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Que devient Jar Jar Binks

Posté : 21 novembre 2015, 12:35
par commandant fox
Je me suis toujours demander ce qui arrivait a Jar Jar après le III ?


Car après la purge Jedi on en entend plus parler.


:?: :?:

Re: Que devient Jar Jar Binks

Posté : 21 novembre 2015, 14:09
par Dark Mélina
Il devient sénateur de Naboo après la mort de Padmée jusqu'en l'an 6 av.BY. (J'invente rien,c'est vrai)

Re: Que devient Jar Jar Binks

Posté : 21 novembre 2015, 14:32
par Shaara
Il se fait sauvagement attaquer par Darth Vader! Comment ça c'est un rêve? :roll:

Re: Que devient Jar Jar Binks

Posté : 21 novembre 2015, 15:18
par Amiral Organa
C'est lui l'empereur Sith dans SW7. Il s'est marié avec A.Tano. :P

Re: Que devient Jar Jar Binks

Posté : 20 mars 2016, 00:38
par Kandra Ondesta
Je ne sais pas, je prie pour qu'il soit mort en tout cas :D .
Non, plus sérieusement, des "fans" prétendent que Jar Jar serait devenu Snoke, mais je ne sais pas ce que ces gens ont pris mais ça doit être assez puissant. Ou alors c'est juste qu'ils n'ont pas regardé Star Wars et que, du coup,ils débitent un nombre incalculable de c***eries à la minute.
Mais je prie quand même pour qu'il soit mort ( et au passage, comment un imbécile tel que Jar Jar est-il devenu sénateur :shock: ?)

Re: Que devient Jar Jar Binks

Posté : 20 mars 2016, 12:27
par Shaara
Kandra Ondesta a écrit :et au passage, comment un imbécile tel que Jar Jar est-il devenu sénateur :shock: ?
Et comment un sénateur a pu devenir chancelier, avoir les pleins pouvoir, instaurer un dictature et devenir empereur sans que personne s'en aperçoive, voire même certains qu'ils l'acclament? Tout ça sous les yeux des Jedi qui ne sont pas (sencés être) liés à la République, mais qui rappliquent aussitôt quand le Chancelier les sifflent :P

Re: Que devient Jar Jar Binks

Posté : 20 mars 2016, 15:48
par Kandra Ondesta
Tout est possible avec la carte kiwi...

Re: Que devient Jar Jar Binks

Posté : 21 mars 2016, 12:25
par darinze
Vous saviez pas ? :shock:
YarYar a arrêté la politique après l'épisode 3.
Trop le bordel, trop de pression, pas assez de reconnaissance et trop peu de satisfaction personnelle une fois le devoir accompli.

Alors il est devenu constructeur d'orgues.

Si!
"facteur d'orgues" on dit. Et il en a fait des beaux, hein. Jusque vers récemment, hein, tè, celui-là par exemple, à la Mairie de Rochdale, date de 1913:

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Re: Que devient Jar Jar Binks

Posté : 31 mars 2017, 17:49
par darinze
LE DESTIN DE JAR JAR BINKS

Bon, le Jar-Jar facteur d'orgues du post au-dessus, c'était une connerie, hein :lol:

On va redevenir sérieux, et canon : l'auteur Chuck Wendig parle de Jar-Jar, dans le bouquin (canon) intitulé "Aftermath: Empire's End".

Qu'advient-il donc de luissa ?
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ATTENTION: le spoiler suivant contient des révélations sur le livre Aftermath:Empire's End de Chuck Wendig.
Voilà. Dans Aftermath, un sort final a donc été donné au Gungan sans doute le plus décrié de la saga intergalactique. On sait ce que Jar Jar est devenu, après cette dernière image qu'on ait vue de lui, dans laquelle il suit la procession funéraire qui accompagne Padme vers sa dernière demeure dans l'Episode 3. Jusque là, les rares qui se posaient la question de savoir la destinée de l'amphibien de Naboo après les événements de l'Attaque des Clones étaient plutôt d'accord pour considérer qu'il ne laisserait pas une grande trace dans l'histoire de la République, à part - et c'est pas rien - d'avoir été celui qui a donné les pleins pouvoirs à Palpatine, le propulsant à deux pas du trône d'Empereur.

