Pius Dea: les Chroniques des Tyrans (1ère partie)

Vous dessinez, écrivez ou faites des vidéos ? Présenter vos créations ici !
Avatar du membre
mat-vador
Messages : 695
Enregistré le : 17 mars 2012, 13:10
Sexe : Masculin
Espèce : Humain
Planète natale : Corellia
Affiliation : Jedi Noir

Re: Pius Dea: les Chroniques des Tyrans (1ère partie)

Message par mat-vador » 27 janvier 2019, 21:42

Bonsoir, voilà la suite de cette fan fic!

Dans cet extrait, un Chancelier bothan destitué découvre la nuit d'horreur perpétré par le Pius Dea! Et cela ne va pas le laisser sans réaction :sournois: ...

Bonne lecture!

Il se posta derrière le chef d'Etat encore en fonction qui s'était assis devant son ordinateur personnel. Il ne leur fallut que peu de temps pour se connecter sur la fréquence d'un holojournal modeste mais indépendant.
Sur l'écran, le visage d'une journaliste nautolan apparut, ses nombreux tentacules crâniens autour de sa tête d'amphibien. Par dessus son épaule, alors qu'elle se penchait sur son micro, les deux bothans distinguaient ce qui semblait être les prémices du chaos. Des citoyens anonymes sortant dans les rues, les gestes fébriles et les traits livides.
Les appendices crâniens de la journaliste paraissaient secoués d'une vive nervosité.
-Bonsoir, nous sommes en direct du quartier Zerek, commença-t-elle. Des habitants nous ont appelés pour nous avertir d'évènements graves qui viennent de se dérouler. Comme vous pouvez le constater avec moi...
L'holocam qui la filmait, se tourna vers une devaronnienne aux traits tirés et à la chevelure défaite, vêtue d'un peignoir. La journaliste entra de nouveau dans le champ de l'holoprojecteur, dans l'intention évidente de l'interroger.
-..., plusieurs personnes sont sorties de leur habitations. Madame, pouvez-vous nous dire ce qui s'est passé?
La devaronnienne tenait par la main une petite fille de la même espèce qu'elle, qui se blottit contre sa mère, apeurée.
-Eh bien, ma fille est venue me réveiller car elle entendait des cris dans la rue. Je me suis levée pour regarder par la fenêtre et j'ai vu...
La devaronnienne fut secouée d'un haut le cœur, comme prise d'une envie de vomir. Avant de sangloter, serrant plus fort la main de sa fille.
-Qu'avez-vous vu? Insista la nautolan après un silence gêné.
-J'ai vu un homme... un humain traîné dans la rue puis poignardé à mort sans pouvoir se défendre.
-Sous les yeux de votre fille?
La mère de famille désemparée pleura de nouveau, sous l'effet du traumatisme. L'holocam pivota de nouveau vers une forme inerte recouverte d'un drap, cachant hâtivement le corps d'une victime au milieu de la chaussée.
-S'agissait-il de cet homme? Demanda la journaliste en la montrant de l'index.
La devaronnienne glissa un regard hésitant par dessus son épaule et acquiesça d'une inclinaison du menton.
-Le connaissiez-vous?
-Non, c'était plutôt quelqu'un de discret.
-Avez-vous reconnu le ou les assassins?
-C'étaient des humains au crâne rasé et en toge rouge.
-Madame, ce que vous êtes en train de nous dire, est sans aucun doute très important pour nos holospectateurs. Pouvez-vous nous certifier avec exactitude que ces humains étaient des croyants de la secte Pius Dea?
Les bothan surprirent un frémissement dans l'expression de la devaronnienne.
-Oui, je peux le certifier, finit-elle par répondre.
La nautolan s'écarta d'elle après l'avoir remercié puis fit face à l'holocaméra, toujours le micro aux lèvres.
-D'après cette témoin, le Pius Dea serait donc impliqué. Si les évènements sont aussi graves qu'on peut le craindre, l'absence des Forces de Sécurité ou de la moindre autorité peut laisser songeur. Nous allons tenter d'en savoir plus.
Sans hésiter, la non humaine contourna les deux devaronniennes pour aller à la rencontre d'un couple de chagriens.
-Bonsoir, leur fit-elle. Avez-vous assisté à la scène?
-Pas du tout, nous avons seulement découvert ce qui s'est passé et ma femme est allée chercher un drap pour recouvrir le corps, expliqua le non humain. J'en ai profité pour appeler les Forces de Sécurité.
-Ils ne sont pas arrivés encore, fit remarquer la journaliste.
-En fait, ils ne viendront pas, martela le chagrien avec amertume. En tout cas, pas avant l'aube. Ils nous ont demandé de nous barricader chez nous et d'attendre que ça passe.
-Ils sont censés nous protéger, c'est incompréhensible! S'écria sa femme, indignée.
La journaliste inclina le menton, l'expression assombrie. Elle se tourna vers l'holocaméra, cherchant de nouveau atteindre l'esprit et le cœur de ceux qui l'écoutaient à une heure aussi tardive. Les deux bothans échangèrent un regard empli de malaise.
Pers'lya se sentit encore plus abattu qu'il ne l'était.
Tout est de ma faute.
-Des gens sont tués en pleine rue et les Forces de Sécurité n'interviennent pas, déclara la nautolan d'un ton maîtrisé malgré la tragédie. Voilà qui en dit long sur l'état de notre société, de notre République. Les institutions continueront-elles à laisser ce genre de crimes se reproduire?
Le dignitaire bothan ne put soutenir longtemps le regard de la journaliste qui semblait le fusiller à bout portant à travers l'holocam.
Il préféra fixer l'arrière plan, la rue bondée de résidents qui semblaient indécis sur la conduite à tenir.
La nautolan reprit:
-Nous allons tenter de discuter avec des habitants humains du quartier.
Avec résolution, elle se dirigea vers un jeune homme qui se tenait en retrait, deux mètres derrière elle.
-Bonsoir, monsieur. Ici le Quotidien Galactique, pouvons-nous vous poser quelques questions sur les récents évènements?
L'homme eut tout à coup un mouvement de recul, la crainte se lisant dans ses yeux.
-Non! Cria-t-il. Je ne peux pas parler aux journalistes!
-Pourquoi? Insista la nautolan.
-Je ne veux pas d'ennuis!
À travers l'holocam, les bothans l'aperçurent en train de faire volte face, comme pour fuir la peste. Gre'lku marmonna à demi-voix.
-De quoi a-t-il peur?
-Des représailles tout simplement, lui répondit Pers'lya. Certains humains pensent qu'ils se feront attaquer si le Pius Dea les surprend en train de nous parler.
Les oreilles équines de Gre'lku couchèrent sur le coup de la perplexité.
-Et la liberté d'expression?
-Vous ne connaissez pas bien Coruscant, n'es-ce pas, capitaine? Répondit son congénère avec un sourire mince.
-Je n'ai pas eu le loisir de la visiter.
Ils concentrèrent de nouveau leur attention sur la journaliste qui continuait d'arpenter la rue en ébullition. L'holocam qui la suivait continuait de retransmettre des visages exprimant de l'attente, de la curiosité et … de la peur.
La peur d'un avenir incertain les tenaillait tous.
Tout à coup, un cri lointain capté par le micro se mit à enfler en quelques secondes.
-Ils reviennent! Ils reviennent!
La journaliste freina brusquement et l'holocam pivota avec frénésie, capturant une scène figée de citoyens surpris et immobiles. Un silence lourd succéda aux exclamations d'un humain âgé barbu qui traversa la foule en courant, tout en ne cessant de hurler: ils reviennent.
Ils reviennent.
Des cris de panique furent renvoyés en écho d'un bout à l'autre de la rue et les gens se bousculèrent, cherchant à s'échapper pour rentrer chez eux. L'holocam capta les images d'une ruche gagnée par une terreur digne d'un troupeau de Nerfs affolés par la présence pas encore visible de prédateurs impitoyables.
Derrière la nautolan, les bothan revirent pendant une fraction de seconde, la mère de famille devaronnienne portant sa fille sur ses épaules et battre en retraite précipitamment, comme tous les gens sensés et tenant à leur peau.
Bientôt la rue se vida en quelques instants, les portes et les fenêtres claquèrent lors de leur fermeture. Derrière la nautolan, quelqu'un lui lança:
-Ne restez pas là! Ils vous tueront s'ils vous trouvent!
L'holocam filmait maintenant une rue déserte et la nautolan reprit avec une fièvre passionnée:
-Chers holospectateurs, si vous nous rejoignez seulement maintenant, sachez que la rue que vous découvrez en cet instant, vient de se vider suite à une rumeur annonçant l'arrivée de fanatiques du Pius Dea.
L'holocam s'attarda suite aux instructions de la nautolan, sur le corps abandonné au milieu de la rue, dans un silence sépulcral seulement rompu par ses déclarations.
-Si cette rumeur se confirme, quelles seront les intentions de ces adeptes? Perpétuer de nouveaux crimes ou bien effacer les preuves? Je ne doute pas que nous serons fixés d'un moment à l'autre.
Les bothan n'eurent pas longtemps à attendre. La nautolan vérifiait que ses écouteurs demeuraient en place sur ses appendices auditifs alors que l'holocam visionna tout à coup un groupe d'humains chauves ayant revêtu un long vêtement ample couleur sang sombre. Leurs traits impassibles trahissaient une inhumanité effrayante.
La haine brillait dans leurs regards.
-Les voilà, fit à mi voix la nautolan qui s'était derrière un nano réverbère. Ils ne m'ont pas vue, je vais essayer de m'approcher. Ils sont quatre... non attendez, cinq.
Si elle sut faire preuve de discrétion, ce ne fut pas le cas de l'holocaméra. Son objectif braqué sur les croyants finit par alerter l'un d'eux qui tendit un index hostile. Le son de sa voix fut capté clairement:
-Là-bas! Une impure!
-Ferglutz! Jura la nautolan.
Elle passa précipitamment devant l'instrument qui filma l'approche des fanatiques, dont l'un d'eux exhiba tout à coup un blaster.
-Chers holospectateurs, nous devons rendre l'antenne immédiatement! La diffusion de notre média reprendra le plus vite possible lorsque la situation se sera hum calmée.
L'holocam trembla lorsqu'elle l'attrapa, alors que des détonations claquèrent, brisant le silence de la nuit.
Un écran noir emplissait maintenant le champ de vision des bothans pétrifiés.
-C'est donc ce qu'est devenue la République, Excellence? Demanda Gre'lku.
-Cela en prend le chemin, capitaine. Visiblement, les rues ne sont pas sûres comme vous le craigniez mais nous devons tout de même agir.
-Si le Pius Dea se répand dans les quartiers de la Cité Galactique, je ne pourrais pas assurer votre sécurité même en réquisitionnant tous les hommes.
-Je sais, capitaine.
Le Chancelier encore en exercice repoussa son siège et se remit à faire les cent pas. Il évita soigneusement le regard vide du buste de son oncle qui le dominait de son piédestal. Il sentait ce regard peser comme s'il était encore de ce monde.
Finalement Pers'lya leva la tête vers le buste.
Ne te jette pas dans la gueule du rancor de façon inconsidérée. Assure-toi que les risques s'avèreront utiles et proportionnés aux objectifs que tu t'es fixé.
Il revint alors vers le capitaine, en attente de ses instructions.
-Nous partirons au parc Zohen aux premières lueurs de l'aube.
Gre'lku marqua un soulagement discret.
-Bien, Excellence. Mais ce serait mieux encore si vous faisiez appel aux Jedi.
-Les Jedi ne feront rien, les Forces de Sécurité pas davantage. Personne d'autre ne s'élèvera contre le Pius Dea.
Les traits de Pers'lya étaient empreints d'une profonde amertume.
-Nous sommes seuls, capitaine Grel'ku.
Pers'lya fixa de nouveau le buste de son oncle défunt. Il était temps d'agir.
Je suis le seul qui puisse arrêter Contispex avant qu'il ne soit trop tard.


