Les dix ans de The Clone Wars : une rétrospective Star Wars Holonet

Article publié par Night Alchemist (lu 639 fois)

Il y a dix ans déjà, durant l’automne 2008, la série d’animation The Clone Wars débarquait sur nos petits écrans !

Longtemps regardée de travers, et faisant l’objet de bien des critiques, la série est petit à petit parvenue à s’attirer la sympathie d’une grande partie des fans de Star Wars à travers le monde jusqu’à finir par constituer aujourd’hui un pilier important de la saga.

Comment la série a-t-elle vue le jour ? Comment a-t-elle évoluée ? Et qu’est-elle devenue suite à son annulation précipitée ? A l’occasion de son dixième anniversaire, Star Wars Holonet vous propose de revenir sur les origines, le développement et l’avenir de The Clone Wars à travers une brève rétrospective au sujet de la fameuse - et parfois polémique - série d’animation.

 

Aux origines de The Clone Wars : 1978-2008

Contrairement à ce que l’on serait tenté de croire, les passerelles entre Star Wars et la télévision existent depuis longtemps et remontent quasiment aux débuts de la saga. En effet, il faut pour cela nous faire un peu violence et revenir au funeste Star Wars Holiday Special, diffusé en novembre 1978. 

L'idée du Holiday Special part alors d'un bon sentiment qui sera partagé par les séries Star Wars suivante : entretenir la flamme de la saga (et donc, au passage, des consommateurs).

La tâche est d'autant plus délicate en 1978, puisque le large public vient alors tout juste de découvrir le premier film de ce qui n'est pas encore une trilogie, près d'un an auparavant, et qu'il semble opportun de faire quelques chose en attendant la sortie de L'Empire Contre-Attaque.

Si George Lucas ne s’occupe pas de très près à l’émission - pour le résultat qu'on connaît - c’est néanmoins en bonne partie à lui que revient la décision d’y inclure une partie animée. La réalisation du segment est confiée au studio canadien Nelvana

La première animation Star Wars : le segment Nelvana du Holiday Special (1978)

La partie animée réalisée par Nelvana s'avère au final être, de loin, la meilleure chose sortie du Holiday Special, même si l'ensemble ne casse plus vraiment trois pattes à un Mynock de nos jours, et que l'on en retient essentiellement la première apparition officielle de Boba Fett, deux ans avant la sortie de L'Empire Contre-Attaque.

Une fois la Trilogie Originale achevée, c'est de nouveau au studio Nelvana que Lucasfilm fait appel, en leur commandant deux séries d'animation : Droïdes : Les Aventures de R2-D2 et C-3PO, et surtout Ewoks, qui sont diffusées en 1985-1986.

Ces séries entretiennent un temps la flamme Star Wars chez un (très) jeune public (et une partie des plus vieux rédacteurs et lecteurs de Star Wars Holonet ^^), en surfant notamment sur les deux films spin-offs : L’aventure des Ewoks et La Bataille d’Endor, respectivement sortis en 1984 et 1985.

La série Ewoks (1985-1986) est destinée à un très jeune public

Il faut attendre alors près de 17 ans pour pour voir une nouvelle série Star Wars d’envergure débarquer à la télévision. Star Wars : Clone Wars, confié à Genndy Tartakovsky (Samurai Jack) et co-produit par Lucasfilm et Cartoon Network Studios, débarque finalement en novembre 2003.

Doté d'un syle visuel assez unique et d'une qualité d'animation proche de Samuraï JackClone Wars nous propose de découvrir les aventures vécues par Anakin, Obi-Wan et le reste des Jedi (Mace Windu, Yoda, Kit Fisto, ....)  durant le conflit qui secoue la Galaxie, entre L’Attaque des Clones et La Revanche des Sith.

Tout comme le Holiday Special avec Boba Fett, la série est aussi l'occasion de présenter aux fans en avant-première le personnage de Grievous en attendant la sortie de l'Episode III. Enfin, une place de choix est accordée aux soldats clones, notamment aux très cools et très professionels soldats ARC.

La série s'achève finalement en mars 2005, deux mois avant la sortie de La Revanche des Sith. Clone Wars ayant remporté un franc succès, George Lucas décide de prolonger l’aventure avec une « suite en 3D de la série pilote », ce qu'il annonce officiellement aux fans durant la Star Wars Celebration III, en avril 2005.

Avec Clone Wars (2003-2005), Lucasfilm et Cartoon Network passent aux choses sérieuses

L’idée de Lucas consiste alors à capitaliser sur la période de la Guerre des Clones - alors très en vogue - ainsi que sur le prestige de Clone Wars, tout en aventurant pour la première fois une série Star Wars sur le terrain de l’animation 3D.