C'est donc la fin de Jar Jar. Et c'est une fin très, très particulière... D'abord par sa place dans le roman. Ensuite, par sa teneur, étonnante, et très incongrue dans l'univers Star Wars: Jar-Jar ne finit pas sur un bûcher Jedi, en tombant dans un puits de réacteur ou en se faisant découper par un sabre féroce. Sa fin est beaucoup plus humaine, et aussi beaucoup plus triste et... et elle prend des dimensions très profondes, qui dépassent rapidement le simple cadre de la saga intergalactique, se pétrissent de la réalité de notre monde, dans une métaphore tragique découpée au millimètre, qui colle sacrément bien au personnage, pour qui veut réfléchir un peu.

Donc, contrairement à ce qu'a laissé un moment entendre JJ Abrams, non, le squelette de Jar-Jar ne repose pas quelque part dans le désert de Jakku. Jar Jar est mort sur Naboo, sa planète natale, au terme d'une vie qui l'a porté des bas-fonds bourbeux des marécages nubiens jusqu'aux plus hautes fonctions politiques coruscanti, avant de le plonger pour toujours dans l'anonymat de la rue. Oui, Jar Jar est mort dans la rue, en jouant son dernier rôle, celui d'un clown, oui... un clown, un amuseur public, pour les enfants réfugiés de toute la Galaxie que Naboo a accueillis au lendemain de la Guerre des Clones. D'après les descriptions, on comprend que les pitreries auxquelles il se livre pour distraire les enfants sont un florilège de ce qu'on a connu de lui dans TPM: chutes, grimaces, éclaboussures... Et c'est par l'entremise d'un enfant, qui désire lui aussi devenir amuseur public pour ces petites âmes en souffrance et cherche à le rencontrer, que l'on retrouve Jar Jar à Theed, la capitale de Naboo. Le sort de cet enfant partage le tragique de la situation: défiguré, il sait qu'il a peu de chances d'être adopté, et veut donc se consacrer aux autres. Jar Jar et lui deviennent amis.

Jar-Jar, finir comme un clown, dans la rue... cela, d'abord, provoque le sourire.
Et puis bien vite, au-delà de son apparente naïveté, cette fin interroge et fait réfléchir, à plusieurs niveaux, et elle finit par se révéler beaucoup plus profonde que ce qu'elle est.

Dans sa forme littéraire, tout d'abord: elle constitue un interlude du livre.
Jar-Jar n'est ni le héros principal ni même le sujet de l'intrigue de la trilogie Aftermath de Chuck Wendig. Tomber sur ce personnage si clivant de l'univers, qui a cristallisé autour de lui une si grande haine de la part des fans, alors qu'on ne s'y attend pas, provoque une surprise certaine. Et il faut le dire, assister à sa fin se révèle quelque peu déroutant. Jar Jar est à l'évidence de tous haï par une grande partie des fans, et en ennuie prodigieusement probablement une grande seconde partie. Mais désormais, il apparaît comme un personnage tragique, dans la dimension théâtrale du mot: son sort est celui d'un qui n'a pas eu de chance - et c'est très différent, entre naître foncièrement méchant et être haï pour cela, ou au contraire naître sans avoir de bol et en pâtir toute sa vie. Jar Jar n'a pas eu de bol et on ne peut pas dire qu'il était foncièrement mauvais. Il a toujours fait partie des bons gars, et s'est malgré lui, dès cette rencontre avec un Jedi, retrouvé embarqué dans des événements qu'il ne maîtrisait plus. A la lueur de cette tragédie, la perception qu'on a de Jar Jar se voit modifiée. C'est un premier enseignement qu'on tire de cette histoire.
Un effet stylistique est également révélateur, quand on y réfléchit, de la subtilité et de la puissance du traitement: dans cet interlude qui signe la fin de son histoire, Jar Jar n'est jamais appelé Jar Jar. On le désigne par "le clown", et Chuck Wendig a farouchement veillé à ne jamais écrire son nom.