[… Je me souviens de cette nuit où je fus réveillé par une perturbation de la Force. Cette nuit, nous avons été nombreux à le sentir. Alors que j'arrive au crépuscule de ma vie, j'ai pris conscience de ce qui avait pu se passer.
Je me souviens cette nuit, d'avoir bondi de mon lit et de errer dans les couloirs du Temple de Coruscant, au milieu de d'autres condisciples dont mon amie Zeri. J'ai croisé son regard et celui de beaucoup d'autres, perdu au milieu des murmures et des questions que cet événement insolite avait soulevées.
J'ai lu l'incertitude dans leurs yeux, et dans ceux de mon maître Ri'ila Terka. Nous avons entendu résonner dans les flux de la Force, des cris. Des hurlements de gens précipités en enfer en une fraction de seconde, en un battement de cils imperceptible.
Ce fut tellement soudain que la Force elle-même perdit de sa substance. Certains d'entre nous parmi les plus réceptifs à son énergie, eurent des visions de ce qui s'était véritablement passé. Je fus de ceux-là.
La Force m'a montré des visages flous tordus par la terreur et l'agonie de victimes s'écroulant sur elles-mêmes. Tendant les bras vers moi comme pour tenter de s'accrocher désespérément à la vie. J'ai aperçu d'autres visages aux traits grimaçant de haine, dépourvus de compassion, de bourreaux les frappant à mort avec des armes blanches.
Quelque part dans Coruscant, il s'était produit un événement terrible. À ma grande honte, je reconnais que le Haut Conseil ne prit pas au sérieux mes visions, au contraire de maître Terka qui avait pris le risque de défier ses pairs. Elle m'avait cependant prié de ne pas faire davantage de vagues car mon adoubement devait avoir bientôt lieu.
Je lui ai obéi.
La seule décision que prit le Haut Conseil fut d'envoyer des groupes de Jedi expérimentés patrouiller aux alentours du Temple, dans les quartiers avoisinants. Des faits troublants furent alors rapportés, comme ces quelques cadavres retrouvés dans les rues. Des témoins qui refusèrent de s'exprimer pour la plupart, hormis quelques téméraires qui mentionnèrent l'implication du Pius Dea.
Les Forces de Sécurité brillèrent par leur absence, nul doute qu'un homme redoutable à l'influence tentaculaire les avait muselés. Le pouvoir central plongé dans la confusion suite à la destitution de Pers'lya et malmené par les pressions des alsakanis, se fit remarquer par sa discrétion. La plupart des médias ne mentionnèrent même pas ces évènements. Aucune enquête ne fut lancée.
Le silence était le maître de la République à cet instant. Jusqu'à ce qu'un autre maître, bien plus redoutable encore, n'émerge.
La Force nous avait envoyé un signe, mais nous n'avons pas su l'interpréter. Ou plutôt, nous n'avons pas voulu l'interpréter.
Combien d'innocents ont payé le prix de notre égarement, combien d'autres le paieront?...
]

Extrait de l'holocron de Bekan Kalad, Maître Jedi et membre du Haut Conseil




Voilà, j'espère que cet extrait vous a plu et en particulier la confession d'un chevalier Jedi qui raconte sa vie dans un holocron!

