Le Star Wars Holiday Special n'est peut-être pas si mal

Article publié par Dark Reivilo (lu 1 123 fois)

Il est sorti en 1978, il a fait couler beaucoup, beaucoup d'encre et de larmes depuis, mais nous souhaiterions une fois encore vous parler de ce tristement célèbre Star Wars Holiday Special. La question qui se pose serait « pourquoi ? ».

Pourquoi parlerions-nous une fois de plus de cette télédiffusion catastrophique alors que tout le monde en a déjà fait le tour ? Le titre de cet essai doit déjà vous annoncer le propos que nous allons essayer de défendre ici.

Commençons par un bref rappel. Le Star Wars Holiday Special est une émission sortie pour les fêtes de fin d'année de 1978, soit un peu plus d'un an après Star Wars au cinéma. L'action se situe principalement sur la planète Kashyyyk où la famille de Chewbacca l'attend pour la célébration du Jour de vie. De là découlent plusieurs moments et péripéties jusqu'à la conclusion heureuse. Si cette mise en bouche ne vous suffit pas, nous vous invitons chaleureusement à lire notre fiche détaillée sur cet épisode de notre saga favorite. Il sortira plus tard en France sous le nom de : Au temps de la Guerre des Étoiles.

Le Holiday Special, malgré ses intentions louables (nous y reviendrons) ne marque pas les esprits pour sa qualité. Il en est même décrié par George Lucas en personne, qui tentera de faire supprimer toute trace de cette création. Donc, si vous cherchez une version DVD officielle pour passer une soirée un peu inédite, vous pouvez d'ores et déjà passer votre chemin. Un consensus existe chez les fans pour honnir, tout comme le fait son créateur, le Holiday Special, tout en composant avec dans le canon Légendes (car tout n'est pas forcément hors de cette continuité). Cela veut-il dire que rien n'est récupérable ? Que rien de ce qui est montré ou évoqué ne vaut le coup ? Ou encore serait-il un étalon pour juger de la médiocrité d'une œuvre ? Mais, quand nous y repensons, nous nous disons que le Holiday n'est pas si mauvais et nous allons exposer les raisons.

Pour bien comprendre la démarche ici, il ne faut pas voir cet essai comme un essai cinématographique à proprement parler, nous parlerons que très peu de l'image et de la musique (issue du film), mais tenterons d'orienter le propos dans une optique à la fois de l'intention initiale et de la théorie de la réception, c'est à dire sur l'attente et le ressenti du spectateur. Nous ne sommes pas non plus à l'abri d'un paradoxe. Nous tenterons de remettre le Star Wars Holiday Special dans son contexte pour mieux en cerner les intentions et les qualités, au risque rétrospectivement d'en ajouter d'autres.

Star Wars Holiday Spécial, l'affiche

L'affiche de l'émission qui souffre déjà de son noir et blanc.

Puisqu'on dit jamais deux sans trois, nous le redisons encore : Le Star Wars Holiday Special est sorti en 1978. Il nous faut alors resituer le contexte de la société d'époque. Star Wars est sorti en 1977 au cinéma et fut un succès critique phénoménal, devenant rapidement un effet de société. Mais plus le temps passe, moins de salles le diffuseront (même s'il est possible de le voir très longtemps au cinéma). En parallèle, le marché de la télévision n'est pas aussi développé, le film n'est pas rediffusé sur une chaîne américaine. Côté VHS, il s'agit encore de quelque chose de rare et de cher dans les foyers, malgré la démocratisation de la télévision, et aucune cassette vidéo n'est encore sortie sur Star Wars). Bref, si vous voulez à cette époque vous replonger visuellement dans cet univers époustouflant, votre choix est limité.

S'il n'est pas (plus) possible pour la population de le revoir, un enfant (ou un adulte) peut lui-même naviguer dans cet univers grâce aux jouets notamment et aux comics de Marvel. Mais leur nombre est limité, le merchandising à la fin des années 1970 n'est pas aussi développé que celui des années 2000, il ne faut pas l'oublier. Il n'y a pas des centaines de produits Star Wars qui inondent le marché, encore frais. De ce côté-là, la jeunesse américaine n'est pas encore gâtée.

