Hyperdrive


Système embarqué sur les vaisseaux permettant le déplacement en hyperespace

  L'invention de l'hyperdrive, il y a de cela plusieurs millénaires, est sans conteste la plus importante avancée technologique jamais recensée dans l'histoire galactique. En un certain sens, elle a créé la galaxie telle que nous la connaissons aujourd'hui, puisque cette innovation technologique permit l'expansion de la République Galactique et le regroupement de milliards d'êtres vivants. Car il faut savoir que la technologie des hyperdrives a rendu les voyages interstellaires en un laps de temps relativement court possibles, ces moteurs conférant la possibilité aux vaisseaux spatiaux qui les embarquent de dépasser de loin la vitesse de la lumière en sautant dans une sorte de dimension parallèle à l'espace réel et qu'on appelle l'hyperespace. Il faut également savoir que, en plus d'avoir permis l'établissement d'une société galactique, l'invention de l'hyperdrive a aussi influé sur le commerce et la manière de faire la guerre, ces deux derniers pouvant être portés jusqu'aux confins de l'espace connu, pour de bonnes ou de mauvaises raisons.

  Lorsque l'on utilise le terme d'hyperdrive, on se réfère au moteur permettant de naviguer dans l'hyperespace, mais aussi aux composants annexes nécessaires à son bon fonctionnement, tels que le motivateur d'hyperdrive ou le catalyseur de champ hyperspatial par exemple. Une fois qu'un vaisseau pénètre dans l'hyperespace, les notions de temps et de distance sont bien différentes de celles de l'espace normal, et il n'existe a priori et en théorie aucune limite de vitesse pour un vaisseau se déplaçant dans cette zone, hormis celle que lui confère son hyperdrive. Ainsi, un hyperdrive permet à des voyageurs de traverser une galaxie de 120 000 années-lumière en seulement quelques dizaines ou centaines d'heures.


I. Principes de fonctionnement :

  Lorsqu'un pilote désire passer en vitesse-lumière, il entre une série de commandes via le tableau de contrôle pour engager le processus de saut en hyperespace. Dès lors, les catalyseurs de champ opèrent une collecte de rayons gamma pour fournir l'énergie nécessaire au saut. Une fois l'énergie collectée, le motivateur prend le relais et va amplifier et modifier cette énergie dans un générateur de fusion en la faisant passer à travers plusieurs kilomètres de câbles supraconducteurs agencés en spires. Une fois l'énergie appropriée obtenue, les boosters horizontaux d'hyperdrive alimentent la chambre d'ionisation avec cette énergie afin de commencer l'ignition qui lâchera par la suite un flux concentré de radiation, provoquant des distorsions dans la matrice d'espace-temps qui vont ensuite permettre de créer une fenêtre d'ouverture hyperspatiale et au vaisseau spatial de se propulser dans cette dimension.

  Évidemment, lors de cette phase, aucun être vivant aussi résistant soit-il ne pourrait supporter une telle accélération. C'est pourquoi les compensateurs inertiels installés sur les vaisseaux afin de garantir la sécurité de l'équipage doivent fonctionner à plein régime. À l'inverse, une fois en hyperespace, un générateur de champ quantique nul confère une certaine stabilité au vaisseau et le prémunit d'une quelconque dislocation dans le cas d'un retour, et d'une brusque décélération, en espace conventionnel. Lors d'un voyage en vitesse-lumière, les boucliers d'un vaisseau qui servent avant tout à le protéger d'une attaque en espace réel sont également utilisés pour protéger le vaisseau des gaz interstellaires et des particules d'antimatière. En ce qui concerne l'équipage ou la cargaison, pour prévenir tout risque dû aux conséquences relativistes du voyage dans l'espace, les vaisseaux utilisent des champs de stase atténués dirigés en direction des systèmes de l'ensemble hyperdrive pour prémunir les êtres organiques d'un décalage temporel et les maintenir dans une bulle où le temps s'écoule comme en espace réel.

  En ce qui concerne l'émergence de l'hyperespace, une technologie similaire à celle de l'entrée en hyperespace s'occupe d'extirper le vaisseau de cette dimension alternative. Il est à noter que si un vaisseau entre en hyperespace à une vitesse donnée, il en ressortira à cette même vitesse. Mais que cela soit lors d'un saut ou d'une décélération, les va-et-vient en hyperespace créent une sorte de sillage par l'émission de faibles radiations, produisant ainsi une signature détectable, souvent utilisé pour suivre les mouvements d'une flotte ou par les autorités douanières d'une planète pour localiser un vaisseau tentant de passer inaperçu. Pour prévenir tout risque de surchauffe, beaucoup d'hyperdrives utilisent des systèmes de sécurité de toute sorte, tels que des circuits de dérivation hyperspatiaux, ou des compensateurs alluvionnaires afin de réguler le flux de particules ioniques utilisé pour fournir la poussée supraluminique.

