Pius Dea: les Chroniques des Tyrans (1ère partie)

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mat-vador
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Re: Pius Dea: les Chroniques des Tyrans (1ère partie)

Message par mat-vador » 27 janvier 2019, 21:42

Bonsoir, voilà la suite de cette fan fic!

Dans cet extrait, un Chancelier bothan destitué découvre la nuit d'horreur perpétré par le Pius Dea! Et cela ne va pas le laisser sans réaction :sournois: ...

Bonne lecture!

Il se posta derrière le chef d'Etat encore en fonction qui s'était assis devant son ordinateur personnel. Il ne leur fallut que peu de temps pour se connecter sur la fréquence d'un holojournal modeste mais indépendant.
Sur l'écran, le visage d'une journaliste nautolan apparut, ses nombreux tentacules crâniens autour de sa tête d'amphibien. Par dessus son épaule, alors qu'elle se penchait sur son micro, les deux bothans distinguaient ce qui semblait être les prémices du chaos. Des citoyens anonymes sortant dans les rues, les gestes fébriles et les traits livides.
Les appendices crâniens de la journaliste paraissaient secoués d'une vive nervosité.
-Bonsoir, nous sommes en direct du quartier Zerek, commença-t-elle. Des habitants nous ont appelés pour nous avertir d'évènements graves qui viennent de se dérouler. Comme vous pouvez le constater avec moi...
L'holocam qui la filmait, se tourna vers une devaronnienne aux traits tirés et à la chevelure défaite, vêtue d'un peignoir. La journaliste entra de nouveau dans le champ de l'holoprojecteur, dans l'intention évidente de l'interroger.
-..., plusieurs personnes sont sorties de leur habitations. Madame, pouvez-vous nous dire ce qui s'est passé?
La devaronnienne tenait par la main une petite fille de la même espèce qu'elle, qui se blottit contre sa mère, apeurée.
-Eh bien, ma fille est venue me réveiller car elle entendait des cris dans la rue. Je me suis levée pour regarder par la fenêtre et j'ai vu...
La devaronnienne fut secouée d'un haut le cœur, comme prise d'une envie de vomir. Avant de sangloter, serrant plus fort la main de sa fille.
-Qu'avez-vous vu? Insista la nautolan après un silence gêné.
-J'ai vu un homme... un humain traîné dans la rue puis poignardé à mort sans pouvoir se défendre.
-Sous les yeux de votre fille?
La mère de famille désemparée pleura de nouveau, sous l'effet du traumatisme. L'holocam pivota de nouveau vers une forme inerte recouverte d'un drap, cachant hâtivement le corps d'une victime au milieu de la chaussée.
-S'agissait-il de cet homme? Demanda la journaliste en la montrant de l'index.
La devaronnienne glissa un regard hésitant par dessus son épaule et acquiesça d'une inclinaison du menton.
-Le connaissiez-vous?
-Non, c'était plutôt quelqu'un de discret.
-Avez-vous reconnu le ou les assassins?
-C'étaient des humains au crâne rasé et en toge rouge.
-Madame, ce que vous êtes en train de nous dire, est sans aucun doute très important pour nos holospectateurs. Pouvez-vous nous certifier avec exactitude que ces humains étaient des croyants de la secte Pius Dea?
Les bothan surprirent un frémissement dans l'expression de la devaronnienne.
-Oui, je peux le certifier, finit-elle par répondre.
La nautolan s'écarta d'elle après l'avoir remercié puis fit face à l'holocaméra, toujours le micro aux lèvres.
-D'après cette témoin, le Pius Dea serait donc impliqué. Si les évènements sont aussi graves qu'on peut le craindre, l'absence des Forces de Sécurité ou de la moindre autorité peut laisser songeur. Nous allons tenter d'en savoir plus.
Sans hésiter, la non humaine contourna les deux devaronniennes pour aller à la rencontre d'un couple de chagriens.
-Bonsoir, leur fit-elle. Avez-vous assisté à la scène?
-Pas du tout, nous avons seulement découvert ce qui s'est passé et ma femme est allée chercher un drap pour recouvrir le corps, expliqua le non humain. J'en ai profité pour appeler les Forces de Sécurité.
-Ils ne sont pas arrivés encore, fit remarquer la journaliste.
-En fait, ils ne viendront pas, martela le chagrien avec amertume. En tout cas, pas avant l'aube. Ils nous ont demandé de nous barricader chez nous et d'attendre que ça passe.
-Ils sont censés nous protéger, c'est incompréhensible! S'écria sa femme, indignée.
La journaliste inclina le menton, l'expression assombrie. Elle se tourna vers l'holocaméra, cherchant de nouveau atteindre l'esprit et le cœur de ceux qui l'écoutaient à une heure aussi tardive. Les deux bothans échangèrent un regard empli de malaise.
Pers'lya se sentit encore plus abattu qu'il ne l'était.
Tout est de ma faute.
-Des gens sont tués en pleine rue et les Forces de Sécurité n'interviennent pas, déclara la nautolan d'un ton maîtrisé malgré la tragédie. Voilà qui en dit long sur l'état de notre société, de notre République. Les institutions continueront-elles à laisser ce genre de crimes se reproduire?
Le dignitaire bothan ne put soutenir longtemps le regard de la journaliste qui semblait le fusiller à bout portant à travers l'holocam.
Il préféra fixer l'arrière plan, la rue bondée de résidents qui semblaient indécis sur la conduite à tenir.
La nautolan reprit:
-Nous allons tenter de discuter avec des habitants humains du quartier.
Avec résolution, elle se dirigea vers un jeune homme qui se tenait en retrait, deux mètres derrière elle.
-Bonsoir, monsieur. Ici le Quotidien Galactique, pouvons-nous vous poser quelques questions sur les récents évènements?
L'homme eut tout à coup un mouvement de recul, la crainte se lisant dans ses yeux.
