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MessagePublié: 19 Octobre 2017, 21:33 
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Inscrit le: 17 Mars 2012, 13:10
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Bonsoir voilà la suite!

Oreste Tissan suivit de ses yeux verts et gris le sentier sableux qui rampait jusqu'au sommet du Pic Sombre. La pointe déchiquetée par les éléments et le temps se dressaient devant lui comme un sombre augure, un défi inaccessible.
Il allait relever ce défi, il allait s'emparer du Bâton Obscur. Et dompter son pouvoir, chose qu'Alan Tissan avait échoué à faire.
Je ne suis pas aussi faible que toi, Alan. L'Empire le verra bien assez tôt.
Une voix tentatrice traversa alors ses pensées.
Tu es prometteur, je t'attends avec impatience. Nous nous verrons bientôt, très bientôt.
Dark Rivan l'appelait à travers la Force.
-Moi aussi, j'attends notre rencontre avec impatience, murmura le jeune corellien.
Une main délicate l'agrippa par le coude.
-Oreste, tu le sens?
Les yeux bleus de Tzipah trahissaient de l'inquiètude. Il s'efforça de le rassurer, car il se doutait qu'elle écoutait ce souffle qui parasitait son crâne.
-Le Bâton Obscur ne sera plus un problème.
-Je maintiens que je dois venir avec toi, insista la jeune Sorcière des Chutes Brumeuses.
-Je maintiens que non.
Il tourna la tête par dessus l'autre épaule pour observer les deux guerrières de la Montagne Qui Chante qui demeuraient impassibles derrière eux deux.
-Où est Orcheron? Demanda Oreste.
-Elle est rentrée aux Chutes Brumeuses avec trente Soeurs de la Montagne Qui Chante.
-Quoi? S'écria-t-il. Seulement trente?
Il plongea son regard dans le sien et il la surprit en train de se mordre la lèvre.
-Tu peux m'expliquer ce que ça veut dire?
-Nous en reparlerons aux Chutes Brumeuses.
Il n'obtiendrait rien de plus. Il était temps d'accomplir sa quète. Il se tourna vers les remparts de la cité qu'il laissait derrière lui.
-Je reviendrai aussi vite que possible, promit-il à son amie.
Celle-ci l'embrassa sur les lèvres et ce bref contact lui donna l'impression de savourer un miel sucré qui se déversa dans sa gorge.
Par pudeur, elle s'écarta de lui et reprit son masque impassible. Le coeur lourd, il se résigna à entamer son ascension, escortée de ses deux némesis.


Tout au long du parcours, Oreste ne cessait de ressentir ce picotement qui courait sur sa nuque. Les expressions fermées des deux Sorcières qui le couvraient montraient qu'elles étaient au moins tout autant indisposées.
Une sombre énergie les entourait et s'intensifiait à mesure qu'ils se rapprochaient. Une énergie qui tourmentait les flux de la Force, qui ne pouvait provenir que du Bâton Obscur. Le Jedi posait la main sur la crosse de son sabre laser, pour conjurer sa nervosité.
Viens à moi.
Rivan l'appelait comme dans ses rêves.
L'entrée d'une caverne marqua tout à coup le terme de leur périple. Des miasmes opaques convulsaient la Force en un torrent d'obscurité qui déferlait sur leurs perceptions sensorielles par cascades.
Contrairement aux deux Sorcières de la Montagne Qui Chante qui grimaçaient sous l'effet d'une nausée instinctive, Oreste se sentait grisé comme s'il était chez lui. Il dégaina son sabre laser et l'activa, laissant un néon crépitant vert émeraude se déployer devant son visage fin.
-Attendez-moi ici.
Aucune ne protesta, cela leur semblait convenir de ne pas s'aventurer au-delà. Élevant son sabre au-dessus de lui pour éclairer le chemin, il trébucha au bout de quelques mètres. Le halo illumina des reflets de squelettes émiettés, mélangés les uns aux autres en un amas sinistres.
Certainement les restes des infortunés qui avaient tenté avant lui de s'emparer du Bâton Obscur.
Viens à moi.
Au bout d'une vingtaine de pas où il piétina malgré lui d'autres fossiles, ce qu'il convoitait apparut enfin devant lui.
L'artefact flottait au-dessus du sol, de manière irréelle. Un halo bleuté sinistre cernait ses contours tandis que le pommeau brillait d'un éclat mauve presque éteint. Il n'avait qu'à tendre la main pour s'en saisir.
Prends le.
-Je ne vais pas me gêner, railla Oreste.
Malgré ce picotement désagréable qui continuait d'électriser sa nuque, le corellien ne voyait aucune raison d'être méfiant.
À l'instant où il étreignit le Bâton Obscur entre ses doigts, sa conscience explosa. Tout lui semblait clair, limpide. Il était destiné à vivre ce moment. Tout comme pour Alan, le Bâton Obscur devait lui revenir.
Des images issues d'un lointain passé défilèrent dans son esprit. Dathomir.. Rivan lui raconta son histoire.
Les Sith y possédaient jadis une académie, à l'endroit même où le clan de la Montagne Qui Chante s'était installé. Kaan ordonna peu avant la défaite de Ruusan d'enfouir le Bâton Obscur au sommet du Pic Sombre. Pour que personne ne le trouve. Car cet imbécile craignait son pouvoir.. au lieu de tenter de le comprendre.
Il vit une femme encapuchonnée entrant dans la caverne et fixant l'artefact qui lévitait devant son visage. Avant de s'en détourner.
Allya, exilée par l'Ordre Jedi, ne l'a pas davantage compris. Tout comme ton ancêtre.
Un chevalier Jedi corellien entra à son tour et sans aucune approche prudente et réfléchie, agrippa le Bâton avant de s'échapper de la grotte en courant. Oreste revit sa fuite éperdue à travers la forêt, sa confrontation avec Yoda.
Il l'entendit exposer les raisons de ses actes au Grand Maître qui les réfutait. Il le vit tenter d'user du Bâton Obscur, prêt à libérer une puissance qu'il ne comprenait pas. Il le vit mourir, avec la certitude d'avoir fait ce qui lui semblait juste.
Il se promettait de ne pas échouer.
Il ramena le Bâton Obscur à lui, pour l'admirer. Le pommeau qui le surmontait se mit à étinceler d'un éclat plus aveuglant. Une énergie le traversa en un ruisseau fluide avant qu'il ne s'effondra à genoux, le crâne perclus de douleur. Comme si ce dernier était transpercé simultanément de plusieurs coups de vibrolame.
Pensais-tu vraiment qu'il n'y aurait pas de contrepartie?
La souffrance disparut et des images du passé apparurent de nouveau. L'image d'un Sith zélosien en chair et en os.
J'étais tellement plus autrefois. J'avais des adeptes, une forteresse à Almas. J'avais une armée à mon service. Je détenais le pouvoir de distordre la Force, d'aborber la vie de mes ennemis. Mais les Jedi m'ont attaqué et m'ont tout pris.
Les mots dans sa tête résonnaient de colère.
J'ai du m'enfuir comme un voleur. J'ai traversé le temps et l'espace pour mourir sur un maudit champ de bataille.
-Mais vous avez réussi à transférer votre esprit dans le Bâton Obscur.
Survivre ne me suffit pas.
Oreste devina la teneur du marché que Rivan voulait conclure avec lui. Une répulsion instinctive étreignit son estomac à cette idée.
Je veux redevenir ce que j'ai été, acquérir l'immortalité qui me revient de droit. Et tu vas m'y aider, jeune homme.
-Jamais.
J'ai voulu conclure le même marché avec ton ancêtre. Mais je n'ai pas été assez persuasif, j'ai eu le temps de méditer mon erreur.
-Pourquoi le ferai-je?
Je sais que tu ne crains ni la douleur ni la colère. Tu as au contraire appris à les étreindre pour en tirer ta force. Ton instinct de survie m'impressionne.
-Venant d'un Sith, j'imagine que ce n'est pas un mince compliment.
Mais ce n'est pas suffisant pour ce que tu as l'intention de faire.
-Mes projets ne regardent que moi. Si vous pouvez m'aider, tant mieux.
Je sais ce que tu veux et tu sais ce que je veux. Que décides-tu?
-J'ai besoin d'y réfléchir.
Peut-être as-tu besoin d'être encouragé.
De nouveau Oreste fut jeté à terre par les dizaines de dagues invisibles qui perforaient son cerveau de part et d'autre. Il ne put retenir les beuglements qui se repercutèrent dans toute la grotte, ce qui ne suscita aucune pitié chez Rivan.
Maintenant, décide. Veux-tu finir comme Alan?
-Jedi?
Les deux Sorcières venaient de surgir et assistèrent au spectacle, en tentant de comprendre ce qui s'y passait. Oreste surmontant son calvaire, lut la confusion et l'effarement sur leurs traits.
Elles te voient et bientôt elle sauront.
La douleur s'effaça et le corellien se redressa sur ses appuis, titubant comme un ivrogne. Il s'aperçut que les deux guerrières le menaçaient avec leurs lances.
Si tu les laisses raconter ce qu'elles ont vu, tu auras perdu leur confiance. Et tu ne pourras plus te venger.
-Lâche ça et reviens avec nous.
L'une des Sorcières s'approcha lentement et la pointe de sa lance s'arrêta à quelques centimètres de sa poitrine.
Que choisis-tu? Insista l'esprit du Sith zélosien.
-J'accepte votre offre.
Alors tue les.
Oreste sentit ses dernières entraves se dissoudre, il n'avait plus à se retenir. Il fit face aux deux dathomiriennes qui s'étaient séparées, qui remarquèrent une étrange flamme funeste irriguer ses iris verts et gris.
-Oui, maître.
Des éclairs fourchèrent du pommeau et les frappèrent de plein fouet. Elles se tordirent en lâchant des glapissements aïgus, leur énergie vitale drainée par le Bâton Obscur. Tout ce qu'elles avaient été, tout ce qu'elles auraient pu devenir.
Tout cela appartenait maintenant à Rivan.
C'était cela le marché qu'il avait conclu. Il le comprit à l'instant où les corps s'étendirent à ses pieds. En échange de sa vengeance contre l'Empire, il lui offrirait des âmes. Mais il répugnait à l'aider à devenir immortel.
Quelque part, enfoui parmi sa noirceur, il demeurait persuadé d'agir en Jedi. Cependant, force lui était de reconnaître qu'il était allé plus loin que son ancêtre. Il avait pactisé avec l'esprit malveillant d'un Seigneur Sith. Une conduite qui s'éloignait des enseignements de Neeja Halcyon et de Ki Adi Mundi. Pire, cela les contredisait. Il en tira la conclusion logique.
Il était devenu le Jedi Noir de Dathomir.
Il aurait du en ressentir de la gêne, une once de honte. Mais rien de tout de cela, seulement un vague sentiment de fatalisme.


Le coeur de Tzipah bondit de joie lorsqu'elle vit réapparaître la silhouette du jeune corellien plus haut qui descendait rapidement le sentier. La guerrière zabrak qui patientait à ses cotés ne partageait pas cet enthousiasme.
-Quelque chose s'est mal passé, grogna Magash entre ses dents.
La jeune amie dathomirienne l'accompagna lorsque la non humaine s'avança de quelques mètres à la rencontre d'Oreste.
-Qu'est-il arrivé à Siem et Kilym? Demanda brusquement Magash.
-Mortes en faisant leur devoir, répondit-il.
Les deux femmes fixèrent un instant le sceptre qu'il détenait dans sa main gauche. Leurs perceptions sensorielles furent attisées par l'électricité obscure qui s'en dégageait.
-Comment sont-elles mortes? Insista Magash suspicieuse.
-Le Bâton Obscur les a tuées.
Je les ai tuées pour sceller le pacte avec Rivan, pensa-t-il pour lui-même. Il pourrait le dire à voix haute, si cela lui chantait mais il ne voulait pas que Tzipah se détourne de lui. Il ne le supporterait pas.
-Je ne te crois pas, cracha la zabrak qui crispa ses doigts sur sa lance.
-Moi je le crois, intervint Tzipah.
-Parce que tu aimes cet homme, tu manques d'objectivité.
L'amie d'Oreste se plaça entre lui et la non humaine.
-J'ai appris à lui faire confiance, se défendit-elle. Tu devrais en faire autant au lieu de continuer à le détester.
-La confiance est une question de patience, lança Augwynne Djo.
La matriarche de la Montagne Qui Chante considéra le Jedi et les deux femmes qui commençaient à se disputer.
-C'est un diamant précieux aussi difficile à préserver que facile à perdre.
-Que suis-je censé comprendre? Fit le jeune corellien qui remarqua qu'elle s'adressait à lui.
Augwynne soutint son regard perplexe.
-Au nom du clan, je vous suis reconnaissante de nous avoir délivré de la malédiction. C'est pourquoi Magash vous raccompagnera aux Chutes Brumeuses avec trente autres de nos combattantes.
-Mère? S'écria la zabrak qui n'approuvait pas.
-J'ai pris ma décision.
-Soixante, c'est toujours mieux que trente, déclara Oreste. Mais cela demeure insuffisant, vous devez vous engager totalement à nos cotés si vous voulez remporter cette guerre.
-Votre guerre, Jedi.
La matriarche adoptait un ton distant.
-N'oubliez pas ce que je viens de vous dire sur la confiance. Que la bénédiction d'Allya vous accompagne.