Une course contre la montre va donc s'engager entre Pers'lya et Contispex!

à la prochaine pour la suite de cette première partie !

Avatar du membre
mat-vador
Messages : 695
Enregistré le : 17 mars 2012, 13:10
Sexe : Masculin
Espèce : Humain
Planète natale : Corellia
Affiliation : Jedi Noir

Re: Pius Dea: les Chroniques des Tyrans (1ère partie)

Message par mat-vador » 10 février 2019, 20:20

Bonsoir, c'est l'heure de publier la suite de la première partie :sournois: !

Dans cet extrait, nous retrouvons un bothan que vous adorez!

Bonne lecture!

Le lendemain, au Parc Zohen, non loin du siège du Sénat

-Excellence, nous devons sécuriser la zone.
Pers'lya rabattit son capuchon sur son crâne, croisant le regard de Grel'ku, tandis que d'autres gardes bothans commençaient à se déployer autour de l'enceinte pour installer un périmètre de sécurité. Le dignitaire déchu et son second se tenaient devant l'entrée du parc Zohen, plongé dans un silence étonnant.
Certes, depuis l'émergence du Pius Dea, les badauds se faisaient rares mais tout de même... le non humain était intrigué. Pas d'âme qui vive.
Bon au moins, ils ne seraient pas dérangés.
Gre'lku brandissait un scanner et et ses yeux de félinoide méfiant fixaient l'allée déserte encadrée par des haies parfaitement entretenues.
-Le signal provient de l'intérieur du parc, souligna-t-il.
-Alors, allons-y.
Gre'lku aboya des instructions et aussitôt une trentaine de congénères armés de blasters et de vibro épées bien en évidence se répartirent en deux files indiennes. Leur commandant et Pers'lya s'intercalèrent et tout ce beau monde pénétra dans le sanctuaire du Pius Dea.
Gre'lku tourna la tête dans toutes les directions, tentant de repérer l'ombre d'une menace derrière le moindre tronc d'arbre, la moindre fougère. Le silence n'était troublé que par quelques cris d'oiseaux innocents.
L'absence de menace résonnait pourtant comme une menace potentielle et bientôt la nervosité gagna lentement les rangs des non humains. Plusieurs d'entre eux brandirent et activèrent des scanners thermiques portatifs, mais cela ne suffit pas à rétablir une certaine sérénité.
Les premiers d'entre eux avaient atteint une arche lorsqu'un cri parvint jusqu'aux oreilles équines de Pers'lya:
-Là, regardez!
Un nouvel ordre de Gre'lku fut lançé et bientôt les protecteurs de Pers'lya manœuvrèrent pour former trois lignes curvilignes autour du dignitaire venu rejoindre son congénère qui avait arrêté l'escorte.
Ce dernier montrait de l'index un sillon sombre qui défigurait le chemin. Gre'lku se pencha et en effleura la surface. Il sentit un contact poisseux.
-Qu'es que c'est? S'enquit Pers'lya.
-Du sang séché, répondit l'autre.
Le capitaine bothan étudia l'épaisseur du sillon et la direction dans laquelle il disparaissait. Sa trace se perdait visiblement au milieu de la végétation sur leur droite.
-Quelqu'un a été tué ici même, votre excellence.
-Et son corps a été traîné à l'abri des regards, déduisit Pers'lya.
Le dignitaire empoigna la poignée de son blaster sous son épais manteau à capuchon.
-Souhaitez-vous envoyer des hommes suivre cet indice, Excellence? Cela nous permettrait d'en savoir plus sur ce qui s'est passé.
-Non, capitaine. Nous ne sommes pas là pour enquêter, évitons de nous disperser sur un territoire qui appartient au Pius Dea.
Le capitaine opina du chef, ravi de partager le même avis. En terrain hostile, il était judicieux de ne pas diviser ses forces. D'un geste de la main, il ordonna de continuer. Le reste du chemin se déroula sans incident majeur, mais personne ne pouvait se départir de ce sentiment de malaise qui les maintenait tous sur le qui vive.
Pers'lya se demanda s'il ne pouvait pas interrompre les recherches et demander l'envoi de renforts depuis son clan de Bothawui. Mais il se persuada qu'il ne pouvait pas renoncer maintenant, il devait aller jusqu'au bout. Il n'aurait pas d'autre occasion.
Il devait retrouver Soeur Malen, du moins ce qu'elle avait pu lui léguer. Il n'espérait pas la trouver vivante, Contispex était un homme impitoyable.
Vous l'avez sous estimé, Malen. Comment avez-vous pu commettre une telle erreur? Vous auriez du vous douter qu'une simple excommunication n'aurait pas suffi à le faire renoncer.
Ils parvinrent devant l'entrée d'une caverne et plusieurs gardes allumèrent des bâtons lumineux pour explorer les parois d'un tunnel qui semblait s'enfoncer sous terre. Ils ne progressèrent pas plus loin cependant, répugnant instinctivement à s'aventurer davantage. Pers'lya ne leur en tenait pas rigueur.
Il se rappela des dernières paroles de Malen.
La vérité cachée dans l'antre du démon doit être révélée.
Elle avait donc dissimulée des preuves compromettantes, en tentant de s'enfuir. Peut-être même juste avant de mourir. Dans ce cas, elle n'avait pas eu beaucoup de temps. Il était raisonnable de penser que ses preuves étaient cachées non loin d'elle. Enfin de son cadavre...
Il se tourna vers Gre'lku.
-L'origine du signal?
-À l'Est de notre position actuelle, cinq cent mètres standard.
Pers'lya regarda l'écran et sentit la tension croître en lui. Il ne pouvait s'éterniser plus que nécessaire mais il devait tout faire pour empêcher Contispex d’accéder au pouvoir suprême. Le Parc Zohen devait être ratissé le plus rapidement et le plus efficacement possible.
Il n'avait plus vraiment le choix, il lui fallait prendre des risques.
Je dois sauver ce qui reste de la République, de la démocratie.
-Capitaine, des équipes doivent explorer ces souterrains.
Le pelage facial de Gre'lku se hérissa sous le coup d'une appréhension croissante. Mais il ne protesta pas.
-Bien, Excellence.
Bientôt il ne tarda pas à désigner une quinzaine de congénères pour cette tâche. Les autres resteraient affectés à la protection du Chef d'Etat déchu et au quadrillage des environs de la zone à fouiller à l'Est du parc. Gre'lku rappela certaines consignes qu'il jugeait essentielles.
-Gardez votre comlink ouvert et faites un rapport de situation toutes les cinq minutes. En cas de problème, repliez-vous et regroupez-vous autour de son Excellence. Inutile d'essuyer des pertes dans un combat que nous ne pourrons peut-être gagner.
Il laissa ensuite les quinze non humains disparaître dans les passages souterrains, la main posée sur la crosse de leur blaster.
Puis Pers'lya et ses compagnons se dirigèrent vers l'origine du signal. Une angoisse s'insinua peu à peu dans leurs tripes alors qu'ils progressaient lentement vers leur objectif. Aucun bothan n'osa respirer fort, de peur d'éveiller un prédateur tapi quelque part.
Même absent, le Pius Dea inspirait la crainte. Une preuve flagrante du pouvoir et de l'influence qu'ls avaient acquis et consolidé. Leur aura maléfique, celle de Contispex, imprégnait la moindre feuille, la moindre branche.
Le moindre talus, le moindre brin d'herbe semblait leur hurler qu'ils n'étaient pas les bienvenus, qu'ils n'étaient que de vils profanateurs.
Un bip fit sursauter tout le monde. Certains gardes bothans dégainèrent même leur blaster hors de leur holster, un symbole de la nervosité ambiante qui régnait dans le groupe. Gre'lku fit mine de ne s'apercevoir de rien avant de porter à ses lèvres le comlink responsable du bruit.
-J'écoute.
-Capitaine, nous avons passé les souterrains au peigne fin. Rien à signaler à part des...