En outre, une certaine idée du futur de la saga commençait par ailleurs à prendre forme chez Lucasfilm : il s’agissait d’inscrire la licence dans la durée grâce à la télévision, et non seulement grâce à ce qui allait devenir The Clone Wars, mais aussi grâce à une série live-action (qui allait devenir Star Wars : Underworld, finalement jamais concrétisé), dont l'annonce à la Star Wars Celebration III sucite beaucoup plus de réactions que le nouveau projet de série animée. L’avenir semblait clair, et se trouvait sur le petit écran.

Pour mener à bien le nouveau projet d'animation Star Wars, Dave Filoni (Avatar, le dernier maître de l'air), est embauché comme superviseur en chef chez Lucasfilm Animation, créé tout juste deux ans plus tôt ; il est vite rejoint à l’écriture par Henry Gilroy. Le duo planche dès la première moitié de 2005 sur ce qu’allait devenir The Clone Wars … mais non sans quelques détours.

En effet, leur première ébauche de la série tourne autour de deux Jedi – maître Sendak, un Twi’lek, et sa jeune Padawan Togruta prénommée Ashla – qui, accompagnés par trois civils, patrouillent aux marges de la Galaxie à bord d’un vaisseau-cargo inspiré du Faucon Millenium, traitant avec les marchands d’armes locaux et d’autres organisations criminelles afin d’aider matériellement les troupes républicaines.

La première ébauche des peronnages principaux de The Clone Wars (début 2005)

Une fois La Revanche des Sith sorti, en mai 2005, George Lucas a enfin le temps de venir encadrer de plus près les travaux préliminaires de Gilroy et Filoni. Leur ébauche est mise de côté à la demande de Lucas, qui demande au duo de recentrer directement le projet sur Anakin, Obi-Wan et les grandes batailles de la Guerre des Clones.

Seul rescapé de ce premier jet (qui ira plutôt inspirer Star Wars Rebels, quelques années plus tard), le concept de la Padawan Togruta est retenu par Lucas : Ashla est donc rebaptisée Ahsoka et, après quelques hésitations vestimentaires (une jupe de ballerine ayant un temps été sérieusement considéré), devient peu à peu la Togruta que l’on connaît aujourd’hui.

Les nombreux travaux préliminaires achevés, le gros de la production de la série commence finalement vers la fin 2005 chez Lucasfilm Animation, avec l’aide d’ILM, du studio japonais Polygon Pictures, et des équipes de Lucasfilm Animation Singapour nouvellement ouvert. Quant aux grosses lignes du scénario, des arcs et des différentes histoires de la série, elles sont, pour beaucoup, le fruit d'une longue et étroite collaboration entre Dave Filoni et George Lucas.

Concept-arts d'Ahsoka Tano et de Luke Skywalker dans leurs costumes non-définitifs (milieu 2005)

Alors que la production des premiers épisodes de la série s’achève petit à petit, George Lucas et Warner Bros. prennent à l’hiver 2007-2008 la décision étonnante d’introduire The Clone Wars au grand public de la plus grandiose des manières qui soit : par un long métrage diffusé en salle.

Le film The Clone Wars, officiellement annoncé en février, débarque donc au cinéma en août 2008. Assemblé à partir de quatre épisodes initialement prévus pour la série, on y découvre pour la première fois le personnage d’Ahsoka Tano, le capitaine Rex ou encore du Hutt Ziro, l’oncle de Jabba (sans oublier le fils de Jabba, le bébé Hutt Rotta).

Joli succès commercial compte-tenu de son budget très modeste, le film The Clone Wars reçoit néanmoins un accueil critique très mitigé, voire hostile. Le long métrage donne l’impression de n’être qu’une grossière opération marketing, son animation est jugée fade et rigide (par comparaison, Kung Fu Panda et WALL-E, sont sortis deux mois avant), le scénario bien basique, et le tout semble manquer d’âme.

Le film The Clone Wars (août 2008) ne transcende pas fondamentalement les esprits ... ni les fans

A défaut d’inscrire le long métrage dans l’histoire du septième art, le film parvient quand-même à faire parler de lui et à générer une certaine curiosité à l’égard de la nouvelle série à venir, ce qui était au final, tout ce que Lucasfilm et Warner demandait de lui.

 

The Clone Wars, la série : 2008-2014

Le premier épisode de la première saison de The Clone Wars, "Embuscade", est diffusé au États-Unis le 3 octobre 2008, sur Cartoon Network, suivit immédiatement après par "L'Aube du Malveillant", première partie du premier arc narratif de la série.

La soirée de lancement s’avère être un gros succès pour Cartoon Network, réunissant un peu moins de 4 millions de téléspectateurs au début du premier épisode, et presque 5 millions au début du second, devenant ainsi le meilleur lancement de série réalisé à ce jour par la chaîne.

Se stabilisant par la suite autour de 2-3 millions de téléspectateurs en moyenne, la première saison de The Clone Wars est bien mieux accueillie que le film par la critique.

Outre l’arc du Malveillant, la saison est notamment marquée par l’arc de Ryloth, qui nous introduit le résistant Twi’lek Cham Syndulla et qui sert à et nous rappeller que la Guerre des Clones se déroule sur des champs de bataille souvent habités par des locaux qui doivent tenter de survire au milieu du conflit. 