-Non! Cria-t-il. Je ne peux pas parler aux journalistes!
-Pourquoi? Insista la nautolan.
-Je ne veux pas d'ennuis!
À travers l'holocam, les bothans l'aperçurent en train de faire volte face, comme pour fuir la peste. Gre'lku marmonna à demi-voix.
-De quoi a-t-il peur?
-Des représailles tout simplement, lui répondit Pers'lya. Certains humains pensent qu'ils se feront attaquer si le Pius Dea les surprend en train de nous parler.
Les oreilles équines de Gre'lku couchèrent sur le coup de la perplexité.
-Et la liberté d'expression?
-Vous ne connaissez pas bien Coruscant, n'es-ce pas, capitaine? Répondit son congénère avec un sourire mince.
-Je n'ai pas eu le loisir de la visiter.
Ils concentrèrent de nouveau leur attention sur la journaliste qui continuait d'arpenter la rue en ébullition. L'holocam qui la suivait continuait de retransmettre des visages exprimant de l'attente, de la curiosité et … de la peur.
La peur d'un avenir incertain les tenaillait tous.
Tout à coup, un cri lointain capté par le micro se mit à enfler en quelques secondes.
-Ils reviennent! Ils reviennent!
La journaliste freina brusquement et l'holocam pivota avec frénésie, capturant une scène figée de citoyens surpris et immobiles. Un silence lourd succéda aux exclamations d'un humain âgé barbu qui traversa la foule en courant, tout en ne cessant de hurler: ils reviennent.
Ils reviennent.
Des cris de panique furent renvoyés en écho d'un bout à l'autre de la rue et les gens se bousculèrent, cherchant à s'échapper pour rentrer chez eux. L'holocam capta les images d'une ruche gagnée par une terreur digne d'un troupeau de Nerfs affolés par la présence pas encore visible de prédateurs impitoyables.
Derrière la nautolan, les bothan revirent pendant une fraction de seconde, la mère de famille devaronnienne portant sa fille sur ses épaules et battre en retraite précipitamment, comme tous les gens sensés et tenant à leur peau.
Bientôt la rue se vida en quelques instants, les portes et les fenêtres claquèrent lors de leur fermeture. Derrière la nautolan, quelqu'un lui lança:
-Ne restez pas là! Ils vous tueront s'ils vous trouvent!
L'holocam filmait maintenant une rue déserte et la nautolan reprit avec une fièvre passionnée:
-Chers holospectateurs, si vous nous rejoignez seulement maintenant, sachez que la rue que vous découvrez en cet instant, vient de se vider suite à une rumeur annonçant l'arrivée de fanatiques du Pius Dea.
L'holocam s'attarda suite aux instructions de la nautolan, sur le corps abandonné au milieu de la rue, dans un silence sépulcral seulement rompu par ses déclarations.
-Si cette rumeur se confirme, quelles seront les intentions de ces adeptes? Perpétuer de nouveaux crimes ou bien effacer les preuves? Je ne doute pas que nous serons fixés d'un moment à l'autre.
Les bothan n'eurent pas longtemps à attendre. La nautolan vérifiait que ses écouteurs demeuraient en place sur ses appendices auditifs alors que l'holocam visionna tout à coup un groupe d'humains chauves ayant revêtu un long vêtement ample couleur sang sombre. Leurs traits impassibles trahissaient une inhumanité effrayante.
La haine brillait dans leurs regards.
-Les voilà, fit à mi voix la nautolan qui s'était derrière un nano réverbère. Ils ne m'ont pas vue, je vais essayer de m'approcher. Ils sont quatre... non attendez, cinq.
Si elle sut faire preuve de discrétion, ce ne fut pas le cas de l'holocaméra. Son objectif braqué sur les croyants finit par alerter l'un d'eux qui tendit un index hostile. Le son de sa voix fut capté clairement:
-Là-bas! Une impure!
-Ferglutz! Jura la nautolan.
Elle passa précipitamment devant l'instrument qui filma l'approche des fanatiques, dont l'un d'eux exhiba tout à coup un blaster.
-Chers holospectateurs, nous devons rendre l'antenne immédiatement! La diffusion de notre média reprendra le plus vite possible lorsque la situation se sera hum calmée.
L'holocam trembla lorsqu'elle l'attrapa, alors que des détonations claquèrent, brisant le silence de la nuit.
Un écran noir emplissait maintenant le champ de vision des bothans pétrifiés.
-C'est donc ce qu'est devenue la République, Excellence? Demanda Gre'lku.
-Cela en prend le chemin, capitaine. Visiblement, les rues ne sont pas sûres comme vous le craigniez mais nous devons tout de même agir.
-Si le Pius Dea se répand dans les quartiers de la Cité Galactique, je ne pourrais pas assurer votre sécurité même en réquisitionnant tous les hommes.
-Je sais, capitaine.
Le Chancelier encore en exercice repoussa son siège et se remit à faire les cent pas. Il évita soigneusement le regard vide du buste de son oncle qui le dominait de son piédestal. Il sentait ce regard peser comme s'il était encore de ce monde.
Finalement Pers'lya leva la tête vers le buste.
Ne te jette pas dans la gueule du rancor de façon inconsidérée. Assure-toi que les risques s'avèreront utiles et proportionnés aux objectifs que tu t'es fixé.
Il revint alors vers le capitaine, en attente de ses instructions.
-Nous partirons au parc Zohen aux premières lueurs de l'aube.
Gre'lku marqua un soulagement discret.
-Bien, Excellence. Mais ce serait mieux encore si vous faisiez appel aux Jedi.
-Les Jedi ne feront rien, les Forces de Sécurité pas davantage. Personne d'autre ne s'élèvera contre le Pius Dea.
Les traits de Pers'lya étaient empreints d'une profonde amertume.
-Nous sommes seuls, capitaine Grel'ku.
Pers'lya fixa de nouveau le buste de son oncle défunt. Il était temps d'agir.
Je suis le seul qui puisse arrêter Contispex avant qu'il ne soit trop tard.