Pour rompre cette dynamique sort à la télévision auprès de tout amateur de Star Wars le Holiday Special. Dans le contexte que nous avons décrit, il représente beaucoup de choses. La première est de pouvoir vivre une aventure inédite de Star Wars. Après une énième séance de cinéma et des mois d'attente avec quelques jouets et autres, il est offert (avec pubs en primes !) aux spectateurs une nouvelle histoire de nos nouveaux héros. Et comme si cela ne suffisait pas, il est inutile de se déplacer. Luke Skywalker et ses amis arrivent dans nos foyers. Cela nous semble banal de nos jours, mais à l'époque cela restait un événement.

Que demander de plus à l'époque ? Les mauvaises langues diront un programme de bonne facture. Mais pouvions-nous à l'époque faire autant la fine bouche que maintenant ? N'est-il pas problématique de critiquer un produit à bas budget, qui posait les premières pierres d'un univers étendu balbutiant et non maîtrisé à l'époque? Alors que de tels événements d'ampleur sont quand même restreints, est-ce la pire chose qui soit ? Surtout lorsque, d'un autre côté, on défend un film ou un épisode de série estampillé Star Wars qui a plus de moyen financier, d'expérience de cohésion, et de temps pour s'élaborer sans pour autant faire l'unanimité ?

Or, Holiday Special est un enfant, une tentative d'agrandir un univers encore jeune, contrairement à toutes les productions actuelles. Nous sommes habituellement enclins à pardonner les défauts de la jeunesse qui manque encore d'expérience. Prenons l'exemple d'un dessin. Un dessin très mal fait venant d'un jeune enfant reste un mauvais dessin, nous lui pardonnons toutefois. Par contre, l'indulgence serait moindre dans le cas d'un dessinateur professionnel qui ferait un mauvais travail. Si nous le voyions comme une expérience, cela est pareil. Les premières expériences pour créer quelque chose peuvent être ratées, mais une fois le processus maîtrisé, la faute est plus problématique. Il en va ainsi de même pour ce petit frère de la très populaire Guerre des Étoiles.

Après cela, le Star Wars Holiday Special reste stigmatisé de tous malgré le fait que certains considèrent d'autres « épisodes » comme raté. Alors, pourquoi une haine – ou un dégoût – plus grande ? Car, outre la déception et la qualité du produit, le spectateur ne prend plus assez de recul. Beaucoup de détracteurs actuels ont vu cette émission bien plus tard, alors que l'univers Star Wars est plus abordable et avec des produits de qualité (et pourtant, il y a d'autres mauvaises choses, croyez-le bien !). Si nous avions que cela à nous mettre sous la dent, comme à l'époque, nous réviserions possiblement en partie notre jugement. Nous nous contenterions de moins. Et le fait que George Lucas lui-même renie cette œuvre n'est pas un argument sur la qualité du produit et sa place dans l'histoire. Il y a eu une erreur, certes, mais qui peut être pardonnée aujourd'hui.

En repensant à cela, cet épisode n'est pas non plus dramatique au point d'être Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Il y a pire dans d'autres contextes, le Holiday Special n'est peut-être pas si mal.

Star Wars Holiday Special, la cantina

Une reconstitution bas budget de la cantina de Mos Eisley. Mais tout y est.

Nous l'avons déjà mentionné de façon assez négative, il faut pourtant s'attarder sur la qualité du Holiday Special. Il y a la qualité matérielle traduite par la technique, ce qui est vu à l'image, ainsi que la qualité immatérielle : ce qui est montré et pourquoi. Commençons par la première. Visuellement, le film est pauvre. Il n'y a pas de grandes poursuites ou combats spatiaux dynamiques, les décors sont assez austères en-dehors de la maison de la famille de Chewbacca. Cette dernière manque quand même assez de décors exotiques qui nous feraient croire à une galaxie lointaine, très lointaine.

Comment expliquer cela ? Nous sommes à la télévision en 1978, ce qui veut dire moins de temps de préparation et de budget que Star Wars au cinéma. Cela veut dire qu'il a environ fallu une année au maximum pour écrire le scénario, créer les décors/costumes, choisir les acteurs, tourner, monter l'émission d'un côté et commencer à préparer, L'Empire contre Attaque de l'autre. Cela n'est pas une tâche impossible, certes, mais cela n'indique pas pour autant le manque d'ambition que peut avoir le Holiday par rapport au film. C'est une production moindre qui n'a pas reçu le soin qu'aurait un film malgré l'aura de Star Wars.

