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MessagePublié: 24 Avril 2017, 12:33 
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Salut à tous !

Voilà cela fait depuis un bon moment déjà que j'avais parlé de la fanfic que j'essayais d'écrire. J'ai enfin décidé de me jeter à l'eau et de partager avec vous le début.
L'idée est d'écrire une suite à la série La légende des Jedi en me centrant sur le personnage de Vima Sunrider. Cette histoire se déroule un an après Rédemption. D'autres pourrait voir le jour sur d'autre périodes de sa vie.

Voilà :

Archive I : Rhen Var est éternel

Entrée une : Le passé fait le présent

Mauvaise idée et très mauvais endroit pour la réaliser. Cette pensée lui traversa l’esprit tandis qu’elle se retrouvait dans un cul-de-sac dans un astroport miteux de Coruscant. Quand tout avait dégénéré, elle avait tenté de sortir de là sans faire de grabuge. Après tout, elle n’avait aucune envie de se battre. Ses poursuivants n’avaient pas un mauvais fond, ils étaient marqués par la guerre et les blessures étaient encore trop récentes. Comme l’année précédente, elle avait foncé tête baissée sans examiner les conséquences de ses actes. Bon sang ! Sa mère lui avait enseigné cela et lui avait clairement fait comprendre aussi. Alors, pourquoi oublier cette précieuse leçon à un moment pareil ?

Bref, cinq individus approchaient doucement, et ils étaient bien déterminés à lui faire regretter sa vision des choses.

Elle n’avait plus le choix, elle devait faire face aux réactions que ses idées méritaient peut-être. Ses agresseurs pensaient avoir affaire à une adolescente effrontée qui avait besoin d’une bonne punition pour retourner sagement à l’école. Ce qu’ils pensaient, elle n’en avait cure. Ils étaient loin de s’imaginer qu’elle avait vu autant d’horreur qu’eux et qu’elle a également vu au fond du cœur de cet homme qu’elle admirait tant. Elle sortit son sabre laser de son sac de voyage. Une larme coula le long de sa joue droite quand elle l’alluma. La lame verte éclaira son visage, jusque là masqué par le manque d’éclairage de cette section de l’astroport et dévoila un regard déterminé et quelques mèches rousses sous sa coiffe.

— Encore une Jedi qui se retourne contre le peuple. Ça ne m’étonne pas vu les propos tenus par cette gamine tout à l’heure. Si même l’Ordre n’arrive pas à désherber leur jardin et laisse pousser les graines de Sith, il ne faut pas s’étonner si une nouvelle guerre vient déchirer la galaxie. S’esclaffa l’un des types du nom de Croy.
— Je ne suis pas une graine de Sith, répondit-elle avec tout le calme qu’elle pouvait. Je suis Vima Sunrider, apprentie de Nomi Sunrider, héroïne de la guerre des Sith. Je ne suis pas votre ennemi, tout comme Ulic ne l’était plus après son exil.
— Va dire ça aux familles qu’il a brisées.
— Ulic s’est racheté après la guerre, il est aussi une victime. Je ne tolérerais pas qu’on continue à salir son nom. Alors au lieu de cracher sur lui, reculez. Je trouverais un autre vaisseau pour me conduire à destination.
— Tu mériterais qu’on te ramène à ta mère par la force petite.
— C’est avec moi qu’est la Force, ne faites rien de regrettable s’il vous plaît.

L’air farouche de Vima, et surtout son sabre laser fit hésiter les cinq individus. Ils se regardèrent en silence avant de faire demi-tour. Croy, le meneur semblait-il, s’adressa à elle en ces mots avant de partir :
— Tu as de la chance Jedi ! Mais apprends le sens du mot justice, et ne parle plus de ce Qel Droma de malheur ! Il pourrait t’arriver quelque chose de fâcheux la prochaine fois.

Vima les regarda partir tout en rangeant son arme. Elle quitta l’astroport miteux et tenta d’entrer dans une cantina non loin de là pour trouver un pilote. Mais on lui refusa l’accès à cause de son jeune âge. Deux bouges plus tard, elle se dit qu’elle devait retourner dans un astroport pour trouver un pilote. Une étrange sensation parcourait sa nuque. Était-elle suivie ou en danger dans ce quartier de Coruscant ? Ou la Force lui indiquait-elle que sa mère avait remarqué sa disparition et tentait de la retrouver pour l’empêcher d’aller sur Rhen Var ? Dans tous les cas, elle devait se dépêcher, plus le temps passait, plus les obstacles risquaient de s’amonceler et de créer un trop grand barrage pour qu’elle puisse mener à bien son voyage.

Dix minutes plus tard, la jeune Jedi arriva dans un nouvel astroport. Celui-ci était plus grand que le précédent et beaucoup de voyageurs allaient et venaient le long des allées. Elle se positionna dans un endroit stratégique afin d’étudier les pilotes de passage et les sonder afin de découvrir si l’un d’eux était susceptible de vouloir l’aider. Tout en faisant cela, elle se repassa mentalement les derniers événements qui la conduisirent ici. Elle repensa au refus de sa mère de se rendre sur Rhen Var pour commémorer la mémoire de l’homme qu’elle avait aimé. Puis lui revinrent les événements à l’astroport et le groupe qu’elle prit à partie en les entendant dire du mal d’Ulic alors qu’un reportage sur la guerre passait en fond. Oui ! C’était ça que la Force lui indiquait ; les détails du passé faisaient le présent.

Et là elle le vit, feignant de se renseigner sur une quelconque destination qui ne serait de toute façon pas la sienne. Son veston était différent, et une casquette cachait le haut de son crâne, mais il ne faisait aucun doute. Vima venait de reconnaître l’un des hommes de Croy. Ces brigands l’avaient suivi. Pourquoi ? Leur différent ne devrait pas conduire à une filature, et leur rancœur ne devrait pas être assez forte pour les pousser à s’en prendre à une Jedi. L’espace d’un instant, elle regretta que sa mère soit une fois de plus trop préoccupée par une future mission diplomatique au lieu d’elle. Elle chassa cette pensée et le contact du sabre dans sa poche lui redonna de l’assurance.

Vima sonda les lieux avec la Force et s’élança. Elle feignit d’avoir trouvé quelque chose d’intéressant et commença à traverser la foule. Au passage, elle subtilisa le blaster d’un agent de sécurité grâce à la Force et prit la direction de l’homme à la casquette. Si sa tentative de neutraliser l'homme dégénérait, elle n'aurait alors pas l'air d'une Jedi. Une fois derrière lui, elle pointa le blaster dans son dos de manière brusque afin de l’inquiéter.
— Bon sang, que me voulez-vous à la fin ? Pourquoi m’avez-vous suivi ?
— Vima c’est ça ? lui répondit l’homme. T’es une gamine intelligente...
— Je ne suis pas une gamine. (elle enfonça son blaster dans le dos de son interlocuteur).
— D’accord très bien. Écoute jeune Jedi, mes amis et moi en avons assez bavé à cause de Qel Droma. J’ai perdu mon frère dans la guerre, Croy a perdu toute sa famille lors d’un assaut de ce Sith et de sa sorcière bien-aimée. (il espérait que ses mots blesseraient la jeune Jedi). Les autres c’est pareil. Et tout ça à cause de Jedi et de saleté de collaborateurs dont tu sembles emprunter la voie. Et nous n’aimons pas ceux qui soutiennent cette infamie.
— Je suis une Jedi, je soutiens la République et la justice.
— Nous aussi, gamine.

Vima était trop préoccupée par l’homme qu’elle n’avait pas senti un nouvel individu s’approcher. Elle entendit sa respiration au dernier moment, juste avant qu’une douleur lui parcoure la colonne vertébrale. Sa vue commença à se troubler. Sa main trembla et elle fit tomber l’arme. Elle voulut pousser un cri d’alerte, mais le murmure qui sortit de sa bouche fut étouffé par les bruits de l’astroport. Elle n’était qu’une gamine impulsive, et cette fois-ci elle en paya le prix.



Vima se réveilla avec un énorme mal de crâne. Quand elle essaya de bouger, elle comprit qu’elle était attachée à un siège. Elle regarda autour d’elle et remarqua qu’elle se situait dans le sas d’un navire, désarmée, et sans connaître sa destination. Ses ravisseurs savaient qu’elle pouvait être dangereuse et toute tentative flagrante d’utiliser la Force pourrait leur faire décider d’ouvrir le sas. Elle médita pour faire passer le temps, jusqu’à ce qu’elle entendit le mécanisme d’une porte. Des pas derrière elle se rapprochèrent.

