au cours d’un périple qui n’aura finalement pas servi à grand-chose sinon nous rendre compte des profondes inégalités entre les populations de la Galaxie, et nous introduire la potentielle nouvelle génération de Résistants (ou Jedi ?) Ce n’est pas si mal me direz-vous, mais tout de même un peu vain.

On passe heureusement vite à autre chose, grâce à cette fabuleuse scène de collision entre ce qui reste du vaisseau Résistant, piloté par Holdo qui prouve une loyauté sans pareille, et le vaisseau ennemi. Mon cœur s’est arrêté de battre tant cette scène était magnifique et maîtrisée. Je l’ai dit dans mon avis sans spoil, et je le répète ici, la très grande force des Derniers Jedi tient à la qualité de la photographie. L’ultime partie du film, sur la planète Crait, est une véritable apothéose ! Je n’avais regardé aucune bande d’annonce ni aucun teasing, j’ai donc été sidérée par cette étendue de sel, ces plans d’abord immaculés puis rouge sang. La symbolique est d’ailleurs forte. La Résistance pose le pied sur une planète blanche comme neige qui devient rouge comme sang à l’arrivée du Premier Ordre. Outre l’intervention très égoïste de Rose qui « sauve » un Finn déterminé qui semble enfin savoir à quoi il sert, par « amour » nous livrant ainsi la dose réglementaire d’eau de rose de tout film d’action, ce final est sans défaut. On peut reprocher le choix de ne pas confronter l’apprenti et le maître dans ce qui aurait pu être un combat mémorable, mais on peut aussi reconnaître qu’une telle scène n’était pas forcément utile, tant la prestance de Luke face à son neveu et la frustration qu’il lui livre en lui faisant croire, à deux reprises, qu’il est parvenu à le tuer, pour finalement lui montrer toute l’étendue de sa force et de son pouvoir, sont jouissives.

Les dernières reliques Jedi brûlées, avec ma bénédiction d’un Yoda que nous n’attendions pas ! la mort de Luke Skywalker au sommet, littéralement, de son pouvoir, le chemin que choisit Rey, et le nouveau départ de la Résistance sont la parfaite clôture d’un film qui marque un nouveau tournant, nous introduisant presque, était-ce voulu, à la future trilogie que prépare Johnson. Elle est sensée n’avoir aucun lien avec les Skywalker, à l’image de Rey, dont l’étendue du pouvoir semble égaler celui de la lignée Skywalker, sans pourtant en faire partie, ce qui, en soi, est aussi une ouverture.

 

L'avis de Dark Sekot :

Pour ceux qui ont pris le temps de lire ma critique sans spoiler, ce qui suit va compléter certaines positions.

Plutôt que reprendre les différents points soulignés précédemment, je vais tenter de décrypter le film arc par arc, avec ses bons et mauvais points. Tout d’abord, l’arc Résistance.

L’ouverture évoque irrésistiblement L’Empire contre-attaque, en y ajoutant des incohérences physiques (un destroyer en orbite ne peut pas faire plusieurs centimètres dans le ciel d’une planète, non), mais Rian Johnson nous emporte presque immédiatement dans une autre histoire. Poe, seul face à un cuirassé, pose les bases de l’humour absurde qui ressortira à diverses reprises avec succès (les Gardiennes, les Porgs en sont aussi de fiers témoins) au cours de l’épisode, tout en installant la thématique de l’humiliation du « chien enragé » Hux. Au passage, la déformation en Hugs de son nom en VO est très bien trouvée. Hux, qui me semble limité à ce seul trait au cours du film : un excité, globalement incompétent, qui mérite son traitement par Kylo Ren à la fin, pourtant le seul moment où il apporte enfin quelque chose à la puissance du Premier Ordre.

Parlons-en de cette puissance : le premier combat voit un X-Wing neutraliser un cuirassé à lui seul, sans soutien. C’est beau, mais les lasers qui détruisent le blindage en un tir et l’incapacité de la flotte de TIE à le vaincre, ça montre que le Premier Ordre ne mérite que de perdre. Puis les bombardiers interviennent, avec une vue excellent sur l’intérieur de ces engins qui ramène un réalisme que les 5 premières minutes laissaient croire porté disparu. On peut regretter pendant cette bataille, comme les suivantes, le temps laissé par l’ennemi à l’action de dernière minute, un marqueur désolant des blockbusters.