[… Je me souviens de cette nuit où je fus réveillé par une perturbation de la Force. Cette nuit, nous avons été nombreux à le sentir. Alors que j'arrive au crépuscule de ma vie, j'ai pris conscience de ce qui avait pu se passer.
Je me souviens cette nuit, d'avoir bondi de mon lit et de errer dans les couloirs du Temple de Coruscant, au milieu de d'autres condisciples dont mon amie Zeri. J'ai croisé son regard et celui de beaucoup d'autres, perdu au milieu des murmures et des questions que cet événement insolite avait soulevées.
J'ai lu l'incertitude dans leurs yeux, et dans ceux de mon maître Ri'ila Terka. Nous avons entendu résonner dans les flux de la Force, des cris. Des hurlements de gens précipités en enfer en une fraction de seconde, en un battement de cils imperceptible.
Ce fut tellement soudain que la Force elle-même perdit de sa substance. Certains d'entre nous parmi les plus réceptifs à son énergie, eurent des visions de ce qui s'était véritablement passé. Je fus de ceux-là.
La Force m'a montré des visages flous tordus par la terreur et l'agonie de victimes s'écroulant sur elles-mêmes. Tendant les bras vers moi comme pour tenter de s'accrocher désespérément à la vie. J'ai aperçu d'autres visages aux traits grimaçant de haine, dépourvus de compassion, de bourreaux les frappant à mort avec des armes blanches.
Quelque part dans Coruscant, il s'était produit un événement terrible. À ma grande honte, je reconnais que le Haut Conseil ne prit pas au sérieux mes visions, au contraire de maître Terka qui avait pris le risque de défier ses pairs. Elle m'avait cependant prié de ne pas faire davantage de vagues car mon adoubement devait avoir bientôt lieu.
Je lui ai obéi.
La seule décision que prit le Haut Conseil fut d'envoyer des groupes de Jedi expérimentés patrouiller aux alentours du Temple, dans les quartiers avoisinants. Des faits troublants furent alors rapportés, comme ces quelques cadavres retrouvés dans les rues. Des témoins qui refusèrent de s'exprimer pour la plupart, hormis quelques téméraires qui mentionnèrent l'implication du Pius Dea.
Les Forces de Sécurité brillèrent par leur absence, nul doute qu'un homme redoutable à l'influence tentaculaire les avait muselés. Le pouvoir central plongé dans la confusion suite à la destitution de Pers'lya et malmené par les pressions des alsakanis, se fit remarquer par sa discrétion. La plupart des médias ne mentionnèrent même pas ces évènements. Aucune enquête ne fut lancée.
Le silence était le maître de la République à cet instant. Jusqu'à ce qu'un autre maître, bien plus redoutable encore, n'émerge.
La Force nous avait envoyé un signe, mais nous n'avons pas su l'interpréter. Ou plutôt, nous n'avons pas voulu l'interpréter.
Combien d'innocents ont payé le prix de notre égarement, combien d'autres le paieront?...
]

Extrait de l'holocron de Bekan Kalad, Maître Jedi et membre du Haut Conseil




Voilà, j'espère que cet extrait vous a plu et en particulier la confession d'un chevalier Jedi qui raconte sa vie dans un holocron!

Une course contre la montre va donc s'engager entre Pers'lya et Contispex!

à la prochaine pour la suite de cette première partie !

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Re: Pius Dea: les Chroniques des Tyrans (1ère partie)

Message par mat-vador » 10 février 2019, 20:20

Bonsoir, c'est l'heure de publier la suite de la première partie :sournois: !

Dans cet extrait, nous retrouvons un bothan que vous adorez!

Bonne lecture!