— Je suppose qu’on ne va pas sur Rhen Var, déclara-t-elle avec un ton cynique.
— Tes premières paroles censées. Tu apprends vite gamine.
— Ma mère et les autres Jedi doivent déjà être à ma recherche. Rendez-vous, c’est la meilleure option qui soit pour tout le monde.
— Tu sembles vouloir entreprendre ton voyage seul, sinon tu n’aurais pas eu besoin d’un pilote. Elle te croit certainement en chemin. D’ici qu’elle comprenne, il n’y aura peut-être plus de trace de toi.
— Qu’allez-vous me faire ? demanda-t-elle soudain inquiète.
— Te juger pour collaboration avec les Sith, répondit l’homme calmement. Puis te condamner à mort. Si t’es sage, on te laissera mourir de froid sur Rhen Var. Comme ça, tu seras là-bas.

L’homme repartit, et la porte se referma. Vima était dans une position désastreuse, et elle se mit directement à réfléchir à un moyen de s’en sortir. Ces hommes étaient pleins de haine. Peut-être il y avait-il un moyen de les apaiser. Malgré leur méchanceté, eux aussi avaient le droit à la rédemption. Elle se demanda si elle devait, tout comme Ulic, le payer de sa vie. Non ce ne serait pas juste. Elle devait sortir de ce pétrin le plus vite possible. La Force était avec elle, et elle était plus puissante que n’importe quel sabre ou blaster. Grâce à la Force, un Jedi pouvait faire des choses insoupçonnables, et les talents de Vima dans ce domaine ne demandaient qu’à être exploités.

Son esprit se mit en résonance avec la Force, et elle comprit : les détails du passé faisaient le présent.

Vima médita calmement sur sa chaise en essayant de ressentir au mieux la Force autour d’elle, comme Ulic et Nomi le lui avaient chacun appris. La porte se rouvrit. C’était le moment d’agir. La jeune Jedi concentra la Force, la canalisa et la projeta violemment. Sa chaise décolla et aller percuter l’homme qui s’apprêtait à entrer dans le sas. Voilà, il n’y avait plus de risque d’être envoyée par le sas. Une fraction de seconde plus tard, elle leva les yeux et aperçut l’homme de l’astroport en face elle. Malgré sa surprise, l’individu s’apprêtait à dégainer un blaster. La chaise métallique s’était pliée et Vima put dégager l’un de ses bras. Elle tendit la main et attira l’arme vers elle.

— Ne bougez plus ! Elle visait à présent l’homme tout en continuant à se détacher.
— Ne me faites pas de mal.
— Entre dans ce sas, et prend ton ami au sol avec toi.
— D’accord.

L’individu prit son compagnon et exécuta la directive de la jeune Jedi. Celle-ci s’empressa de refermer la pièce. Les deux hommes enfermés, elle ne risquait plus rien. Il lui fallait à présent prendre le contrôle de ce navire dont elle ignorait tout, mais également retrouver son sabre laser. Elle passa de couloir en couloir, évitant un membre d’équipage au besoin, et progressa jusqu’à la cabine. Sa tête tournait encore un peu à cause de son utilisation de la Force qui était excessive pour elle. Elle repéra le hangar qui contenait diverses marchandises ainsi qu’un chasseur biplace. Il ne lui manquait que son sabre et peut-être des informations sur ce groupe de kidnappeur pour en référer au Conseil Jedi.

Au détour d’un couloir, elle aperçut Croy avec son sabre laser à la ceinture. A cette vue, elle manqua de bouillir de rage, mais elle se ressaisit presque immédiatement. Elle le suivit discrètement au cas où il n’était pas seul. Arrivée devant une porte, elle n’hésita pas à l’ouvrir et à s’engouffrer à l’intérieur d’une nouvelle section du vaisseau. Sauf que cette fois-ci, elle se retrouva sur le pont. En entendant la porte, Croy se retourna et la regarda le sourire aux lèvres. Deux hommes la mettaient en joug, le blaster aux poings. Sa fuite avait été découverte et Vima était tombé dans le piège visant à la ramener gentiment dans son sas. Une fois de plus elle avait manqué de discernement.

— Tiens tiens, ne serait-ce pas notre admiratrice du côté obscur ?
— Laissez-moi retourner sur Coruscant, et je promets d’oublier toute cette histoire. Vous pourrez faire justice ailleurs si vous y tenez vraiment.
— Hors de question. Allez, conduisez-la à son sas. Et un dernier petit conseil d’ami jeune Vima, n’attend pas de clémence après ce que tu as fait.



Vima avait perdu la notion du temps. Elle passa le reste de son voyage enfermée dans le sas sans aucune nouvelle possibilité de fuite. On la débarqua sur une planète miteuse qu’elle ne reconnut pas. La zone d’atterrissage du cargo de Croy semblait sinistre et occupée par des individus qui semblaient peu se soucier des lois galactiques. En jetant un rapide coup d’œil derrière elle, la Jedi aperçut le gros cargo dans lequel elle avait été transportée. Croy avait plus de moyen et d’effectif qu’elle ne le supposait de prime abord. Dans la panade jusqu’au coup, elle n’avait plus qu’à faire confiance aux enseignements d’Ulic et de sa mère pour se sortir de là.

Les hommes de Croy la conduisirent à pied dans un bâtiment non loin de là. Les quelques badauds qui croisèrent son regard n’exprimèrent aucun intérêt à sa présence. Seul un Cathar près de l’entrée daigna la regarder dans les yeux et la pitié qu’elle lut dans son regard lui fit redouter le pire sur ce qui l’attendait. On la conduisit jusqu’à une cellule avec pour seule compagnie des gardes armées pas très bavards.

Vima passa les minutes qui suivirent à réfléchir à un moyen de se sortir de là. Puis elle comprit. Elle comprit que si on lui en avait laissé tant voir, c’était pour la simple et bonne raison qu’elle ne quitterait pas les lieux. Mais le moment n’était pas à l’action, elle ne pouvait rien faire. Elle ne pouvait qu’écouter la Force pour saisir le moment opportun et révéler les actions de ce groupe criminel aux autorités.

L’attente fut longue, plus longue qu’elle ne l’aurait cru. Un Twil'ek patibulaire vint la sortir de sa méditation et lui menotta les poignets.
— Tu viens avec moi, tu vas être jugée pour ton crime.
— Ne faites pas ça, il y a toujours un moyen de régler ça pacifiquement. Si vous continuez sur cette voie, ça va mal finir...
— Pour toi petite, pour toi. Il est temps pour toi d’être détournée de l’obscurité à tout jamais.
— Si le côté obscur était ici, il serait tapis dans votre cœur, pas dans le mien.
— Silence, ou je te fais taire.

Le Twi' lek la conduisit jusqu’à une vaste pièce où son procès allait se dérouler. En entrant, elle remarqua une vieille chaise en bois faisant face à une grande tablée où se tenaient trois « juges ». L’un d’eux était un jeune homme blond, un autre un Krevaaki âgé qui lui rappelait le défunt Maître Baas tué des mains d’Exar. Vima ne put s’empêcher de penser qu’ils avaient été choisis exprès pour lui rappeler des souvenirs des Jedi et la déstabiliser. Au centre des deux se trouvait Croy, le regard noir. Derrière les trois individus, Vima contempla la bannière de l’organisation : une tête de guerrier Massassi au bout d’une pique. Décidément, songea-t-elle, ils ne faisaient pas les choses à moitié.

Le Twi' lek la fit asseoir sur la chaise avant de quitter les lieux. Bien, Vima semblait avoir l’opportunité d’user de la Force dans peu de temps pour se sortir de là. Soudain, Croy prit la parole.
— Vima Sunrider, apprentie de Nomi Sunrider, héroïne de la guerre des Sith, tu es accusée d’être une sympathisante des Krath et d’Exar Kun, d’être en proie au côté obscur et de représenter une menace pour la République. Le but de ce procès est de déterminer ta culpabilité et de t’infliger la peine qui est juste.
— Croy, vous n’êtes qu’un minable qui espère justifier sa cruauté avec un faux procès.
— Tu aggraves ton cas petite. Fais très attention, la peine qu’on risque de t’infliger est la mort.
— Il n’y a pas de mort, il n’y a que la Force, psalmodia-t-elle sereine.