Passé ce combat, on tombe enfin dans l’intrigue principale de la Résistance qui est… un raté criant. Le rythme brise totalement l’impression d’isolation de la flotte, avec toutes ces scènes sur divers mondes, et les (très nombreux) morts pour la Résistance ne sont absolument pas iconisés ce qui fait que, jusqu’à la scène finale, on ne ressent à aucun moment le désespoir qui est censé marquer cet épisode. L’hésitation de Kylo Ren face à l’idée de tuer sa mère est une scène forte, tout comme la mort d’Ackbar et Leia mais… ah non, elle survit façon Gardiens de la Galaxie dans une scène aussi réussie que le flirt d’Anakin Skywalker qui parle de sable sur Naboo. Le tragique et le désespoir étaient enfin atteints, avec une fin magistrale pour Carrie Fisher, et on sort un « TGCF » (Ta G…, C’est la Force) du pauvre.

La lutte d’idéologie entre Poe et Holdo est brillamment menée, avec la tension justement dosée de la mutinerie, ce qui relève le niveau de cet arc et apporte un climax lors du sacrifice de cette dernière. Emotion, image, son, tout est réuni pour faire de son éperonnage à vitesse-lumière l’une des scènes les plus intenses et iconiques de toute la saga. N’ayons pas peur des mots, je pense la placer dans mon top des scènes marquantes (et sur mon mur si possible !). Puis on arrive à la bataille de Crait où l’humour absurde fait son retour et sabote totalement le côté dramatique du combat de la dernière chance (13 speeders en ruine contre une vingtaine de blindés et des TIE, il faut vraiment ne rien avoir à perdre). Et comme on ne connait qu’un seul des morts (Holdo, étant donné qu’Ackbar est anecdotique dans cette trilogie), on n’est absolument pas touché alors que cette atomisation de la Résistance est, scénaristiquement, un risque et une ouverture formidable pour la suite.

L’arc de Finn maintenant, pour en finir avec les points faibles, regroupe quasiment tout ce que je reproche au film. Il commence mal, avec son réveil surjoué. Le personnage est toujours sans intérêt à mes yeux, sans que je puisse vraiment expliquer pourquoi, et si Rose Tico est bien introduite, elle est ensuite affligée d’un background capillotracté qui exsude les bons sentiments. L’intrigue principale de cet arc, en fin de compte sans intérêt, est introduit maladroitement avec une séquence de Maz Kanata sans queue ni tête (et comment cette communication est-elle filmée ??) tandis qu’une technologie inédite est comprise en 3 secondes.

Le monde de Canto Bight est incroyable de diversité, DJ est très bien caractérisé avec son côté « gris » sans être trop dévoilé et est parfaitement logique avec lui-même. BB-8 enchaîne les scènes absurdes qui, selon moi, nous font sortir du film, la course-poursuite à dos d’animaux est aussi crédible que le carambolage de diplodocus dans le dernier King Kong et la romance improbable générée en 18h répond au cahier des charges de tout blockbuster qui se respecte. L’échec de cette intrigue parait relever le niveau, tout comme le combat ô combien charismatique avec Phasma mais sa disparition est, une fois encore, ridicule et gâche les efforts précités. On en arrive à la bataille finale où Finn tente de se sacrifier, une très bonne idée pour restaurer le sentiment de désespoir, et Rose gâche tout. L’espoir (d’une fin dramatique) ressurgit quand elle semble mourir et, blockbuster grand public oblige, la scène est encore sabotée par sa survie après une séquence de romance plus gênante qu’autre chose. Vous l’aurez compris, je n’ai pas aimé tout ce qui entoure Finn dans ce film, et j’en tire presque une profonde aversion pour le personnage.