L'officier insista devant l'hésitation de son congénère.
-Vous disiez?
-Des traces de lutte, monsieur et beaucoup de sang.
-Continuez les fouilles, retournez chaque pierre s'il le faut.
-Bien, capitaine.
Pers'lya croisa son regard puis se pencha sur l'écran de Gre'lku qui lui affirma:
-Nous sommes à moins de cent mètres de l'objectif.
Il se tourna et appela ses subalternes à proximité.
-Déployez-vous par trinômes, intervalle de sécurité quinze mètres. Gardez vos comlink ouverts et faites un rapport toutes les cinq minutes. Tirez à vue sur tout ce qui vous paraît suspect, pas de sommations.
Les bothan s'étirèrent latéralement, les blasters et vibrolames prêtes à l'emploi. Leurs traits de félinoïdes trahissaient à la fois de la crainte mais aussi de la résolution. Dans les derniers mètres, ils abordèrent un terrain plus délicat. La végétation s'épaissit rapidement, les branches épineuses s'abaissèrent à leur niveau, griffant leur combinaison et leur pelage facial. Les mouvements de Pers'lya se trouvèrent gênés, son large manteau accroché tous les centimètres.
L'origine du signal émis par la balise de Malen se trouvait à la limite du parc. Et ils trouvèrent enfin son corps. Pers'lya, au mépris des règles de prudence, se précipita pour s'enquérir de son état. En pure perte.
Il n'était pas un spécialiste de l'anatomie humaine, mais il savait reconnaître un cadavre quand il en voyait un. Elle était étendue sur le dos, les yeux écarquillés, fixant les cieux illuminés par le soleil levant. Sa toge blanche était tachée de sang, une immense flaque sombre ayant coagulé à ses pieds. Ses iris vitreux n'exprimaient plus rien et ses traits lisses marquaient une résignation. Une coupure béante déformait sa gorge, sans doute causée par un coup fatal de vibrolame. Pers'lya ramassa la balise tombée dans l'herbe et la montra à son second.
Gre'lku secoua seulement la tête pour lui confirmer que le signal avait bien été émis de cet appareil.
-Que devons-nous chercher, Excellence?
Le dignitaire rangea la balise de Malen sous son manteau alors que les autres gardes bothan s'étaient regroupés autour de lui, attendant ses instructions.
-C'est ici qu'elle est morte. Ce qu'elle a du laissé à notre intention ne doit pas être loin.
Des bothans sortirent de nouveau des scanners pour détecter des sources de chaleur émis par des objets mécaniques.
Certains se séparèrent pour suivre les traces de sang laissées dans le sillage de Malen. Les autres longèrent le mur d'enceinte, fouillant chaque brin d'herbe, chaque buisson, chaque souche. Retournant chaque pierre.
S'éloignant graduellement du cadavre, tout en ne trouvant rien. Cela agaça Pers'lya qui était persuadé que cela ne pouvait pas être si compliqué. Malen n'avait pas eu le temps de chercher une cachette durable, elle agonisait lorsqu'elle était parvenue jusqu'à l'enceinte.
Il se souvint de la dernière partie de son testament.
La vérité cachée dans l'antre du démon, doit être révélée.
Il étudia la distance qui séparait le mur du corps de Malen. À peine trente centimètres.
La vérité cachée dans l'antre du démon, doit être révélée.
Pris d'une inspiration subite, il promena subitement son regard sur les minuscules interstices entre les briques qui avaient subi la lente érosion du temps. Il identifia les plus proches de Malen et introduisit ses doigts à l'intérieur de celles-ci.
Au bout de quelques secondes, il sentit un objet en plastacier à travers l'humidité qui collait ses phalanges qu'il retira prestement.
Avec un rictus de triomphe, il exhiba devant ses yeux, la datapuce de Malen.
Ceci serait peut-être la clé pour le salut de la République. Il appela Gre'lku et celui-ci le rejoignit quelques instants après, scrutant la datapuce.
-C'est ce que vous cherchiez?
-Oui, répondit Pers'lya. Inutile de s'attarder plus longtemps que nécessaire.
-Je rappelle tous nos hommes.
Gre'lku saisit son comlink et aboya à ses subalternes d'abandonner les fouilles et de se regrouper sous l'arche. Le soulagement se lisait dans son regard mais il demeurait tendu, s'attendant toujours à un imprévu désagréable.
Pers'lya ne lâchait pas la crosse de son blaster jusqu'à ce qu'ils aient atteint l'arche. Eux et les autres bothans attendirent sous son ombre, le retour de leurs camarades partis explorer les souterrains. Ceux-ci réapparurent, sans qu'aucun ne manque à l'appel.
Un sergent résuma à Gre'lku tout ce qu'ils avaient pu y dénicher. Tous devinèrent que quelque chose de terrible s'y était produit mais aucun cadavre, sans parler de celui de Malen, n'était là pour l'attester. Comme si les responsables avaient tenté d'effacer les traces de leurs crimes.
Gre'lku donna finalement le signal du départ et le dignitaire respira plus librement, sa tension évaporée lorsqu'ils rallièrent leurs congénères à l'entrée du parc.
-Rien à signaler? S'enquit le capitaine.
Un bothan se contenta de lui montrer alors de l'index, un individu encapuchonné qui les observait à une vingtaine de mètres d'eux. Pers'lya frissonna lorsqu'il dévisagea le masque mortuaire intimidant qui recouvrait sa figure.
Le doute ne fut plus permis lorsqu'il reconnut sur son torse le cercle doré entourant un poignard oblique, peignant sa tunique sombre.
-Excellence? Finit par demander son second lorsqu'il suivit son regard.
-Un Assassin Malkite, souffla le non humain d'une voix enrouée.
-Contispex l'a envoyé.
Le politicien reprit son sang froid, bien qu'il demeurait choqué par cette apparition de mauvais augure.
-Ce ne peut être que le hasard, Contispex ne pouvait pas savoir que nous allions venir, fit-il remarquer.
-Nous pouvons toujours le lui demander.
Des bothans dégainèrent leur blaster et Gre'lku donna l'ordre de régler leurs armes sur le mode paralysant. Mais avant même qu'ils puissent faire un pas dans sa direction, l'Assassin disparut tout à coup derrière l'angle du mur, s'éclipsant dans la ruelle.
-Par les étoiles! Jura l'officier bothan. Rattrapez-le, vite!
Les gardes s’élancèrent vers leur cible pour l'appréhender. Pers'lya espérait qu'ils réussiraient sans dommage pour eux, même s'il craignait la réputation qui entourait le mystère opaque de cette confrérie redoutée dont Contispex se serait attaché les services. La moitié de sa garde rapprochée demeura avec lui tandis que Gre'lku gardait son comlink allumé dans l'attente des rapports.
Bientôt, il entendit:
-Nous l'avons perdu, capitaine. Il a réussi à nous semer.
-Tant pis, revenez.
Il fallut quelques minutes pour que tout le monde se regroupe à nouveau. Pers'lya entendit ses congénères grommeler sur l'échec de la poursuite.
-Contispex saura que nous sommes venus, regretta Gre'lku.
Le dignitaire déchu tourna une dernière fois son regard vers l'allée qui s'enfonçait au cœur du parc Zohen. Là où s'était produit un carnage dans le sanctuaire même du Pius Dea. Là où reposait désormais Sœur Malen.
Elle et lui avaient eu tellement peu en commun, mais les circonstances les avaient réunies pour unir leurs forces contre le pire fléau qu'ait engendré la République. Les volatiles gazouillèrent en chœur, baignés par le soleil qui les éclairait de sa chaleur.
Une paix illusoire en ces temps sombres.
-Il doit le savoir déjà, capitaine, soupira-t-il finalement. Mais ça n'a pas d'importance, nous avons ce qu'il nous faut.
Votre sacrifice ne sera pas oublié, Malen.
-Rentrons.