À peine eut-elle prononcé le code Jedi qu’un rayon laser vint déchirer la poitrine du jeune blond. Un second tir se fraya un chemin à travers le crâne du Krevakii qui s’effondra lourdement derrière son pupitre. Quelqu’un venait d’éliminer les adversaires de Vima dans un chronométrage si précis qu’on aurait pu croire qu’elle avait ordonné les tirs en parlant de la Force. La réflexion de Vima fut interrompue par la voix grave de Croy :
— Comment oses-tu nous faire ça, après la vie qu’on t’a offert ?
— Croy tu es condamné pour t’être laissé aveugler par la haine et pour avoir menacé la République. (La voix masculine venait de derrière Vima)
— Quand IL apprendra la vérité, tu vas le regretter.
— Ne t’inquiète pas pour moi, c’est le prochain.
Un nouveau tir de blaster vint mettre fin à la discussion. Croy tomba au sol, sans vie.

Elle ne l’avait pas sentie dans la Force, ni son sauveur, ni ses intentions. Sa formation de Jedi laissait-elle temps à désirer ? Qu’aurait pensé Ulic en la voyant ? Elle avait écouté son cœur, voulu faire son devoir, et des hommes étaient morts par sa faute. Était-elle condamnée à reproduire les erreurs de son modèle ? Sa mère devait en réalité la protéger, cela expliquait son refus de la laisser aller sur Rhen Var un an après le drame.

Ses bourreaux gisaient au sol sans vie, elle pouvait désormais partir. Elle se leva et se tourna enfin vers celui qui l’avait sauvé. Elle découvrit qu’il s’agissait d’un jeune homme d’environ son âge. Il avait les cheveux en bataille et ses yeux brillait de compassion pour la jeune Jedi. Il la regarda, esquissa un sourire et lui fit signe de venir.
— Qui es-tu ? osa-t-elle demander.
— Un vieux dicton dit que le passé fait le présent. Considère-moi comme quelqu’un qui cherche un avenir. Et il faut se dépêcher, les autres ont probablement entendu mes tirs. Si tu veux être libre, suis-moi, maintenant.

Son sauveur, plutôt mignon nota-t-elle, était quelqu’un de mystérieux, mais l’aura qu’elle ressentait dans la Force n’était que bonté. Elle décida de le suivre et de se poser des questions sur lui plus tard quand elle serait en sécurité. Elle regarda Croy une dernière fois et se servit de la Force pour ramener son sabre à elle. Quand son sauveur lui tourna le dos pour repasser la porte qu’il avait empruntée, la Jedi remarqua un tatouage sur son épaule qui ressortait de son gilet sans manche. Il ressemblait à une tête de Massassi, avec une pointe de lance...


J'espère que ce début n'est pas trop mauvais et donne envie de connaître la suite.

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(Caligula)


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MessagePublié: 24 Avril 2017, 18:12 
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C'est sympa et peut être intéressant. Il y a quelques fautes d'orthographe et quelques erreurs de style, mais c'est trois fois rien.
J'attends la suite avec impatience !

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MessagePublié: 25 Avril 2017, 20:13 
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Même si ma période préférée est Legacy :roll: , cet extrait m'a accroché et j'espère que la suite sera vite publiée ;) .


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MessagePublié: 04 Mai 2017, 20:11 
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Merci à vous deux. Ça me motive à finir cette histoire un jour. J'essayerais d'être à la hauteur de ce que je tease.
Donc en ce SWDay, voilà la suite.


Entrée 2 : La coalition Pendergast

La cabine était exiguë, mais l’eau qui sortait du mur était suffisamment fraîche pour la laver de la fatigue de sa dernière aventure. Toutefois, elle garda à l’esprit ce qui lui arrivait. Elle venait tout juste d’échapper à un groupe armé et dangereux avec l’aide d’un garçon qu’elle ne connaissait même pas. Sans savoir pourquoi, elle l’avait suivi sans un mot et l’avait observé leur trouver cette planque. Les regards durs qu’il avait lancés à certaines personnes lui avaient révélé un lourd passé et une haine refrénée. De plus, il semblait porter le tatouage représentant ceux qu’elle venait de fuir. Elle était certaine que le garçon était dangereux, après tout il venait d’abattre de sang-froid trois personnes. Mais les quelques regards qu’il lui avait portés, et la douceur de sa voix quand il lui demanda de la suivre dans cette planque, lui montra un autre aspect de l’individu.

En repensant à la douceur dans sa voix, Vima rougit. La prudence devrait la faire quitter les lieux immédiatement. À chaque fois qu’elle pensait cela, un étrange sentiment réconfortant le lui faisait oublier immédiatement. Ce mystérieux inconnu venait de la sauver et pensait à prendre soin d’elle. C’était son allié et qui sait, peut-être pouvaient-ils devenir amis. Serait-ce de l’amour qu’elle ressentait ? Vima chassa alors cette pensée. Elle était une Jedi et elle venait de découvrir une menace importante, elle n’avait pas le temps de s’interroger sur ces sentiments. Et ce garçon dont elle ne connaissait pas le nom était un danger potentiel. Elle sortit de la cabine de douche, se sécha, enfila sa tenue et rejoignit son sauveur dans le salon afin de l’interroger. S’il se montre bon et sincère, peut-être accepterait-elle de poursuivre son voyage avec lui.

— Te voilà prête. Tiens j’ai ramené un peu de nourriture et préparé du stim-thé pour que tu puisses reprendre des forces, tu en as besoin. Par contre, autant te prévenir de suite, nous ne pourrons pas rester longtemps ici. On nous aura retrouvés d’ici quelques heures.
— Merci. Dit-elle en prenant une place sur le fauteuil du salon et en récupérant la nourriture sur la table. Je te remercie pour tous, je te dois beaucoup. Mais avant que nous reprenions la route pour je ne sais où, j’ai besoin de savoir certaines choses.

Le jeune homme prit une chaise et s’installa en face d’elle. Elle lut dans ses yeux et dans son sourire la bienveillance qu’il avait jusque là pour elle. Sa rencontre avec Croy la rendit plus méfiante que de coutume, mais la Force ne semblait pas indiquer de danger. Mais elle n’était qu’en formation, peut-être se trompait-elle. Que croire et quel instinct suivre ?

— Je comprends. Tu sembles dépendre d’un inconnu, la situation te dépasse, il est normal que tu t’interroges sur certaines choses. Je t’écoute. Je ferais de mon mieux pour te répondre.
— Déjà, je ne connais même pas ton nom.
— Claton Pek. Enchantée de faire ta connaissance Vima Sunrider.
— Claton Pek... dis-moi, sauf erreur de ma part tu fais partie de la bande de Croy. J’ai besoin de savoir qui ils sont, ce que tu fais avec eux, et pourquoi tu m’as aidé.
— Très bien. Je vais commencer par le plus court. J’ai perdu ma famille pendant la guerre, comme beaucoup de monde. J’ai erré un peu ici, survivant de petit larcin et en squattant comme je pouvais dans des endroits désertés comme celui-ci. Croy m’a proposé un avenir, et ses ambitions semblaient collées à mon humeur du moment. Installe-toi bien, la suite c’est un peu plus long. Tu parles de la bande de Croy, mais Croy n’est qu’un lieutenant dans une mécanique mieux huilée. Tu n’as jamais entendu parler de la coalition Pendergast ?

Claton marqua une petite pause, et Vima réfléchit à sa question. Mais rien ne lui vint à l’évocation de ce nom.
— Ce nom ne me dit absolument rien. Éclaire-moi.
— Très bien. La coalition Pendergast est un groupe fondé par Elonor Pendergast, un homme qui a tout perdu dans la guerre : famille, amis, entreprise. Avec le reste de sa richesse, il monta une organisation visant à protéger la population civile et à venir en aide aux réfugiés restants. En sommes, c’est censé être une œuvre de bienfaisance en marge des aides de la République. C’est étrange que tu n’aies pas entendu parler de nous. Vu ma situation, quand Croy est venu à mon secours, j’ai accepté de rejoindre la coalition. Mais j’ai rapidement compris qu’on me cachait quelque chose. Après des mois de dévouement, et une défiance auprès de la République, j’ai obtenu la confiance de Croy. Il m’a révélé que l’aide apporté aux citoyens n’est qu’une partie des ambitions de Pendegast. Les responsables de la guerre sont les Jedi, et il a décidé de se venger le moment venu.
— Mais ce n’est pas....
— Si Vima, ton ordre est responsable de tout ça. Regarde Ulic Qel Droma et Exar Kun. Je suis désolé, mais tu ne me convaincras pas du contraire. De ce côté, je n’ai rien d’autre à t’offrir.