Remontons vers les bonnes nouvelles avec l’arc de Luke, Kylo Ren et la Force d’une manière générale. Cette intrigue est pleine de surprises, bien amenées, telles que les multiples versions de la destruction des Jedi, la mort de Snoke (tellement inattendue, même en voyant l’amorce de la scène), la connexion mystique entre Rey et Kylo Ren… Je ne compte pas la fin (sur laquelle je reviendrai un peu plus loin) dans les surprises. Et ce qui se greffe à la partie sur Ach-To est aussi amusant que léger (l’animosité des Gardiens envers Rey, les Porgs et le barbecue de Chewbacca…). Seul regret, l’inutilité de notre Wookiee favori, guère plus important que dans Le Réveil de la Force ou La Revanche des Sith.

Comme je l’ai dit dans ma critique sans spoiler, l’interprétation des protagonistes de cet arc est, à mes yeux, parfaite ou presque. Si j’ai encore un peu de mal avec l’aspect trop propre de Rey, son histoire, ses sentiments et ses questions sont menées de main de maître. La connexion, semblant artificielle au début du film, prend de l’ampleur avec une surprenante attention au détail (l’eau sur le visage de Kylo Ren par exemple) et sert totalement les personnages en leur apportant une profondeur qui, il me semble, n’a jamais été atteinte ou tentée dans un film Star Wars.

La douleur de chacun des personnages est criante, leur confusion et leur désespoir également. La trahison de Kylo Ren envers Snoke n’en est que plus crédible et donne lieu à l’une des scènes de combat les plus sauvages, esthétiques et iconiques de la saga. Force est de constater que Rian Johnson sait donner une dimension mythologique à ses séquences, ce qui rend d’autant plus dommageable les échecs qui parsèment le film. Et, cerise sur le gâteau, on ne sait toujours pas à la fin du film si le Côté Obscur a définitivement envahi Ben Solo qui semble plus animé par la peur que la colère.

De tous les personnages, Luke est celui qui souffre le plus de ses erreurs, montrant à plusieurs reprises que lui-même peine à résister au Côté Obscur. L’intervention de Yoda pour le libérer, si elle correctement amenée, me semble toutefois être le boulet de cet arc. L’intention de réutiliser l’aspect de la marionnette est louable mais, selon moi, raté dans les grandes largeurs : le visuel trop lisse des effets numériques supprime totalement le réalisme qu’avait cette marionnette et m’a profondément dérangé pendant toute cette scène. On notera d’ailleurs que son intervention outre-Force n’a servi à rien, Rey ayant embarqué les livres à bord du Faucon.

Et le combat final ? Il est réussi, bien sûr. Mais moins que les précédents, sa réussite reposant davantage sur l’interaction de Luke et son neveu que sur l’action proprement dite. On y retrouve un défaut propre aux animés, avec des combattants qui font un pas en arrière et se retrouvent inexplicablement à cinq mètres l’un de l’autre. L’incompréhension de Kylo Ren, parfait en successeur déboussolé de Snoke, face à son adversaire est magnifiquement dosée. Le fait que Luke ne soit qu’une illusion n’était toutefois pas du tout une surprise pour moi (même si mes amis n’ont rien vu venir…), en raison du changement d’aspect du Maître Jedi. J’ai d’autant plus aimé ce principe qu’il fait écho à mon passage favori de L’héritage de la Force, où Luke, en tant qu’illusion, menace et humilie Jacen Solo pendant la bataille de Kuat. Pour en revenir au film, ce combat et l’effort fourni, visible uniquement dans les dernières secondes de la séquence, apportent une justification émotionnellement puissante à la mort de Luke qui disparait en légende.

  • Pour finir, quelques aspects qui m’ont interpellé, mais sans savoir si c’était bien ou non :
  • Les tirs courbes des lasers du Supremacy,
  • Le principe du pistage par l’hyperespace, qui fonctionne grâce à une balise sur un vaisseau autre que celui qui est suivi,
  • Les boucliers déflecteurs (très bien représentés) qui laissent passer chasseurs et torpilles alors qu’on voit clairement un chasseur s’écraser sur les boucliers du Home One dans Le Retour du Jedi,
  • Le choix de garder le contraste « environnement clair pour situation désespérée » déjà utilisé sur Bespin dans L’Empire contre-attaque et de l’appliquer à la Résistance,
  • L’ultime scène sur les enfants de Canto Bight et l’espoir qu’elle suscite.