Le lendemain, au Parc Zohen, non loin du siège du Sénat

-Excellence, nous devons sécuriser la zone.
Pers'lya rabattit son capuchon sur son crâne, croisant le regard de Grel'ku, tandis que d'autres gardes bothans commençaient à se déployer autour de l'enceinte pour installer un périmètre de sécurité. Le dignitaire déchu et son second se tenaient devant l'entrée du parc Zohen, plongé dans un silence étonnant.
Certes, depuis l'émergence du Pius Dea, les badauds se faisaient rares mais tout de même... le non humain était intrigué. Pas d'âme qui vive.
Bon au moins, ils ne seraient pas dérangés.
Gre'lku brandissait un scanner et et ses yeux de félinoide méfiant fixaient l'allée déserte encadrée par des haies parfaitement entretenues.
-Le signal provient de l'intérieur du parc, souligna-t-il.
-Alors, allons-y.
Gre'lku aboya des instructions et aussitôt une trentaine de congénères armés de blasters et de vibro épées bien en évidence se répartirent en deux files indiennes. Leur commandant et Pers'lya s'intercalèrent et tout ce beau monde pénétra dans le sanctuaire du Pius Dea.
Gre'lku tourna la tête dans toutes les directions, tentant de repérer l'ombre d'une menace derrière le moindre tronc d'arbre, la moindre fougère. Le silence n'était troublé que par quelques cris d'oiseaux innocents.
L'absence de menace résonnait pourtant comme une menace potentielle et bientôt la nervosité gagna lentement les rangs des non humains. Plusieurs d'entre eux brandirent et activèrent des scanners thermiques portatifs, mais cela ne suffit pas à rétablir une certaine sérénité.
Les premiers d'entre eux avaient atteint une arche lorsqu'un cri parvint jusqu'aux oreilles équines de Pers'lya:
-Là, regardez!
Un nouvel ordre de Gre'lku fut lançé et bientôt les protecteurs de Pers'lya manœuvrèrent pour former trois lignes curvilignes autour du dignitaire venu rejoindre son congénère qui avait arrêté l'escorte.
Ce dernier montrait de l'index un sillon sombre qui défigurait le chemin. Gre'lku se pencha et en effleura la surface. Il sentit un contact poisseux.
-Qu'es que c'est? S'enquit Pers'lya.
-Du sang séché, répondit l'autre.
Le capitaine bothan étudia l'épaisseur du sillon et la direction dans laquelle il disparaissait. Sa trace se perdait visiblement au milieu de la végétation sur leur droite.
-Quelqu'un a été tué ici même, votre excellence.
-Et son corps a été traîné à l'abri des regards, déduisit Pers'lya.
Le dignitaire empoigna la poignée de son blaster sous son épais manteau à capuchon.
-Souhaitez-vous envoyer des hommes suivre cet indice, Excellence? Cela nous permettrait d'en savoir plus sur ce qui s'est passé.
-Non, capitaine. Nous ne sommes pas là pour enquêter, évitons de nous disperser sur un territoire qui appartient au Pius Dea.
Le capitaine opina du chef, ravi de partager le même avis. En terrain hostile, il était judicieux de ne pas diviser ses forces. D'un geste de la main, il ordonna de continuer. Le reste du chemin se déroula sans incident majeur, mais personne ne pouvait se départir de ce sentiment de malaise qui les maintenait tous sur le qui vive.
Pers'lya se demanda s'il ne pouvait pas interrompre les recherches et demander l'envoi de renforts depuis son clan de Bothawui. Mais il se persuada qu'il ne pouvait pas renoncer maintenant, il devait aller jusqu'au bout. Il n'aurait pas d'autre occasion.
Il devait retrouver Soeur Malen, du moins ce qu'elle avait pu lui léguer. Il n'espérait pas la trouver vivante, Contispex était un homme impitoyable.
Vous l'avez sous estimé, Malen. Comment avez-vous pu commettre une telle erreur? Vous auriez du vous douter qu'une simple excommunication n'aurait pas suffi à le faire renoncer.
Ils parvinrent devant l'entrée d'une caverne et plusieurs gardes allumèrent des bâtons lumineux pour explorer les parois d'un tunnel qui semblait s'enfoncer sous terre. Ils ne progressèrent pas plus loin cependant, répugnant instinctivement à s'aventurer davantage. Pers'lya ne leur en tenait pas rigueur.
Il se rappela des dernières paroles de Malen.
La vérité cachée dans l'antre du démon doit être révélée.
Elle avait donc dissimulée des preuves compromettantes, en tentant de s'enfuir. Peut-être même juste avant de mourir. Dans ce cas, elle n'avait pas eu beaucoup de temps. Il était raisonnable de penser que ses preuves étaient cachées non loin d'elle. Enfin de son cadavre...
Il se tourna vers Gre'lku.
-L'origine du signal?
-À l'Est de notre position actuelle, cinq cent mètres standard.
Pers'lya regarda l'écran et sentit la tension croître en lui. Il ne pouvait s'éterniser plus que nécessaire mais il devait tout faire pour empêcher Contispex d’accéder au pouvoir suprême. Le Parc Zohen devait être ratissé le plus rapidement et le plus efficacement possible.