Voilà ce sera tout! J'espère que cela vous plaira, à la prochaine :mrgreen: !


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MessagePublié: 24 Octobre 2017, 14:11 
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Bonjour c'est l'heure de la suite ;) !

Leur retour en fin de journée au clan de Tzipah souleva un soulagement bien plus important que lors du retour d'Orcheron. Même si certains doutes n'étaient pas dissipés.
Remora A'alta les accueillit dans le grand hall, avec à ses cotés Gelfran et Climber. Le contrebandier demanda au corellien avec le sarcasme qui le caractérisait:
-Alors cette petite escapade s'est passé comment?
-À merveille, grinça l'autre.
La chef de clan salua Magash.
-Merci d'être venue avec du renfort supplémentaire. Vous et vos Soeurs êtes les bienvenues aux Chutes Brumeuses.
-Merci Mère de clan. Notre Mère espère que vous ferez bon usage des renforts.
La zabrak ne put s'empêcher de glisser un regard défiant vers le Jedi Noir corellien. Ce qui n'échappa pas à la matriarche.
-J'y veillerai.
Magash partit coordonner les patrouilles avec des combattantes des Chutes Brumeuses tandis que Tzipah et Oreste se présentèrent devant la matriarche.
-Je vois que vous n'êtes pas revenus les mains vides.
L'ancien apprenti de Neeja Halcyon lui montra le Bâton Obscur. Nul doute qu'elle ressentait le pouvoir en émanait.
Elle en a peur, elle le redoute. Elle me redoute, ricana Rivan dans sa tête.
-La ferme, chuchota Oreste.
Tzipah et la matriarche l'interrogeaient du regard suite à cet éclat indiscret.
-Hum, je réfléchissais à voix haute.
-Vous voudriez nous faire part de vos réflexions, peut-être?
-Pour mettre fin à la malédiction qui pesait sur la Montagne Qui Chante, nous avons payé le prix fort, avoua-t-il.
-Oreste, nous ne sommes pas obligés d'en parler.
Tzipah lui enserra le coude avec sa main gauche.
-Ce sacrifice en valait la peine.
-Ou pas, trancha la doyenne du clan. Cet objet empeste le mal, vous auriez du le détruire.
Le Jedi Noir ne baissa pas les yeux.
-En temps normal, je l'aurais fait. Mais dans une guerre, nous devons mettre toutes les chances de notre coté.
-J'espère que nous n'aurons pas à subir les conséquences de votre choix.
Ils s'apprêtaient à se retirer tous les deux lorsque la chef de clan rappela la jeune femme.
-Tzipah, un instant s'il te plait.
Le corellien promena ses iris verts et gris de la matriarche à son amie.
-Je te rejoins tout de suite, le rassura-t-elle.
-D'accord, accepta-t-il.
Il s'éloigna et quitta le hall suivis de Climber et Gelfran tandis que Tzipah fit de nouveau face à sa supérieure qui affichait une gravité de circonstance.
-Tu es amoureuse de cet homme.
Ce n'était pas une question et Tzipah ne chercha pas à se dérober. Elle déglutit avant de s'éclaircir la gorge.
-C'est vrai, Mère.
-Souhaites-tu faire de cet homme ton compagnon? Le père de tes enfants?
-Oui, si c'est la volonté d'Allya. Et s'il le souhaite aussi.
-Éprouve-t-il les mêmes sentiments à ton égard?
-J'en suis persuadée.
La matriarche lui accorda finalement un sourire presque maternel.
-Ne laisse pas tes émotions influencer ton jugement.
La mise en garde fit bondir la jeune femme.
-Mère, il y a de la bonté en lui.
-Depuis son retour, les ténèbres se sont épaissies en lui. Je te demande d'être vigilante.
Tzipah crut déceler une lueur d'inquiètude dans son regard. Pour la première fois depuis longtemps. Cela constituait une alarme assez sérieuse.
-La longue nuit approche.
La matriarche l'autorisa finalement à prendre congé sur cette phrase sybilline. Lorsque Tzipah se rangea à la hauteur du jeune corellien, celui-ci la sentit préoccupée.
-Eh, ca va?
Elle plongea ses yeux bleus dans les siens. Elle désirait savoir quel homme se tenait face à elle. Si elle devait le repousser ou l'accepter. Elle ne prit pas en compte le Bâton Obscur qu'il tenait fermement dans son poing comme s'il avait peur de le perdre.
Oui, l'obscurité avait grandi en lui. Il semblait plus mystérieux, plus secret. Bien plus que lorsqu'il avait commencé l'ascension du Pic Sombre. Ce qu'il avait trouvé l'avait changé, aucun doute là-dessus.
Oreste, j'ai besoin de te faire confiance.
Dans ces iris verts et gris, la douleur d'avoir perdu des êtres chers demeurait présente. C'était ce qui l'avait rapproché de lui. Et il avait de l'intérêt pour elle, Tzipah le sut lorsqu'il lui prit la main. Il tenait à elle et ne lui ferait jamais de mal.
Voilà une certitude à laquelle elle pouvait s'accrocher.
Elle lui serra la main à son tour. Elle se moquait de savoir si les tensions avec les Soeurs de la Nuit dégénereraient en guerre ouverte avec l'Empire. Cela n'avait pas d'importance.
-Tout va très bien, lui répondit-elle. Je dois patrouiller.
-Je vais méditer chez toi.
À regrets il l'observa s'éloigner tandis que Gelfran et Climber se plaçèrent dans son champ de vision.
-On ne voulait pas gâcher ce moment, ironisa le clone.
-Merci.
-Ce jouet va te servir à quoi au juste? Demanda le contrebandier qui montra de l'index le Bâton Obscur.
-À gagner la guerre.
Gelfran, le visage plus sombre que jamais, se rapprocha davantage.
-Gagner la guerre n'est ce qui m'inquiète le plus. C'est plutôt la façon dont tu veux la mener. Tu n'es plus le même depuis Corellia.
-Vous me l'avez déjà fait comprendre.
-Jusqu'où es-tu prêt à aller pour gagner?
Comme le Jedi Noir demeurait muet, il insista.
-Tu serais prêt à la sacrifier?
Oreste, mu par un simple réflexe, se tourna un instant là où Tzipah avait disparu.
-Elle serait prête à le faire pour moi.
-Les gens n'acceptent de se sacrifier que pour celles ou ceux en qui ils ont une totale confiance, fit le vétéran de la Guerre Hyperspatiale de Stark.
-Grâce au Bâton Obscur, je suis plus puissant. Je le suis assez pour empêcher tous ceux qui comptent pour moi de se sacrifier pour moi.
-Je ne sais pas grand chose de la Force mais lorsqu'on acquiert du pouvoir ou quelque chose que l'on n'est pas censé posséder, il y a un prix à payer. Alors je vais te poser la question; quel prix as-tu payé pour avoir ce fichu bâton?
Si seulement s'il savait, souffla Rivan. Toi et moi, savons ce qu'il en est vraiment, n'es-ce pas Oreste?
-Vous n'avez pas à le savoir, éluda le Jedi Noir.
-Peut-être bien, fit Gelfran.
Le contrebandier s'écarta finalement, Oreste regrettant tout de même qu'ils se quittent temporairement sur des mots aussi intransigeants. Climber allait passer devant lui en l'ignorant mais le corellien attira son attention.
-Comment se passent les exercices?
-Les Sorcières apprennent vite. Avec un peu de chance, cela permettra de sauver des vies.
Le clone avait marqué un sous entendu explicite, mais Oreste ne le releva pas. Il en avait assez de se quereller pour aujourd'hui.
Il se retira dans la demeure de Tzipah et en chemin commanda le dîner auprès de Topaze.