En bref, Les Derniers Jedi est un film qui est, selon moi, une réussite indéniable sur le plan esthétique malgré des erreurs de rythme, avec un pari osé et dans l’ensemble réussi d’approfondir ses personnages. Mais c’est aussi un film qui, malheureusement, ne réussit à vraiment embarquer ses spectateurs que dans ses arcs relatifs à la Force, échouant brillamment (j’assume l’association de ces mots) à donner un enjeu à la partie politico-militaire de son univers. Grâce à ses nombreuses bonnes idées, trop souvent maladroitement traitées dès lors qu’on doit y rattacher un enjeu galactique, l’Episode VIII vient d’ouvrir d’infinies possibilités à la suite de la saga au point d’enfin m’enthousiasmer pour la suite.

 

L'avis de Bado Teuf :

Une claque. En tant que fan de Star Wars depuis ma plus tendre enfance, assidu à l’univers cinématographique de la plus grande saga de l’histoire d’Holywood, je suis ressorti de la salle avec l’effet d’une claque. En bien ou en mal, difficile à dire, sans doute des deux. Je dirais toutefois que le simple effet d’une claque reçue était le critère d’un Star Wars qui a rempli sa mission.

Mon verdict est en effet mitigé, mais globalement bon. Je suis de l’école, assez majoritaire, des déçus de l’Episode VII. J’attendais donc avec une certaine perplexité the Last Jedi. The Force Awakens était très homogène dans le « mouais pas mal comme film, mais décevant pour un Star Wars », The Last Jedi au contraire oscille entre le « tantôt totalement grisant »,et le «  tantôt très crispant ». Mais ce qui est certain, c’est que j’ai été vraiment surpris par cet opus, ce que je vois comme un critère de réussite.

Passons à la partie spoiler :

Petite note préalable sur le précédent opus : déçu, comme dit précédemment, je ne reviendrai pas sur ce qui a déjà été dit : scénario copié, manque cruel de background et de développement, fan service. En revanche j’ajouterai ceci qui n’a pas été dit : je trouve que le manque d’originalité qui se veut un hommage, en réalité salit littéralement la trilogie originale : la portée, l’héritage même du Retour du Jedi notamment, est complètement effacé en ce que l’Empire vaincu réapparaît plus fort que jamais, et la Rébellion victorieuse revient en tant qu’une faction plus démunie et miteuse que jamais elle aussi. Par un choix déplorable de la facilité, on rétablit la situation avant dénouement : Endor n’a tout bonnement servi à rien. Le traitement du Premier Ordre est plus intéressant dans la campagne de Battlefront 2 que dans Le Réveil de la Force.

The Force Awakens avait été vu comme un « bon film mais un mauvais Star Wars « (ce que je trouve très indulgent, je vois le film comme au mieux « moyen ») . Je qualifierai Les Derniers Jedi de « film moyen pour un très bon Star Wars », avec tout le paradoxe que cela implique.

Je m’explique : les gros points faibles (oui, il y en a des gros) du film tiennent surtout à sa structure, à sa nature de film. Notamment son scénario et certains choix narratifs. Pour développer, je citerais les points suivants :