Il n'avait plus vraiment le choix, il lui fallait prendre des risques.
Je dois sauver ce qui reste de la République, de la démocratie.
-Capitaine, des équipes doivent explorer ces souterrains.
Le pelage facial de Gre'lku se hérissa sous le coup d'une appréhension croissante. Mais il ne protesta pas.
-Bien, Excellence.
Bientôt il ne tarda pas à désigner une quinzaine de congénères pour cette tâche. Les autres resteraient affectés à la protection du Chef d'Etat déchu et au quadrillage des environs de la zone à fouiller à l'Est du parc. Gre'lku rappela certaines consignes qu'il jugeait essentielles.
-Gardez votre comlink ouvert et faites un rapport de situation toutes les cinq minutes. En cas de problème, repliez-vous et regroupez-vous autour de son Excellence. Inutile d'essuyer des pertes dans un combat que nous ne pourrons peut-être gagner.
Il laissa ensuite les quinze non humains disparaître dans les passages souterrains, la main posée sur la crosse de leur blaster.
Puis Pers'lya et ses compagnons se dirigèrent vers l'origine du signal. Une angoisse s'insinua peu à peu dans leurs tripes alors qu'ils progressaient lentement vers leur objectif. Aucun bothan n'osa respirer fort, de peur d'éveiller un prédateur tapi quelque part.
Même absent, le Pius Dea inspirait la crainte. Une preuve flagrante du pouvoir et de l'influence qu'ls avaient acquis et consolidé. Leur aura maléfique, celle de Contispex, imprégnait la moindre feuille, la moindre branche.
Le moindre talus, le moindre brin d'herbe semblait leur hurler qu'ils n'étaient pas les bienvenus, qu'ils n'étaient que de vils profanateurs.
Un bip fit sursauter tout le monde. Certains gardes bothans dégainèrent même leur blaster hors de leur holster, un symbole de la nervosité ambiante qui régnait dans le groupe. Gre'lku fit mine de ne s'apercevoir de rien avant de porter à ses lèvres le comlink responsable du bruit.
-J'écoute.
-Capitaine, nous avons passé les souterrains au peigne fin. Rien à signaler à part des...
L'officier insista devant l'hésitation de son congénère.
-Vous disiez?
-Des traces de lutte, monsieur et beaucoup de sang.
-Continuez les fouilles, retournez chaque pierre s'il le faut.
-Bien, capitaine.
Pers'lya croisa son regard puis se pencha sur l'écran de Gre'lku qui lui affirma:
-Nous sommes à moins de cent mètres de l'objectif.
Il se tourna et appela ses subalternes à proximité.
-Déployez-vous par trinômes, intervalle de sécurité quinze mètres. Gardez vos comlink ouverts et faites un rapport toutes les cinq minutes. Tirez à vue sur tout ce qui vous paraît suspect, pas de sommations.
Les bothan s'étirèrent latéralement, les blasters et vibrolames prêtes à l'emploi. Leurs traits de félinoïdes trahissaient à la fois de la crainte mais aussi de la résolution. Dans les derniers mètres, ils abordèrent un terrain plus délicat. La végétation s'épaissit rapidement, les branches épineuses s'abaissèrent à leur niveau, griffant leur combinaison et leur pelage facial. Les mouvements de Pers'lya se trouvèrent gênés, son large manteau accroché tous les centimètres.
L'origine du signal émis par la balise de Malen se trouvait à la limite du parc. Et ils trouvèrent enfin son corps. Pers'lya, au mépris des règles de prudence, se précipita pour s'enquérir de son état. En pure perte.
Il n'était pas un spécialiste de l'anatomie humaine, mais il savait reconnaître un cadavre quand il en voyait un. Elle était étendue sur le dos, les yeux écarquillés, fixant les cieux illuminés par le soleil levant. Sa toge blanche était tachée de sang, une immense flaque sombre ayant coagulé à ses pieds. Ses iris vitreux n'exprimaient plus rien et ses traits lisses marquaient une résignation. Une coupure béante déformait sa gorge, sans doute causée par un coup fatal de vibrolame. Pers'lya ramassa la balise tombée dans l'herbe et la montra à son second.
Gre'lku secoua seulement la tête pour lui confirmer que le signal avait bien été émis de cet appareil.
-Que devons-nous chercher, Excellence?
Le dignitaire rangea la balise de Malen sous son manteau alors que les autres gardes bothan s'étaient regroupés autour de lui, attendant ses instructions.
-C'est ici qu'elle est morte. Ce qu'elle a du laissé à notre intention ne doit pas être loin.
Des bothans sortirent de nouveau des scanners pour détecter des sources de chaleur émis par des objets mécaniques.
Certains se séparèrent pour suivre les traces de sang laissées dans le sillage de Malen. Les autres longèrent le mur d'enceinte, fouillant chaque brin d'herbe, chaque buisson, chaque souche. Retournant chaque pierre.