  Cependant, et malgré tous les systèmes présents sur un vaisseau pour pallier tout problème relatif à un hyperdrive, la navigation interstellaire reste une pratique risquée, surtout pour les pilotes inexpérimentés, et plusieurs règles vitales sont à respecter pour la sécurité d'un vaisseau et de ses occupants. En effet, un hyperdrive ne peut normalement initier de saut hyperspatial que lorsqu'il est hors de portée de la masse gravifique d'un corps céleste. Lors de cette phase, les moteurs subluminiques sont utilisés pour extraire un vaisseau de l'influence de la gravité d'un astre. La considération de la masse gravifique de chaque astre flottant dans la galaxie étant une nécessité, les pilotes doivent calculer non seulement des coordonnées d'arrivée mais aussi de trajectoire, sous peine de venir frôler l'ombre gravifique d'un astre ou d'un phénomène stellaire en hyperespace et d'entrer en collision avec celui-ci. Pour réduire les risques, les navigateurs comptent sur leurs ordinateurs de navigation, fréquemment mis à jour, pour se frayer un chemin sûr. Toutefois, il existe de nombreuses routes hyperspatiales balisées où le voyage est à peu près garanti de tout incident sauf imprévu. Si une anomalie gravitationnelle vient à être détectée, une sécurité automatique vient couper l'hyperdrive pour faire émerger le vaisseau en espace réel afin d'éviter la collision avec l'anomalie détectée.

  Cette sécurité, que l'on retrouve sur pratiquement tous les vaisseaux, fut savamment exploitée pour arraisonner des vaisseaux : en effet, depuis son invention, l'hyperdrive a permis pendant de nombreux millénaires à des vaisseaux dont les propriétaires étaient tout sauf blancs comme neige de fuir en hyperespace pour échapper aux autorités. Pour régler ce problème, environ 4000 ans avant l'Empire, des ingénieurs ont réussi à mettre au point des générateurs de puits de gravité afin d'extirper des vaisseaux de l'hyperespace et les empêcher d'y retourner dans la sphère d'influence du champ gravifique ainsi simulé. Ce système fut incorporé aux croiseurs stellaires Interdictor, puis des milliers d'années plus tard aux croiseurs Im-418, et fut utilisé par le Consortium de Hapès pour créer des mines à impulsion de masse. Cependant, il existe quelques systèmes capables de faire fi de ces sécurité, comme cela est le cas des HIMS des vaisseaux bakuriens qui furent utilisés lors de l'Insurrection Corellienne ; mais ces systèmes sont aussi connus pour avoir des effets parfois désastreux sur les vaisseaux à bord desquels ils sont installés. Même les Yuuzhan Vong utilisent des procédés de transit supraluminique qui semblent assez proches de celui de l'hyperdrive, même si la comparaison est assez bancale en raison du fait que les extragalactiques utilisent des créatures organiques.

  Évidemment, tous les hyperdrives ne fournissent pas la même vitesse supraluminique, et sont classés selon cette même vitesse.  Plus le chiffre de la classe d'un hyperdrive d'un vaisseau est bas, et plus l'hyperdrive est performant. Cette classe se définit selon le rapport temps/distance parcouru par un vaisseau, la base constituant la classe 1. Pourtant, la classe 1 est un niveau de vitesse qui ne fut atteint que récemment dans l'histoire galactique : en effet, du temps de la Guerre des Clones, la majorité des vaisseaux utilisaient un hyperdrive de classe 3 ou 2, même si quelques modèles étaient dotés d'un hyperdrive de classe 1, voire encore meilleure. À l'époque de la Guerre Civile Galactique, les vaisseaux capitaux et les chasseurs militaires étaient équipés en majeure partie d'hyperdrives de classe 1 ou 2, alors que les vaisseaux civils et autres transporteurs disposaient seulement d'hyperdrives allant de la classe 2 à la classe 4, certains étant même de classe 5 ou plus. Cependant, cela n'empêchait pas certains propriétaires de modifier leurs appareils pour qu'ils atteignent des vitesses plus importantes. Ainsi, l'un des vaisseaux les plus rapides de la galaxie, le célèbre Faucon Millenium, possède un hyperdrive de classe 0.5, grâce aux modifications personnelles apportées par son capitaine, Han Solo. Ces modifications peuvent toutefois entraîner une perte de fiabilité du système.