Dans une telle situation, la compassion ne s'avère certainement pas de trop chez les troupes républicaines, face à la froideur mécanique des droïdes séparatistes.

Sur Ryloth, les clones doivent prendre en compte la nombreuse population civile 

Plusieurs épisodes mettent l’accent sur les droïdes ou sur les troupes clones ("Les Bleus") préfigurant ainsi les orientations futures de la série. Ces derniers, notamment s'humanisent considérablement par comparaison à leurs prédécesseurs de Clone Wars.

Alors que les épisodes de l'ancienne série Clone Wars mettaient en avant leur rôle silencieux et l'exécution quasi-parfaite de leur mission, les clones de The Clone Wars sont faillibles et - bien que génétiquement modifiés - toujours humains.

La série nous plonge aussi dans la camaraderie qui règne au sein des troupes, rendant ainsi bien plus sympathiques au public les différents soldats de l'armée flambant neuve de la République.

La première saison est l'occasion de faire connaissance avec un certain nombre de clones ... paradoxalement assez différents les uns des autres

Quasi-immédiatement apprécié du public, le chasseur de prime Cad Bane fait aussi apparition, faisant son entrée au sein de l'univers Star Wars dans l'épisode final de la première saison : "Prise d’otage".

Inspiré de Lee Van Cleef dans Le Bon, la Brute et le Truand, la cigarette en moins, son caractère droit au but, cool et pragmatique, ainsi que son magnique chapeau lui assurent d'office la sympathie de nombreux fans.

Son arrivée dans The Clone Wars découle du besoin, pour les auteurs de la série, d'avoir sous la main des personnages marquants mais neutres, ni républicains ni séparatistes. Filoni et ses collègues pensent un temps remployer le personnage de Durge, qui était présent dans Clone Wars, avant de finalement se tourner vers ce qui deviendra Cad Bane.

Très apprécié des fans, le chasseur de prime Cad Bane est un hommage au western italien

Pour autant, l’acceptation de la série est loin d’être totale chez les fans de Star Wars. Principale source de grief : Ahsoka.

La Padawan d’Anakin se voit en effet abondamment critiquée, et ce depuis le film The Clone Wars. La première pierre d’achoppement porte tout d’abord sur illégitimité perçue de son existence : étant complètement absente de La Revanche des Sith, le personnage n’aurait donc tout simplement aucune raison d’être.

Secundo, la Togruta est jugée bêtement trop puissante, sentiment qui ne fera que s’accroître au fil des différentes saisons. Pourtant, s'il y a bien une chose que vient illustrer la saison 1 à son sujet, c'est bien son manque d'expérience, voire sa maladresse ponctuelle (notamment dans le film The Clone Wars).

Ahsoka pendant la Bataille de Quell

Dans le reste du casting de cette première saison, au contraire, le Général Grievous en déçoit aussi beaucoup, surtout par comparaison avec sa version muette et terrifiante de Clone Wars ; il devient, de fait, un antagoniste peu engageant, même lorsqu’un épisode complet lui est accordé ("L’Antre de Grievous").

Dans "Duel de Droïdes", l'exaspération d'une partie très vocale de la communauté jusqu'alors peu enjaillée par cette saison 1 atteint un comble lors du duel opposant Grievous à Ahsoka.

Cet affrontement voit en effet le puissant général séparatiste incapable de venir à bout de la jeune et inexpérimentée Padawan dont c'est d'ailleurs le premier combat au sabre laser.

Ahsoka se défend surprenamment bien face à Grievous, dans son premier duel contre le Général

La première saison met aussi très volontiers en avant un autre méchant adepte du sabre laser: Asajj Ventress. Initialement conçu durant la préproduction de L’Attaque des Clones, Ventress fait une première apparition officielle très appréciée en 2003, dans Clone Wars, avant de réapparaître dès le film The Clone Wars puis dans le reste de la série.

Enfin, autre personnage phare de la série, le pirate Hondo Ohnaka fait lui-aussi sa première apparition au milieu de la première saison. L’excentrique Weequay sans foi ni loi et son gang sont introduits dans l’épisode "La Capture de Dooku", étalant au grand jour toute la fourberie, la malice, le sens des affaires ainsi que le légendaire appât du gain du pirate.

La série n'est pas exempte de personnages hauts en couleurs, à l'instar du pirate Hondo Ohnaka

La première saison de The Clone Wars ayant posé les bases de la série, les deux saisons suivantes, diffusées aux États-Unis d’octobre 2009 à avril 2011, vont venir approfondir tout cela en y ajoutant plus de personnages et de factions, des thèmes plus variés ainsi qu’en commençant à assombrir un peu son sujet.