De plus, nous sommes à la télévision, et donc, avec un budget moindre. Il n'y a pas autant d'argent à investir dans les décors et effets spéciaux, cela s'en ressent. Mais faute de moyens plus conséquents ou disponibles, il est difficile de faire autrement. Regrettons juste qu'il n'y ait pas plus d'investissement pour offrir mieux. Cela n'excuse pas non plus les longueurs dans l'émission due à des sketches plus ou moins intéressants qui pourtant s'enchaînent généralement de manière cohérente et diégétique (l'émission de cuisine est là, car Mallatobuck fait la cuisine ; la scène du magasin est présente, car la famille l'appelle à son commerce). Mais je reviendrai sur ces sketches juste après.

Il reste un dernier point à aborder concernant la qualité matérielle : le jeu d'acteur. Déjà, point positif, le casting de nos héros favoris est présent : Leia, Luke, Han et dans une moindre mesure C-3PO, R2-D2 et Chewbacca sont joués par les acteurs du film. Que demander de mieux ? Qu'ils jouent mieux ? Vu le niveau, quand même bas du scénario et des dialogues, ils offrent une prestation que notre cher droïde de protocole qualifierait de « convenable ». Et petites pensées à Mark Hamill et sa rigidité dans son jeu et son visage trop maquillé. L'acteur ayant eu un accident peu avant, il souffrait encore de séquelles physiques visibles. Nous ne pouvons pas lui en vouloir, il n'est pour le coup en rien responsable. Quant au reste du casting, la prestation n'est pas géniale, pour les mêmes raisons.

Au vu de ce que nous avons dit, le Holiday Special est décevant au niveau de ses qualités techniques, mais pas catastrophique. Certes, cela peut sembler « affreux », mais rien d'innommable. Il faut relativiser. Pour un Star Wars, nous sommes en droit d'être déçus, mais certains défauts comme le jeu d'acteur ou certains dialogues sont jugés pauvres par certains fans concernant d'autres films de la Saga. Et en cinévore, nous pouvons constater avoir vu des films de cinéma bien plus mauvais et souffrant de qualité moindre encore que celle de notre sujet de discussion, que ce soit ou non adapté de franchises à succès. Le Holiday Special n'est pas plus mauvais que le reste de la production audiovisuelle globale, et d'autres moments de la saga peuvent sembler également fades comme lui.

Star Wars Holiday Special, le repas wookie

La Wookiee way of life représentée dans ce repas de famille très traditionnel.

Venons-en aux qualités susmentionnées comme immatérielles. Que nous raconte le film et pourquoi ? Mettons de côté Chewbacca qui tente de rejoindre Kashyyyk et la menace impériale pour le moment. Nous avons la vie d'une famille wookiee sous l'occupation impériale et qui prépare leur fête la plus importante : le Jour de Vie. De cette tranche de vie, nous assistons à plusieurs saynètes : un numéro holographique de danseur/jongleur pour le jeune Lumpy, une émission de cuisine pour la mère, des parties musicales et un dessin animé.

Le Holiday Special est une émission pour les fêtes de fin d'années (d'où le titre Holiday qui signifie fête ou vacances). Et qui dit fête et vacances dit famille. Il faut alors une émission familiale. Alors quoi de mieux dans Star Wars que de mettre en scène une famille avec des scènes de nos vies quotidiennes afin de mieux s'y identifier ! Pour ne pas se sentir dépaysé, il faut quelques choses que les gens associent fortement à Star Wars. Luke et Leia ayant perdu tragiquement la leur, Han ne semblant pas en avoir (ce que laisse à penser son train de vie et son nom, Solo), il ne reste plus que Chewbacca. La vie des Wookiees, trop proche de la nôtre pour nous sembler exotique, nous rapproche pourtant d'eux. Puisque nous sommes pareils, on comprend ce qui se passe, tout en gardant les spécificités de l'univers comme le shyriiwook et la technologie, qu'on soit petit ou grand.