Voilà, j'espère que cela vous a plu!

Pers'lya a donc trouvé des preuves laissées par Malen! Comment va réagir notre cher Contispex?

Vous le saurez plus tard!

à la prochaine pour la suite :hello:

Avatar du membre
mat-vador
Messages : 695
Enregistré le : 17 mars 2012, 13:10
Sexe : Masculin
Espèce : Humain
Planète natale : Corellia
Affiliation : Jedi Noir

Re: Pius Dea: les Chroniques des Tyrans (1ère partie)

Message par mat-vador » 19 février 2019, 23:51

Bonsoir, allez il est temps de vous publier la suite!

Et ca tombe bien à propos de Bekan car vous allez le revoir :sournois: !



Temple Jedi, Coruscant, quatre jours après la purge du Pius Dea

Bekan Kalad ignorait combien de temps il était resté assis en tailleur dans l'une des salles de méditation qui lui avait été affecté alors que le moment de son adoubement approchait. Il s'était tellement immergé dans les flux de la Force qu'il en avait égaré la notion du temps.
Le jeune alsakani reprit lentement conscience de l'environnement qui l'entourait, soucieux de conserver la sérénité dont il aurait besoin face à l'ensemble du Haut Conseil. Autant essayer de bloquer la rotation de Coruscant autour de son soleil.
Une menace guettait une République défaillante et il ne parvenait pas à se débarrasser de cette sensation oppressante qui lui tenait les boyaux. Il demeurait perturbé par ces visions qui avaient traversé ses rêves.
Les cris de gens qui mourraient, leur présence disparaissant dans leur force, leur peur et leur surprise mêlées aux flux de la Force, engloutis à jamais. Cela l'avait réveillé en pleine nuit, tout comme la majorité de ses condisciples et des maîtres, dont Ri'ila Terka. Il avait perçu leur angoisse de l'incertitude.
Lui et quelques uns savaient plus précisément ce qui s'était produit. Des adeptes du Pius Dea avaient assassiné des innocents, sans qu'il ne soit certain de l'ampleur et du lieu exact, encore moins de l'identité des victimes. Il avait insisté auprès de la Jedi twi lek pour être reçu au Haut Conseil et leur raconter sa vision.
Ils l'avaient écouté sans manifester de réaction visible et il comprit qu'ils ne le prenaient pas au sérieux. Devant ce qu'il considérait comme une négligence, Bekan avait protesté mais maître Terka présente à ses cotés l'avait calmé, en lui rappelant ses priorités.
Se préparer à sa nouvelle vie de Chevalier.
Une chose après l'autre, il devait se consacrer pleinement à ses devoirs présents de padawan et bientôt à de nouvelles responsabilités plus pesantes encore. Il laissa la Force le traverser sans effort et il perçut la présence familière de son maître.
Il croisa le regard de la twi lek qui détenait à la main le sabre laser de son padawan, détaché de sa batterie.
-Bekan, c'est l'heure. Les Maîtres t'attendent dans le Hall de la Chevalerie.
Il inspira un grand coup puis se mit debout.
Sur cette partie de la Cité Galactique, l'après midi était bien avancé et le jeune homme n'avait rien avalé de toute la journée. Un jeune qu'il s'était lui-même imposé, comme pour se purifier l'esprit et le corps.
La sensation de nausée mit quelques instants à passer.
-Je suis prêt, affirma-t-il.
Ils sortirent tous deux de la salle de méditation et empruntèrent le grand corridor qui menait au hall principal. De là, ils s’enfoncèrent dans le couloir qui menait dans le hall de la Chevalerie. Ils ralentirent devant les grandes portes de duracier qui barraient l'entrée.
-Ne sois pas si tendu, le rassura son instructrice.
-Je ne le suis pas, contra l'alsakani.
-Tu transpires.
Il soupira avant de reconnaître:
-C'est le moment le plus important de ma vie.
-Tu as déjà accompli le plus difficile, déclara-t-elle.
-J'espère seulement que les Maîtres ne vont pas me tenir rigueur de mon dernier emportement.
-Bekan, déclara Ri'ila avec patience, celle-ci comprenant qu'il faisait allusion à la dernière séance houleuse du Haut Conseil, durant lequel il s'était montré vindicatif. Les Maîtres t'ont déjà jugé sur l'ensemble de ton parcours et de tes actes et ils ne reviendront pas sur leur décision, à moins d'un cas de force majeure.
Elle lui sourit et cela lui permit de se détendre.
-Laisse la Force couler en toi et respire profondément.
Il suivit ses conseils et la sérénité apaisa les battements de son coeur. Peu après, la twi lek agita les doigts, invoquant la Force.
Dans un claquement, les portes s'écartèrent l'une de l'autre. Bekan hésita quelques instants avant de franchir le seuil. Le Hall de la Chevalerie était plongé dans une totale obscurité mais il pouvait percevoir des présences irradiant dans la Force.
Il se retint de sursauter lorsqu'une dizaine de sabres lasers prirent vie, dans un chœur de bourdonnements bas crépitants. Leur halo éclaira la silhouette de leurs détenteurs encapuchonnés, immobiles comme des statues.
Ils se tenaient en demi-cercle et un Maître rompit les rangs pour s'approcher du jeune alsakani encore indécis. Qui se souvint tout de même qu'il devait manifester sa déférence. Il se laissa tomber sur les genoux tout en gardant le dos raide, regardant droit devant lui.
-Padawan Bekan Kalad, lança la voix rauque d'un houk, celle de Maître Treski. La Force est l'énergie de la vie, qui relie toute chose et tout être doué de conscience. La Force parle à travers nous, nos actes et nos pensées.
Derrière l'alsakani, la twi lek se tenait immobile goûtant les paroles du non humain.
-Aujourd'hui, au nom de la Force, nous célébrons cet instant où nous t'estimons digne d’accéder à un statut te conférant de bien plus grandes responsabilités. Tu as passé avec succès les Épreuves permettant d’accéder au grade de Chevalier.
Alors Bekan put apaiser la tension qui l'habitait.
-Tu as démontré toutes les qualités d'un véritable Jedi. Le courage face à un danger mortel, la sérénité, le respect envers les créations de la Force et envers tes pairs et aussi la patience. Même si sur ce dernier point, il te reste encore du chemin à faire.
Les derniers mots avaient été prononcés avec légèreté et Bekan devina le sourire de sa propre instructrice. Malgré son tempérament fougueux, les maîtres lui témoignaient de la bienveillance. Il inclina la tête avec humilité avant de croiser le regard du houk.
-Par la décision du Haut Conseil, par la Volonté de la Force, nous te nommons Chevalier de la République.
La lame ardente couleur verte émeraude s'abaissa vers la clavicule de Bekan qui tressaillit à peine lorsque la lame ardente réchauffa son épiderme. D'un mouvement vif, précis et gracieux, le houk releva son arme vers le haut.