La nuit recouvrait le territoire des Chutes Brumeuses et cette fois Oreste ne bénéficiait pas d'une vue dégagée sur l'infinie forêt de pins. Il n'entendait que les gémissement des troncs qui se courbaient sous le souffle du vent.
Depuis la fenêtre de la maison de Tzipah, il percevait néanmoins ce qui rodait aux alentours.
La tempête approche, lui dit Rivan. Les Soeurs Sombres lanceront bientôt leurs attaques.
-C'est inévitable, appuya Oreste.
Comme l'est toute mort dans toute guerre. Tu le sais mieux que personne. Sauf que tu ne l'acceptes pas vraiment.
-Et je ne l'accepterai jamais.
C'est ta faiblesse. Les Jedi disent que la mort fait partie du cycle de la vie, de la Force. Nous les Sith pensons que la perte d'êtres chers permet l'accomplissement ultime.
-Ne commencez pas ce baratin. Tenez vous en à notre marché.
J'y compte bien. J'ose espérer que tu n'oublieras pas tes obligations, sinon je ne me priverai pas de te les rappeler.
Le corellien se mordit la lèvre, ne supportant pas que Rivan le traite à peine mieux qu'un enfant. Comme s'il lui était redevable. Et il n'avait pas oublié de sitôt le souvenir cuisant que l'esprit de l'antique Seigneur Sith lui avait laissé lorsqu'il avait hésité à se décider..
-Je n'ai pas la mémoire courte. Mais je compte agir.
Je pensais que tu voulais cette guerre.
-Je ne veux pas en perdre le contrôle.
Pendant un court instant, il crut entendre un rire résonner dans son crâne.
Intéressant, tu veux rallier les Soeurs de la Nuit. Je ne suis pas sûr que les clans de Sorcières soient d'accord avec ça.
-Avec un peu de temps, elles comprendront.
Tu es plus intriguant que je ne le pensais, Oreste Tissan. Tes maîtres n'approuveraient pas.
-Mes maîtres sont morts. Plus personne n'a de leçons à me donner.
Comment comptes-tu convaincre tes nouvelles alliées de t'aider?
-Je ne sais pas encore, mais je trouverai.
Oreste glissa un regard par dessus son épaule vers Tzipah endormie paisiblement, tout comme Climber. Il s'étonnait vraiment de leur absence apparente d'inquiètude. La guerre menaçait Dathomir et il souhaitait l'étendre au reste de la galaxie, comment rester serein?
Il fixa pensif le Bâton Obscur qu'il éleva à hauteur de son visage. Le pommeau brilla d'un éclat tentateur, comme s'il l'encourageait à l'utiliser. Comme il l'avait fait pour se débarrasser des deux Sorcières de la Montagne Qui Chante.
Le Bâton Obscur possédait-il d'autres pouvoirs que de tuer? Il en aurait bientôt le coeur net.
-Aidez-moi à les trouver.
Volontiers.
Il se força à ralentir les battements de son coeur pour entrer en connexion avec l'esprit qui habitait le Bâton Obscur.
J'ai découvert jadis que ce qui était impossible devenait possible. Laisse-moi te montrer.
Et Dark Rivan le lui montra.
Une clairière éclairée par des foyers vivement entretenus, remplie et gardée de magiciennes encapuchonnées, à la figure défigurée par des stigmates de vaisseaux éclatés. Le campement improvisé était silloné de sentinelles montées sur des rancors et la frénesie qui régnait semblait indiquer que leur présence ici n'était que temporaire. Des chefs de groupes traçaient sur le sol des schémas, certainement des plans d'attaque contre les positions des Chutes Brumeuses.
Et leur assaut était imminent. Avec ces premiers morts à venir..
Si les impériaux se mélaient à cet assaut avant le ralliement des autres clans à celui de Tzipah, le désastre les guettait.
Il ne le permettrait pas. Il n'avait pas d'autre choix que de parlementer, sans que quiconque ne le sache. Y compris ses propres amis.
Emmenez-moi là-bas, pria-t-il à Rivan.
Avec joie, accepta ce dernier. Cela pourrait m'amuser de te voir entretenir des secrets. Concentre-toi sur le lien qui existe entre moi et le Coté Obscur.
Alors Oreste puisa dans la profondeur de son chagrin, cette blessure toujours à vif d'avoir perdu sa famille. De ne plus sentir les caresses de Beliem.. il s'alimenta de cette peur de perdre l'attachement que commençait à lui porter Tzipah.
Avant que l'environnement ne se troubla autour de lui, son dernier regard fut accordé à la jeune dathomirienne toujours endormie. Puis il fut aspiré dans un vortex, se mettant à haleter lorsque l'air vint à lui manquer. Il invoqua un bouclier de Force pour se préserver de l'asphyxie et quelques secondes après il atterrit sur un sol meuble, dont le parfum épicé lui rappela précisément où il se trouvait en cet instant.
En pleine forêt.
Il tituba sur ses appuis, complètement vidé par la débauche d'énergie que cette téléportation lui avait couté. Il éprouvait même le besoin de vomir son dernier dîner. Il mit quelques secondes à retrouver les idées claires.
Il projeta sa conscience autour de lui et des dizaines d'échos déterminés, teintés de soif de sang résonnaient dans la Force. Proches de lui.
Elles étaient sur le point de lever le camp lorsqu'elles se raidirent devant l'irruption d'un homme grand et maigre armé d'un sabre laser et d'un sceptre inconnu. Baritha fendit les rangs pour l'apostropher sèchement:
-Tu es assez stupide pour venir jusqu'à nous, merci de nous épargner tous ces efforts.
-Je suis venu parler.
La Soeur de la Nuit laissa un sourire cruel étirer ses lèvres ternes.
-Tu es venu négocier ta reddition, petit sorcier?
-Non, négocier une alliance, répliqua-t-il sans hésiter.
Plusieurs magiciennes sombres échangèrent des regards surpris et indécis avant d'éclater de rire en choeur. Seule Baritha demeura impassible, ordonnant le silence en élevant une main impérieuse.
-J'admire ton audace, Jedi. Surtout après que tu aies tué Mialyn dans le dos. Nous ne concluons pas d'alliance avec un être inférieur, encore moins avec un meurtrier.
Elle lança un regard de connivence envers une des siennes qui s'apprêtait à projeter sa lance sur le Jedi Noir. Sans que celui-ci ne remua le petit doigt, un éclair jaillit du pommeau du Bâton Obscur et la frappa, la rejetant plusieurs mètres en arrière sous les yeux de Baritha et de ses consoeurs.
-Je comprends votre ressentiment, nuança Oreste. Mais elle m'avait prévu de me tuer, je n'ai fait que la devancer.
-Les Jedi n'assassinent pas, fit observer Baritha.
-Je change simplement de méthode. Maintenant on peut discuter?
Après une brève hésitation, la Soeur de la Nuit acquiesça finalement.
-Je t'écoute, nous pourrons toujours te tuer après.
-Vous n'avez pas encore conclu d'alliance avec l'Empire? S'enquit le jeune homme.
-Nous venons de le faire tout à l'heure, alors tu as intérêt à te montrer bien plus convaincant. Plusieurs de leurs soldats vont arriver en renfort.
-Je n'ai pas l'intention de m'attarder plus que nécessaire.
Il s'avança au milieu d'elles, prenant le risque de s'exposer à leurs coups s'il échouait à les convaincre.
-Quoiqu'ai pu vous promettre l'inquisitrice Soia Tenn, elle ne tiendra pas parole et saisira la première occasion de vous trahir.
-Pourquoi te ferions-nous davantage confiance, après ce qui est arrivé à Mialyn? Et après que tu aies tué plusieurs des nôtres aux cotés des mécréantes?
-Parce que j'ai bien plus à perdre que vous si je ne respecte pas les termes de notre futur accord.
Baritha demanda deux coupes de yeague, un alcool fort local avant d'en offrir une au Jedi qui l'accepta de bonne grâce.
-Qu'as-tu à nous offrir?
-Ma protection et celle du Seigneur Rivan.
La réponse d'Oreste suscita de nouveaux rires moqueurs.
-Quelle générosité, ironisa Baritha. Peut-on savoir qui est ce Seigneur Rivan?
Il tendit dans sa direction le pommeau du Bâton Obscur.
-Il n'est pas présent au sens où on l'entend mais vous pouvez sentir son pouvoir, n'es-ce pas?
Des murmures parcoururent les lignes des Soeurs de la Nuit lorsque plusieurs d'entre elles usèrent d'un sort pour évalueur la source de pouvoir qui électrisait leurs sens. Le visage défiguré de Baritha affichait une grande concentration, caractérisée cette fois par une absence de mépris qui avait ponctué le début de leur conversation.
-Tu dis vrai, mais ce n'est pas suffisant.
-Que voulez-vous d'autre?
-Quelque chose de bien plus concret qu'une protection.
Oreste eut le sentiment que la suite ne serait pas vraiment plaisante.
-La prison impériale contient des détenus, dont certaines de nos Soeurs. Et des hommes. Ces hommes, nous les voulons comme esclaves, comme reproducteurs.
-J'en ai besoin moi aussi, contra le corellien. Comme soldats.
-Notre clan et les autres clans n'accepteront jamais de se battre aux cotés d'hommes libres. C'est contre les traditions.
-Je ne viens pas remettre en cause les traditions locales, je veux seulement gagner la guerre. Il faut savoir faire preuve de pragmatisme.
-C'est évident. Mais tout le monde n'est pas prêt à faire des concessions aussi facilement que toi.
Elle ponctua sa pique verbale d'un sourire sarcastique. Malgré son intransigeance apparente, le corellien la devinait prête à quelques concessions.
-Alors répartissons nous les prisonniers. Partageons, proposa-t-il.
Baritha approuva d'une inclinaison du menton.
-Je prendrais soin de désigner ceux qui seront aptes à porter les armes, ajouta-t-il.
-Il vaudrait mieux que ce soient nous qui désignons ceux qui seront assez endurants pour survivre à un accouplement, déclara-t-elle avec un sourire entendu.
Le Jedi Noir ne masqua pas une crispation au coin des lèvres.
-Cela vous arrangerait de me laisser que des rebuts dont vous ou moi ne saurions que faire.
-J'allais te le dire.
Oreste doutait que les Soeurs de la Nuit respectent leur part du marché. Mais il n'avait pas le luxe de réfléchir à d'autres options viables.
-Alors, choisissons ensemble ceux qui satisferont à nos critères respectifs.
-Cela me paraît équitable, avoua-t-elle.
Elle lui tendit la main et il la serra prudemment entre ses doigts pour sceller l'accord. Puis elle leva devant elle la coupe de yeague à hauteur de ses lèvres.
-Buvons à notre partenariat.
-Volontiers, accepta-t-il.
Il avala lentement mais elle n'avait pas d'intérêt à l'empoisonner. De toute façon, Rivan l'en aurait averti. Il rendit la coupe vide, retenant un haut le coeur devant ce goût infect qu'il peinait à digérer.
-Les impériaux qui doivent vous rejoindre seront nombreux? Demanda-t-il.
-Au moins une centaine, indiqua-t-elle. Ils auront des rancors de métal avec eux.
La Soeur de la Nuit faisait surement référence aux bipodes bien plus adaptés à ce genre de terrain que les trop imposants quadripodes.
-Laissez-les passer et se diriger vers les Chutes Brumeuses. Lorsque leur attaque sera repoussée, vous achèverez ceux qui tenteront de s'échapper. Il ne doit y avoir aucun survivant, c'est très important.
Baritha comprit évidemment pourquoi. L'Empire ne devait pas être au courant de ce renversement d'alliance, en tout cas le plus tardivement possible.
-Nous ferons ce qui est nécessaire, lui assura-t-elle.
Il est temps de rentrer, ton absence a du être remarquée, le pressa Rivan.
Le jeune corellien la salua d'un hochement de tête et elle demanda à ses consoeurs de le laisser partir. Il parcourut quelques mètres puis s'arrêta, certain qu'il ne pourrait pas être observé. Il ferma les yeux puis visualisa dans sa tête le foyer de Tzipah. Avant de se connecter à l'aide du Coté Obscur à l'esprit de Rivan.

Et voilà, j'espère que cela vous plaira! à la prochaine :mrgreen: !


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MessagePublié: 28 Octobre 2017, 22:41 
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Bonsoir c'est l'heure de la suite!

Il prit la précaution de s'entourer d'un bouclier de Force au moment où ce vortex l'aspira pour le faire retourner à son point de départ. Ce qui le frappa d'abord au bout de ce voyage était l'absence de Tzipah et de Climber.
Il devait aller les retrouver pour mettre fin à leur inquiètude. Ils étaient certainement à sa recherche, en chemin il lui faudrait trouver une excellente excuse. Il descendait les escaliers pour aboutir dans le hall, lorsqu'une main ferme lui tira brusquement l'épaule au risque de la déboîter.
-Où étais-tu passé? Nous te cherchions partout, s'écriait une voix familière aigue.
Tzipah l'obligea malgré lui à lui faire face. Elle le dévisageait à la fois avec soulagement et sévérité. Le clone mutin de Murkhana apparut dans son sillage.
-Cela vous arrivait souvent pendant la dernière guerre de disparaître sans prévenir? Ironisa-t-il.
-Je suis sorti me promener, c'est tout. J'avais besoin de prendre l'air.
Les yeux bleus de la Sorcière brune tentaient de dénouer les mensonges de la vérité.
-Où es-tu allé?
-Un peu partout, répondit-il vaguement.
Il exhiba le Bâton Obscur devant eux.
-Et grâce à ça, j'ai réussi à être discret.
-C'était une sorte d'expérience? Lança Gelfran derrière lui.
Le contrebandier se plaça aux cotés de la jeune femme. Vexé une enième fois par son sarcasme ordinaire, Oreste lui répliqua sèchement:
-On peut dire ça. J'avais besoin de le tester, ca vous suffit comme explication ou vous voulez prolonger l'interrogatoire?
-Non, reprit l'ancien milicien de Ranulph Tarkin avec sérieux. Mais la prochaine fois que tu veux le tester, préviens-nous avant. Je n'apprécie pas d'être réveillé en pleine nuit et Sira non plus.
Gelfran avait parfois le don d'exprimer tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas.
-Désolé, reconnut le corellien.
Tout ce petit monde s'apprêtait à se séparer en bons termes pour terminer la nuit lorsqu'une jeune guerrière blonde vint trouver Tzipah, essouflée.
Orcheron.
La compagne d'Oreste lui demanda en dialecte local ce qui se passait, percevant son alarme.
Aucun des trois hommes ne comprit évidemment la réponse. Mais ils en déduisirent que ce n'était pas un bon présage.
-Que se passe-t-il? S'enquit Gelfran.
-Une de nos patrouilles a été attaquée, il n'y a eu qu'une survivante.
-Les Soeurs de la Nuit?
L'amie du corellien eut un mouvement de menton de dénagation. Elle emboîta le pas à Orcheron pour aller aux nouvelles, suivie par les trois hommes.
À l'extérieur, aux abords de la forêt, plusieurs Sorcières de la Montagne Qui Chante et des Soeurs Brumeuses entouraient une des leurs étendue sur le sol. Lorsqu'elles s'écartèrent à l'intention de Tzipah et d'Orcheron, Oreste étudia les blessures qui noircissaient son abdomen. Des lésions cautérisées vraisemblablement causées par des tirs de blaster lourds, peu utilisés par les Soeurs de la Nuit.
L'éclaireuse rescapée expliquait ce qui s'était passé, entre deux gémissements étouffés. Tzipah se chargea de la traduction. D'après ce que les trois hommes comprirent, l'attaque avait été soudaine et fatale preuve que l'embuscade avait été bien préparée. Aucun sort, aucune magie n'avait été utilisée sauf peut-être pour masquer leur approche.
-Les impériaux, souffla Climber.
-Dans le mille, l'homme éprouvette, grinça le contrebandier. Si l'Empire s'en mèle, ce sera pire que ce que nous croyons.
-Il faut riposter, proposa le Jedi Noir qui éleva la voix pour se faire entendre par tout le monde. Sur le champ.
Tous les regards se tournèrent vers Oreste.
-Je vous avais dit que l'Empire se montrerait implacable. Vous devez mobiliser toutes vos forces et contre attaquer immédiatement.
-Cette décision ne vous revient pas, trancha la matriarche Remora A'alta qui s'approchait, escortée par ses gardes.
-Je connais l'Empire et j'ai convaincu le clan de la Montagne Qui Chante de se rallier aux Chutes Brumeuses. Et je bénéficie de l'expérience acquise pendant la dernière guerre, je commandais une armée. Cela me rend légitime pour prendre les choses en main.
-Vous avez du mérite mais vous n'avez pas les qualités pour commander.
-D'après quels critères? Je possède le Bâton Obscur et vous n'avez pas idée de ses capacités.
-À quoi accordez-vous le plus d'importance? Le Bâton Obscur ou vos amis?
Le corellien se mura dans le mutisme, se contentant de soutenir le regard de la doyenne du clan qui fixa ensuite Tzipah.
-Si la Montagne Qui Chante a envoyé des Soeurs à notre rescousse, c'est parce que Augwynne Djo me fait confiance. Tzipah, Sira et Magash assureront le commandement. Amenez Soeur N'mion à nos prêtresses.
Le Jedi Noir avança d'un pas pour protester mais Tzipah le fit taire en lui attrapant le poignet. Il attendit que la blessée soit emmenée et que la matriarche se soit retirée.
-Alors que fait-on? Demanda Climber.
-Nous devons absolument connaître le nombre et la positions des hors monde impériaux, indiqua Tzipah. Je vais demander à Sira et Magash d'envoyer des éclaireuses, pour recueillir des informations.
-Au risque de d'autres morts? Je peux t'épargner ça, Tzipah.
La jeune dathomirienne le considéra avec curiosité.
-Comment?
-Grâce au Bâton Obscur, je peux repérer la position de chacun des soldats impériaux, proposa l'ancien apprenti de Neeja Halcyon.
-Eh gamin, tu es sûr de pouvoir faire ça? S'écria Gelfran sceptique.
Oreste plongea ses yeux verts et gris dans ceux de Tzipah, une prière silencieuse mais éloquente.
-Tu me fais confiance?
La Sorcière lui accorda un sourire généreux.
-Oui Oreste.
Le Jedi Noir et allié de Rivan fixa avec une intensité sauvage l'ombre des pins enfouis dans la profondeur dans la nuit qui dissimulaient la menace pesante. Personne ne surprit la flamme sinistre danser au fonds de ces yeux verts et gris.
-Alors lançons la riposte.