En commençant par les approfondissements, les saison 2 et 3 font la part belle au monde des chasseurs de prime, via plusieurs arcs et épisodes consacrés tantôt aux contrats épineux de Cad Bane (l’arc du vol de l’Holocron, "La Chasse de Ziro"), tantôt aux missions d’Aurra Sing ("La Traque mortelle", "Assassin").

Un bon nombre d’autres chasseurs de prime sont aussi figurés : le fameux Bossk, le droïde HELIOS-3E, l’exubérant Robonino, etc … L’épisode "Les Chasseurs de prime" de la saison 2 va-même jusqu’à rendre hommage aux Sept Samouraïs de Kurosawa, en alliant Anakin, Obi-Wan et Ahsoka à quatre chasseurs de prime embauchés par des villageois sur Felucia afin de les défendre des prédations organisées par Hondo Ohnaka.

Le jeune Boba Fett en compagnie des chasseurs de prime Bossk, Castas et Aurra Sing

A tout ces chasseurs de prime se joint aussi nul autre que le petit Boba Fett, que l’on découvre à partir de l’épisode "Piège Mortel", dans la saison 2.

Récupéré par Aurra Sing, le jeune garçon est encore très marqué par la mort de son père ; il tente, de fait, à plusieurs reprises de le venger dans les saison 2 et 3 en s’en prenant Mace Windu. Pour Boba, c’est en tout cas le début d’un long parcours initiatique au sein du monde des chasseurs de prime.

Outre les chasseurs de prime, la saison 2 a aussi, visiblement, un faible pour les bestioles, petites et grandes. C’est en tout cas ce que l’on peut retenir de l’arc de Geonosis, dont les deux derniers épisodes, "L'Héritage de la terreur" et "Les Vers parasites", font la part belle aux très sympatiques-et-pas-traumatisant-du tout Vers du cerveau. A l’inverse, l’arc de la Bête Zillo donne dans du bestiau d’ampleur gigantesque, hommage manifeste à Godzilla.

La saison 2 est aussi une déclaration d'amour aux monstres, au cinéma d'horreur ... et aux tentacules

Du côté des Sith, c’est essentiellement la saison 3 qui permet d’opérer une transition au niveaux des apprentis de Dooku.

Secondé par Asajj Ventress depuis la saison 1, le Comte décide finalement de s’en débarrasser sur les conseils de Sidious ; il trahit sa protégée et la laisse pour morte au début de l’arc des Soeurs de la nuit, sans doute un des plus importants de The Clone Wars pour ce qui concerne les méchants de la série.

L’arc en question nous sert d'introduction au groupe éponyme des Soeurs de la Nuit, sur Dathomir, à Mère Talzin, à Savage Opress, et s’achève avec brio sur un triple duel opposant Dooku, Savage Opress et Asajj Ventress.

Asajj Ventress est accueillie par Mère Talzin chez les Soeurs de la Nuit, sur Dathomir

Pour ce qui concerne les clones, et le conflit galactique en général, les saisons 2 et 3 participent à assombrir quelque peu le tableau de la Guerre des Clones tout en veillant à y apporter des nuances.

L’épisode "Le Déserteur" nous apprend qu’il y a des clones qui prennent la décision de déserter, et qui partent fonder une famille, montrant par là qu’ils ne sont pas seulement que des machines à tuer et à suivre aveuglément les ordres.

Ils restent néanmoins des soldats de la République, avec tous les incovénients du métier. Lors d’épisodes isolés, les clones subissent ainsi régulièrement la brutalité des assauts de Grievous, souvent avec des pertes lourdes du côté républicain ; c’est le cas en tout cas dans "L'Intrigue de Grievous", de la saison 2, ou encore dans "Les ARC Troopers", de la saison 3. 

Eeth Koth assiste au massacre de ses troupes lors de l'assaut de son croiseur par les droïdes de Grievous

En restant du côté des gentils, les saisons 2 et 3 servent aussi à développer le personnage d’Ahsoka Tano. Si la Padawan avait obtenu le respect d’Anakin dès la première saison, c’est dans les saisons 2 et 3 que les deux se lient véritablement d’une amitié sincère, bien illustré par les retrouvailles émouvantes du duo à la fin de "La Chasse au Wookie".

Ahsoka gagne aussi en expérience, d’où son affectation croissante à un certain nombre de mission en solo ou en duo avec d’autres personnes que son maître.

Dans l’épisode "L'Usine d'armement" de la saison 2, par exemple, Ahsoka est chargée d’infiltrer l’usine éponyme sur Géonosis en compagnie de la Padawan Barriss Offee, avec qui elle deviendra rapidement amie. Par la suite, dans la saison 3, nous retrouvons Ahsoka retrouve en train d'apprendre les rudiments de la diplomatie sur Raxus en compagnie de Padmé.

Ahsoka et le jeune sénateur Lux Bonteri, pendant les négociations diplomatiques sur Raxus

Il est aussi temps d'aborder de l’arc le plus polémique de cette période de la série, à savoir l’arc des Mandaloriens et de la Death Watch.