Tranchant au passage la tresse de padawan du jeune homme. Celui-ci la vit tomber, sans manifester son soulagement.
-Tu es entré ici en tant que padawan, maintenant relèves-toi en tant que Chevalier Jedi. Que la Force soit avec toi, Bekan Kalad.
Il comprit qu'il était autorisé à se relever. Sa voix prendrait plus de poids désormais devant un membre du Haut Conseil. Entre autres changements. Il accomplit une révérence devant le houk qui le salua en retour avec son arme.
Maître Treski reprit de sa voix rocailleuse:
-Jedi Terka, veuillez approcher.
La twi lek se rangea à hauteur de son ancien élève.
-Maître Yulko nous a annoncé vouloir prendre sa retraite et se retirer au sanctuaire d'Ossus. Un siège au Haut Conseil est donc à pourvoir. Mes pairs et moi souhaitions que vous le preniez, Maître Terka.
Le titre conféré à son instructrice n'avait pas échappé à l'alsakani. Il perçut la surprise de la non humaine.
-Maître Treski? Fit-elle avec étonnement.
-La réussite de votre apprenti est aussi la vôtre, Ri'ila. Vous n'avez pas à en rougir.
-Alors j'accepte cette charge avec humilité et je prie que la Force me guide dans les jugements auxquels je participerai.
-Bienvenue au Haut Conseil, Maître Terka.
Le houk recula et rejoignit ses collègues, le sabre laser toujours activé. La twi lek se plaça devant son ancien élève. Leurs regards se croisèrent et aucun ne prononça la moindre parole pendant des instants aussi longs que l'éternité.
-La Force nous a permis de nous trouver l'un et l'autre sur Alsakan. J'ai senti ton potentiel et tu as choisi de m'accompagner jusqu'au Temple de Coruscant, malgré l'amour qu tu portais à ta famille et à tes amis, déclara-t-elle. Notre rencontre n'est pas le fruit du hasard, c'est la Force qui nous a permis de nous choisir l'un l'autre.
Elle lui tendit le sabre laser qu'elle avait gardé pour lui rendre. Un symbole de la reconnaissance qu'elle lui portait.
-Ce fut tout naturellement que je te pris comme padawan. Tu as accompli les Épreuves et cette arme que tu as forgé de tes propres mains en est la preuve, Bekan. Fais bon usage de cette lame au service de la paix et de la justice.
Le jeune alsakani récupéra alors son sabre laser, rebrancha le fil qui pendait de la crosse à la batterie harnachée à ses hanches avant de l'accrocher à la ceinture.
-N'oublies pas ceci, Bekan, insista-t-elle alors. Je suis ton professeure, ce que tu es reflète ce que je suis. Tes erreurs deviendront mes erreurs. Je te prie d'honorer ce que je t'ai enseigné.
-Je le ferai, maître.
Son regard ne cilla pas lorsqu'il ajouta avec une nette émotion.
-Que la Force me vienne en aide si je faillis à ce serment.
Elle hocha la tête et tous les sabres lasers s'éteignirent à l'unisson, plongeant de nouveau la salle dans l'obscurité. Les maîtres quittèrent le hall, un à un, suivis par Bekan et Ri'ila. La twi lek et son ancien protégé demeurèrent devant le seuil.
Le jeune homme surmonta peu à peu la joie qui l'avait submergé.
-Bon, c'était moins terrible que ce que je pensais.
Elle lui accorda un sourire.
-Espérons que la mission que le Haut Conseil t'a confiée le sera encore moins.
L'expression de Bekan recouvrit son sérieux.
-Maître Wadu s'est entretenu avec le Quartier Général de la Flotte, il y a trois heures, expliqua-t-elle. Alsakan a intensifié les mouvements de ses troupes ces deux derniers jours.
-Ils préparent quelque chose?
-Oui, mais les services de renseignements ne savent quoi penser de ces manœuvres le long de la Route Commerciale Perlemienne. Ils ne sont pas certains qu'une attaque sera lancée contre plusieurs de nos secteurs.
-À moins qu'il ne s'agisse que d'une diversion pour cacher une attaque plus importante. Ce ne serait pas un hasard alors que les élections pour élire le nouveau Chancelier auront lieu prochainement.
-Ta mission sera précisément de t'en assurer. De t'assurer que les alsakani ne font que bluffer ou s'ils ont l'intention de faire aboutir leurs revendications de façon moins diplomatique.
La nervosité du tout nouveau Chevalier devint palpable.
-J'espère que mes origines...
-Cela ne posera pas de problèmes, lui assura la non humaine. L'amirale Ekia Helder qui commande la Flotte du Noyau dans le système même de Coruscant, a la réputation d'être flexible. Nous lui avons garanti ta loyauté.
-Je suis prêt à partir sur le champ, maître Terka. Mais avant, j'aimerais vous offrir ceci.
Il tendit vers elle sa paume ouverte, contenant sa tresse de padawan. Il tenait à honorer une vieille coutume comme tout bon Chevalier Jedi. À sa surprise, la twi lek refusa avec un sourire radieux.
-Je te propose de l'offrir à la personne qui t'est le plus cher.
-Maître Terka, vous êtes sûre de...
-Oui, je suis sûre. Parce que c'est ce que tu veux au fonds de toi.
Il ressentit alors une présence familière et il vit par dessus son épaule une jeune apprentie lorrdienne qu'il connaissait très bien.
-Merci, maître.
Elle lui accorda une accolade avant de saluer Zeri.
-Bien, mes nouveaux devoirs m'appellent. Padawan Zeri, nous parlerons tout à l'heure.
La jeune femme s'inclina avec respect et attendit le départ de la twi lek pour sauter au cou de Bekan, pris au dépourvu.
-Alors, ça y est, c'est fait! S'écria-t-elle. Je suis si heureuse pour toi.
-Euh, merci.
Zeri étudia les traits crispés de son ami.
-Eh, ça va?
-Tu l'as sans doute entendu, je dois partir rejoindre la Flotte de l'amirale Helder le plus vite possible.
-Tu es inquiet à l'idée d'affronter tes compatriotes?
Il secoua la tête de dénégation alors qu'ils se tenaient toujours dans les bras l'un de l'autre.
-Ce n'est pas vraiment ça. J'ai seulement le pressentiment que les alsakani ne sont pas la menace principale malgré la pression qu'ils exercent.
-Tu veux parler de tes visions?
-Quelque chose se prépare contre la République et j'ai peur de deviner quoi.
Elle ne répondit pas mais son regard anxieux parlait pour elle.
-Je vais peut-être avoir une mission sur Coruscant, je penserai à toi.
-C'est moi qui penserai le plus à toi, tu seras sans doute plus en danger que moi, affirma-t-il. C'est pourquoi je veux te laisser un porte bonheur. Avant la cérémonie, maître Terka m'a dit que tes Épreuves auront lieu le jour des élections même.
Il lui montra sa tresse de padawan et elle accepta l'offrande. Ses yeux brillaient d'une étincelle de malice lorsqu'elle se pencha vers lui.
-Moi aussi, j'ai un porte bonheur à t'offrir.
Elle l'embrassa tendrement sur les lèvres avant de s'écarter.
-Que la Force soit avec toi, et ne t'écrase pas sur une comète.
-Ah, très drôle, grinça-t-il.