Vima sentit son cœur battre plus fort dans sa poitrine. L’homme qui venait de l’aider semblait en réalité être convaincu d’être son ennemi. Et cette coalition semblait plus dangereuse que semblait le penser la République. Mais pourquoi n’en a-t-elle jamais entendu parler ? Peu importait. Malgré la méfiance de son compagnon de route envers les Jedi, elle devait en apprendre le plus possible sur les plans de Pendergast et prévenir sa mère du danger que ces bienfaiteurs galactiques représentaient. Avant de poursuivre la conversation avec Claton, Vima sortit son sabre de sa tunique et le posa à côté d’elle, le doigt sur le bouton d’activation. S’il tentait de faire quoi que ce soit, elle lui ferait regretter. Afin de bien lui faire comprendre qu’elle ne plaisantait pas, elle durcit son regard.

— Alors pourquoi m’as-tu aidé tout à l’heure ? Et j’ai besoin de savoir quel est leur plan.
— Écoutes Vima, je te prie de bien me croire. Je n’ai pas la moindre idée de ce qui est prévu, je ne suis pas dans toutes les confidences. Mais le simulacre de procès que t’as fait Croy tout à l’heure doit en donner un aperçu. J’admets que nous sommes en désaccord, mais tu ne connais rien de ce que la galaxie a souffert depuis ce temps. Mais je ne veux pas la mort d’innocents, je ne veux pas me mettre au niveau d’un massassi. Je veux que justice soit faite. Je veux que les Jedi soient légalement reconnus coupables. Leur combat n’est en réalité pas le mien. Je ne pouvais les laisser te faire ça.

Le regard de Claton passa de la colère à une expression confuse. Une larme lui coulait le long de la joue, et quand il eut fini, il avait détourné son regard. Il était gêné, probablement par son acte. Vima savait qu’il cachait quelque chose. Et si elle ne pouvait le percer à jour, elle ne pourrait lui faire confiance. Elle avait besoin de lui pour quitter cet endroit et rejoindre Coruscant. Mais en même temps pouvait-elle le conduire jusqu’au Jedi ? Une partie d’elle en était peu convaincue, mais une partie plus déraisonnable d’elle-même voulait le croire plus que sincère et faire du chemin à ses côtés. Non ! Elle ne pouvait pas céder à ses sentiments. Il n’y a pas de passion, il n’y a que la sérénité. Il fallait qu’elle garde l’esprit raisonnable pour le moment.

— Claton regarde moi. Tu me caches quelque chose, je le sens. Comment pourrais-je te faire confiance si tu ne me dis pas tout ? Qu’est-ce que tu as derrière la tête ?
— Rien d’hostile. C’est juste que... comment dire.... je n’ai... tu... tu es une belle... Jedi. Tu sembles irradié de beauté, euh de bonté. Je ne pouvais pas les laisser te faire ça, il fallait que je t’accorde une chance. S’il te plaît, ce n’est pas le moment pour ça, je pense. Il y a plus urgent, que de s’étendre sur cette question, d’accord ?

Les joues de Vima viraient aux cramoisies. La Force lui soufflait toute l’honnêteté des propos de ce charmant jeune homme. Elle savait qu’elle succombait à son charme et voulait tout faire pour lutter contre. Mais lui aussi semblait être sensible au sien. C’était une situation embarrassante, elle ne savait comment réagir dans une situation comme celle-là. Elle chassa une fois de plus ces pensées. Le seul avenir qu’elle devait envisager n’était pas celui avec ce jeune homme, mais bien celui des Jedi. Pensant qu’elle aussi trahissait ses sentiments, elle essaya de prendre l’air le plus sérieux et autoritaire qu’elle avait. Si elle devait s’en sortir, ce n’était certainement pas en restant là béate comme une jeune idiote.
— Très bien. Je te fais confiance pour le moment, tu me sembles plutôt sympathique. J’ai besoin de connaître les effectifs de la Coalition Pendergast. Il me faut aussi un moyen d’entrer en contact avec Coruscant.
— Des cargos, des chasseurs, j’ai cru aussi voir un croiseur de combat esquinté avec le blason de la Coalition. Comme je l’ai déjà dit, je suis loin de tout savoir et là je ne peux t’en dire plus. Si tu veux, il y a dans la pièce d’à côté un système de communication d’un vaisseau. C’est un bricolage, mais si tu arrives à accrocher un relais, ton message pourrait atteindre Coruscant. Je ne promets rien, mais c’est tout ce que je peux t’offrir pour le moment.
— Merci.

Sans en dire plus, Vima se dirigea jusqu’à l’endroit que lui désignait son compagnon. En voyant l’amas de ferraille et de fil qui pendait, elle comprit ce qu’il voulait lui dire. Quelqu’un avait démonté le système d’un vaisseau et avait essayé grossièrement d’en faire un poste fixe dans un appartement miteux. Si cette chose marchait, cela tiendrait plus d’un signe de la Force que des qualités de technicien de celui qui avait conçu ce truc. Elle étudia rapidement le système pour comprendre comment il fonctionnait et une fois fait elle paramétra la machine pour envoyer un signal jusqu’à Coruscant, à destination du Temple Jedi, là où devait se trouver sa mère. Après un long moment d’attente, la voie de sa mère sortit d’un haut-parleur de mauvaise facture.
— Oui ? Qui êtes-vous ?
— Maman. C’est moi, Vima. Je suis contente de t’entendre. Je suis désolée d’être partie comme ça et de te causer du souci.
— Ma chérie, qu’est-ce qui se passe ? Où es-tu ?
— Je ne sais pas, j’ai eu d’autres urgences. Je suis dans des ennuis, mais il y a plus urgents. Est-ce que tu connais la coalition Pendergast ?
— Vima, encore une fois tu ne prêtes pas assez attention à ce qui se passe. Si tu m’avais écouté, comme toute bonne apprentie, tu aurais su que oui. Je te rappelle que j’ai un rendez-vous avec leur chef dans deux jours pour négocier une entraide avec les Jedi afin de rétablir la paix dans des endroits reculés. Pourquoi une telle question ?
— Maman écoute. J’ai des informations que le Conseil ignore sur eux. Ils cachent quelque chose, certains d’entre eux m’ont enlevée et ont tenté de me tuer. Fais attention à toi. Maman ?

Vima n’entendit aucune réponse. Le signal avait été perdu pendant qu’elle parlait et elle n’avait aucun moyen de savoir si sa mère avait reçu son avertissement. Sa famille était en danger, elle se sentait si impuissante. Elle devait retenter de prendre contact avec elle pour être certaine que sa mère soit prudente lors de son entretien.



Rien n’y faisait. Vima n’arrivait pas à retrouver le signal. Le miracle était donc de courte durée.

— Vima ! Il faut qu’on parte. Des hommes de Croy viennent de franchir la porte de l’immeuble. Il nous faut faire vite si nous voulons disparaître !

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MessagePublié: 05 Mai 2017, 23:47 
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Avec un peu de retard, j'ai lu ce chapitre. Pas grand chose à dire, c'est sympa. Vivement la suite !

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MessagePublié: 06 Mai 2017, 22:40 
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J'ai apprécié ce chapitre aussi! actions et révélations sont menées tambour battant!

juste une question: ton histoire sera une courte nouvelle ou une longue fan fic?


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MessagePublié: 09 Mai 2017, 19:05 
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Merci,cela fait plaisir.

Pour te répondre, ce sera assez "court". Il devrait y avoir 5 partie normalement, environ dans les longueurs de ces deux premières parties.

Par contre, la suite sera moins dans la révélation que la contemplation. Sans oublier un peu d'action.

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MessagePublié: 14 Juin 2017, 12:40 
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Le temps passe vite, l'histoire s'écrit lentement. Voici la suite del'histoire de Vima Sunrider.

Entrée 3 : Dure réalité

Agité, Claton Pek alla jeter un coup d’œil discret dans les escaliers de l’immeuble et par les fenêtres. Il vit ce qu’il craignait. La Coalition les avait retrouvés et commençait à installer un périmètre de sécurité autour du bâtiment. Il n’était pas question pour eux de laisser la Jedi s’échapper une fois de plus.