Dans sa teneur, ensuite.
Surprenante et iconoclaste dans l'univers Star Wars, cette fin est très proche de nous, très terrienne, très humaine, bien loin des étoiles, des vaisseaux, de l'espace... Jar Jar finit comme un clown. Ca tombe bien pour ce personnage naïf, idiot, gaffeur et peu attentif à ses actes. Clown pour enfants, en plus! Ca pouvait pas mieux aller, s'il y a bien un seul public qui a rigolé à la prestation du Gungan dans les films, c'est bien, les moins de 6 ans. Bref, clown, enfants, tout colle. Ca nous sort des sabres laser, des trahisons et des explosions qui d'habitude sonnent le glas des personnages de l'aventure.

Mais c'est sur le plan philosophique, que cette fin tragique prend le plus d'ampleur.
Jar-Jar finit donc comme clown. Certes. Mais pas n'importe quel clown: un amuseur d'enfants réfugiés. Il rend le sort des autres meilleur, lui qui a failli plonger la Galaxie dans le chaos. On peut convenir que c'est, en somme, une profession honorable de clown. C'est du moins mon avis.
Ensuite, un fort sentiment d'abandon hante cet interlude. Je l'ai dit, Jar Jar n'est jamais appelé par son nom. Il est même écrit que personne sur Naboo, même parmi les Gungan, ne connaît son existence. Du lecteur lui-même aux personnages de l'histoire, personne ne reconnaît une quelconque identité à Jar Jar, personne ne lui attribue un nom sous l'habit du nigaud. Jar Jar n'est tellement plus rien pour personne qu'il a été dépossédé de son identité - jusqu'au bout. Plus personne ne se rappelle du bien qu'il a fait, aux Gungan comme aux Naboo, d'abord en étant la clé du rapprochement de ces deux peuples jusque-là fâchés, puis en se battant pour leur redonner possession de leur planète natale. Etre nommé Général, puis Sénateur, pour finir clown de rue... On peut éminement se demander ce qu'il serait advenu de lui si Padmé avait vécu. Son sort eût certainement été tout autre.
Mais cette façon de finir! D'aucuns la jugeront ridicule, grotesque, très éloignée de l'univers Star Wars. Ils prétendront qu'elle est exagérée, et ils auront peut-être raison... même si c'est oublier un peu vite que la réalité terrestre fait intimement partie de la saga intergalactique, depuis bien avant la sortie d'Aftermath. Pourquoi Cin Drallig s'appelle-t-il ainsi, si ce n'est parce que le coordinateur des cascades s'appelait Nick Gillard? Pourquoi Mace Windu a-t-il un sabre violet, si ce n'est une exigence personnelle de l'acteur Samuel Lee Jackson? Dans la même veine d'amener dans l'histoire des clins d'oeil de la réalité, Chuck Wendig a réussi un parallèle en tous points remarquable: sur Terre, le personnage de Jar Jar a été ostracisé par les adultes - n'est-ce pas précisément le cas dans cet interlude, où ni les adultes Naboo ni les Gungan ne connaissent son identité, ni même sa présence, et où même le lecteur n'est jamais autorisé à lire son nom? - alors que parallèlement il faisait rire les enfants qui du coup l'adorent - n'est-ce pas précisément ce que fait "le clown" dans cet interlude, amuser les enfants qui du coup, l'adorent?
Finalement, le personnage de Jar Jar n'est-il pas l'incarnation ultime de l'ostracisation et du rejet? Quand on fait sa connaissance, au début de TPM, il est déjà un exclu, banni par le peuple d'Otoh Gunga. Quand on le rencontre pour la dernière fois dans Aftermath, il est ostracisé par tout le monde, le réel comme le galactique. Il n'existe plus pour personne, et plus personne ne prononce son nom. La seule personne qui ose l'approcher et en qui il trouve un ami, est également un enfant ostracisé à cause de sa défiguration. "The circle is now complete".