  • Le scénario bancal : mon plus gros reproche, et c’est d’autant plus regrettable qu’il est dans sa globalité très efficace et solide. Le problème, ce sont des détails par-ci par-là qui font presque sortir du film :
    • La gestion du temps est le gros point noir du film : autant en interne qu’en extra-diégétique. En extradiégétique, le film se targue d’être le plus long de la saga alors qu’il aurait peut-être pu être le plus court. Il y a des longueurs, pas forcément ennuyeuses (je dirais même qu’il n’y en a pas) mais incohérentes ou inutiles : par exemple, Holdo prend un temps incroyable à prendre sa décision du film et se sacrifier, permettant au Premier Ordre de décimer les troupes de la Resistance. Elle réagirait immédiatement comme elle le dit-elle, elle aurait pu sauver quasi tout le monde.
  • Je parlerais également de tout le passage de Finn et Rose, ainsi que de la formation de Rey : ces deux événements, censés être relativement longs, sont simultanés avec la poursuite du Raddus, censé mettre très exactement 6h à se produire (explicité dans le film, ce qui est une erreur). A la limite, la formation de Rey commence plus tôt, mais le passage sur Canto, non, et on a une dissonnance temporelle qui nous sort du film. C’est dommage, surtout vu l’apport très léger de cet arc sur Canto. D’ailleurs le passage est du coup traité beaucoup trop vite voire carrément baclé.
  • D’autres grosses incohérences nous sortent du récit : Pourquoi Holdo (décidément) cache à toutes ses troupes ses motivations ? ok ça renforce l’effet inattendu de son dévelopement, mais c’est incohérent dans l’histoire, qui se veut critique, urgente, et ne laisse pas la place pour perdre du temps en mutinerie ou inexplications. On s’apitoie sur le sort de Leia, gravement affaiblie, et Ackbar et les officiers, tout bonnement morts, sur une scène de deuil et recueillement…. En pleine cannonade : du coup on n’accroche pas. D’autant que c’est très vite oublié (Mince quoi ! notre calamar interstellaire préféré !)
  • Quelques grosses déceptions, et on rentre un peu dans l’univers, le background : le personnage de DJ : on nous l’avait survendu, pour 3 répliques, une trahison pas forcément surprenante, et une inutilité totale dans le film. Canto Bight, pareil : à force d’être à peine survolé, le passage n’en est plus du tout marquant. C’est vraiment dommage, y’avait du potentiel. Phasma, quant à elle, j’en suis à en être satisfait qu’elle meure une bonne fois pour toute.
  • L’humour trop présent. Les blagues par-ci par-là sont tout à fait bienvenues, mais à petite dose subtiles, surtout dans un film qui se veut aussi sombre (dans l’histoire, il est censé être le plus dark de la saga). Là c’en est un peu trop et ça gâche souvent l’aspect dramatique de la situation.

Les points forts, maintenant (autant garder le meilleur pour la fin)

Je parlais d’une claque en début de papier. C’est pour moi la signature d’un Star Wars réussi : ressortir de la salle avec la tête retournée par ce que je viens de voir d’inattendu, de spectaculaire, de magnifique. Et c’est chose faite, je trouve, avec The Last Jedi, tant l’audace de Rian Johnson nous emporte loin dans le nouveau et le grandiose.