Et voilà, la guerre d'Oreste et des Sorcières de Dathomir contre L'empire commence! et ce n'est que le début :twisted: !


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MessagePublié: 01 Novembre 2017, 20:36 
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Bonsoir c'est l'heure de la suite!

Il était à l'origine la simple copie génétique d'un chasseur de primes mandalorien. Élevé dans un utérus artificiel puis dans une crèche où il était melé à d'autres copies de lui-même. Avant d'apprendre très tôt les rudiments du combat au corps à corps, comment ôter une vie précieuse de plusieurs manières différentes. Il maîtrisait le maniements des armes et les conceptions basiques de la tactique sur les champs de bataille.
Les cloneurs kaminoens n'avaient cessé de leur expliquer à lui et à tous ses frères d'armes qu'ils devaient vouer leur vie à la défense de la République, sans la moindre hésitation et la moindre retenue. Mettre de coté les sentiments de peur et de compassion lorsqu'il fallait presser la gachette. Ne garder à l'esprit que la fierté d'accomplir son devoir.
Il avait été numéroté par ses impitoyables concepteurs kaminoens comme étant BH-4055. Mais ses camarades l'appelaient Beskar, comme ce métal forgé par les mandaloriens eux-mêmes pour fabriquer leurs armures indestructibles. Il était résistant, endurant, insensible au feu, au sang et au climat.
Il ne se laissait vibrer par la moindre émotion, une faiblesse qu'il s'interdisait en permanence. Ce qui lui avait permis de survivre à l'enfer de Teragan 5, aux multiples embuscades tendues par les autochtones, d'exercer les repressions adéquates contre les villageois. Et d'appliquer sans état d'âme l'Ordre 66 contre ses commandants Jedi qu'il avait pourtant appris en tenir en haute estime. Cela avait été le test ultime de sa loyauté.
La mutinerie de certains de ses camarades contre l'éxécution de ces traîtes adeptes de la Force l'avait à peine ébranlé. Car ils avaient tout simplement échoué au test et ne méritaient donc pas de servir dans la Grande Armée de la République. Ce fut sans état d'âme qu'il les traqua aux cotés du Seigneur Vador, qui était devenu un modèle de fidèlité et d'inflexibilité. Un modèle qui l'inspirait, qui devait les inspirer tous.
-Hé, Beskar!
Appuyé contre une souche, un de ses camarades l'appelait. Beskar ne connaissait pas son nom, encore moins son matricule. À vrai dire, il s'en moquait pas mal.
-Quoi? Grogna-t-il.
-C'était plutôt facile, sur ce coup, t'as vu?
Il semblait s'en réjouir contrairement à Beskar qui grimaça sous son casque. Depuis qu'il avait été affecté sur ce monde perdu, isolé du reste de la galaxie, ils avaient subi beaucoup de pertes. Ce troufion plein d'assurance mal placée faisait partie des renforts envoyés par le Poing d'Acier du capitaine Zsinj.
-Trop facile.
Ils avaient pu décimer la petite troupe de Sorcières sous des tirs croisés à cause de leur manque de vigilance. Mais elles devaient savoir maintenant qu'ils approchaient. Ils avaient perdu l'effet de surprise.
Beskar après avoir répondu, se tourna vers les deux bipodes qui manoeuvraient derrière lui entre les pins. Et qui se faisaient remarquer par un boucan infernal, ponctué de craquements de branches qui résonnaient au loin.
-Fierfek! T'es rabat joie, toi.
N'y tenant plus, le clone vétéran de Teragan 5 alla le trouver et lui ordonna sèchement:
-Debout le bleu. Faut que je t'explique un truc.
De mauvaise grâce, l'intéressa s'éxécuta en prenant son temps. Il affichait une nonchalance exaspérante.
-Bon alors, tu vas m'expliquer quoi vieux débris?
Il se plia en deux le souffle coupé lorsque le poing ganté de Beskar s'enfonça dans son estomac malgré l'armure. Le vétéran le plaqua sans ménagement contre le tronc juste derrière lui, le maintenant avec le coude appuyé contre la poitrine.
Un sous officier clone s'approcha pour calmer le jeu.
-Eh, Beskar! Doucement.
En réponse, le vétéran braqua dans sa direction son DC-15 d'une seule main en vociférant.
-Que personne ne s'en mèle.
-Si tu as quelque chose à régler, tu n'as que le faire après. Samon vient de donner l'ordre de faire mouvement.
-Quoi déjà?
-Les éclaireurs viennent de rentrer et Samon ne veut pas laisser aux mégères le temps de préparer une contre attaque.
Il baissa le canon de son fusil avant de foudroyer le débutant qui n'en menait pas large. Il le libéra de sa poigne.
-On règlera ça après, le bleu. Passe devant.
-Pourquoi tu veux me tirer dans le dos?
-Ouais, si tu t'avises de déserter. En tout cas, pas avant que tu n'aies vu à quoi ça ressemble la vraie guerre.
-Sur Kamino, on a été préparés à ça.
Beskar ricana sous son casque.
-Ouais le bleu, c'est ce que je croyais aussi. Avant qu'on ne m'envoie sur Jabiim.
Quelqu'un lança sur la fréquence générale, l'ordre de se mettre en marche. Aussitôt des silhouettes en armure, d'autres clones impériaux s'animèrent au milieu des pins et se rangèrent sur trois colonnes après avoir ôté le cran de sûreté.
Les bipodes se plaçèrent sur les flancs, leurs senseurs actifs. À l'abri dans l'un d'entre eux, le commandant Samon rappela de rester sur leurs gardes.
-Sérieusement le vieux, tu as été sur Jabiim? J'ai lu les rapports, on a pris une sacrée déculottée.
-C'est rien de le dire, affirma Beskar. On a été balayés de l'hémisphère nord jusqu'à l'hémisphère sud.
-Vous avez fait partie des évacués? J'ai entendu dire que toutes les troupes avaient été perdues et tous les Jedi tués.
-Presque. Là-bas, j'ai vu la mort dans la boue et les tripes. Je peux t'assurer qu'après ça, tu ne vois plus les choses de la même façon.
Beskar était satisfait du silence du bleu. Celui-ci commençait à le respecter.
-Je m'appelle..
-Tu me diras ton nom si tu es encore vivant dans un mois, le bleu.
-Pourquoi? S'étonna son camarade.
-J'ai en ai marre d'essayer de me souvenir des noms des autres macchabées.
-Har'chak, pesta le bleu. T'es pas commode, Beskar.
-Je m'en porte pas plus mal.
Quelqu'un ouvrit un canal secondaire et beugla dans son oreille.
-Silence dans les rangs! On approche!
Tout les clones impériaux se raidirent, serrant entre leurs mains ce fusil blaster qui était la garantie de leur survie. Tous les scanners intégrés dans leurs casques passèrent en mode thermique.
-Déployez-vous, intervalle quinze mètres.
Beskar s'écarta du bleu qu'il veilla à néanmoins à garder dans son champ de vision. Il ignorait pourquoi il voulait qu'il survive. Alors qu'il s'était toujours moqué de la survie de ses propres camarades, qu'ils fassent leur boulot ou pas.
Fierfek, je deviens sentimental.
-Contact!
La voix qui criait à l'intérieur de son casque se métamorphosa en râle d'agonie qui disparut dans des parasites.
Et bientôt d'autres alertes se succédèrent sur le même canal. La mort surgissait et les frappait silencieusement. Un par un.
Le calme de la nuit auparavant harmonieux et paisible fut dechiqueté par les rafales de fusils blasters qui se rapprochaient de Beskar et du bleu. Ce dernier commençait à être fébrile, ce que l'autre clone ne manqua pas de remarquer.
-Rapproche-toi de moi, vite! Lui lança-t-il.
Le bleu commença à reculer vers lui avant de s'affaisser tout à coup, transpercé par une lance venue de nulle part. Dommage, il commençait à l'apprécier.
Grâce au scanner, il crut voir du mouvement. Il épaula sans hésiter et lâcha plusieurs salves. Sans savoir s'il avait fait mouche.
-Es-ce que quelqu'un voit quelque chose?
Lorsqu'il tourna les yeux de tous cotés, il s'aperçut que tous ceux devant lui gisaient en tas de cadavres hérissés de javelines grossières. Ceux encore debout reculaient précipatemment vers les bipodes.
-Ici, Samon! Chefs de section, au rapport!
Beskar activa son comlink intégré.
-Ici BH-4055. Nous subissons de lourdes pertes, nous devons nous replier.
-Vous n'êtes pas chef de section, BH-4055 et ce n'est pas vous qui donnez les ordres.
Si Samon se trouvait face à lui, nul doute qu'il lui aurait expliqué la situation à sa façon. C'est-à-dire.. un peu rudement.
-Vous êtes engoncé dans une boîte de duracier, vous ne voyez pas ce qui se passe. Nous avons des hommes à terre et ils sont pas prêts de se relever.
Beskar reculait méthodiquement avec ses camarades vers le blindé le plus proche qui se mit à aboyer avec ses deux canons laser. Sans viser une cible précise, visiblement.
-Repliez-vous, bande de di'kut! Hurla-t-il à travers son casque. Repliez-vous!
À peine l'avait-il crié qu'une masse informe arracha plusieurs pins sur son passage en poussant un mugissement grave. Un monstre compact, tassé sur lui-même, à la large gueule emplie de crocs acérés qui agitait ses bras décharnés pour tenter de les saisir.
Une silhouette perchée sur son dos semblait le diriger. Instinctivement il leva son fusil blaster pour la viser alors que les autres clones arrosaient copieusement la carapace écailleuse du rancor qui se redressa avant de les charger. Ce qui eut autant d'effet sur lui que des piqures de moustiques des cavernes.
Beskar pressa deux fois la détente mais une force invisible arracha son arme des mains tandis que le rancor piétina plusieurs de ses camarades avant de s'intéresser au bipode qui tenta de pivoter ses deux canons.
Trop lentement.
-Courez!
Les clones encore indemnes s'écartèrent et fuirent sans demander leur reste. Beskar n'aurait cru un jour donner un ordre pareil. La fuite était pour les lâches, les indignes. Le devoir avant tout..
Mais il avait assez vu de boucheries inutiles à Jabiim, Teragan 5. Il ne pouvait plus le supporter.
Le rancor renversa le bipode et le concassa en une coquille broyée, broyant à l'intérieur de l'épave l'équipage qui ne put s'en extirper.
Il ramassa un fusil blaster et courut lui aussi. Il entrevoyait par intermittence les silhouettes floues de ses autres compagnons qui le devançaient. Des lances sifflèrent dans l'air et en projeta plusieurs à terre.
Lui et les survivants rallièrent un autre groupe qui luttait pied à pied contre des combattantes athlétiques qui les engageaient au corps à corps. Ils se figèrent en entendant les glapissements de douleur étouffés qui leur parvinrent. Beskar vit les cadavres qui jonchaient en masse le sol et la plupart étaient revêtus de l'armure des stormtroopers.
Personne ne pouvait les aider. Ils devaient fuir.
-Qui veut mourir en premier? Lança une voix moqueuse dans leur dos.
Beskar et les autres firent volte face vers ce qui ressemblait étrangement à un Jedi. Un homme jeune grand et maigre qui brandissait un sabre laser à lame verte émeraude crépitante et un sceptre dont le pommeau brillait d'un éclat peu naturel.
Par réflexe le survivant de Jabiim braqua dans sa direction son fusil blaster mais un éclair craqua, jaillissant du pommeau et le frappa au torse, le catapultant au sol plusieurs mètres en arrière. Étourdi, il se redressa sur les coudes et frissonna sous les cris ininterrompus de ses camarades qui se mirent à se contorsionner lorsqu'une tempête d'éclairs les enveloppa subitement dans une nasse de douleur indescriptible.
Beskar surprit les traits tordus du Jedi qui semblait jubiler. Il semblait prendre du plaisir à les faire souffrir et ce spectacle funeste se prolongea pendant des secondes interminables. Le soldat clone endurci croyait avoir tout vu de l'horreur de la guerre, dans la boue de Jabiim et les combats fratricides de Teragan 5. Mais ça, cela dépassait son entendement. Il n'oublierait jamais les cris de ses infortunés compagnons jusqu'à son dernier souffle.
S'il avait survécu à la dernière guerre, ce n'était pas parce qu'il était le meilleur soldat. Non, il avait survécu grâce à son instinct de survie. Il avait tué pour ne pas être tué. Il comprit en cet instant que s'il tentait d'abattre le Jedi, il ne gagnerait qu'à se faire tuer.
Alors mû par son instinct trivial de conservation, il bondit sur ses appuis et courut loin de ce massacre. Les hurlements de ses camarades s'estompèrent au fur et à mesure qu'il s'en éloignait.
Cours, Beskar. Cours.
Il ignora combien de temps durant son échappée. Il ne s'arrêta seulement que lorsque des lueurs de torches déchirèrent l'obscurité oppressante.
Enfin, le salut. Du moins il l'espérait.
Des femmes dathomiriennes au visage déchiré par des vaisseaux éclatés sous l'épiderme le dévisageaient d'un air narquois. Les Soeurs de la Nuit, alliées à l'Empire. Du moins elle étaient censées l'être.
-Qu'es-ce que vous fichez là? On se fait massacrer, aidez-nous!
Une d'entre elles s'approcha, un sourire large et calme qui déformait ses traits inhumains.
-Nous sommes déjà en train de vous aider à ne pas souffrir, lui répondit Baritha.
La confusion désarçonna Beskar qui abaissa le regard à ses pieds et vit cinq corps de stomtroopers qui y étaient étendus.
Il la menaça avec son fusil blaster.
-Vous nous avez trahis, espèce de sale..
Elle éleva la main et le clone se sentit tracter au-dessus du sol. Beskar porta ses doigts autour du cou pour desserrer cet étau invisible qui l'empêchait de respirer.
-C'est vrai, nous avions conclu un accord. Mais l'Empire que tu sers ne désire que nous asservir, petit mâle.
Elle lui brisa le cou d'une simple pensée et le laissa retomber au milieu des autres cadavres.
-Et les véritables Filles d'Allya ne se laisseront asservir par personne.
-Baritha?
Elle se tourna vers sa consoeur qui l'avait interpellée.
-Aucun impérial ne s'est échappé, Milka?
-Non, mais les Chutes Brumeuses approchent.
La Soeur de la Nuit et ancienne membre de la Montagne Qui Chante guetta avec ses sens l'arrivée de leurs ennemies.
-Laissez les morts là où ils sont. On se retire, ordonna-t-elle.
-Tu penses que ce Jedi tiendra sa part de marché, Baritha?
-Oui, il la tiendra.
-Il a pourtant tué Mialyn.
Baritha fixa sa consoeur Milka alors qu'elle se regroupèrent pour évacuer les lieux.
-Nous obtiendrons justice pour Mialyn quand le moment sera venu. Nous libérerons d'abord Gethzerion et l'informerons de ce qui lui est arrivé.
Elle daigna jeter un dernier ragard vers les cadavres des impériaux qu'elles abandonnaient.
-Ensuite, nous règnerons sur les cendres de nos ennemis.