Voilà j'espère que cela vous a plu! N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez!

Visiblement, d'après la nouvelle mission de Bekan, il semblerait que le Pius Dea ne soit pas le seul péril que la République devra affronter :sournois: !

à moins que les asalkani/ Pius Dea ne soient les deux faces d'une même pièce :sournois: !

Vous le saurez plus tard!

à la prochaine pour la suite :hello: !

Je vous promets que l'on reverra Bekan Kalad en action :sournois: !

Avatar du membre
mat-vador
Messages : 695
Enregistré le : 17 mars 2012, 13:10
Sexe : Masculin
Espèce : Humain
Planète natale : Corellia
Affiliation : Jedi Noir

Re: Pius Dea: les Chroniques des Tyrans (1ère partie)

Message par mat-vador » 26 février 2019, 20:31

Allez zou, c'est l'heure de publier la suite! Dans cet extrait, une rencontre décisive entre deux politiciens ennemis est en train de se préparer :sournois: !

Le lendemain

Julius Contispex repassa une énième fois devant la baie de transparacier, profitant à peine des rayons de soleil qui inondaient son bureau. Il ne savoura même pas la vue splendide qui lui permettait de dominer la Cité Galactique qui s'étalait sous ses pieds. À cet instant, le doute le tourmentait.
Il était le maître incontesté du Pius Dea, débarrassé de ses frères ennemis qui rechignaient à le suivre aveuglément. Une épine demeurait néanmoins plantée dans son pied, un individu qu'il ne pensait pas qu'il pourrait constituer un obstacle sérieux.
Pers'lya.
Linza avait raison sur un point. Lorsqu'un bothan goutait au pouvoir, il n'y renonçait pas facilement. Un des Assassins Malkites avait surpris son adversaire politique et ses gardes du corps en train de roder dans le parc Zohen, certainement à la recherche de Sœur Malen qui avait du envoyer un appel au secours avant de succomber.
Depuis, le Chancelier en disgrâce s'était enfermé dans sa forteresse inexpugnable dans un des quartiers huppés de la capitale. Le sénateur coruscanti ambitieux avait projeté un temps d'ordonner un assaut massif.
Mais il ne pouvait pas réaliser ce projet impunément. D'abord, cela lui couterait beaucoup d'adeptes, les bothans vendraient chèrement leur peau, Pers'lya le premier. Ensuite les Assassins Malkites avaient signalé la présence d'un Jedi qui épiait les faits et gestes des bothans. Contispex ne pouvait pas risquer de se mettre les Jedi à dos.
Linza entra dans son bureau et ses traits lui montraient qu'elle partageait les mêmes inquiétudes que lui.
-Alors? Lui fit-il en se retournant vers elle.
-J'ai ramené Ethan à l'école.
-Je ne parlais pas de ça.
Elle se permit un sourire décontracté.
-Je sais.
Elle se rangea aux cotés de son époux pour laisser son regard se perdre au loin à travers le transparacier.
-J'ai fouillé le parc et le cadavre de Malen, je n'ai rien trouvé de compromettant, commença-t-elle.
-Pourtant Pers'lya n'y est pas allé pour le simple plaisir de se promener, insista-t-il.
-Il n'a peut-être pas trouvé ce qu'il cherchait.
Il croisa son regard.
-J'ai le sentiment que si. Et ça m'inquiète.
-Admettons, accepta-t-elle. Qu'attend-t-il pour sortir de son terrier?
Julius se détacha de la baie et passa la main sur son visage, pour contenir ce doute qui le tenaillait.
-Il attend le bon moment pour se manifester.
-Les élections au Sénat se rapprochent, lui rappela-t-elle.
-Nous commençons à manquer de temps. Pour éliminer Pers'lya, il faudrait...
Une sonnerie impromptue retentit dans la pièce, et ils échangèrent un regard perplexe. Le bruit provenait du pupitre de travail même du sénateur qui s'installa à sa place et pressa un bouton discret.
-Contispex, j'écoute.
-Bonjour, Julius, fit la voix chatoyante d'un bothan.
-Pers'lya, comment avez-vous obtenu cette fréquence?
-Un cadeau de Sœur Malen.
Julius ne cacha pas tout le mépris qu'il ressentait.
-Ne prononcez plus jamais le nom de cette traîtresse devant moi.
-Serait-ce une insulte à votre honneur? Ironisa le non humain. Étonnant que vous en ayez, qui l'eut cru?
-Vous n'êtes plus rien, Pers'lya. Et vous n'avez plus rien.
-Grâce à vos savantes manœuvres, Julius, je ne le sais que trop bien.
La froideur avait empreint le ton du bothan.
-Et je n'aurais aucun scrupule à vous infliger la même chose.
-Pourquoi avons-nous cette conversation? Que voulez-vous?
Le sénateur surprit le regard de sa femme apparemment impavide mais qui trépignait d'une irritation croissante.
-Discuter, répondit Pers'lya.
-C'est ce que nous sommes en train de faire.
-Je préfèrerais continuer cette conversation en tête à tête dans un endroit discret où nous ne serons dérangés par personne. Le Parc Zohen, un endroit qui vous est familier.
-J'admire votre audace, Pers'lya. Je vous ai sous estimé.
-Nous faisons tous des erreurs. Je suis prêt à vous offrir une porte de sortie honorable, sans scandale.
-Quelle générosité.
-Acceptez-vous de me rencontrer? Insista le bothan.
-Très bien. Quand?
-Dans deux heures standard, j'ai quelques affaires à régler d'abord. Pers'lya, terminé.
Le silence revint lorsque la transmission fut interrompue. Un silence qui ne dura qu'une poignée de secondes le temps que Contispex concentre sa colère en une bombe qui ne tarda pas à exploser. Il frappa du poing sur la table avant de repousser sa chaise en arrière.
-Cet escroc de bothan, cet impur infâme s'imagine qu'il peut me faire danser comme une marionnette! Qu'il peut me voler mon rêve d'une galaxie où Ethan peut grandir heureux! Je vais le détruire!
-Oui, tu vas le tuer.
Linza avait conservé son calme mais la haine brûlait aussi dans son regard. Elle étreignit le coude de son mari.
-Deux heures, c'est plus qu'il nous n'en faut. Nous pouvons réunir bien plus de forces que lui, il a commis une erreur.
-Il a échappé au châtiment de la Déesse une fois, reconnut Julius. Je vais rassembler autant d'Assassins Malkites que possible.
-Cela coutera cher.
-Ce n'est pas un problème. C'est un avantage d'être le trésorier des Guildes Marchandes.
Elle acquiesça, satisfaite.
-Je vais réunir tous nos fidèles, proposa-t-elle. Nous allons en finir avec cet impur.