« Mauvaise nouvelle Vima, les sorties sont sécurisées, nous ne pouvons pas sortir par là. »

Deux hommes surgirent alors dans le couloir et ouvrirent le feu sur Claton. Ce dernier se réfugia derrière la porte de l’appartement et répliqua avec son arme.
« Vima ! Il faut trouver une sortie !
— Je viens t’aider.
— Non. Je les retiens, trouve une issue. »
Claton continua d’ouvrir le feu pendant que la Jedi réfléchissait à un moyen d’échapper à la Coalition. Son regard se tourna vers l’immeuble proche du leur. La distance entre les deux était négligeable. Mais leur position était trop haute pour descendre et l’autre bâtiment était également trop élevé. Mais la Force était avec elle. Cette alliée était bien plus puissante qu’elle et Claton, plus que ne le soupçonnait la Coalition qui ne voyait en elle qu’une pauvre apprentie arrogante.

«  Claton, barricade les lieux, je nous sors de là. »
S’en remettant à elle, Claton s’engouffra dans l’appartement et referma la porte. Il prit la table du salon et la renferma contre la porte pour la bloquer, jetant par la même le stim-thé qu’ils n’avaient pas fini par terre.
« Ça ne les retiendra pas longtemps.
— Suffisamment, lui répondit Vima qui avait retrouvé toute sa confiance. »

Vima avait ouvert en grand la fenêtre du salon. Elle regarda Claton et lui fit signe d’attendre son signal. Elle se retourna alors et se servit de la Force pour augmenter la puissance de son saut. Elle parvint à atteindre le rebord d’une fenêtre quelque mètres plus hauts sur l’immeuble d’en face. Elle se tint d’une main au rebord tandis qu’elle agita la seconde pour ouvrir la fenêtre avec la Force et s’engouffra à l’intérieur.

« Claton saute, je te rattrape avec mes pouvoirs. »
Une seconde d’hésitation, puis le jeune homme s’élança à son tour. Vima le maintint en l’air avec un grand effort et le fit voler jusqu’à elle. Une dernière poussée de la Force et la fenêtre de leur planque se referma. Son entraînement était loin d’être terminé et de grands efforts l’épuisaient énormément. Voyant qu’elle était un peu essoufflée, Claton l’entraîna alors en direction d’une sortie. Cette petite ruse leur permit d’échapper à leur poursuivant qui découvrit pendant quelques minutes une planque vide sans indice sur leur échappatoire.




Il y avait assez de monde en ville pour arpenter discrètement les ruelles. Quelques rues plus loin, ils arrivèrent sur une petite place où s’entassait la misère.
« Nous y voilà, l’astroport. On se glisse parmi les réfugiés pour disparaître. Un vaisseau devrait bientôt décoller, on a nos chances.
— Nous devons prévenir ma mère. La République doit savoir ! C’est ma mission de Jedi ; objecta Vima.
— Ta mission c’est d’abord de rester en vie. Et bien que ça peut paraître étrange, je ne veux pas te perdre. Dès qu’on aura atterri ailleurs, on trouve un relais de communication digne de ce nom. Et tu accompliras la suite. »
Quand Claton lui avait dit ne pas vouloir la perdre, elle rougit. Elle ne voulait également pas le perdre. Partagerait-il ce sentiment étrange avec elle ?
« Merci. Tu connais mieux le terrain, je te suis Claton. »

Les deux jeunes gens se fondirent dans la foule et avançaient au rythme lent de l’embarquement. Vima en profita pour interroger son compagnon sur la situation de la planète. Il lui expliqua qu’à la suite de la guerre, la galaxie avait fait au mieux pour panser ses plaies. La colonie avait été ravagée par les mandaloriens envoyés par Ulic. De nombreux réfugiés avaient erré de planète en planète avant de revenir après la guerre. Mais la République avait des chantiers prioritaires. La planète était devenue une planète refuge le temps de reconstruire ailleurs. La mafia avait saisi l’opportunité et avait gangrené les lieux. La misère avait encore sa place ici et certains tentaient de la fuir.

Vima et Claton arrivèrent presque à la rampe d’embarquement. Vima put alors apercevoir qu’un Hutt se tenait en bas de la rampe et discutait avec deux dames. Le droïde flambant neuf qui l’accompagnait traduisit les paroles huttese.
« Si vous ne pouvez pas payer, il va falloir donner quelque chose en échange. Le seigneur Krada a besoin de danseuse pour distraire sa cour. Vous pouvez embarquer en échange de votre fille.
— Non ! Pas Arissa ! Laissez là... je danserai pour lui.
— <huttese>
— C’est le prix, pas de négociation, traduisit le droïde. »

Vima vit à la fois l’horreur et le désespoir de la mère. À sa grande surprise, elle accepta le marché du Hutt à contrecœur. La vie sur la planète était si dangereuse et pitoyable qu’une mère était prête à vendre son propre enfant pour échapper à la misère. Vima comprenait qu’elle venait d’assister à un pacte avec le diable, un abus de faiblesse de la part de Krada. Écœurée par ce genre de pratique, Vima ne pouvait laisser passer une telle monstruosité. Sa main glissa jusqu’à son sabre laser, le sang bouillonnant face à ce racket et trafic. La main de Claton se posa alors sur son épaule pour l’arrêter.
« Tu comprends ce que je viens de t’expliquer. Les gens donnent tout ici pour s’enfuir. C’est la dure réalité.
— On peut agir. C’est le devoir d’un Jedi.
— Un Jedi ne peut pas sauver la galaxie à lui tout seul.

Pas même Ulic, pensa-t-elle alors.

— On accomplit ta mission et après la voie sera libre si tu veux régler le problème de ce trou maudit et de ce maudit Hutt. »



Vima n’arrivait pas à trouver le sommeil, non pas à cause du brouhaha ambiant, mais bien à cause de l’odeur de désespoir qui flottait dans la Force. Claton avait encore disparu au milieu des réfugiés. Elle sentait qu’il recourrait à sa part sombre en ce moment même. Il devait chercher, à sa manière, un moyen de s’en sortir. Elle espérait qu’ils arriveraient rapidement sur la planète, elle qu’elle ne recroiserait pas Krada le Hutt.

Elle profita d’être éveillée pour refaire le point sur sa situation, ou pour le dire clairement : comment s’était-elle retrouvé à se transformer en réfugiée d’une planète désolée pour échapper à des tueurs sans pitié ? Et dire qu’elle voulait simplement retourner sur Rhen Var pour rendre hommage à l’homme qui la mena sur la voie des Jedi. Elle lui devait tant, son sabre, sa première formation, et l’attention de sa mère. Cette dernière avait tenu parole. Elle avait formé Vima aux bases de la Force, sauf pendant de brèves périodes où les affaires galactiques requéraient toute son attention. Comme sa rencontre avec cette fichue Coalition Pendergast. Parlons-en de cette coalition. Elle avait attiré leur foudre à cause d’Ulic. Et la voilà à devoir utiliser contre eux ses pouvoirs de Jedi qu’elle maîtrisait avec tant de mal. C’était sa faute ! Pas juste les tueurs à ses trousses, mais ses faibles pouvoirs. Quand sa mère tentait de lui apprendre ce qu’elle savait, elle commença par avoir du mal avec son enseignement. C’était différent de la méthode d’Ulic et elle était moins réceptive, certainement à cause du chagrin. Puis vint les fois où elle préféra faire les quatre cents coups comme une adolescente de son âge, les disputes avec sa mère, et le fait qu’elle se plaignait d’apprendre ce qui était inutile.

Vima regretta tous ses moments où elle ne se montrait pas à la hauteur en tant que fille et en tant que Jedi. Elle s’en excuserait dès qu’elle retrouverait sa mère et elle s’en blâmerait sur Rhen Var. Elle rêvait d’une vie glorieuse de Jedi, mais ses caprices l’avaient heurté à la dure réalité du monde de manière violente. Une larme commença à couler le long de sa joue. Très bien, elle se fondrait encore plus dans la masse. Il lui restait beaucoup de chemin à parcourir avant d’être une véritable Jedi. Elle posa discrètement ses mains sur son sabre et décida de se mettre en état méditatif pour évacuer les noires pensées qui l’assaillaient afin d’être prête à poursuivre le combat une fois la navette arrivée à destination.

Vima se concentra alors et considéra son environnement comme un motif d’entraînement. Elle entra en méditation et commença à éteindre les gémissements et les plaintes de ses voisins, puis des autres malheureux. Elle pouvait désormais entendre le ronronnement des moteurs. À en croire leur bruit, ils n’étaient plus tout jeune. Elle en coupa également le son et plongea dans le silence. Non ! Elle ne devait pas se couper de son environnement, comme sa mère le lui avait enseigné. Le bruit des moteurs revint. En se concentrant, elle en diminua l’intensité pour entendre seulement un petit son.