S'éloignant graduellement du cadavre, tout en ne trouvant rien. Cela agaça Pers'lya qui était persuadé que cela ne pouvait pas être si compliqué. Malen n'avait pas eu le temps de chercher une cachette durable, elle agonisait lorsqu'elle était parvenue jusqu'à l'enceinte.
Il se souvint de la dernière partie de son testament.
La vérité cachée dans l'antre du démon, doit être révélée.
Il étudia la distance qui séparait le mur du corps de Malen. À peine trente centimètres.
La vérité cachée dans l'antre du démon, doit être révélée.
Pris d'une inspiration subite, il promena subitement son regard sur les minuscules interstices entre les briques qui avaient subi la lente érosion du temps. Il identifia les plus proches de Malen et introduisit ses doigts à l'intérieur de celles-ci.
Au bout de quelques secondes, il sentit un objet en plastacier à travers l'humidité qui collait ses phalanges qu'il retira prestement.
Avec un rictus de triomphe, il exhiba devant ses yeux, la datapuce de Malen.
Ceci serait peut-être la clé pour le salut de la République. Il appela Gre'lku et celui-ci le rejoignit quelques instants après, scrutant la datapuce.
-C'est ce que vous cherchiez?
-Oui, répondit Pers'lya. Inutile de s'attarder plus longtemps que nécessaire.
-Je rappelle tous nos hommes.
Gre'lku saisit son comlink et aboya à ses subalternes d'abandonner les fouilles et de se regrouper sous l'arche. Le soulagement se lisait dans son regard mais il demeurait tendu, s'attendant toujours à un imprévu désagréable.
Pers'lya ne lâchait pas la crosse de son blaster jusqu'à ce qu'ils aient atteint l'arche. Eux et les autres bothans attendirent sous son ombre, le retour de leurs camarades partis explorer les souterrains. Ceux-ci réapparurent, sans qu'aucun ne manque à l'appel.
Un sergent résuma à Gre'lku tout ce qu'ils avaient pu y dénicher. Tous devinèrent que quelque chose de terrible s'y était produit mais aucun cadavre, sans parler de celui de Malen, n'était là pour l'attester. Comme si les responsables avaient tenté d'effacer les traces de leurs crimes.
Gre'lku donna finalement le signal du départ et le dignitaire respira plus librement, sa tension évaporée lorsqu'ils rallièrent leurs congénères à l'entrée du parc.
-Rien à signaler? S'enquit le capitaine.
Un bothan se contenta de lui montrer alors de l'index, un individu encapuchonné qui les observait à une vingtaine de mètres d'eux. Pers'lya frissonna lorsqu'il dévisagea le masque mortuaire intimidant qui recouvrait sa figure.
Le doute ne fut plus permis lorsqu'il reconnut sur son torse le cercle doré entourant un poignard oblique, peignant sa tunique sombre.
-Excellence? Finit par demander son second lorsqu'il suivit son regard.
-Un Assassin Malkite, souffla le non humain d'une voix enrouée.
-Contispex l'a envoyé.
Le politicien reprit son sang froid, bien qu'il demeurait choqué par cette apparition de mauvais augure.
-Ce ne peut être que le hasard, Contispex ne pouvait pas savoir que nous allions venir, fit-il remarquer.
-Nous pouvons toujours le lui demander.
Des bothans dégainèrent leur blaster et Gre'lku donna l'ordre de régler leurs armes sur le mode paralysant. Mais avant même qu'ils puissent faire un pas dans sa direction, l'Assassin disparut tout à coup derrière l'angle du mur, s'éclipsant dans la ruelle.
-Par les étoiles! Jura l'officier bothan. Rattrapez-le, vite!
Les gardes s’élancèrent vers leur cible pour l'appréhender. Pers'lya espérait qu'ils réussiraient sans dommage pour eux, même s'il craignait la réputation qui entourait le mystère opaque de cette confrérie redoutée dont Contispex se serait attaché les services. La moitié de sa garde rapprochée demeura avec lui tandis que Gre'lku gardait son comlink allumé dans l'attente des rapports.
Bientôt, il entendit:
-Nous l'avons perdu, capitaine. Il a réussi à nous semer.
-Tant pis, revenez.
Il fallut quelques minutes pour que tout le monde se regroupe à nouveau. Pers'lya entendit ses congénères grommeler sur l'échec de la poursuite.
-Contispex saura que nous sommes venus, regretta Gre'lku.
Le dignitaire déchu tourna une dernière fois son regard vers l'allée qui s'enfonçait au cœur du parc Zohen. Là où s'était produit un carnage dans le sanctuaire même du Pius Dea. Là où reposait désormais Sœur Malen.
Elle et lui avaient eu tellement peu en commun, mais les circonstances les avaient réunies pour unir leurs forces contre le pire fléau qu'ait engendré la République. Les volatiles gazouillèrent en chœur, baignés par le soleil qui les éclairait de sa chaleur.
Une paix illusoire en ces temps sombres.
-Il doit le savoir déjà, capitaine, soupira-t-il finalement. Mais ça n'a pas d'importance, nous avons ce qu'il nous faut.
Votre sacrifice ne sera pas oublié, Malen.
-Rentrons.