   Sur beaucoup de vaisseaux, au cas où l'hyperdrive principal viendrait à tomber en rade, un hyperdrive de secours, plus lent, vient prendre le relais ; l'échelle de classe de ces moteurs de secours est beaucoup moins performante (certains parmi les plus économiques sont classés x12 ou même x24), ces hyperdrives devant surtout permettre à un vaisseau de gagner un chantier de réparation au plus vite pour faire réparer son hyperdrive principal. Cependant, aussi perfectionnée que soit la technologie de l'hyperdrive, il arrive que des accidents se produisent, même s'ils sont très rares. En général, lorsqu'une défaillance survient, les conséquences sont fatales pour le vaisseau et ses occupants. Dans certains cas, il est arrivé que des engins ratent leur fenêtre de retour en espace normal et dérivent à jamais dans l'hyperespace. Autre problème tout aussi rare mais bien réel, celui de la défaillance du champ de stase censé garantir un écoulement normal du temps dans une bulle créée autour du vaisseau lorsqu'il est en hyperespace : une telle panne exposerait les occupants au continuum espace-temps altéré de l'hyperespace.   Une telle expérience fut vécue par Bosbit Matarcher, un pilote qui quitta la planète Delemede environ 200 ans avant la Guerre des Clones. Lorsqu'il revint en espace normal, Bosbit pensait n'avoir passé que quelques heures dans l'hyperespace alors qu'en fait il s'était écoulé près de deux siècles dans l'espace normal.


II. Histoire :

  On considère que le voyage interstellaire fut développé par la race des Columi aux alentours de l'an -100 000, mais on ne sait pas si ce peuple a réellement développé l'hyperdrive ou un système équivalent. Ce qui est par contre sûr, c'est que ces êtres ont fini par abandonner le voyage interstellaire pour se consacrer à d'autres recherches scientifiques. On sait aussi que le premier "véritable" moteur hyperspatial fut développé par la race avancée des Rakata, qui ont put bâtir leur Empire Infini sur ce système de propulsion  révolutionnaire, mélange de haute technologie et d'utilisation du Côté Obscur de la Force. Mais si l'on veut s'en tenir à la définition stricte de l'hyperdrive telle que la connaissent les habitants de la galaxie, le premier de ces systèmes fut apparemment inventé en l'an -25 000 par les humains de Corellia. Avant l'apparition de l'hyperdrive, les civilisations humaines ont mis au point des vaisseaux à caissons cryogéniques pour explorer l'espace dans un premier temps, puis des canons hyperspatiaux, qui accéléraient la vitesse des vaisseaux pour les envoyer en hyperespace.

  Probablement grâce aux restes de composants de systèmes de propulsion rakata, les gens de Corellia ont pu avoir une base de travail qui leur a permis finalement de produire leur propre système de navigation interstellaire appelé l'hyperdrive. En parallèle, les Duros ont également mené des travaux similaires pour mettre au point un moteur hyperspatial. En moins de vingt ans, les Corelliens ont amélioré les premiers prototypes au point de créer enfin un système exploitable et facile à produire, et les humains de Corellia ont commencé à vendre des hyperdrives aux systèmes solaires les plus proches.

  Cette histoire officielle de l'hyperdrive demande cependant quelques précisions : les habitants de l'Amas de Tion développèrent leur propre version de l'hyperdrive peu avant les corelliens sans avoir jamais eu de contacts avec eux. On s'accorde à penser qu'ils utilisèrent probablement eux aussi des restes de technologie Rakata mais l'essor de Xim le Despote à cette époque ne fut sans doute possible qu'en combinant cette technologie avec les dernières Portes Stellaires du peuple Gree. Les forces de Xim se heurtèrent d'ailleurs à celles des Hutts qui semblaient eux aussi disposer d'hyperdrives primitifs aux origines nébuleuses et le Despote finit par être vaincu et capturé, ce qui provoqua la fin de son éphémère empire. Enfin, il faut compter également avec certaines légendes qui parlent d'une mystérieuse race étrangère qui aurait offert aux corelliens les secrets de l'hyperpropulsion...

Ainsi, l'invention de l'hyperdrive ne peut aisément être imputable à une seule civilisation. Plusieurs recherches ont été menée en parallèle sur des mondes distants, le plus souvent en se basant sur des composants de la technologie rakata. A moins que certains vestiges Columi aient également pu être utilisés... Cependant, l'Histoire officielle, qui fait la part belle aux réalisations des peuples du Noyau, a presque toujours attribué aux Corelliens la conception de l'hyperdrive, leurs systèmes de navigation ayant après tout permis de rapprocher les mondes du Noyau que sont Coruscant, Alderaan, Corellia, Duro et Chandrila, ce qui eut pour conséquence l'avènement de la République Galactique.