Bien ! Elle commençait à maîtriser cet exercice. Elle sentit alors la présence de Claton qui se dirigeait vers elle d’un pas discret. Il approcha la main de son épaule, probablement pour la réveiller. Juste avant le contact, elle ouvrit les yeux, se tourna vers lui et lui sourit.
« Je vois que tu es réveillée.
— Et que toi tu es de retour. Avec des affaires à ce que je vois. Pourtant il n’y a pas l’air d’y avoir un centre commercial sur la croisière que tu m’as offerte ! (Pourquoi était-elle si agressive d’un coup ? se demanda-t-elle).
— Non, dit-il sans relever le sarcasme. J’ai dû m’arranger pour obtenir ses vêtements pour toi. Il faut passer inaperçu. »

Arrangé... elle en doutait, mais elle n’était pas très encline à le sonder pour le vérifier. Un peu à contrecœur, car les vêtements étaient sûrement volés à une pauvre réfugiée, elle troqua son blouson d’aventurière improvisée pour un large poncho avec une capuche qui masquait suffisamment les traits de son visage, mais à peine son sabre laser. Pendant qu’elle ajustait son déguisement, elle remarqua que Claton faisait de même avec d’autres vêtements. Contrairement au sien, son compagnon possédait une veste suffisamment ample pour y dissimuler son blaster.

Une fois terminé, Claton récupéra les vêtements qu’ils laissèrent et s’apprêtait à repartir avec :
« Si jamais la Coalition à l’idée de nous traquer sur les vaisseaux de réfugiés, il faut faire disparaître toute trace ».
Vima opina du chef à cette suggestion. Claton était malin et il connaissait l’ennemi. Malgré ses travers, il pouvait être un allié précieux dans ce combat et même, osa-t-elle le penser, pour d’autres aventures que l’avenir devait déjà lui réserver.
« Je vais faire un tour moi aussi pour évaluer le danger avant notre atterrissage. Évite autant que possible d’être malhonnête avec les gens. Ils n’ont pas besoin de ça.
— Puisque tu me le demandes, j’essayerais de faire au mieux Vima. »
Elle le ressentit à travers la Force, cet écho. Elle avait la certitude que leurs habits étaient volés, que Claton continue d’user des méthodes de la Coalition pour parvenir à ces fins. Mais ces dernières paroles... elles étaient pour elle. Le son de sa voix avait changé quand il prononça son nom. Il y avait du bien en lui, et il était prêt à se plonger dans la lumière, non pour aider la galaxie, mais pour elle. Elle ne réprima pas son sourire. À quoi bon ? Il avait déjà tourné les talons et les autres passagers ne pouvaient voir qu’elle ne partageait pas leur malheur à cause de la capuche qui masquait en partie son visage. Le mouvement autour d’elle indiquait que le voyage prendrait bientôt fin. Très bien, elle était une Jedi et il lui restait une chose à accomplir ici avant de quitter le navire.



Vima eut besoin de plus de temps qu’elle le pensait pour trouver celle qu’elle cherchait. Et le temps lui était compté. En effet, une vingtaine de minutes après qu’elle eut quitté Claton, le vaisseau se posa. Le cargo était arrivé sur la planète de destination. Elle avait alors entendu un membre d’équipage expliquer à des réfugiés qu’ils allaient transiter par trois camps différents. Une partie de la population descendit donc à ce premier arrêt. Vima n’avait ni trouvé ce qu’elle cherchait, ni Claton et resta à bord pour descendre à l’un des deux camps restants.

Finalement, la première escale évacua assez de monde pour permettre à Vima de la trouver. Elle vit la femme assise en tailleur, une vieille robe dans les mains. La tête penchée dessus elle pleurait. La jeune Jedi fut bouleversée par le désespoir qui irradiait de cette dame qui avait dû laisser sa fille pour atteindre une vie meilleure. Son sentiment avait un goût de regret, de colère, de honte. Vima réprima ses propres sentiments. Elle devait le faire. Si elle ne pouvait sauver tous ces gens, si elle ne pouvait à elle seule redonner une vie à ces réfugiés, cela ne devait pas l’empêcher de faire ce qu’elle pouvait pour le moment. Une fois la Coalition hors d’état de nuire, elle mandatera les autorités planétaires, elle fera en sorte que les citoyens de la galaxie suivent les Jedi et aident tous ces malheureux.

Elle voulait tellement aider tous ces gens, mais la dure réalité faisait qu’une seule action était possible. Et elle ne savait cependant pas si c’était la bonne. Timidement, Vima se dirigea alors vers cette pauvre femme en larme et vint s’asseoir à côté d’elle.
« Je suis sincèrement désolée, madame, je partage votre peine ; commença-t-elle à dire.
— Vous ne pouvez pas la partager. C’est mon fardeau, c’est ma faute, c’est..... (sa voix se brisa avant de terminer).
— J’étais là, j’ai vu votre fille partir avec ce Hutt. Et je n’ai rien fait pour vous aider. Je n’avais rien, je n’ai rien trouvé pour vous sortir de là. Je suis aussi coupable que vous. Je partage votre fardeau quoique vous pouvez en penser. »

Vima n’arriva pas à déchiffrer le regard que lui porta alors la femme. Elle reprit avec le même ton doux qu’elle avait opté jusque là.
« Il y a autre chose. Je sais que nous poserons un jour ce fardeau, que votre fille Arissa vous reviendra saine et sauve. Je vous le promets, ne perdez pas espoir.
— Comment pouvez-vous dire une chose pareille ? Comment reviendrait-elle ?
— Je le sais, car vous êtes encore là avec moi. Vous avez survécu à la guerre. Ni la Krath ni les mandaloriens n’ont réussi à tous nous exterminer. Ils nous ont fait mal, ils nous ont blessés, et bien plus. Mais vous et Arrissa avez tenu bon. Et ils étaient bien plus forts qu’un Hutt. Si les Forces du mal n’ont pas réussi, il ne réussira pas à vous séparer éternellement. »

Je suis une Jedi, et je vous la ramènerais ! Rajouta-t-elle pour elle même.

Vima avait mis toute sa conviction dans ses paroles, mais cela se révéla insuffisant. La femme se ferma à Vima et continua de pleurer. La Jedi repartie, elle avait fait tout ce qu’elle avait pu ici. Elle sentit le vaisseau se poser une seconde fois. Elle se dirigea alors vers la rampe d’embarquement et aperçu Claton qui l’attendait. Aucun d’eux ne dit mot. Ils se glissèrent dans la foule qui s’appétait à débarquer. Ils virent la rampe s’abaisser, et la lumière du soleil s’engouffrer dans le vaisseau tels les signaux guidant les voyageurs. À travers la Force, elle sentit que ce sentiment était partagé par de nombreux individus qui voyaient dans cette lumière l’espoir d’une vie meilleure. Le soleil, la lumière ? Quelque chose réchauffait son cœur. Sans s’en apercevoir, elle avait pris la main de son compagnon dans la sienne. Quand ce fut leur tour, ils descendirent dans la lumière éblouissante.

Plus aucun contretemps, plus aucun compromis ne feraient dévier Vima. Elle avait une mission et elle l’accomplirait sur cette terre d’espoir !

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MessagePublié: 14 Juin 2017, 22:47 
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Eh bien, eh bien! ce Claton et Vima m'ont l'air de plus en plus attirés l'un vers l'autre :) !
En espérant que cela ne se termine pas en eau de boudin :roll:


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MessagePublié: 14 Juin 2017, 23:13 
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Chapitre sympathique.
J'aime bien Vima, qui reconnait ses fautes envers sa mère.
La suite ?

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MessagePublié: 21 Juillet 2017, 18:50 
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La suite la voilà ! Avec la quatrième et normalement avant dernière partie de cette aventure.

Entrée 4 : Lucidité silencieuse

Un vaste terrain vague protégé par quelques clôtures venait accueillir les voyageurs. De vieux préfabriqués devant lesquelles s’amassait des personnes à l’air misérable indiquaient à Vima les points importants : un réfectoire, une infirmerie de fortune, un lieu de stockage et d’approvisionnement et bien évidemment devant elle un poste de contrôle des réfugiés. Voilà le paradis promis par Krada. Vima n’y voyait qu’un lieu de déception.