Voilà, j'espère que cela vous a plu!

Pers'lya a donc trouvé des preuves laissées par Malen! Comment va réagir notre cher Contispex?

Vous le saurez plus tard!

à la prochaine pour la suite :hello:

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Re: Pius Dea: les Chroniques des Tyrans (1ère partie)

Message par mat-vador » 19 février 2019, 23:51

Bonsoir, allez il est temps de vous publier la suite!

Et ca tombe bien à propos de Bekan car vous allez le revoir :sournois: !



Temple Jedi, Coruscant, quatre jours après la purge du Pius Dea

Bekan Kalad ignorait combien de temps il était resté assis en tailleur dans l'une des salles de méditation qui lui avait été affecté alors que le moment de son adoubement approchait. Il s'était tellement immergé dans les flux de la Force qu'il en avait égaré la notion du temps.
Le jeune alsakani reprit lentement conscience de l'environnement qui l'entourait, soucieux de conserver la sérénité dont il aurait besoin face à l'ensemble du Haut Conseil. Autant essayer de bloquer la rotation de Coruscant autour de son soleil.
Une menace guettait une République défaillante et il ne parvenait pas à se débarrasser de cette sensation oppressante qui lui tenait les boyaux. Il demeurait perturbé par ces visions qui avaient traversé ses rêves.
Les cris de gens qui mourraient, leur présence disparaissant dans leur force, leur peur et leur surprise mêlées aux flux de la Force, engloutis à jamais. Cela l'avait réveillé en pleine nuit, tout comme la majorité de ses condisciples et des maîtres, dont Ri'ila Terka. Il avait perçu leur angoisse de l'incertitude.
Lui et quelques uns savaient plus précisément ce qui s'était produit. Des adeptes du Pius Dea avaient assassiné des innocents, sans qu'il ne soit certain de l'ampleur et du lieu exact, encore moins de l'identité des victimes. Il avait insisté auprès de la Jedi twi lek pour être reçu au Haut Conseil et leur raconter sa vision.
Ils l'avaient écouté sans manifester de réaction visible et il comprit qu'ils ne le prenaient pas au sérieux. Devant ce qu'il considérait comme une négligence, Bekan avait protesté mais maître Terka présente à ses cotés l'avait calmé, en lui rappelant ses priorités.
Se préparer à sa nouvelle vie de Chevalier.
Une chose après l'autre, il devait se consacrer pleinement à ses devoirs présents de padawan et bientôt à de nouvelles responsabilités plus pesantes encore. Il laissa la Force le traverser sans effort et il perçut la présence familière de son maître.
Il croisa le regard de la twi lek qui détenait à la main le sabre laser de son padawan, détaché de sa batterie.
-Bekan, c'est l'heure. Les Maîtres t'attendent dans le Hall de la Chevalerie.
Il inspira un grand coup puis se mit debout.
Sur cette partie de la Cité Galactique, l'après midi était bien avancé et le jeune homme n'avait rien avalé de toute la journée. Un jeune qu'il s'était lui-même imposé, comme pour se purifier l'esprit et le corps.
La sensation de nausée mit quelques instants à passer.
-Je suis prêt, affirma-t-il.
Ils sortirent tous deux de la salle de méditation et empruntèrent le grand corridor qui menait au hall principal. De là, ils s’enfoncèrent dans le couloir qui menait dans le hall de la Chevalerie. Ils ralentirent devant les grandes portes de duracier qui barraient l'entrée.
-Ne sois pas si tendu, le rassura son instructrice.
-Je ne le suis pas, contra l'alsakani.
-Tu transpires.
Il soupira avant de reconnaître:
-C'est le moment le plus important de ma vie.
-Tu as déjà accompli le plus difficile, déclara-t-elle.
-J'espère seulement que les Maîtres ne vont pas me tenir rigueur de mon dernier emportement.
-Bekan, déclara Ri'ila avec patience, celle-ci comprenant qu'il faisait allusion à la dernière séance houleuse du Haut Conseil, durant lequel il s'était montré vindicatif. Les Maîtres t'ont déjà jugé sur l'ensemble de ton parcours et de tes actes et ils ne reviendront pas sur leur décision, à moins d'un cas de force majeure.
Elle lui sourit et cela lui permit de se détendre.
-Laisse la Force couler en toi et respire profondément.
Il suivit ses conseils et la sérénité apaisa les battements de son coeur. Peu après, la twi lek agita les doigts, invoquant la Force.
Dans un claquement, les portes s'écartèrent l'une de l'autre. Bekan hésita quelques instants avant de franchir le seuil. Le Hall de la Chevalerie était plongé dans une totale obscurité mais il pouvait percevoir des présences irradiant dans la Force.
Il se retint de sursauter lorsqu'une dizaine de sabres lasers prirent vie, dans un chœur de bourdonnements bas crépitants. Leur halo éclaira la silhouette de leurs détenteurs encapuchonnés, immobiles comme des statues.
Ils se tenaient en demi-cercle et un Maître rompit les rangs pour s'approcher du jeune alsakani encore indécis. Qui se souvint tout de même qu'il devait manifester sa déférence. Il se laissa tomber sur les genoux tout en gardant le dos raide, regardant droit devant lui.
-Padawan Bekan Kalad, lança la voix rauque d'un houk, celle de Maître Treski. La Force est l'énergie de la vie, qui relie toute chose et tout être doué de conscience. La Force parle à travers nous, nos actes et nos pensées.
Derrière l'alsakani, la twi lek se tenait immobile goûtant les paroles du non humain.
-Aujourd'hui, au nom de la Force, nous célébrons cet instant où nous t'estimons digne d’accéder à un statut te conférant de bien plus grandes responsabilités. Tu as passé avec succès les Épreuves permettant d’accéder au grade de Chevalier.
Alors Bekan put apaiser la tension qui l'habitait.
-Tu as démontré toutes les qualités d'un véritable Jedi. Le courage face à un danger mortel, la sérénité, le respect envers les créations de la Force et envers tes pairs et aussi la patience. Même si sur ce dernier point, il te reste encore du chemin à faire.
Les derniers mots avaient été prononcés avec légèreté et Bekan devina le sourire de sa propre instructrice. Malgré son tempérament fougueux, les maîtres lui témoignaient de la bienveillance. Il inclina la tête avec humilité avant de croiser le regard du houk.
-Par la décision du Haut Conseil, par la Volonté de la Force, nous te nommons Chevalier de la République.
La lame ardente couleur verte émeraude s'abaissa vers la clavicule de Bekan qui tressaillit à peine lorsque la lame ardente réchauffa son épiderme. D'un mouvement vif, précis et gracieux, le houk releva son arme vers le haut.
Tranchant au passage la tresse de padawan du jeune homme. Celui-ci la vit tomber, sans manifester son soulagement.
-Tu es entré ici en tant que padawan, maintenant relèves-toi en tant que Chevalier Jedi. Que la Force soit avec toi, Bekan Kalad.