Niveau identification, comment ne pas être insensible à trois petites scènes qui, semble anecdotiques au premier regard, mais marque trois moments importants de notre vie les jours de fête. Le marchand offre un cadeau à Lumpy. Puis on voit Lumpy ouvrir le cadeau, essayer de jouer avec ce qu'il a. Et au final, après l'arrivée de Chewbacca, nous voyons un repas de famille wookiee (préparé difficilement par Malla plus tôt). Dans l‘image festive (américaine), ce sont trois étapes importantes, notamment dans la vie de l'enfant, le jour de Noël. Avoir les cadeaux, les déballer et les essayer et festoyer dans la joie de la famille. Et pour aller plus loin, la célébration du Jour de Vie en chant wookiee et en tenue rouge va dans ce sens. Bien qu'elle en scandalise plus d'un, rien n'empêche les Wookiees de se vêtir de tenue d'apparat et de cérémonie, et d'entonner quelques chants ou autres. Surtout que si l'on regarde, il s'agit d'un parallèle avec les cérémonies religieuses. Un groupe formant une ligne, drapée d'un même habit uniforme, entonnant des chants de célébration renvoie à l'imagerie d'un groupe de chant gospel (galactique ici et avec moins d'entrain) faisant une fois de plus partie de l'imagerie américaine. L'identification par le public visé est encore plus grande avec notre société, le pari est au final réussi.

Un programme de Noël ou familial respecte certains critères. Déjà l'adaptation d'un univers pour faire une spéciale Noël est une chose fréquente qui se fait encore de nos jours. Et parfois le niveau de cohérence est discutable puisqu'il s'agit d'une histoire de fête parfois un peu hors sujet, alors qu'ici cela rentre dans la continuité. Un bon programme de Noël peut être un téléfilm tournant autour de la famille, un dessin animé, une œuvre comportant des chants, des personnes pas très gentilles et caricaturales à vaincre, une dose d'humour et une fin joyeuse. Le Holiday joue sur tous ces tableaux et c'est cette liste de choses à mettre qui créer les différentes scènes qui semble parfois absurde de l'émission. Sur ces intentions, nous avons ici tout bon, sa mise en œuvre laborieuse, sous ce regard, paraît alors aller plus de soi.

Le Holiday Special est pavé de bonnes intentions. Certaines choses fonctionnent et sont réussies dans leur propos et leur volonté de bien faire, d'autres fonctionnent moins bien. Le public visé est spécifique, mais si l'on veut lui accorder un peu de candeur et comprendre les intentions derrière l'émission, le Holiday Special n'est peut-être pas si mal.

Star Wars Holiday Special, le Life Day

Oh Life Day ! Oh Life Day ! When Rebels washed. They washed their sins aways...

Nous avons parlé d'oublier, mais comment oublier ce qui est toujours présent, identique ou y faisant référence ? Quelles que soient les choses que chacun peut reprocher à cette œuvre, elle n'en a pas moins offert des choses inédites, des avant-premières et une source de référence dans l'univers de la Saga. Nous avons parlé de Kashyyyk. Elle n'existait jusque-là que sur les peintures de Ralph McQuarrie. C'est la première fois, outre qu'il s'agit d'une nouvelle planète, que les spectateurs peuvent voir la planète des Wookies. Après Tatooine pour Luke, « Alderaan » pour Leia, voilà que nous pouvons enfin voir, à partir d'ébauche faite à l'origine pour le film, la planète d'un autre des héros de la rébellion : Chewbacca. Et nous reverrons Kashyyyk. Le jeu Knights of the Old Republic ne trahit pas cette vision, ni même finalement La Revanche des Sith, le dernier film de la saga réalisé par George Lucas. Même si cela était par fidélité à McQuarrie, cela appuie également le Holiday Special qui trouve ici un soutien.

En plus de la planète, cette dernière réflexion est également valable pour les personnages. Restons sur Kashyyyk et parlons de la famille de Chewbacca. Cette dernière fut également conservée et apparaît dans diverses œuvres comme les romans (La trilogie Han Solo, La crise de la flotte noire…) ou les comics (Nouvelle République tome 3). Et elle apparaît bien pour la première fois dans le Holiday Special qui n'est, cette fois-là non plus, pas renié. Et pour appuyer ce cas, parlons de Boba Fett. Le dessin animé de l'émission nous donne à voir pour la première fois le chasseur de primes qui, comme tout le monde le sait, apparaîtra dans les films suivant, et dans l'édition spéciale de Un Nouvel Espoir. Boba est présenté, lui aussi, en avant-première et même son arme (non visible dans les films), semble rester dans la mémoire des fans et des créatifs.