Et voilà ce sera tout! à la prochaine!


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MessagePublié: 06 Novembre 2017, 21:12 
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Elles ont respecté l'accord que tu as passé avec elles.
Oreste éclairait avec le halo de son sabre laser les armures des clones morts qui renvoyaient un pâle éclat neige. Concentré, il prit à peine attention aux mots de Rivan qui trottaient dans sa tête. Il se figea lorsqu'il écouta un faible gémissement.
Un vivant pas encore mort qui tendait une main vers lui. Le Jedi Noir se pencha au-dessus de lui et leva le Bâton Obscur.
Laisse-moi prendre son âme, comme toutes les autres que tu m'as offertes cette nuit.
-Vous l'aurez, lui promit le jeune corellien.
Sans aucune hésitation, il se connecta à l'esprit de l'antique Seigneur Sith zélosien et dirigea la puissance du Bâton contre le soldat mourant qui se convulsa lorsqu'un éclair l'entoura pour aspirer son essence vitale.
Il savoura son long hurlement empli de souffrance, une torture ultime qui le rassasia.
-Oreste?
Ce spectacle répugnait Tzipah qui ne le cacha pas au jeune corellien. Ce dernier, gêné, s'empressa de faire comme si de rien n'était.
-Tu es blessée?
-Non mais j'apprécierais si tu n'utilisais pas le Bâton pour torturer les gens surtout ceux qui ont un pied et demi dans la tombe.
-C'est compliqué.
Les yeux bleus de son amie le transperçèrent malgré l'obscurité profonde.
-Le Bâton Obscur a besoin d'être..hum..alimenté.
-Alimenté?
-Plus il absorbe d'âmes, plus je deviens puissant.
Elle lui posa fermement la main sur l'épaule.
-Tu devrais éviter de le faire, ce n'est bon pour personne. Surtout pour toi.
Magash fit alors son apparition, montée sur son rancor. La zabrak échangea de brèves salutations avec la compagne du corellien, peu de temps avant que Sira, Gelfran et Climber ne les rejoignent.
-Si un seul de ces imps a réussi à s'échapper, grogna le contrebandier, ils reviendront dix fois plus nombreux.
-Ce ne sera peut-être pas le cas si on en finit avant le lever du jour, insista le Jedi Noir.
Il sentit tous leurs regards peser sur lui.
-Vous voulez attaquer la prison? Demanda le mutin de Murkhana. C'est de la folie.
-Il a raison, le soutint Sira. Les Soeurs de la Nuit pourraient nous tendre des embuscades.
-Elles ne seront pas un problème, lui assura le Jedi Noir.
Celui-ci perçut leur stupéfaction. Tzipah en vint même à se demander s'il n'avait pas perdu la raison. Les yeux verts et gris se braquèrent sur lui en une supplication muette.
-Tzipah, dis-moi si je te mens.
La Sorcière s'efforça de laisser de coté ses sentiments, comme le lui avait conseillé la matriarche de son clan. Les ténèbres qui émanaient de son homme ne lui permettaient pas de le cerner avec évidence.
Mais ses traits démontraient une force de conviction inébranlable. Sa franchise sur ce point ne pouvait être mise en doute.
-Je te crois.
-Comment sais-tu qu'elles ne nous poseront pas de problème? Grâce à ton joujou?
Gelfran ne paraissait vraiment pas décidé à lui accorder le bénéfice du doute, bien plus encore depuis son récent retour du territoire de la Montagne Qui Chante.
-Vous ne comprenez pas la Force comme je le comprends, Gelfran.
-Ouais, c'est évident.
-Vous avez fait confiance à des Jedi lorsque vous étiez dans la milice de Ranulph Tarkin. Alors faites-moi confiance.
Le contrebandier lâcha seulement un grognement d'approbation.
-C'était en d'autres temps et il s'agissait de d'autres Jedi, fit-il observer. Mais pour l'instant, je te suis. Pour l'instant.
Leur relation n'était plus la même depuis qu'ils avaient échoué sur Dathomir. Et le Bâton Obscur n'avait fait qu'élargir le gouffre qui s'était creusé entre eux. Oreste en était chagriné et il songea à se débarrasser de l'artefact de Rivan.
Tu es sur le point de remporter une éclatante victoire cette nuit, chuchota l'esprit du zélosien. Tu n'en serais pas là si nous ne nous étions pas rencontrés.
Non il ne pourrait pas s'en débarrasser. Et si cela signifiait sacrifier l'amitié de Gelfran, il accepterait de payer ce prix.
-Sira, Magash, fit Tzipah. Nous devons rassembler toutes nos Soeurs, nous allons en finir avec les hors monde impériaux avant que l'aube ne se lève.
-Et les détenus? Intervint Climber.
-Nous libèrerons ceux qui méritent de l'être, répondit seulement Oreste.
Le Jedi Noir ignora le regard interrogateur que Gelfran et les autres lui avaient lancé sur ces mots évasifs.

Voilà ce sera tout! à la prochaine :mrgreen: !


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MessagePublié: 12 Novembre 2017, 21:47 
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Bonjour, c'est l'heure de la suite :twisted: ! Dans cet extrait, Oreste tissan règle enfin ses comptes avec une inquisitrice chiss..