Il comprit qu'il était autorisé à se relever. Sa voix prendrait plus de poids désormais devant un membre du Haut Conseil. Entre autres changements. Il accomplit une révérence devant le houk qui le salua en retour avec son arme.
Maître Treski reprit de sa voix rocailleuse:
-Jedi Terka, veuillez approcher.
La twi lek se rangea à hauteur de son ancien élève.
-Maître Yulko nous a annoncé vouloir prendre sa retraite et se retirer au sanctuaire d'Ossus. Un siège au Haut Conseil est donc à pourvoir. Mes pairs et moi souhaitions que vous le preniez, Maître Terka.
Le titre conféré à son instructrice n'avait pas échappé à l'alsakani. Il perçut la surprise de la non humaine.
-Maître Treski? Fit-elle avec étonnement.
-La réussite de votre apprenti est aussi la vôtre, Ri'ila. Vous n'avez pas à en rougir.
-Alors j'accepte cette charge avec humilité et je prie que la Force me guide dans les jugements auxquels je participerai.
-Bienvenue au Haut Conseil, Maître Terka.
Le houk recula et rejoignit ses collègues, le sabre laser toujours activé. La twi lek se plaça devant son ancien élève. Leurs regards se croisèrent et aucun ne prononça la moindre parole pendant des instants aussi longs que l'éternité.
-La Force nous a permis de nous trouver l'un et l'autre sur Alsakan. J'ai senti ton potentiel et tu as choisi de m'accompagner jusqu'au Temple de Coruscant, malgré l'amour qu tu portais à ta famille et à tes amis, déclara-t-elle. Notre rencontre n'est pas le fruit du hasard, c'est la Force qui nous a permis de nous choisir l'un l'autre.
Elle lui tendit le sabre laser qu'elle avait gardé pour lui rendre. Un symbole de la reconnaissance qu'elle lui portait.
-Ce fut tout naturellement que je te pris comme padawan. Tu as accompli les Épreuves et cette arme que tu as forgé de tes propres mains en est la preuve, Bekan. Fais bon usage de cette lame au service de la paix et de la justice.
Le jeune alsakani récupéra alors son sabre laser, rebrancha le fil qui pendait de la crosse à la batterie harnachée à ses hanches avant de l'accrocher à la ceinture.
-N'oublies pas ceci, Bekan, insista-t-elle alors. Je suis ton professeure, ce que tu es reflète ce que je suis. Tes erreurs deviendront mes erreurs. Je te prie d'honorer ce que je t'ai enseigné.
-Je le ferai, maître.
Son regard ne cilla pas lorsqu'il ajouta avec une nette émotion.
-Que la Force me vienne en aide si je faillis à ce serment.
Elle hocha la tête et tous les sabres lasers s'éteignirent à l'unisson, plongeant de nouveau la salle dans l'obscurité. Les maîtres quittèrent le hall, un à un, suivis par Bekan et Ri'ila. La twi lek et son ancien protégé demeurèrent devant le seuil.
Le jeune homme surmonta peu à peu la joie qui l'avait submergé.
-Bon, c'était moins terrible que ce que je pensais.
Elle lui accorda un sourire.
-Espérons que la mission que le Haut Conseil t'a confiée le sera encore moins.
L'expression de Bekan recouvrit son sérieux.
-Maître Wadu s'est entretenu avec le Quartier Général de la Flotte, il y a trois heures, expliqua-t-elle. Alsakan a intensifié les mouvements de ses troupes ces deux derniers jours.
-Ils préparent quelque chose?
-Oui, mais les services de renseignements ne savent quoi penser de ces manœuvres le long de la Route Commerciale Perlemienne. Ils ne sont pas certains qu'une attaque sera lancée contre plusieurs de nos secteurs.
-À moins qu'il ne s'agisse que d'une diversion pour cacher une attaque plus importante. Ce ne serait pas un hasard alors que les élections pour élire le nouveau Chancelier auront lieu prochainement.
-Ta mission sera précisément de t'en assurer. De t'assurer que les alsakani ne font que bluffer ou s'ils ont l'intention de faire aboutir leurs revendications de façon moins diplomatique.
La nervosité du tout nouveau Chevalier devint palpable.
-J'espère que mes origines...
-Cela ne posera pas de problèmes, lui assura la non humaine. L'amirale Ekia Helder qui commande la Flotte du Noyau dans le système même de Coruscant, a la réputation d'être flexible. Nous lui avons garanti ta loyauté.
-Je suis prêt à partir sur le champ, maître Terka. Mais avant, j'aimerais vous offrir ceci.
Il tendit vers elle sa paume ouverte, contenant sa tresse de padawan. Il tenait à honorer une vieille coutume comme tout bon Chevalier Jedi. À sa surprise, la twi lek refusa avec un sourire radieux.
-Je te propose de l'offrir à la personne qui t'est le plus cher.
-Maître Terka, vous êtes sûre de...
-Oui, je suis sûre. Parce que c'est ce que tu veux au fonds de toi.
Il ressentit alors une présence familière et il vit par dessus son épaule une jeune apprentie lorrdienne qu'il connaissait très bien.
-Merci, maître.
Elle lui accorda une accolade avant de saluer Zeri.
-Bien, mes nouveaux devoirs m'appellent. Padawan Zeri, nous parlerons tout à l'heure.
La jeune femme s'inclina avec respect et attendit le départ de la twi lek pour sauter au cou de Bekan, pris au dépourvu.
-Alors, ça y est, c'est fait! S'écria-t-elle. Je suis si heureuse pour toi.
-Euh, merci.
Zeri étudia les traits crispés de son ami.
-Eh, ça va?
-Tu l'as sans doute entendu, je dois partir rejoindre la Flotte de l'amirale Helder le plus vite possible.
-Tu es inquiet à l'idée d'affronter tes compatriotes?
Il secoua la tête de dénégation alors qu'ils se tenaient toujours dans les bras l'un de l'autre.
-Ce n'est pas vraiment ça. J'ai seulement le pressentiment que les alsakani ne sont pas la menace principale malgré la pression qu'ils exercent.
-Tu veux parler de tes visions?
-Quelque chose se prépare contre la République et j'ai peur de deviner quoi.
Elle ne répondit pas mais son regard anxieux parlait pour elle.
-Je vais peut-être avoir une mission sur Coruscant, je penserai à toi.
-C'est moi qui penserai le plus à toi, tu seras sans doute plus en danger que moi, affirma-t-il. C'est pourquoi je veux te laisser un porte bonheur. Avant la cérémonie, maître Terka m'a dit que tes Épreuves auront lieu le jour des élections même.
Il lui montra sa tresse de padawan et elle accepta l'offrande. Ses yeux brillaient d'une étincelle de malice lorsqu'elle se pencha vers lui.
-Moi aussi, j'ai un porte bonheur à t'offrir.
Elle l'embrassa tendrement sur les lèvres avant de s'écarter.
-Que la Force soit avec toi, et ne t'écrase pas sur une comète.
-Ah, très drôle, grinça-t-il.

Voilà j'espère que cela vous a plu! N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez!

Visiblement, d'après la nouvelle mission de Bekan, il semblerait que le Pius Dea ne soit pas le seul péril que la République devra affronter :sournois: !

à moins que les asalkani/ Pius Dea ne soient les deux faces d'une même pièce :sournois: !

Vous le saurez plus tard!

à la prochaine pour la suite :hello: !

Je vous promets que l'on reverra Bekan Kalad en action :sournois: !

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