Au cours de sa formation, Vima avait déjà suivi sa mère dans ce genre d’endroit après la guerre. Elle lui avait expliqué qu’il s’agissait de lieu de passage où se retrouvaient les réfugiés de guerre le temps que les autorités parviennent à les reloger. Temporaire ! Il y en avait encore ! Autorité ! Avec le racket de Krada... Vima comprenait pourquoi Nomi faisait affaire avec la coalition Pendergast. Il lui fallait de l’aide pour secourir toutes ces personnes. Mais elle se fourvoyait et Vima ne pouvait la blâmer. Les Jedi devaient épauler la galaxie. Le problème était qu’ils n’étaient pas assez nombreux. Entre les conflits mineurs, la politique et la méfiance de certains peuples qui tiennent encore les Jedi comme responsables du passage d’Exar Kun et d’Ulic du Côté Obscur. À cela se rajoutait la traque des créatures du Côté Obscur. Elle avait entendu un Jedi, Durron, qui en parlait lors de son passage sur Dantooine lorsqu’elle n’était encore qu’une enfant.

Vima et Claton avançaient dans la file. Arrivée au poste d’accueil, ils expliquèrent être des réfugiés en transit venant de la planète Attahox et qui avaient atterri sur Circapous avant d’arriver là. Ils prétendirent avoir perdu leur identicarte avec le reste de leurs biens et se présentèrent sous le nom de Gav et Claria. Beaucoup de réfugiés avaient perdu leur papier. Leur mensonge prit et on leur souhaita la bienvenue sur Riflor. Ils entrèrent alors dans le camp.

Sans demander quoi que ce soit à son compagnon, Vima fit un tour pour voir l’étendue du camp puisqu’elle n’en avait aperçu qu’une partie à la sortie du vaisseau. Le nombre de réfugiés et leur précarité la sidéraient. Cela faisait une dizaine d’années que la guerre était terminée. Comment pouvait-il rester autant de misère ? Elle comprit alors que la Force l’avait guidée ici. De Coruscant à Claton, la Force voulait lui montrer cela pour qu’elle puisse agir, enfin les Jedi. Alors qu’elle pensait à cela, une voix dans la foule non loin attira son attention.

« Peuple de la galaxie, écoutez-moi ! Vous êtes dans la misère depuis trop longtemps. Et pourquoi ? Parce que la République et les Jedi se jouent de vous. Les Jedi sont responsables de la guerre. Les leurs ont exterminé nos peuples avant que d’autres ne les arrêtent. Et nos sauveurs, devenus des héros, nous ont abandonnés. La République les a laissé faire, elle n’est pas notre protectrice ! Tant de larmes et de promesse... Regardez où vous êtes encore aujourd’hui. C’est pour cela que j’ai rejoint la Coalition Pendergast, pour vous aider. Vous pouvez aussi nous rejoindre pour sortir les peuples de leurs désespoirs, pour montrer que vous valez mieux. Prouvons à la République et aux Jedi que la galaxie n’a pas besoin d’eux et de leurs conflits. Nous pouvons sortir de la misère ensemble ! »

La Coalition était ici et aux vues du discours, elle désirait recruter massivement. L’instinct de Vima lui disait qu’un coup se préparait. La Coalition Pendergast devait rencontrer les Jedi. Sa mère était en danger. Elle devait trouver un relais de communication pour la prévenir du danger. Ou encore mieux : un vaisseau. La coalition devait en avoir aux moins un pour venir ici. Une fois dans l’espace elle serait en sécurité et aurait le temps de contacter les Jedi.

Par mesure de précaution, Vima s’éloigna de la foule qui écoutait la harangue anti-république. Comme par magie, Claton lui tomba dessus.
« Tu ne m’échapperas pas jeune Jedi.
— Même si je prends un vaisseau ?
— Tu m’offres une croisière à ton tour ?
— La Coalition est là, ils doivent bien avoir des vaisseaux à eux dans le coin. C’est ce qu’il nous faut. Tu me suis sur ce coup ?
— Je te suivrais jusqu’au bout Vima.



Il fallut un temps à Vima et Claton pour trouver le chemin menant au spatioport de fortune au milieu de l’immense camp de réfugiés. Il se trouvait à l’opposé de la zone d’arrivée, mais la foule entrante dans le camp et les vieux préfabriqués en cachait la vue. Un réfugié leur expliqua que cette zone servait à l’arrivée du fret et de la sécurité du camp. La Jedi le remercia et se dirigea avec son compagnon jusqu’à la grille séparant la zone de fret et le camp. Elle aperçut un groupe de trois vaisseaux aux couleurs de Pendergast. Parmi eux se trouvait un Crescent-X9, une navette parfaite pour eux.

« On vole celui-là !
— Ça me va. Il va juste falloir se débarrasser de quelques gardes ; lui répondit Claton en désignant avec le doigt divers endroits de la zone. Ils sont deux vers les caisses là-bas aux fonds. Il y en a un au pied du X9. Il doit bien en rester quelques un dans le cargo aussi même si l’équipage doit être réduit pour conduire quelques nouvelles recrues.
— Le vaisseau est à deux cents mètres. On peut essayer de découper le grillage depuis là-bas, comme ça on tourne le dos aux gardes, ce qui nous laissera une petite marge. Je découpe la grille avec mon sabre, on court vite, on embarque et on décolle.
— Très bien, pour le coup je te suis. »

Le duo quitta leur zone d’observation et s’éloigna discrètement du portail d’entrée pour se positionner derrière un bâtiment à proximité de la zone d’atterrissage. Claton surveillait que personne ne les voyait et Vima sortit son sabre. Elle l’activa et commença à découper la grille les séparant de leur échappatoire. Une fois qu'elle fut découpée, elle la déposa délicatement sur le sol et passa de l’autre côté. Claton la suivit en silence.

Le plan sembla fonctionner une fraction de seconde. En franchissant la grille, ils devaient avoir déclenché une alarme silencieuse quelque part. Une voix masculine hurla aux gardes de la Coalition que des intrus venaient de franchir le périmètre. Vima revit son plan à la hâte, abandonnant la discrétion pour l’action. Claton avait déjà sorti son arme. Elle se plaça devant lui et ralluma son sabre laser. Elle se mit alors à courir jusqu’au vaisseau, son compagnon sur ses talons.

Les gros bras de Pendergast se placèrent derrière des caisses ou la carlingue des vaisseaux et n’hésitèrent pas une seconde à ouvrir le feu à la vue du sabre laser. Pour mieux assurer sa défense, Vima ralentit le pas et para de son sabre chaque trait mortel qui la visait. Derrière elle, Claton tirait quelques salves sur leur adversaire. La Jedi espérait qu’il faisait cela pour les déstabiliser, mais le sérieux glacial qu’elle ressentait en lui la poussait au doute. Et voilà ! Une fraction d’inattention et un trait mortel échappa à sa lame. Le rayon d’énergie passa à travers son poncho avant de laisser une marque au sol. L’instant d’après, elle se sentit tomber. Dans sa chute elle put voir le Dévaronien qui lui avait tiré dessus depuis la pile de caisse rester à découvert pour admirer son travail. Juste une seconde. Une seconde de trop, la dernière des innombrables secondes ayant composé sa vie. Claton avait profité de la ligne dégagée pour mitrailler cette position et parvint à abattre l’alien.

Depuis le sol, Vima aperçut le garde posté derrière le X9 courir vers les caisses pour porter secours au Dévaronien, même si Vima savait qu’il était déjà trop tard pour lui. L’autre criminel cessa également le feu et resta à couvert offrant à Claton un instant de répit. Elle sentit alors son inquiétude pour elle, la panique, l’angoisse. Et surtout le dilemme consistant à savoir s’il fonçait tête baissée pour franchir les dizaines de mètres restants et voler le vaisseau, ou s’il devait prendre le risque de s’arrêter pour vérifier ses blessures.

« Je vais bien ! »

Vima se releva promptement. Le poncho cachait sa morphologie exacte et le tir du Dévaronien n’avait atteint que le vêtement ample. Voyant une silhouette près de la rampe d’atterrissage du cargo, la Jedi laissa la Force couler en elle. Elle tendit le bras vers l’amas de caisse et envoya une onde télékinétique les repoussant violemment sur les gardes cachés derrière. De son autre main, elle activa sa lame verte et fonça en hurlant, espérant ainsi effrayer le nouvel adversaire venu en renfort. Claton se ressaisit alors et courut derrière elle. Le soldat tout droit sortit du cargo hésita en voyant les caisses s’envoler et la Jedi courir dans sa direction. Quand il pivota pour pouvoir tirer de derrière le vaisseau, une lame étincelante surgit devant ses yeux et trancha son arme. Claton se positionna à côté d’elle et le mit en joue.