Prison impériale

-Lieutenant, aucune nouvelle du commandant Samon?
-Aucune, madame.
Soia Tenn réalisa que cela faisait quatre heures que le commandant de la base était parti avec une centaine de soldats et une demi douzaine de bipodes pour aller attaquer les Sorcières des Chutes Brumeuses et ramener Oreste Tissan.
La non humaine croisa les bras devant sa poitrine, pour masquer une nervosité croissante. Il ne lui restait plus que deux cents soldats pour garder et protéger la prison et ce n'étaient pas les plus aguerris. Soit des clones victimes d'un vieillissement accéléré, tout juste bons à la maintenance et aux tours de garde. Soit des jeunots tout juste sortis des simulations de Kamino, peu avant l'Ordre 66.
Sans parler des bipodes encore présents, tout juste bons à envoyer à la casse. Bref elle serait vulnérable en cas d'attaque. Mais ce n'était pas censée arriver grâce à l'alliance qu'elle avait conclu avec les Soeurs de la Nuit qui devaient soutenir le raid de Samon.
Et elle avait tout de même quelques motifs de satisfaction. Le capitaine Zsinj lui avait affirmé que de nouveaux renforts atterriraient dans trois jours avec de plus des quadripodes qui renforceraient la protection de la base.
Dans trois jours, la présence impériale sur Dathomir deviendra incontestable, raffermie par l'appui local des Soeurs de la Nuit. Et Oreste Tissan serait entre ses mains, vivant.. ou presque, qu'elle pourrait ramener triomphalement sur Coruscant, aux pieds de Dark Vador et de l'Empereur. À condition que les Soeurs de la Nuit respectent leur pacte.
C'était la seule incertitude qui la tenait presque éveillée.
-Tenez-moi informée, ordonna-t-elle.
-Bien, madame.
-Et activez les senseurs longue portée.
Le jeune officier impérial fit preuve de diligence, en évitant la paire de rubis sanglants qui dardaient toute son attention sur lui.
-C'est fait, annonça-t-il. Toute personne ou objet non identifié sera répéré dans un rayon de mille cinq cents mètres.
Elle le remercia d'un hochement de tête, sans parvenir à se départir de ce malaise persistant. Elle décida d'attendre dans la salle de contrôle. Plus d'une heure s'écoula avant qu'une alarme ne retentit brièvement.
-Intrusion signalée au secteur D-15, à l'ouest de la base.
-Envoyez une patrouille.
-Oui, madame.
Le lieutenant saisit son comlink et transféra l'ordre. Ils ne patientèrent que quelques minutes avant que la patrouille n'envoya son rapport.
-Ils rentrent, madame. Avec une Soeur de la Nuit et un prisonnier, un Jedi paraît-il.
-Je vais les accueillir, merci lieutenant.
L'inquisitrice chiss ne retint pas un sourire satisfait lorsqu'elle se déplaça dans la cour devant les soldats clones parfaitement alignés. De l'autre coté du champ énergétique, elle vit arriver six strormtroopers encadrant un jeune homme grand et maigre vêtu de la tenue des Jedi corelliens et une dathomirienne encapuchonnée, aux traits défigurés par les stigmates atypiques des Soeurs de la Nuit.
Elle savourait l'expression piteuse d'Oreste Tissan aux mains liées par devant, celui qu'elle n'avait cessé de traquer pendant des semaines. Sa capture lui permettrait de rentrer sur Coruscant, dans les bonnes grâces de l'Empereur. Elle ne prit pas vraiment attention à la jeune Soeur de la Nuit qui le traînait par le coude et qui n'était autre que.. Tzipah.
Celle-ci tenait dans son autre main, le sabre laser du captif et un étrange sceptre.
-Je suis ravie que les Soeurs de la Nuit aient tenu parole, fit-elle. Quand Baritha m'a promis qu'elle m'offrirait plus qu'un Jedi, elle ne mentait pas.
L'éclat de ses iris embrasés d'un feu écarlate trahissait sa convoitise lorsqu'elle perçut le pouvoir du Bâton Obscur.
-Quand arrivera le commandant Samon? Demanda-t-elle à Tzipah.
-Bientôt, mentit l'autre.
La compagne d'Oreste grimaçait sous ce maquillage improvisé qui irritait son épiderme. Heureusement pour elle, la chiss ne tentait pas de la percer à jour. Elle s'approcha au contraire du jeune corellien qui demeura cette fois impavide.
-Lorsque je t'amènerai à l'Empereur, Oreste Tissan, j'obtiendrai de nouveau ses faveurs. Tous les torts que tu m'as causés seront effacés.
La joie de la non humaine atteignait des sommets jamais inégalés jusqu'ici.
-Dans trois jours, des renforts débarqueront et nous quitterons pour toujours ce monde pourri. D'ici là, tu seras mon hôte.
Cette perspective la ravissait. N'importe qui aurait dégluti mais pas le Jedi Noir qui affichait un étrange sourire.
-Vous ne quitterez jamais Dathomir, Tenn. Vous allez rejoindre ceux que j'ai perdu, ceux que vous avez tués.
La chiss fronça les sourcils une fraction de seconde avant qu'une sentinelle ne beugla au-dessus d'eux.
-À couvert! À couvert!
Une fracas plus assourdissant que le tonnerre déchira le calme qui pesait sur la prison. Les deux clones qui tenaient un canon blaster sur l'une deux tours qui dominaient le mur d'enceinte disparurent dans l'éboulis qui s'étala à quelques mètres d'eux. Écrasant au passage une dizaine de clones.
La confusion troubla la raideur des stormtroopers avant qu'un sous officier hurla à travers son casque:
-Remuez-vous le shebs! À vos postes de combat!
L'inquisitrice non humaine dégaina son sabre laser après avoir ordonné:
-Emmenez-le!
Deux clones poussèrent le corellien par les épaules pour le forcer à avancer. À peine avait-il fait trois pas qu'il invoqua la Force pour les soulever et les rejeter loin en arrière. Il attrapa au vol la crosse de son sabre laser que lui avait lancé Tzipah et se débarrassa aisément de ses entraves l'instant d'après.
Il faucha dans la foulée les deux clones qui avaient ouvert le feu sur lui puis se mit dos à dos avec Tzipah qui brandissait son épée électrique.
Elle embrocha un clone impérial avant de chanter un sort de télékinésie qui en propulsa cinq autres dans les airs. Le Jedi la couvrait en repoussant tous les tirs avec sa lame crépitante lorsqu'il s'alarma en voyant débouler d'autres clones depuis le bâtiment principal.
-Le bâton, vite! Cria-t-il par dessus son épaule.
Tzipah le lui glissa dans la main gauche et une voix familière se mèla de nouveau à ses pensées.
Enfin nous voici de nouveau réunis. Tu peux déchaîner ta haine. Et la mienne.
Le pommeau étincela avant que les pouvoirs du Bâton Obscur ne se libérèrent en une vague destructrice. Les clones les plus proches furent stoppés net par les éclairs qui les traversèrent et les dévorèrent de l'intérieur.
D'autres tombèrent sous les tirs qu'Oreste leur renvoya avec son sabre laser. Le reste de la garnison se déploya pour tenir l'enceinte alors que leur artillerie avait été réduite au silence par des pierres jetées de loin par les rancors.
Plusieurs dizaines de ces derniers galopaient à grandes foulées, insensibles aux tirs de barrage des blasters. Des Sorcières les pilotaient, juchées sur leur nuque, dont Sira et Magash. Depuis la forêt où elles avaient concentré leurs forces, il ne leur couta que deux minutes pour arriver au contact de leurs ennemis.
Soia devait faire face d'abord à la menace la plus immédiate pour elle. Tzipah et Oreste avaient fait le vide autour d'eux, la chiss croisa le regard du jeune homme qui avait soif de revanche. Une braise incandescente irriguait ses iris.
-Je m'en charge, dit-il à son amie.
La chiss ne put retenir un rire cassant.
-Durant tous nos affrontements, tu n'as jamais compris que tu n'étais pas assez fort pour me battre.
-Eh bien, ca va changer.
Il avança et frappa de haut en bas avec son sabre laser. Elle bloqua facilement avec sa lame crépitante mais ce n'était qu'une feinte. Sa machoîre l'élança lorsqu'il la frappa avec le pommeau du Bâton Obscur. Elle le repoussa avec une savate, mais la douleur ne se dissipa que partiellement. Elle comprit qu'elle avait deux dents cassées.
Aucune importance, elle canaliserait cette douleur et la frustration d'avoir exilée sur cette planète perdue pour alimenter sa colère. Après tout, elle était passée experte dans ce domaine bien plus que son adversaire.
Elle le chargea en levant son sabre au-dessus de la tête mais elle fut interceptée par un éclair qui la percuta au thorax et lui coupa le souffla. Elle recula en titubant avant de parer successivement deux frappes latérales la visant aux jambes.
Elle crut pouvoir briser l'artefact d'un simple coup de taille mais cet effort se révéla vain. Et écopa d'un retour de bâton qui émietta deux autres dents.
-Vous n'êtes pas capables de faire mieux? La railla-t-il.
En réponse elle se fendit en avant mais ne parvint pas à le prendre en défaut. Son comportement au combat avait changé. Certes de Coruscant jusqu'à Corellia, il avait appris à se hausser à son niveau mais cela n'expliquait pas l'issue certaine qui se dessinait de plus en plus.
Dans le moindre de ses mouvements, sur son expression, tout concordait à penser qu'il était devenu plus impitoyable. Plus implacable, peut-être plus qu'elle en cet instant.
Il était devenu son reflet dans le miroir. Il avait choisi depuis leur dernière confrontation sur Corellia quand elle avait tué toute sa famille, d'être comme elle. D'être elle. Elle comprit cette vérité tout comme elle comprit qu'elle ne survivrait pas si elle ne parvenait pas à le raisonner.. ou du moins à le distraire.
-Alors tu as enfin accepté de t'abandonner au Coté Obscur. Je savais que tu avais le potentiel pour devenir ce que tu es destiné à être.
-Pour l'instant, je suis destiné à vous tuer.
Il l'attaqua simultanément au visage et aux hanches et elle ne para qu'avec une difficulté croissante. Elle siffla entre ses dents.
-Je peux t'aider à devenir tellement plus.
Il se figea et elle vit danser de l'intérêt dans ses yeux.
-Que voulez-vous dire?
-Je peux t'aider à détruire l'Empire.
Elle parvint à s'approcher de lui suffisamment près sans éveiller sa méfiance.
-Et comment comptez-vous y prendre?
Il avait à peine terminé sa question qu'elle se fendit en avant aussi vive que l'éclair. Oreste bondit en arrière mais il ne fut pas assez prompt.
Quelque chose d'ardent s'était logé dans son flanc, la souffrance fut suffisante pour le flanquer un genou à terre et elle le fut débarassa de son sabre laser d'un coup de pied bien placé. Elle se redressa triomphante.
-Imbécile, cracha-t-elle. Tu as peut-être acquis un grand pouvoir mais l'Empereur me récompensera pour avoir ramené le Bâton Obscur. Tu ne nous es pas indispensable.
Elle leva son sabre laser pour l'achever mais ne frappa que le vide. Elle se figea, totalement incrédule sur ce qui venait de se passer.
Il avait.. disparu. Mais elle sentait toujours sa présence dans les courants de la Force. Comment était-ce possible?
Quelque chose de brûlant la frappa entre les omoplates, lui coupant le souffle. Les yeux agrandis par l'engourdissement qui la paralysait peu à peu lui permirent cependant d'observer une lame crépitante verte émeraude qui avait poussé au niveau du sternum.
Elle perdit toute sensation dans ses membres, ses bras et ses jambes et ses perceptions de la fureur des combats se brouillèrent. Pendant son agonie, elle parvint tout de même à saisir les dernières brides de paroles de son existence.
-Vous ne m'êtes pas indispensable et vous n'avez pas compris le pouvoir que j'ai acquis. Votre mort rachète celle de ma famille que vous avez exterminé sur Corellia. Mais ce n'est qu'une première étape.
Il retira la lame de son corps qui s'effondra à ses pieds. Oreste sentit le soulagement caresser sa conscience, emplie de la satisfaction du devoir accompli. À cet instant, les défenses de la garnison impériale volèrent en éclats.
À plusieurs endroits le mur de permabéton qui cernait la prison s'écroula laissant entrer les rancors dans la cour. Tzipah se rangea à ses cotés alors que les clones impériaux tentèrent vainement de les ralentir. Autour des deux jeunes gens, le carnage ne fit que commencer, plusieurs soldats moururent instantanément, réduits en purée sous leurs pattes ou bien déchiquetés par leurs griffes. La panique commençait à les gagner.
Certains refluèrent même à l'intérieur du bâtiment principal qui abritait les prisonniers. Oreste et Tzipah fauchèrent avec leurs épées ceux qui passaient à leur portée. Le jeune corellien usa ensuite du Bâton Obscur pour surcharger le champ de protection et le détruire.
Deux hommes entrèrent à leur tour, armés de fusils blasters. Gelfran et Climber. Ils remarquèrent que le corellien plaquait son avant bras contre une plaie calcinée.
-Vous êtes blessé, commenta le clone.
-C'est superficiel. Allez libérer les prisonniers. Tzipah, va avec eux.
-Je reste avec toi, insista-t-elle.
-Aide-les à libérer les prisonniers avant que les impériaux ne les tuent!
Elle se résigna à le laisser alors qu'il resta à observer la fin de la bataille. Après la mort de l'inquisitrice Soia Tenn, la résistance de la garnison devint symbolique. Au bout de vingt minutes standart, tout fut terminé.