Mandalore et les Mandaloriens, au début de la saison 2, sont donc entre les mains de la Duchesse Satine, elle-même à la tête d’un gouvernement pacifiste et neutre, se tenant à l'écart la Guerre des Clones.

Face à elle, la Death Watch, menée par Pre Vizsla, réunit les Mandaloriens prônant un retour à leurs tradition de violence guerrière ; Vizsla complote donc avec Dooku afin de renverser Satine, en échange de quoi il promet d'engager ses troupes au côté des Séparatistes.

Voilà la situation. Et quelles que soit les développements venant faire évoluer la situation dans les saisons 2 et 3, pour une partie des fans attachés aux Mandaloriens et à leur culture au sein de l’univers Star Wars, la pilule pacifiste a bien du mal à passer.

Obi-Wan et la Duchesse Satine, sur Mandalore

Le second arc polémique – quoique déjà beaucoup moins hostile - de cette période de la série correspond aux trois épisodes de l’arc de Mortis.

Celui-ci nous introduit à une planète complètement mystique, Mortis, un monde étonnant, point de convergence de la Force où habitent trois êtres exceptionnels incarnant les différentes facettes de la Force : le Père, neutre, la Fille, incarnation du Côté Lumineux, et le Fils, incarnation du Côté Obscur.

Bloqués sur Mortis, Anakin, Obi-Wan et Ahsoka naviguent les différents dangers et épreuves du lieux avant de parvenir à en réchapper et d’en perdre la trace, non sans avoir croisé au passage le fantôme de Qui-Gon Jinn.

Rien qu’avec ce résumé très lapidaire, il n’est pas difficile de percevoir en quoi cet arc pouvait gêner, puisqu’en créant un espace et des créatures aussi fortement imprégnés de la Force, Dave Filoni prenait sans doute le plus grand risque dans l’univers Star Wars : innover ... et écouter George Lucas.

Sur Mortis, Obi-Wan rencontre le spectre de Qui-Gon Jinn dans une caverne

En effet, comme nous l'avons mentionné plus haut, le créateur de la saga reste directement impliqué dans The Clone Wars ; il dresse les contours généraux des histoires à raconter, etc., et il en va de même pour Mortis et ses habitants surnaturels.

Pour autant, l'arc ne va pas jusqu'au bout de la vision initiale de Lucas, qui souhaitait inclure des spectres de Dark Bane et de Dark Revan dans l'épisode final sur Mortis, avant finalement de changer d'avis.

Un des arcs les plus mystiques et symboliques de The Clone Wars, Mortis fait ainsi écho aux passages les plus ésotériques de la saga, notamment la vision de Luke sur Dagobah, dans l’Episode V, et extrapole à outrance … tout en laissant finalement ouverte la possibilité d’une simple vision, d'une hallucination collective.

Le Fils, la Fille et le Père, sur Mortis

Quoi qu’il en soit, au milieu de 2011, The Clone Wars est désormais bien ancré dans le paysage Star Wars ; après une première saison d’introduction et deux saisons consécutives d’affinement, une partie du public initialement hostile a finit par adhérer à la série, si bien que l’audimat – sans connaître de hausse – se stabilise autour des 2 millions par épisode.

Les saisons 4 et 5 de The Clone Wars sont diffusées aux États-Unis de septembre 2011 à mars 2013 et forment sans doute l’apogée logique de la série.

Tout d’abord, du côté des arcs militaires, qui restent quand-même parmi les plus consensuels des premières saisons, Lucasfilm Animation a semblé vouloir varier les plaisirs en appuyant sur les différentes facettes du conflit.

Ainsi, les trois épisodes consacrés à la bataille essentiellement sous-marine de Mon Calamari qui ouvrent la saison 4 donnent dans le grand spectacle en se faisant affronter républicains et séparatistes sur un champ de bataille aquatique inédit dans The Clone Wars (quoique déjà présent dans Clone Wars).

L'armée clone à la manoeuvre durant la Bataille de Mon Calamari

Au contraire, la bataille d’Ondéron, dans la saison 5, met en avant un conflit asymétrique entre l'occupation séparatiste de la planète et ses habitants, organisés en une guérilla menée par Saw et Steela Gerreea.

La situation n’est pas sans faire écho à l’occupation de Ryloth dans la saison 1, à la différence près que l’occupation d’Ondéron s’achève par un succès amer, payé de la vie de Steela Gerrera à qui nous avions eu le temps de nous attacher depuis le début de l’arc.

Avec le recul, la mort de Steela est d'ailleurs le plus gros regret de Dave Filoni quant à la saison 5 ; la tuer lui avait néanmoins semblé nécessaire pour illustrer "le prix à payer pour la liberté", et pour ne pas rendre la victoire des rebelles trop facile. Un raisonnement implacable ... et qui n'aurait sans doute pas été posé en ces termes aux débuts de la série.