« Non ! Laisse-le en vie. »

Vima sentit sa désapprobation dans la Force mais elle n’avait pas le temps de discuter. Les deux gardes étourdis par les caisses se relevaient tandis que leur prisonnier tenta sans réfléchir de prendre les jambes à son coup avant que la sorcière Jedi ne décide de l’éliminer.

« Je crois qu’il est temps d’aller au vaisseau Vima !
— Bien d’accord. »

Le Crescent-X9 se trouvait juste derrière eux. Ils y coururent sans demander leur reste. Le sas était ouvert et ils y pénétrèrent sans réfléchir. Vima se jeta aux commandes tandis que Claton refermait la navette. Les tirs des hommes de la Coalition piquaient déjà la coque du navire.

« J’espère au moins que tu sais piloter ?
_ Mieux qu’au départ, je devrais nous garder en vie. »

L’instant suivant, Vima n’entendit pas la réponse de Claton. En prenant le manche, ses heures de vol prirent le contrôle de ses gestes. Son esprit lui ramena un an en arrière, quand sa tentative de pilotage faillit se solder par sa mort. Et Tott Doneeta était apparu et l’avait sauvé. À quelques occasions, il lui avait appris le pilotage afin qu’un tel accident ne se reproduise pas. Loin d’être la meilleure pilote qui soit, le maître Jedi avait quand même reconnu que sa technique faisait le travail. Et elle allait en faire usage.

Le Crescent-X9 décolla du sol et fonça dans le ciel. Claton, qui avait pris les commandes de tirs ouvrit le feu sur les autres vaisseaux pour couvrir leur fuite. Une fois dans l’espace, Vima actionna le système com et chercha la fréquence des Jedi. Son esprit trépignait d’impatience, si l’opération tardait trop, la Coalition lui tomberait dessus.

« Ici le Temple Jedi, identifiez-vous et expliquez la raison de votre présence sur notre fréquence d’urgence.
— Je suis Vima Sunrider, fille de Nomi Sunrider. Je dois parler à ma mère tout de suite.
— Attendez un instant.
Désolé, Maître Sunrider n’est pas présente. »

Les craintes de Vima prirent vie. Son radar indiquait l’arrivée de plusieurs vaisseaux. L’un d’eux semblait être le cargo de la Coalition. Les trois autres étaient identifiés comme d’antiques chasseurs XC-01. Un voyant indiqua à Nomi que l’un de ses poursuivants tentait de communiquer.
« Un instant. ». Elle passa sur l’autre canal.
« Vaisseau Lucidité silencieuse, vous n’avez aucune autorisation de quitter la planète. Veuillez faire demi-tour et nous suivre jusqu’au spatioport.
— Négatif Star Saber. Je suis une Jedi en mission et je possède des informations importantes concernant une menace planant sur la République. Je n’ai pas le temps de vous suivre.
Lucidité silencieuse, suivez-nous. Si ce que vous dites est vrai, nous vous prêterons main-forte. Pour l’instant, vous êtes seulement en train de voler un vaisseau. Faites demi-tour immédiatement où nous ouvrirons le feu.
— Négatif Star Saber. »

Vima rebascula sur la fréquence des Jedi tandis que des tirs de laser commençaient à frôler la coque. Elle aperçut du coin de l’œil Claton répliquer avec l’armement du vaisseau. Vima constata qu’il n’était pas à l’aise pour le combat spatial. Elle devrait alors compenser par le pilotage. Elle commença quelques manœuvres d’esquive tout en reprenant la conversation.

« Ici Vima, excusez-moi pour la pause.
— Pas de soucis Vima. Que ce passe-t-il ?
— Il faut contacter ma mère au plus vite. Sa rencontre avec la Coalition Pendergast ne doit pas avoir lieu. (Elle donna un brusque coup sur le manche faisant virer le vaisseau vers la droite, évitant ainsi une rafale du chasseur XC-01).
— Doucement, Vima, je n’arrive pas à les verrouiller.
— Pas le temps pour ça Claton, il faut que je protège l’intégralité du vaisseau si tu veux rester en vie. Excusez-moi, pour cette interruption.
— Mais où êtes-vous ? Et que se passe-t-il ?
— Pour faire simple, j’ai découvert que la Coalition Pendergast prévoit de s’en prendre à ma mère pendant la rencontre et à la République ensuite. Il faut empêcher ça. »

Le vaisseau tangua, il venait de se prendre une rafale de plein fouet.
« Je suis prise en chasse par la Coalition et les autorités de Riflor. Je prends de nombreux risques pour vous transmettre cette information.
— Faites attention à vous Vima. L’Ordre Jedi ne peut pas vous porter secours. Ni votre mère. La rencontre a normalement débuté. »

Non. Ce n’était pas possible. Vima venait d’échouer. Sa mère tomberait dans un piège et aussi puissante soit-elle, la Coalition aurait l’avantage. Elle craignait pour sa vie, même s’il elle n’avait encore rien ressenti dans la Force. Était-ce à cause de son manque d’entraînement, où sa mère était encore saine et sauve ? L’angoisse la saisit, s’infiltra dans son esprit, dans son cœur, et encore plus terrible, dans la Force. Elle se crispa sur les commandes. Les larmes coulèrent sur ses joues, sa respiration se saccada. Elle ne connut pas son père, tué par un Hutt. Elle perdit le second amour de sa mère, celui qui fut l’espace de quelque temps comme un père pour elle. Elle ne pouvait perdre désormais sa mère. Elle avait encore besoin de repère. Et si elle n’était pas partie ? Aurait-elle pu faire quelque chose ? Ou aurait-ce été pire encore ?

« Whoouuaahhhouuhh ! »

Claton.

« Et un chasseur de moins ! »

Claton venait d’abattre un Star Saber de Riflor. Il venait de tuer un innocent qui n’exerçait que son travail. Comment Vima avait put laisser cela se produire ?


« Vima. Vima, vous me recevez ? »

Les Jedi.

« Vima. Si vous m’entendez, rendez-vous et faites-en part aux autorités de Riflor. Je contacte le commandant Salko sur Duro pour qu’elle se rende à la Station Perkel afin de prêter main forte à votre mère. Mais je dois vous informer qu’elle mettra du temps à arriver »

Du temps. Vima savait qu’elle en manquait. Depuis son départ de Coruscant, il s’agissait d’une course contre la montre. Arrivée à l’heure sur Rhen Var, prévenir à temps sa mère. La durée du voyage sur Riflor. La course était presque finie alors que Vima n’avait pas entendu le signal de départ. Le commandant Salko, aussi prompt soit-elle à réagir n’y sera pas à temps, Vima le sentait dans ses tripes. Elle finit de sortir de sa torpeur, prit une inspiration et laissa la Force couler en elle. La seconde d’après, elle évita une nouvelle rafale qui menaçait la propulsion du Lucidité silencieuse, un nom adéquat songea-t-elle alors. Elle ouvrit la carte astrographique enregistrée dans le vaisseau et trouva les coordonnées de la Station Perkel. Bien, elle se trouvait en orbite de Kinyen, elle était plus proche que la flotte de secours républicaine. C’était à elle d’agir, elle entrait sur la piste et n’avait plus l’attention de se laisser distancer. Elle devait prendre le relais et sauver sa mère.

Le cargo de la Coalition était resté en retrait, laissant les autorités faire leur travail. Les deux Star Saber XC-01 usaient de leur rapidité pour tenter de prendre le Lucidité silencieuse par surprise et de détruire ses réacteurs. Mais le Crescent-X9 était plus maniable et Vima parvint par quelques pirouettes à éviter d’autres tirs. Une fois suffisamment loin de la planète, elle entra les coordonnées de Kinyen.

« Si vous êtes toujours là, dites au commandant Salko de faire vite. Je vais avoir besoin de renfort. »

Vima enclencha l’hyperespace. Le voyage ne serait pas long. Pas suffisamment pour préparer un plan de sauvetage digne de ce nom, mais ce serait bien assez pour parler à Claton de son meurtre, ou de se faire à l’idée qu’elle ne peut s’empêcher d’avoir de l’admiration pour des hommes ayant commis des crimes et de leur pardonner.

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MessagePublié: 22 Juillet 2017, 21:58 
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Eh ben Claton semble avoir gardé quelques mauvaises habitudes! Reste plus qu'à savoir si Vima réussira à l'en débarasser..

Bref vivement la partie cinq ;) !


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