Le pari pris par Chuck Wendig était énormément risqué, de revenir à un tel personnage après ce que le monde lui a fait subir, et lui donner cette fin sans égale par ailleurs dans tout l'UE, à des parsecs des morts habituelles qu'on rencontre dans la saga. Est-ce que cet interlude rachète Jar Jar? Difficile à dire. Chacun se fera son idée, car c'est aussi là l'un des points forts de cette histoire: elle ne pose aucune condition, laisse au lecteur son libre arbitre. On peut s'arrêter au personnage du clown, ou creuser plus avant. Ce qui est certain, c'est qu'elle ferme définitivement la porte, en rajoutant peut-être une once de profondeur à un personnage en apparence superficiel. C'est en fait toute l'hyporisie des adultes et la pureté des enfants que Wendig souligne magistralement dans ce passage. Ca ne rachètera peut-être pas Jar Jar aux de tout le monde, mais ça lui donne une fin loyale, et digne.

Que la Force soit avec toi, Gungan.

Re: Que devient Jar Jar Binks

Posté : 31 mars 2017, 18:55
par Evan Lupin
J'avais lu un résumé de tout ça et je vais avouer ne pas avoir tout lu.

Mais c'est un fin assez triste effectivement.

Re: Que devient Jar Jar Binks

Posté : 31 mars 2017, 19:47
par darinze
C'est un condensé de ce que j'ai pu lire ici et là :)

Re: Que devient Jar Jar Binks

Posté : 02 avril 2017, 09:02
par Lod Dorz
darinze a en effet bien résumé l'interlude contenu dans Aftermath: Empire's End.
J'ai moi même lu ce roman le mois dernier (voir ce sujet).
La Trilogie toute entière est remplie d'interludes qui sont souvent assez en décalage avec la trame principale. C'est un outil que Wendig a voulu développer, sans doute pour créer son style dans l'UE SW (qu'on aime ou pas).

J'ai trouvé cet interlude sur Jar Jar triste mais très juste, et en parfaite adéquation avec l'histoire du personnage.
Du point de vue fiction SW :
Il a toujours été un exclu puis, suite à un malentendu il s'est retrouvé embarqué dans des histoires qui l'ont toujours dépassé. Il a ensuite réussi à se hisser dans les hautes sphères, puis il a contribué à l’avènement de l'Empire.
Quoi de plus logique que de boucler la boucle en faisant de Jar Jar un exclu à nouveau ? C'est comme si toutes les choses étaient rentrées dans l'ordre.
Il reprend sa place dans le court des choses. C'est pessimiste mais tellement réel.

Du point de vue lecteur IRL :
Jar Jar n'a jamais été rien qu'un clown. Il a amusé les petits et grandement déçu les grands. C'est la tâche qu'on aimerait gratter pour avoir un Episode I bien plus brillant.
De façon tragique, Wendig exhausse nos souhaits en laissant Jar Jar à sa place : celle d'un pauvre clown qui ne plait qu'aux enfants et que les adultes préfèrent oublier.

Au final, Wendig traite le sort du personnage le plus décrié de l'Univers SW avec beaucoup de talent, à la fois in-universe, mais également aux yeux des lecteurs qui n'ont jamais apprécié le personnage. On peut même dire que cet interlude permet de réconcilier les lecteurs autours du personnage.
Je trouve cela très adroit, pour ma part.
Comme quoi, Wendig fait aussi de bonnes choses parfois ;)