Les leaders de la guérilla anti-séparatiste sur Ondéron : Saw et Steela Gerrera 

Enfin, dans un aspect encore plus dramatique, l'arc d’Umbara, dans la saison 4, est souvent mentionné comme étant un des plus marquants de la série.

Anakin étant retenu autre part, ses troupes engagées sur Umbara sont confiées au Jedi Pong Krell. Celui-ci enchaîne les assauts sanguinaires sur les positions ennemies, sans la moindre considération pour la vie des clones. Après quatre épisodes de boucherie, les clones se révoltent contre le Jedi qui s’avère avoir été séduit par le Côté Obscur.

L’arc d’Umbara peut ainsi être vu comme un complément deux arcs précédemment cités : sur Mon Calamari, il s’agit d’un conflit traditionnel (bien que dans un milieu exotique), opposant une armée à une autre, tandis que sur Ondéron, le conflit est asymétrique, opposant une armée d’occupation à une guérilla autochtone (aidée par des alliés extérieurs). 

Sur Umbara, enfin, l’ennemi est à intérieur, ainsi que l’illustre la séquence tragique dans laquelle deux unités de clones s’affrontent sans le vouloir, manipulées par un général-saboteur, dont le plus grand plaisir est d’envoyer ses troupes à l’abattoir.

Face aux offensives insensées et sanguinaires dans le guêpier d'Umbara, Rex prend la difficile décision de se retourner contre le Général Krell

Bien entendu, la série reste destinée à un jeune public ; il faut donc quelques épisodes plus légers, ce qu'incarnent très bien les arcs centrés sur les droïdes.

En l’occurrence, les épisodes "Mission humanitaire" et "Droïdes nomades" de la saison 4 nous racontent une énième péripétie rocambolesque de C3-PO et R2-D2 .

Mais c’est surtout l’arc des droïdes de la saison 5, long de quatre épisodes, qui est bien connu, notamment grâce à l'ambiance un peu particulière et au rythme rêvassier et lancinant du second épisode, "Une journée ensoleillée dans le néant", clin-d'oeil magnifié à l'errance d'Artoo et Threepio aux milieu des dunes de Tatooine, au début d'Un Nouvel Espoir.

Doté d'une esthétique minaliste inspirée de Moebius, l'épisode en question a été présenté par George Lucas à ses équipes créatives comme quelque chose de différent, "un épisode sur rien", se déroulant au milieu de nulle part et porté essentiellement par sa joyeuse troupe de droïdes aux caractères bien trempés.

L'arc des droïdes, dans la saison 5, a vraiment un caractère un peu à part dans la série

Les saison 4 et 5 mettent aussi l’accent sur la formation des nouvelles pousses : d’un côté nous avons l’accompagnement et la formation des jeunes initiés par Ahsoka, qui dure quand-même quatre épisodes de la saison 5 ; d’un autre côté nous avons l’apprentissage en continu de Boba Fett chez les chasseurs de prime, et tout particulièrement avec Cad Bane, au cours de la saison 4.

Mais surtout, s’il y a bien un arc des saison 4 et 5 qui a su focaliser l’attention des fans, c’est sans conteste celui de Maul. Car oui, dans l’avant-dernier épisode de la saison 4 ("Les Frères"), Savage Opress retrouve un Maul à demi-fou, sur Lotho Minor, des pattes métalliques d’araignées rudimentaires attachés dans le bas du corps.

Beaucoup de voix se sont alors élevées dans la communauté au sujet de ce retour téléphoné de Maul, ainsi que sur le ridicule de ses pattes d’araignées en métal. Il perd celles-ci dès l’épisode suivant, bien entendu, mais cela a amplement suffit pour offusquer durablement de nombreux fans.

Quoiqu’il en soit, la saison 4 s’achève sur un intense duel opposant Savage Opress et Maul contre Obi-Wan et Asajj Ventress, duel qui s’achève sans aucune perte, toutefois.

Maul et Savage Opress contre Obi-Wan et Asajj Ventress

Au cours de la saison 5, les deux frères Zabrak mettent progressivement sur pied une alliance avec la Death Watch et le Cartel des Hutts, prennent le contrôle de la planète Mandalore et règlent son compte à Pre Vizsla avant de se faire intercepter par Sidious en personne.

Le Seigneur Sith ne fait qu’une bouchée de Savage Opress puis désarme Maul, le tenant à sa merci, tandis que la Guerre Civile Mandalorienne - opposant les Mandaloriens alliés de Maul contre ceux de Bo-Katan qui digérent pas la mort de Pre Vizsla - fait rage en dehors du palais.

Sur Mandalore, Obi-Wan vient en aide à Bo-Katan et à ses Mandaloriens loyalistes

L'affrontement entre Maul et Sidious fait d'ailleurs partie des idées poussées par George Lucas en personne à Dave Filoni.

Grand adepte de la théorie de l'anneau et du caractère cyclique de toute histoire, Lucas a ainsi souhaité mettre un point final à une partie importante du parcours de Maul en le faisait retrouver son ancien maître. La boucle sera par la suite doublement bouclée dans Star Wars Rebels, lors de l'ultime combat de Maul face à Obi-Wan.