  • L’inédit, donc : et c’est pour moi le grand atout du film.
    • Dans le scénario : comme je disais, il est vraiment dommage que des détails viennent entacher une histoire globalement solide et efficace : je n’aimais pas du tout le traitement de la Résistance institué par Le Réveil de la Force, comme dit précédemment. J’espérais retrouver une certaine force, par des alliés qui auraient rejoint la Résistance après la destruction du Starkiller, je m’attendais au contraire à retrouver ces forces démunies et « système D » dignes de l’Alliance Rebelle, mais Johnson a servi encore autre chose : la Resistance est quasiment anéantie à la fin du film. Ce qu’il en reste tient dans le Faucon Millenium, le reste a été détruit tout au long du film : et bien ça marche. C’est cohérent avec la situation initiale et en même temps c’est nouveau : jamais on n’avait osé aller jusque-là dans l’inégalité David contre Goliath. Je ne m’y attendais pas, mais c’est très fort.
  • En lien avec mon précédent point, c’est avec une audace toute particulière que Johnson décime donc cette Résistance, ces gentils. Plus d’Ackbar (même si le traitement de sa mort est trop léger), plus de Black One (oui oui, la perte du plus bel X-wing de la Resistance est marquante, surtout quand on l’a en lego sur son étagère), plus de vaisseau, presque plus de membres, plus de moyens : c’est particulièrement sombre, surtout pour un Disney, et c’est à la fois prenant et inédit (jamais on n’avait autant maltraité les gentils à l’écran dans un Star Wars, sauf peut-être Rogue One). Le film est résolument sombre et l’avenir de nos héros incertain. La tension est à son comble, et on est paradoxalement plus endeuillés que pour la mort de Han Solo.
  • Le traitement de la Force : on a là l’Episode le plus spirituel de la saga. La Force devient une entité mystérieuse, vénérée, presque personnifiée. Elle est qualifiée de religion par Luke lui-même et occupe plus que jamais une place centrale dans l’histoire. On découvre de nouveaux pouvoirs, tels que la projection de sa propre image par Luke, totalement inattendue et qui nous prend de court. La relation télépathique entre Kylo Ren et Rey est formidable et vient porter un joli coup au manichéisme un peu vieillissant de la saga. On sent un déséquilibre, une incertitude, et les enjeux se mêlent, rendant le tout palpitant. Le film prend le temps de développer quelque chose de nouveau. La Force prend enfin un rôle central, absolument incontournable, là où elle n’était qu’une caractéristique partagée auparavant. Le caméo de Yoda est parfaitement amené : son apparition n’a rien de gratuit et contribue au contraire au développement de son ancien apprenti. Seul bémol : la marionnette est ratée, je trouve.
  • Les personnages de la Nouvelle Trilogie : il faut admettre qu’ils représentaient le point fort du Réveil de la Force, par leurs relations et leur jeux (plus que leurs backgrounds bancals, encore une fois)
    • Luke, au risque de copier mes collègues, est sensationnel. Je le préfère même ici au Luke de la Trilogie Originale, que j’ai toujours trouvé un peu faible dans sa personnalité, coincé qu’il était entre un Han Solo haut en couleur et un Vador terrifiant. Ici, on a le Luke vieux sage, mais Johnson en fait également le Jedi toujours apprenti qu’il continue d’être, qui doit appendre de ses échecs et avancer.  Hamill est enfin excellent avec son personnage, en symbiose avec lui. Sa mort laisse perplexe, mais j’aime penser qu’elle est un choix : Luke est le premier à CHOISIR de devenir un « fantôme « dans la Force, là où Ben l’avait seulement « accepté ». Je ne doute pas une seconde qu’il reviendra en tant que tel dans Star Wars 9.
    • Leia, un peu moins brillante, mais anoblie depuis le Réveil de la Fore, ce qui vaut mieux. Perso, la scène à la Mary Poppins ne m’a pas tant gêné que ça, sans doute dû au fait que Leia retrouve enfin sa sensibilité à la Force qu’on aurait aimé voir évoluer, et dont le précédent nous a privé.
    • Rey, contrairement à ce qui a pu être dit, évolue enfin. On a beaucoup moins la Mary Sue complètement surpuissante, ce qu’elle compense par plus de caractère. Sa naïveté et l’optimisme jeune sont désormais sa marque, mais elle y ajoute la détermination et l’inflexibilité à honorer les valeurs Jedi, ce qui donne un vrai perso, réussi. Ridley est excellente dans ce rôle.
    • Kylo Ren : Le Réveil de la Force était plein de défaut, mais pour moi Kylo Ren n’en faisait pas partie. Pour moi il a toujours été excellent en ce qu’il est : le wannabe méchant, l’héritier de Vador à la succession trop lourde pour lui, le Vador qui n’y arrive pas. Sauf que là le personnage évolue encore en cohérence. Son développement est simple et clair : tirer un trait sur le passé, Snoke compris. Le wannabe méchant pète un câble et devient un vrai méchant, digne des plus grand en termes de rage et de rancœur, avec toujours cette instabilité qui le distingue. En outre, Johnson dévoile son potentiel sans limite : c’ets clairement un prodige, au même titre que Rey, et il est placé comme son égal. Ren réussit à en devenir un « héros-méchant », trop important pour n’être qu’un antagoniste, et il parvient à nous emmener dans sa propre histoire. Le seul méchant qui avait réussi ça auparavant, je vous le donne en mille, c’est Vador.
    • Petite déception pour Poe, Finn et Snoke : Poe n’est pas assez évolutif dans son rôle de héros impulsif et désobéissant, quoique prodige du pilotage (un peu trop gros d’ailleurs), Finn rate son développement en ce que son passage sur Canto Bight est baclé, et Snoke est éliminé de la meilleure des façons, ce qui aurait pu être totalement jouissif si l’on n’était pas restés sur notre faim concernant ses origines (désolé Ewan, je maintiens ma frustration là-dessus 😃 )
    • Rose et Holdo : Pareil, personnages tout neufs mais pas très intéressants. Rose n’est là que pour faire valoir un Finn trop survolé. Quant à Holdo, elle est entièrement pensée pour remplir un seul rôle, qui aurait pu être celui d’un personnage préexistant (Ackbar par exemple), et j’ai déjà évoqué le reste à son propos.