  Par ailleurs, si l'hyperdrive permit l'expansion de la République, cette dernière utilisa cette invention comme un cadeau offert à toutes les nouvelles planètes qui rejoindraient le giron républicain. Très tôt dans l'histoire galactique, de nombreux constructeurs d'hyperdrives, et donc de vaisseaux, s'implantèrent sur ce marché et y sont encore aujourd'hui : on peut compter les Ingénieurs Royaux d'Alderaan, Core Galaxy Systems, la Corporation Technique Corellienne et Rendili StarDrive, parmi de nombreux autres. Avec l'hyperdrive, au moins deux domaines d'activité virent le jour : celui des explorateurs, qui sans cesse ont tracé de nouvelles routes à travers la galaxie, et celui des prospecteurs qui, eux, ont tenté d'acquérir des droits sur ce qu'ils avaient anticipé comme des routes ou des planètes lucratives. Si le profit est le moteur de ces deux activités, l'exploration hyperspatiale n'est pas sans risque, car les explorateurs établissent des trajets de façon aléatoire en extrapolant à partir des données galactographiques connues, ce qui peut les mener droit à la collision avec un astre…

  Alors que la République Galactique devait traiter un incroyable afflux de nouvelles informations concernant des segments d'espace non encore répertoriés, le Bureau des Voies Spatiales de la République fut créé et Coruscant devint ainsi le centre officiel, sur le plan de la navigation stellaire, de la République avec pour coordonnées 0-0-0. Ce Bureau des Voies Spatiales s'évertua à combattre le contrôle privé de l'information en ce qui concerne les routes hyperspatiales, et établit par conséquent un réseau de balises protégées pour les principaux axes de la galaxie. Si la technologie de l'hyperdrive permit d'unifier l'espace connu avec un langage officiel, le Basic, et une économie de marché standardisée, elle eut aussi de graves conséquences lorsqu'elle arriva sur certains mondes comme Ando : en effet, très tôt dans l'histoire républicaine, les Aqualish ont construit une flotte pour attaquer la République, mais furent heureusement vaincus par cette dernière. À une plus grande échelle, l'hyperdrive a permis à Gav et Jori Daragon de découvrir l'Empire Sith, ce qui a entrainé la Grande Guerre de l'Hyperespace. Cependant, malgré ces faits peu reluisants, la technologie de l'hyperdrive est sans conteste le trait le plus notable de la société galactique, et ce quelle que soit l'époque.

  Bien sûr, ce serait un tort de croire que la technologie des hyperdrives n'a pas évolué d'un iota depuis sa découverte : en effet, les tout premiers hyperdrives sont considérés comme extrêmement lents au vu des standards galactiques en vigueur à l'époque de l'Empire Galactique. Par ailleurs, ces systèmes étaient peu fiables, ne disposaient pas d'une portée exceptionnelle et nécessitaient l'emploi de balises hyperspatiales et de points de sauts pour fonctionner. La navigation entre différents systèmes était ainsi cantonnée à certaines routes délimitées de manière précise. Graduellement, la technologie et les composants nécessaires à la fabrication d'un hyperdrive devinrent de plus en plus fiables et sophistiqués, ce qui permit aux vaisseaux de faire des trajets plus longs, avec une sécurité et une vélocité augmentées. En dépit de ces avancées technologiques rapides, les systèmes hyperdrives furent toujours trop grand pour être embarqués sur des vaisseaux de type chasseur, même dans le dernier siècle de la République. À cette époque, les chasseurs comme le Delta-7 devaient utiliser des anneaux hyperdrives pour se mouvoir de façon autonome dans la galaxie. Ce n'est que dans les deux dernières décennies de la République que la technologie de l'hyperdrive put être miniaturisée au point d'être incluse dans la structure d'un chasseur, ce qui fut un élément crucial sous l'Empire pour la chasse de l'Alliance Rebelle, ainsi plus autonome que la chasse impériale qui dans sa très grande majorité continua à opérer selon les procédures "classiques".
Informations encyclopédiques
Hyperdrive
Nom
Hyperdrive
Classe
Vaisseaux - Véhicules
Constructeur
Type
Moteur de navigation
Fonction
Navigation interstellaire
Affiliation
Variable

Informations administratives
Auteur principal

Date de création
avant 2006

Date de modification
15/09/2014

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