L’arc de Maul s’avère donc de haut vol, se mêlant à l’arc Mandalorien et à celui des Soeurs de la Nuit, et parvenant aussi à intégrer les Hutts (dont Jabba), le Soleil Noir et le Syndicat Pyke au sein de son alliance, surnommée le Collectif de l’Ombre.

Qui plus est, il s'agit d'un arc en fin de compte assez fatal, puisqu’on y assiste à la mort de la duchesse Satine, de Pre Vizsla, et de Savage Opress, trois personnages importants de la série.

Sidious s'apprête à donner une sacrée correction à son ancien apprenti et à son frère

Enfin, la saison s’achève avec l’arc de l’attentat du Temple Jedi. La catastrophe cause une vingtaine de morts et une enquête est ouverte.

Ahsoka se retrouve accusée ; elle est expulsée de l’Ordre Jedi et sur le point d’être jugée et condamnée lorsque Anakin intervient en sa faveur, révélant la culpabilité de Barriss Offeee, l’amie de la Togruta. Immédiatement acquittée, Ahsoka refuse néanmoins de réintégrer l’Ordre, à la surprise générale, et quitte le Temple Jedi ...

L’arc final de la saison 5 vient ainsi dévoiler les raisons justifiant l’absence d’Ahsoka Tano dans La Revanche des Sith. Au grand soulagement des fans, elle ne décède donc pas, et son histoire semble connaître une conclusion satisfaisante, bien que triste et amer.

Ahsoka tourne le dos à son ancien maître et à l'Ordre Jedi

Il ne s’agissait pour autant pas de la fin de la série, puisqu’une sixième saison était sur déjà les rails, avec même quelques ébauches déjà écrites concernant les saisons 7 et 8.

Malheureusement, c’était sans compter sur le rachat de Lucasfilm par Disney, qui a lieu en plein durant la saison 5 de The Clone Wars. La nouvelle orientation de la saga comporte son lot de chamboulements dans l’ensemble de la licence. Et de fait : la production de la saison 6 de The Clone Wars s’arrête net afin de pouvoir travailler au plus tôt sur ce qui allait devenir Star Wars Rebels.

A moitié achevée, ce qui est diffusable de la saison 6 de la série sort aux États-Unis sur Netflix (Disney étant en concurrence directe avec Warner, la diffusion sur Cartoon Network n’était plus envisageable), le 7 mars 2014, un an après le final de la saison 5.

Sous-titrée Les Missions perdues (The Lost Missions, en VO), la mini-saison 6 est composée de treize épisodes dont quatre arcs narratifs.

Le premier d’entre eux, l’arc de l’Ordre 66 ne traite pas de l’évènement en soi, mais d’un cas avant l’Episode III, dans lequel un clone isolé reçoit l’ordre et se met à agresser tout seul les Jedi, mettant ainsi la puce à l’oreille à ses camarades … Assez fascinant, l’arc en question pose la question du libre arbitre des clones, et n’est pas non plus sans évoquer le mythe de Cassandre.

Fives tente en vain d'alerter ses camarades sur l'existence de l'ordre 66 et d'un complot anti-Jedi

Le second arc est centré sur le sénateur Rush Clovis, politicien de la planète Scipio et ancien amant de Padmé. Il s’agit pour l’essentiel d’un complot politique impliquant Clovis, Padmé et Dooku, au terme duquel le sénateur se retrouve à la tête du Clan Bancaire, dont le siège est situé sur Scipio.

Manipulé par Dooku, Clovis se retrouve obligé de considérablement augmenter le taux d’intérêt des prêts accordés à la République avant de voir Scipio se faire occuper par les Séparatistes. Pendant l’invasion républicaine de la planète menée par Anakin, celui-ci doit choisir entre sauver Padmé ou sauver Clovis ; constatant la situation, ce dernier accepte de se sacrifier pour que que la sénatrice puisse vivre.

L’arc illustre, pour la dernière fois dans The Clone Wars, le côté sale et opportuniste du jeu politique, ainsi que les travers de l’ambition, ici complètement exploitée par Dooku. Les trois épisodes soulignent par ailleurs la jalousie mordante d’Anakin et la violence de ses sentiments à l’égard de Padmé, ce qu’Obi-Wan ne manque pas de remarquer.

Ancien amant de Padmé, le sénateur Clovis doit faire avec le tempérament bouillonnant d'Anakin

L’avant-dernier arc se concentre sur une enquête menée par Jar Jar Binks et Mace Windu sur Bardotta, où les différentes élites locales sont en train de mystérieusement disparaître, les unes après les autres. Il s’avère vite qu’il s’agit d’un complot mené par Mère Talzin, qui cherche devenir plus puissante en absorbant la Force Vivante de ses victimes, elle est finalement bannie par Mace Windu après un combat intense… pour un temps du moins.