 

  • Le spectacle, et le background : complètement au rendez-vous.
    • Grâce au sursaut de créativité depuis le Réveil de la Force, cette nouvelle trilogie a enfin des choses à montrer à l’écran. Les batailles sont sobres mais efficaces. On n’a pas la pléthore d’engins et de vaisseaux de la Revanche des Siths, mais ce qu’on voit est beau, clair, et propre. Il y a un contraste entre les scènes de bataille de la Prélogie, qui embrasaient le ciel, et celle de cet Episode où le vide omniprésent de l’espace, ponctué d’à peine quelques vaisseaux, rend les choses oppressantes et captivantes.
    • Du nouveau, encore une fois, mais cette fois-ci du très lourd, avec une des scènes les plus belles de la saga (je veux parler de la destruction du Supremacy par le Raddus). Du jamais vu, de l’osé, et surtout du magnifique. Un silence des plus assourdissant, pas sans rappeler d’ailleurs la scène des charges sismiques de l'Attaque des Clones. La scène en est belle jusque symboliquement : la petitesse de la Resistance se retourne enfin contre le Premier Ordre, et ose asséner un coup d’une violence inouïe dans l’énergie du désespoir, contre cet ennemi dont la toute-puissance vole en éclat. Même la lumière, qui émane de l’obscurité conjointe de l’espace et des destroyers du Premier Ordre est emblématique. Vraiment, cette scène est un moment de spectacle époustouflant, et ravive la flamme pour une Résistance au plus bas.
    • Des planètes peu nombreuses, certes, mais originale. Encore une fois, Canto déçoit par son manque de développement, mais Crait rattrape le coup avec son rouge mêlé de blanc, le sel et les cristaux. L’environnement est vraiment beau, et surtout neuf.
    • Abrams m’avait déçu par sa façon de filmer, beaucoup trop zoomée et centrée sur ses personnages, et qui laissait l’univers de côté. Je crois retrouver l’empreinte Star Wars avec de bien meilleurs plans large et une exhibition renouvelée des lieux, des éléments de décors et d’environnement. On a enfin de beaux plans des nouveaux vaisseaux et une impression de gigantisme. Lorsque les vaisseaux de la Résistance tombent les uns après les autres à court de carburant, et se font détruire par le Premier Ordre, par exemple, on nous le montre vraiment.

Voilà, du reste, qu’on nous avait pas mal vendu à l’avance, je suis très satisfait par les Porgs : la touche mignonne reste totalement secondaire, ce qui est bienvenu. On ne voit pas assez Chewie à l’écran, comme dit par mes collègues. Les nouveaux vaisseaux me plaisent beaucoup, on a du concret à contempler pour rêver un coup, et on ne tombe pas trop dans le réchauffé non plus. Ils sont traités et montrés de manière nouvelle, ce qui est pour le mieux. Par exemple, là où l’Executor était très fixe dans l’espace, le Supremacy suit vraiment une progression spatiale qui en fait un vaisseau bien mobile malgré ses 60km de large. Hux est décidément trop jeune et trop caricatural. Kylo Ren n’étant pas bien vieux non plus, leur rivalité est maladroite, on dirait des chamailleries.

Je m’arrêterais là, pensant avoir fait le tour. Un ensemble bon, quoiqu’inégal, avec des faiblesses mais des choses extrêmement intéressantes également. Après un Episode VII que je qualifierais d’insuffisant, The Last Jedi ne remet en question ni ne prolonge ce qu’a fait Abrams. Johnson assume et entérine ce nouvel univers créé et lui donne sa propre direction, permettant à la trilogie de décoller. Restent certaines faiblesses de narration, sans lesquelles le film aurait été excellent.
Advienne que pourra pour Star Wars Episode IX !




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