Voilà ce sera tout! J'espère que cela vous a plu, à la prochaine 8-) !


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MessagePublié: 17 Novembre 2017, 23:44 
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Bonsoir, voilà la suite ;) !

Le jour se leva et permit de mieux illustrer l'ampleur de la débâcle que l'Empire venait d'essuyer. Certes Oreste se doutait que cette victoire indiscutable ne renverserait pas l'Empire du jour au lendemain.
Les soldats impériaux qui avaient survécu furent regroupés par les Sorcières contre le mur du bâtiment principal, évacué des détenus rassemblés de l'autre coté. Sur les visages de ces derniers marqués par les privations et les brimades, se lisaient le soulagement. La moitié d'entre eux étaient des non humains, tous étaient des prisonniers politiques. Au milieu de la cour avaient été constitué le butin de guerre, un amas hétéroclite de blasters, d'armures de stormtroopers intactes récupérées sur les cadavres qui n'avaient pas été piétinées par les rancors et de droïdes d'interrogatoire.
Comme Baritha l'avait expliqué à Oreste, des Soeurs de la Nuit avaient été effectivement retenues par les impériaux. Dont Gethzerion Djo, la proche amie de Baritha. À la demande du jeune corellien, Tzipah les laissa partir retrouver leurs consoeurs. Lorsque son amie lui avait demandé des explications, il avait éludé en lui disant qu'il ne saurait pas quoi en faire.
En dehors de la prison, sous le couvert de la forêt, les prêtresses des Chutes Brumeuses s'occupaient de soigner les rancors et les Sorcières blessées durant l'affrontement. Sira et Magash étaient reparties au siège des Chutes Brumeuses faire leur rapport à la matriarche Remora A'alta.
Gelfran se rangea à ses cotés.
-Nos pertes ont été minimes, tu peux être fier de toi.
Le contrebandier garda une expression fermée et maussade. Cette fois Oreste lui était reconnaissant d'avoir laissé de coté le sarcasme.
-Mais l'Empire n'en restera pas là. Quand ils apprendront ce qui s'est passé..
-J'y compte bien, trancha le Jedi Noir. De toute façon, ils ne le sauront pas avant au moins deux jours, nous aurons le temps de nous préparer.
-Ca mettra beaucoup de temps avant de pouvoir en faire des soldats. Certains d'entre eux ont peut-être tenu une arme dans les mains, mais d'autres non.
-Dans ce cas, je compte sur vous et Climber pour leur faire suivre des cours intensifs.
-Ils ne seront pas vraiment prêts.
-Je suis d'accord avec l'ancien, appuya le clone qui vint les rejoindre. Au mieux, ils serviront de chair à canon.
Oreste se retint de répliquer. Pendant la dernière guerre, les clones avaient servi de chair à canon pour la gloire de la République, pour l'ascension de l'Empire. D'un certain point de vue, leur utilité avait été prouvée.
Lui-même en tant que commandant, les avait envoyés au purgatoire sans sourciller. Il se mit à compter les prisonniers qui s'étaient agglutinés. Quelques centaines.. il en avait espéré plus.
-J'en ai répéré quelques-uns qui sortent du lot, tempéra cependant Climber.
Le clone s'écarta pour laisser un homme à l'âge indéterminé. Il n'était plus tout jeune certes mais sa posture et son regard trahissait la vigueur de celui qui avait survécu à l'épreuve du feu. Ses haillons et sa barbe grisonnante lui conféraient une apparence de vagabond.
-Je suis le commandant Morgan Vandrack de la Milice Populaire de Chelloa, se présenta-t-il.
-Séparatiste? Fit Gelfran.
-Comme tous mes hommes, enfin ceux qui sont encore en vie. Merci de nous avoir délivrés.
-De rien.
Le chelloan regarda autour de lui.
-Vous pourriez peut-être nous éclairer sur vos intentions. Beaucoup ici pensent qu'ils ne feront que troquer un emprisonnement contre un autre. Nous sommes au courant des traditions matriarcales des Sorcières de Dathomir.
-Cela n'arrivera pas si vous me rejoignez, déclara Oreste. Avec tous vos hommes et les autres qui souhaitent se battre à mes cotés.
Morgan hocha la tête d'un air entendu.
-Je vais leur parler.
Climber, Gelfran et le corellien l'observèrent retourner vers le groupe de prisonniers. S'il ne faisait aucun doute que les chelloans suivraient leur chef sans broncher, il se révéla plus ardu de convaincre les autres.
C'étaient dans leur grande majorité d'anciens partisans de la Confédération des Systèmes Indépendants qui ne cessaient de jeter des regards distants envers le Jedi Noir et le clone mutin de Murkhana. Malgré le traitement infligé par les impériaux, certaines rancoeurs demeuraient vivaces. La confiance ne serait pas facile à instaurer.
Il fallut de longues palabres au chelloan pour arracher leur adhésion. Finalement Morgan Vandrack revint pour leur annoncer le résultat.
-Ils vous suivront, fit-il à Oreste.
-Merci.
Des Sorcières de Dathomir s'animèrent subitement en agrippant leurs armes lorsque des sentinelles vinrent les prévenir de l'intrusion de nouvelles venues. Tzipah vint trouver les trois hommes.
-Des Soeurs de la Nuit arrivent avec la lance blanche. Je vais les empêcher de..
-Laisse-les passer, lui demanda le Jedi Noir.
Des regards déconcertés le fixaient intensément. Oreste garda sa contenance.
-Ayez confiance.
Après une hésitation, la jeune Sorcière alla donner des ordres brefs à ses consoeurs qui se préparaient à une confrontation violente. Et bientôt une trentaine de sombres magiciennes conduites par Baritha vinrent se présenter devant l'ancien apprenti de Neeja Halcyon et détenteur du Bâton Obscur.
Celui-ci soutint le regard de la Soeur de la Nuit.
-Nous te remercions d'avoir libéré les nôtres et nous sommes venues prendre ce qui nous revient de droit, réclama-t-elle sans préambule.
-Je vous attendais.
Le jeune corellien ignora les échanges de regards perplexes entre Gelfran, Climber et Tzipah. Il se concentra sur le rictus cruel de Baritha qui commençait à inspecter de loin les détenus fraîchement libérés.
-Tous les prisonniers sont là, lui affirma-t-il.
-Les non humains n'ont aucun intérêt pour nous, fit-elle avec une moue dédaigneuse. Quant aux autres, ils tiennent à peine debout.
-C'est parce que vous n'avez pas regardé tous les prisonniers.
D'un geste courtois de la main, il l'invita à observer de l'autre coté les soldats impériaux capturés, tenus en respect par les gardiennes de la Montagne Qui Chante et des Chutes Brumeuses. Celles-ci s'écartèrent de mauvaise grâce lorsque Baritha envoya Milka et cinq autres compagnes les inspecter un par un.
Gelfran et certains des prisonniers masquèrent une répulsion instinctive lorsqu'elles les tatèrent comme s'ils n'étaient que des conteneurs de marchandises. La Soeur de la Nuit Milka revint voir Baritha, dont les traits défigurés s'éclairèrent de satisfaction.
-Ils feront de parfaits étalons.
-Vous pouvez tous les emmener avec vous, l'autorisa Oreste. Ce qui leur arrivera ne m'intéresse pas du tout.
Elle gloussa discrètemment.
-J'ignorais qu'un sorcier venu des étoiles pouvait aussi être sans pitié. Tu es plus intéressant que je ne le pensais.
Je suis d'accord avec elle, ricana Rivan dans sa tête.
Il se retint de la décapiter avec son sabre laser lorsqu'elle lui effleura sa joue d'un index aguicheur.
-Notre marché tient toujours? Demanda-t-il avec froideur.
-Ce sera toujours un plaisir de faire affaire avec toi, lui assura-t-elle avec insolence.
Tout dans son attitude laissait à penser qu'elle avait conclu une bonne affaire et que le Jedi Noir était le Nerf de la farce. Le reste des Soeurs des Nuits entoura les stormtroopers captifs et les escorta hors de la prison.
Il se tourna ensuite pour faire face à ses amis. Leur silence trahissait leur désapprobation.
-Je peux expliquer.
-Y a intérêt, grogna le contrebandier qui semblait bouillir de l'intérieur. C'était quoi ce podoo?
-J'ai conclu un marché avec elles et je n'ai fait que le respecter.
-Pourquoi?
Le ton calme de Gelfran ne l'impressionna pas.
-Nous n'avions pas le choix. Les Soeurs de la Nuit allaient se joindre aux impériaux pour mener un assaut commun contre les Chutes Brumeuses cette nuit. Combien aurions-nous eu de morts si je n'avais pas pris cette initiative?
Climber sembla se ranger à son argument tout comme Tzipah. Seul le vétéran de la Guerre Hyperspatiale de Stark continuait de ne pas en démordre.
-Tu aurais pu ne pas en arriver là. On aurait pu en discuter.
-Gelfran a raison sur ce point, appuya Tzipah. On ne peut pas faire confiance aux Soeurs de la Nuit, elles n'ont pas d'ailleurs pas participé aux combats.
-Elles ont abandonné l'Empire, c'est ce qui compte.
-Comment avez-vous quitté le territoire du clan sans vous faire remarquer? Interrogea Climber.
En réponse il leur montra seulement le Bâton Obscur qu'il tenait à la main.
-Tu es en train d'essayer de nous dire que ce machin t'a téléporté? Demanda le contrebandier incrédule.
-Exact.
Un silence lourd succèda à cette réponse nette et honnête.
Les faibles d'esprit ne comprendront jamais la philosophie de la Force, lui murmura Rivan. Et la puissance qu'elle peut conférer.
Malgré leurs différents respectifs, Gelfran était tout sauf un faible d'esprit. Celui-ci secoua la tête, son expression teintée d'amertume et de lassitude.
-Schutta, tu as tout à fait le droit de haïr l'Empire pour ce qu'il t'a fait. Mais là ce que tu viens de te rabaisser à faire, je ne l'aurais jamais infligé à mon pire emmeni. Si tu avais tué tous ces imps, cela aurait été plus clément de ta part.
-Je n'aurais jamais envers mes ennemis la moindre clémence.
-Par tous les trous noirs, Oreste! Qu'es-ce qui t'arrive, comment peux-tu..
Le contrebandier se détourna finalement sans achever sa pensée. Le jeune corellien s'en voulut un peu de lui infliger autant de peine. Ce n'était seulement de sa part que l'ombre d'un vague remord. Rien de plus.
-Climber, vous devriez commencer leur entraînement.
-Vu leur état, je ne pourrais pas en faire grand chose. Mais je peux déjà d'abord leur expliquer les bases et en quoi vont consister leurs exercices. Ensuite je vais repertorier les armes, les munitions et les explosifs que nous avons récupérés.
Le clone le salua pour commencer sa tâche tandis que le Jedi Noir réfléchissait au moyen de convaincre les Sorcières d'accepter de se battre ou de s'entraîner aux cotés des hommes, qu'elles devaient considérer d'après leurs coutumes héritées de la pensée d'Allya comme des êtres inférieurs. Restait à savoir si les Chutes Brumeuses ou la Montagne Qui Chante accepterait de les héberger hors de la prison. Cela n'était pas certain.
-Oreste, que comptes-tu faire d'eux? Lui demanda Tzipah qui restait seule avec lui.
-Des soldats, répondit-il simplement.
Bien que demeurant impassible, la gêne de la jeune femme troublait les courants de la Force.
-Tu n'approuves pas? Insista-t-il.
-Je sais que la guerre demande parfois certains sacrifices. Je te demande simplement de veiller à ménager notre mode de vie.
Cet avertissement amical fit prendre conscience à Oreste que cette alliance ne se ferait peut-être pas sans heurts.
-Aucun clan ne les recueillera donc, devina-t-il.
-J'ai bien peur que non, confirma-t-elle. Je suis désolée.
Tous les détenus humains et non humains s'étaient alignés en rangs devant Climber qui commençait à se présenter. À ses cotés se tenaient Gelfran et Morgan Vandrack disposés à le seconder.
-Alors ils resteront ici, trancha finalement Oreste.
-Je pense que c'est le mieux. Je demanderai à la matriarche de prendre les dispositions contre tout ennui éventuel. Et d'assurer le ravitaillement.
Le jeune corellien se doutait que nombre d'entre eux ne seraient guère enthousiastes à l'idée de devoir rester dans un endroit où les impériaux leur en avaient fait voir de toutes les couleurs. Cela risquerait de cristalliser de nouvelles tensions.
Pour le moment, il ne pouvait rien accomplir de plus ici. Il ne lui restait plus qu'à rentrer avec Tzipah.