En dehors des cocasses bouffonneries de Jar Jar, l’idée de ce bref arc de deux épisodes consiste bien entendu à donner des nouvelles de Mère Talzin, qu’on n’avait plus vu depuis la saison 4, et qui se trouve donc très littéralement en train de rassembler ses forces.

Mère Talzin contre Mace Windu

Enfin, l’arc final de The Clone Wars est consacré à Yoda. Le vénérable maître part faire un voyage introspectif après avoir commencé à entendre la voix de Qui-Gon Jinn à travers la Force.

Après avoir fait un crochet du côté de Dagobah ; arrivé au centre galactique, Yoda fait la rencontre de cinq Prêtresse de la Force qui semblent détenir la clé de l’immortalité …

L’ultime épisode, "Le Sacrifice", emmène Yoda sur Moraband (Korriban, pour les intimes), l’ancienne planète Sith ; à l’intérieur d’un temple baigné dans le Côté Obscur, il fait faire face à plusieurs illusions (Dark Bane, Sifo-Dyas, …), à de féroces visions et aux attaques à distance de Dark Sidious. Les Prêtresses de la Force satisfaites, Yoda apprend comment communiquer avec Qui-Gon, puis retourne sur Coruscant, en gardant le secret sur son aventure.

Yoda face aux cinq Prêtresses de la Force

Une chose est sûre, c’est que Lucasfilm a décidé de terminer The Clone Wars en beauté, puisque l’arc final, le périple de Yoda, est certainement parmi les plus ésotériques de la série, peut-être même davantage encore que l’arc de Mortis, qui était déjà pas mal perché en la matière. 

Et de fait, on ne s’étonne pas tant que ça des discussions animées qu’ont logiquement amené ces épisodes : qu’est-ce que cette focalisation de la Force dans le centre de la Galaxie ? qui sont ces cinq prêtresses ? Ou encore, qu’est-ce donc que cette apparence étrange choisie pour Dark Bane ? 

La questions sont en tout cas nombreuses et très ouvertes, thématique mystique oblige, et restent à ce jour sans réelle réponses. The Clone Wars s’achève ainsi.

 

L’annulation, les épaves et le futur : The Clone Wars depuis 2014

L’annulation précipitée de la série ne marque cependant pas la terminaison et l'évaporation pure et simple de tout contenu lié à The Clone Wars, loin de là.

A défaut de pouvoir poursuivre les différentes histoires à la télévision, Lucasfilm veille à assurer une conclusion à peu près satisfaisante aux différents arcs par d’autres moyens regroupés sous la bannière "The Clone Wars Legacy".

En font partie :

  • la mini-série de comics Dark Maul – Fils de Dathomir (2014), basé sur ce qui aurait constitué quatre épisodes de la saison 6, et qui vient raconter ce qu’il arrive à Maul après sa capture par Sidious à la fin de la saison 5.

  • le roman Sombre Apprenti (2015), adapté à partir d’un long arc de huit épisodes prévu pour être à cheval sur la saison 6 et 7, et qui apporte une conclusion à l’histoire d’Asajj Ventress et de Quinlan Vos.

  • l’arc "Crise du Cristal sur Utapau" (2014), constitué de quatre épisodes abandonnés avant la finalisation de leur animation, mais après leur doublage en VO. On y raconte une mission effectuée par Anakin et Obi-Wan sur Utapau, où semble s'être développé un important commerce d'armement clandestin à destination des Séparatistes. 

  • l’arc "Mauvaise équipe" (2015), lui aussi fait de quatre épisodes a moitié terminés qui racontent l’offensive menée par Anakin, Rex et compagnie contre les troupes de l’amiral Trench, ponctuée par une opération de secours sur Skako Minor.

Concept-arts de l'arc "La Mauvaise équipe"

Même avec la sortie de ces différentes histoires, une bonne partie des arcs prévus et ébauchés pour des saisons 7 et 8 restent néanmoins proscrits à jamais dans les coffres-forts de Lucasfilm … du moins c'est jusqu’à l’annonce surprise, en juillet 2018 du retour de The Clone Wars.

La série sera donc bel et bien de retour vers la fin 2019, en exclusivité sur Disney +, la future plateforme de streaming de Disney.

Composée de douze épisodes, cette nouvelle saison abordera notamment le siège de Mandalore, une des ultimes batailles de la Guerre des Clones, et sera l’occasion de retrouver Ahsoka Tano peu avant le début de La Revanche des Sith.

Hasard du calendrier, notre rétrospective sur les dix ans de The Clone Wars s’achève donc alors que le fin mot de l’histoire est encore à venir.

La série aura tenu en haleine les fans pendant presque onze ans, lorsqu’elle s’achèvera enfin, et – malgré des débuts houleux – sera finalement parvenue à gagner l’adhésion et la sympathie d’une bonne partie du public, à en croire les réactions extrêmement enthousiastes à l’annonce des nouveaux et ultimes épisodes .




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