En autre héritage venant directement de la vidéo se trouvent le Jour de Vie lui-même et ses tenues, célébration qui s'effectue chaque année dans le jeu Star Wars The Old Republic depuis plusieurs années, rappelant à nos mémoires le show télévisé, pour le bonheur des joueurs. Et d'autres médias y font également référence. Dans la partie dessin animé, un alien ressemble beaucoup à l‘espèce de Wan Sandage qui apparaîtra une vingtaine d'années plus tard pour la course de podracer et le jeu s'en inspirant.

Nous ajouterons en dernière note que la partie dessin animé n'est qu'un premier pas dans l'animation pour Star Wars. Le studio Nelvana qui l'a réalisé rempilera environ dix ans plus tard avec les dessins animés Ewoks et Droids qui connurent un petit succès. Puis d'autres séries d'animations verront le jour. Osons, dans un élan clément, penser que le Holiday Special, en tant que pionnier dans la saga, a ouvert les portes à l'animation avec son segment qui fut le plus apprécié de la communauté.

Finalement, cet épisode sur la planète des Wookiees veut être oublié de ceux qui en parlent comme quelque chose d'à part, voir d'inexistant pour leur esprit. Mais ce qui se passe sur Kashyyyk, finalement, ne reste pas sur Kashyyyk. Alors, si autant de choses s'en inspirent et y font référence, le Holiday Special n'est peut-être pas si mal. Plusieurs arguments ont été émis en faveur du Holiday et il nous reste plus qu'à en voir les derniers. Lorsque quelque chose est mauvais, on tente de l'oublier, voir faire comme si cela n'existait pas. C'est ce que tenta de faire George Lucas, comme nous l'avons dit. Mais l'œuvre ne fut pas supprimée et même partagée par la communauté. Mais dans l'échelle de la canonicité, le programme se trouvait au plus bas (comme la Saga du Prince Ken en roman par exemple). À cause de son faible contenu, le Holiday n'était pas à l'abri de disparaître de l'histoire de l'univers si une autre source (roman, comics etc.) venait le remplacer. Mais concrètement, fut-ce le cas ? Sans tergiverser, la réponse à donner est non. Le Holiday Special n'a ni disparu ni été remplacé par un autre évènement le supplantant dans le canon (dans l'univers Légendes, le reboot de l'univers ayant tout effacé hormis les 6 films).

Star Wars Holiday Special - les Devlikk

L'ancêtre des Devlikks qui feront leur retour avec La Menace Fantôme.

Nous y voilà. Le Star Wars Holiday Special est sorti il y a quarante ans reste, lorsqu'on écoute les critiques, même les plus récentes et sur internet, quelque chose de profondément mauvais qu'il n'est ni nécessaire d'avoir vu, ni nécessaire de se souvenir avoir visionné. Cet épisode honni de Noël méritait toutefois que nous nous y attardions avec un regard non pas de fan déçu ou rempli de préjugés, mais bienveillant.

Malgré certains défauts, le Holiday Special n'a pas à être la cible de l'Étoile de la Mort. Les origines de sa production, que ce soit au niveau du format et du temps de production en font, de fait, un épisode de Star Wars pauvre, mais qui se rattrape en nous faisant voyager de manière inédite (en tout cas à l'époque) dans cet univers et de nous y replonger après la fin des séances cinéma. Les intentions derrière l'œuvre en font quand même une œuvre de Noël correcte et a ouvert la porte à de nombreuses choses pour l'Univers Étendu. La qualité n'est pas forcément au rendez-vous, mais certaines idées étaient si fortes, si intéressantes pour développer l'univers qu'elles marquent encore la production starwarsienne actuelle.

Il est temps de fermer cette page de la production audiovisuelle de la saga Star Wars. Un nouvel espoir est ici d'avoir relativisé ce que beaucoup, dont peut-être vous, lecteur, pensent du Holiday Special. Avec tout ce qui a été dit, il faut se remettre Au temps de la Guerre des Étoiles, ouvrir son âme bienveillante d'enfant, et lui accorder une seconde chance. Car peut-être, au fond, le Holiday Special n'est peut-être pas si mal.




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