Voilà j'espère que cela vous a plu! à la prochaine :mrgreen: !


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MessagePublié: 21 Novembre 2017, 21:52 
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Bonsoir voilà la suite!

Orbite de Dathomir, deux jours plus tard

Le Poing d'Acier émergea de l'hyperespace tandis que le capitaine Zsinj observa droit devant lui depuis la passerelle principale, le disque qui flamboyait de couleurs symbolisant la vigueur de la nature qui régnait sur ce monde perdu.
Dathomir.
L'officier impérial put à loisir distinguer plus précisement les contours montagneux qui se dessinaient sur un fonds azur et chlorophyle. Mais ce n'était pas la raison de la venue de cet homme au physique ingrat, caractérisé par une taille enflée et petite, signe d'un embonpoint très prononcé. Si prononcé que les coutures de son nouvel uniforme menaçaient de craquer. Il soupira, regrettant son ancien mais confortable habit de lieutenant major qu'il portait au début de la bataille de Teragan 5. Sa promotion pendant les combats avait récompensé le rôle qu'il avait joué dans la défaite séparatiste.
L'attribution du Poing d'Acier, le destroyer Venator sur lequel il servait, avait récompensé la détermination qu'il avait joué dans l'écrasement de la mutinerie de la moitié des troupes clones contre l'éxécution de l'Ordre 66. Il avait notamment instauré un blocus efficace autour de la planète, empêchant toute fuite des deux Jedi traqués jusqu'à l'arrivée de Dark Vador et de la 501ème Légion. Il lissa sa moustache d'un air pensif, une marque d'élégance pour rehausser la paleur de son teint et le double menton qui pendait sous sa machoîre.
Son affectation dans le Secteur de Quelii l'avait surpris, voire contrarié. Avant de comprendre que cela n'avait pas été décidé par sa propre hiérarchie dans la Marine Impériale, mais par l'Empereur lui-même.
-Contactez la prison.
-Oui, monsieur, répondit le subalterne chargé des transmissions.
Alors que la communication était sur le point d'être établie, il se demanda encore ce qui pouvait motiver l'Empereur à l'envoyer dans un secteur aussi insignifiant. Depuis des siècles, Dathomir n'était qu'un bagne quelconque. Les Jedi y avaient même exilé l'une des leurs, celle qui avait donné naissance aux Sorcières de Dathomir.
-Monsieur, nous ne recevons aucune réponse.
Avec une agilité surprenante pour un homme de sa corpulence, Zsinj vint se ranger aux cotés du sous officier.
-Essayez encore, fit-il vivement.
Le subalterne déglutit car il avait appris à ne plus se fier à son expression affable et débonnaire, surtout depuis Teragan 5. Des rumeurs racontaient même qu'il aurait orchestré la chute de son ancien supérieur pour prendre sa place à la tête du Poing d'Acier.
Il s'empressa d'obéir avant de se résigner à avouer:
-Aucune réponse, monsieur.
Zsing fixa quelques instants la surface de Dathomir.
-Déployez tous les escadrons de chasseurs et levez les boucliers. Mettez les transports de troupes en attente.
-Bien, monsieur.
-Scannez la prison et les alentours. Recherchez toute forme de vie.
Il patienta quelques minutes avant que les premiers résultats ne tombent.
-Formes de vie organique signalées, monsieur. Mais la prison semble avoir subi des dégats, le mur d'enceinte semble s'être effondré en plusieurs endroits.
Zsinj examina les holo images que lui matérialisa le sous officier au milieu du pont. Tout laissait à croire que la prison sous la surveillance de l'inquisitrice Soia Tenn avait subi une attaque. Conjuguée peut-être à une évasion de détenus.
-Devons-nous faire atterrir les renforts, monsieur?
-Non. Essayez encore de contacter la prison.
Après cette troisième tentative, le sous officier annonça:
-Nous réceptionnons un signal sur le canal principal.
-Initialisez-le.
Bientôt la silhouette tridimensionnelle d'un homme grand et maigre, au visage camouflé par un capuchon ample, naquit sous ses yeux. Ses habits étaient caractéristiques de ceux des Jedi. Il portait un long sceptre dans la main.
-C'est un enregistrement.
-Démarrez-le.
L'hologramme se brouilla une fraction de seconde.
-Je m'appelle Oreste Tissan et je suis celui qui a anéanti votre prison de Dathomir, balayé votre garnison et libéré ceux que vous déteniez.
-Faites-en une copie et transmettez aux archives du Centre Impérial, ordonna Zsinj.

Coruscant, Palais impérial, une semaine après le coup d'état de Gentis

Dark Vador mit un genou à terre devant l'Empereur assis dans son large trône. Celui-ci l'autorisa à se relever d'un geste de la main.
-Les manifestations pour la libération des partisans de Gentis sur Brentaal IV ont été réprimées, maître. Les agitateurs ont été arrêtés et seront interrogés par le BSI.
-Bien, se félicita Palpatine. Quelques exécutions permettront de tempérer les plus hardis, l'Ordre Nouveau sera établi.
-Il reste encore des Jedi. Jax Pavan..
-Aucun Jedi ne nous arrêtera, trancha son supérieur.
Vador ne put se retenir de frisonner. Palpatine avait conservé ce ton doucereux mais y avait instillé subtilement une dose d'autorité inflexible ponctué d'un sourire large. Un rictus qui paraissait sénile au premier abord.
-Vous l'avez vous même démontré sur Vaklin, Seigneur Vador. Il suffira d'effacer lentement mais inexorablement, les souvenirs et les vestiges qu'ils ont légué en héritage. Tous les survivants de l'Ordre ne pourront plus au risque d'être découverts, continuer à enseigner leurs pratiques dépassées de la Force.
-Ils constituent encore de sérieux troubles, maître. Dois-je vous rappeler ce que Roan Shryne a tenté de faire sur Kashyyk ou le conclave de Kessel?
-Leurs échecs ne font qu'amplifier l'ampleur de leur faillite. Où en êtes-vous de la traque de ce Jax Pavan?
-L'inquisiteur Tesla ne tardera pas à lui mettre dessus.
Une alarme provenant de l'un des bras du large fauteuil indiqua à l'Empereur qu'il recevait un appel urgent. Celui-ci ouvrit un canal et demanda d'une voix impatiente.
-Qu'y a-t-il?
-Monseigneur, un officier de la Marine Impériale opérant dans le Secteur de Quelii souhaite vous faire son rapport.
-Très bien, passez-le moi.
L'hologramme du capitaine Zsinj flotta entre les deux Seigneurs Sith. Dark Vador fixait avec une curiosité distante la silhouette rondelette du natif de Fondor qui avait servi à ses cotés lors de la repression de Teragan 5. L'ancien Chevalier Jedi avait appris à ne pas se fier à cette allure aimable et inoffensive qui camouflait un individu qui n'hésitait pas à être machiavélique et implacable. Il le soupçonnait d'avoir intrigué pour écarter son supérieur et prendre sa place sur le Poing d'Acier.
Un homme qu'il respectait mais qu'il évitait de sous estimer.
En cet instant, Zsinj malgré un sourire débordant, masquait une légère préoccupation.
-J'espère que votre appel est important, capitaine.
-Sa majesté le trouvera certainement indispensable, susurra le fondorien d'une voix mielleuse qui avait trompé bon nombre de ses rivaux sur sa réelle dangeurosité. Il s'est passé sur Dathomir un événement sérieux, je dirais même grave. Permettez-moi de vous visionner un enregistrement qui vous éclairera.
L'hologramme du capitaine obèse disparut pour laisser place au physique opposé d'un homme à la silhouette fine et élancée. Qui semblait vêtu de la tête aux pieds à la manière des Jedi et serrait dans son poing un sceptre inconnu.
-Je m'appelle Oreste Tissan et je suis celui qui a anéanti votre prison de Dathomir, balayé votre garnison et libéré ceux que vous déteniez. Vous avez dissous la République, renié ses idéaux démocratiques et poignardé lâchement l'Ordre Jedi. Vous avez tué mon maître sur Mygeeto, exterminé ma famille sur Corellia et assassiné la femme que j'aimais.
Sa voix posée dictait un discours murement réfléchi, exprimant l'amertume, la douleur, la culpabilité du survivant. La colère, la haine, la soif de revanche et de vengeance.
-Je me suis juré d'honorer leur mémoire, de ne plus me cacher face à la tyrannie et à vos exactions. Je ne fuirai plus et je ne tournerai plus le dos à ceux et à celles qui méritent d'être aidés. Je dispose maintenant du pouvoir de vous faire chuter de votre piédestal. Vous avez semé la peur et votre Empire connaître aussi la peur.
Par dessus l'hologramme, Vador étudia les traits blafards et profondément parcheminés de son maître. Celui-ci semblait presque détendu.
-Aujourd'hui, je vous annonce que la reconquète de la liberté commence maintenant. Oreste Tissan terminé.
Sa silhouette disparut dans un flash et Vador ne tarda pas à réagir.
-Soia Tenn a donc échoué.
-Nous devrions la présumer morte, résuma l'Empereur. Ce Jedi corellien nous a rendu service en mettant fin à son inutilité.
-Maître, ce Jedi nous défie.
Les yeux jaunes de Palpatine brillèrent d'une intensité plus ardente devant l'indignation de son apprenti.
-Et nous allons répondre à sa provocation. Donnez l'ordre au commandant Appo d'embarquer les meilleurs éléments de la 501ème Légion sur le Devastator et rejoignez le Poing d'Acier du capitaine Zsinj.
-N'es-ce pas le capitaine Shonn Volta qui commande le Dévastator?
L'Empereur gloussa doucement.
-Tout à fait et je me suis arrangé pour qu'elle apprenne ce qui est arrivé à l'amiral Laurita Thom, confia-t-il avec un large sourire.
Dark Vador se souvenait de ce jeune officier de l'académie de Raithal, à moitié défiguré et amputé du bras gauche. Son rôle dans l'échec du coup d'état de Gentis avait été crucial et il avait été promu amiral.
L'Empereur avait fait comprendre à son apprenti que ses qualités faisaient de lui un sucesseur potentiel. Voilà pourquoi il l'avait jeté dans le vide, comme on se débarasse d'un outil devenu encombrant.
Quant à Shonn Volta.. il n'oubliait pas de sitôt cette rancoeur palpable lorsqu'il lui avait annoncé la nouvelle de sa tragique disparition. Elle était sensible à la Force, elle l'avait senti jusque dans son âme. Elle avait éprouvé de l'amour pour cet homme.
-Vous voulez tester sa loyauté, devina-t-il. Savoir si elle sera assez forte pour nous servir sans restriction.
-Et éprouver votre instinct de conservation si elle ne l'est pas.
La respiration de l'ancien Jedi devint plus rauque à travers le vocodeur. L'irritation commençait à le gagner.
-Ne m'avez-vous pas suffisamment mis à l'épreuve, maître?
-Je veux m'assurer que votre vigilance ne se relâchera pas, mon ami. La pitoyable tentative de Gentis a certainement laissé des traces et les rumeurs courent que parmi les officiers du Devastator, certains auraient éprouvé une grande sympathie pour sa cause.
-Et vous nommez Shonn Volta à leur tête. N'es-ce pas risqué?
De nouveau un sourire infantilisant flotta ses lèvres.
-Dans le pire des cas, vous vous chargerez de purger ce qu'il reste de la sédition de Gentis. Mais gardez d'abord à l'esprit que vous devez écraser cette rébellion de Dathomir avant qu'elle ne se répande.
-Ce sera fait, maître.

Voilà ce sera tout! à la prochaine :mrgreen: !


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