Pers'lya se rejeta en arrière dans son siège, passant la main sur son pelage facial. Il accrocha le regard de Gre'lku qui ne cacha pas sa perplexité.
-Vous êtes certain de vouloir faire ça? Demanda le chef de la sécurité.
-Combien d'hommes avons-nous pu réunir?
L'autre soupira.
-Environ cent soixante.
-J'espère que ce sera suffisant.
Gre'lku hocha la tête.
-Je le souhaite aussi, votre excellence.
-J'ai besoin de parler à ma nièce sur Bothawui, déclara-t-il. Pouvez-vous m'établir une connexion sécurisée le plus vite possible?
Le capitaine bothan s'inclina.
-Je m'en occupe, votre excellence.
Laissé seul dans son bureau, le dignitaire fixa alors le buste de son défunt oncle, s'interrogeant sur les motivations de cette rencontre avec un ennemi juré. Il se demandait s'il n'allait pas tomber dans un piège.
Il avait dirigé la République durant deux mandats, sur Coruscant même. Il s'était senti chez lui, loin, si loin de sa planète natale, de son clan, de sa famille proche. Mais il avait fermé les yeux sur bon nombre de problèmes.
Il n'avait pas deviné l'hostilité qui se dégageait de la foule lors de ses sorties publiques, la célébrations d'évènements, l'inauguration de nouveaux bâtiments. Il avait joué au politicien, sans daigner prendre du recul.
Lorsque ces fanatiques du Pius Dea avaient tenté d'attenter à sa vie, il avait compris que Coruscant ne pouvait plus être son foyer alors qu'il avait sacrifié ses propres principes pour conquérir le pouvoir. Il n'était plus le bienvenu, il récoltait ce qu'il avait semé.
-Connexion établie et sécurisée, votre excellence.
-Merci, capitaine.
Pers'lya se pencha sur l'hologramme d'une jeune bothan de son clan qui venait de se matérialiser devant son visage.
-Mon oncle?
-Bonjour, Naite. Navré de te déranger à une heure aussi inhabituelle, mais cela ne pouvait pas attendre.
-Il s'est encore passé quelque chose de grave?
Le dignitaire déduisait aisément qu'à cause de la lenteur du réseau interplanétaire si peu performant, elle ne devait pas être au fait des derniers évènements tragiques. Même si elle avait bien entendu parler de sa destitution et de la tentative d'assassinat dont il avait été victime.
-Peut-être bien, éluda-t-il.
-As-tu besoin d'aide?
-J'ai tout ce qu'il me faut. Si je t'appelle, c'est pour seulement m'assurer que tu seras prête à prendre la relève s'il m'arrivait quelque chose.
L'expression de sa nièce Naite'fya demeura impavide mais ses oreilles équines se couchèrent sous le coup de l'incrédulité.
-Mon oncle?
-Tu prendras en main les affaires de notre clan, si ça se passe mal.
Elle s'apprêtait à protester mais la détermination de son aîné la retint.
-Très bien, mon oncle. Je te le promets.
-Merci Naite. Porte-toi bien.
Pers'lya respira beaucoup mieux lorsqu'il mit fin à la connexion. Il lui restait encore à organiser d'autres affaires avant la rencontre fatidique. Il appela son secrétaire et lui ordonna seulement ceci:
-Si je ne suis pas revenu avant la fin de la journée, allez au statioport le plus proche et quittez Coruscant.
-Excellence?
-Faites-le si vous tenez à la vie, Soth. Dans le pire des cas, votre sécurité ne sera pas garantie dans cet endroit.
Le duro qui s'était dévoué tant d'années à son service, ne laissait rien paraître de ses émotions sur son visage sans relief. Le bothan était assez perplexe pour deviner qu'il était bouleversé.
-Monsieur, je voulais dire...
-Je sais, Soth. Ce fut un plaisir partagé. Prenez ceci avec vous, fit-il en lui tendant une datapuce, une copie de ce que contenait celle de Malen. Vous saurez quoi en faire le moment venu.
Ils se serrèrent la main avec émotion et le Chancelier déchu fixa son aide qui s'en allait en traînant le pas, la tête baissée. Pers'lya observa de nouveau le buste de son oncle, pour trouver la force de continuer.
Je n'ai pas eu le temps de te dire adieu.
Je sais, mon neveu.
Peut-être que c'est le bon moment, alors.
Peut-être, oui.

Gre'lku entra de nouveau dans son bureau, l'air grave.
-Nous sommes prêts à y aller quand vous le souhaitez.
Le dignitaire tira alors un tiroir vers lui et agrippa la crosse de son blaster qui y était rangé. Il se vêtit de son manteau ample à capuchon et considéra une dernière fois la datapuce qu'il emmènerait avec lui.
-Ne faisons pas attendre le diable, capitaine. Il frappera bien assez tôt à notre porte.
-Il nous reste tout de même un problème à résoudre, excellence.
-Lequel?
-La Jedi qui surveille nos entrées et nos sorties.
Pers'lya grogna entre ses dents.
-Vous pensez pouvoir la neutraliser?
-En nous y mettant à plusieurs, oui.
-Alors, faites-le. Sans la blesser ni la tuer, nous avons déjà fort à faire avec un seul ennemi. Nous n'avons pas besoin de nous mettre à dos l'Ordre Jedi.
-Je comprends, je vais faire le nécessaire.
-Merci capitaine.

La padawan Zeri Baltwo commençait à trouver le temps long, elle découvrait seulement que l'espionnage était décidément une activité très frustrante. Calée contre le mur qui faisait face à la résidence de Pers'lya, elle résistait à la tentation de laisser divaguer son esprit vers le trafic qui encombrait l'avenue.
Le quartier regroupait une partie de la haute société coruscantie et elle attirait évidemment l'attention avec sa tenue de Jedi. En tout cas, au début. Le capuchon rabattu sur sa tête permettant de l'identifier avec peine, assurait maintenant sa discrétion.
Telle que les sentinelles bothan l'ignoraient complètement à cet instant. Elle percevait tout de même leur nervosité et ce n'était pas de son fait. Elle remarqua qu'ils scrutaient surtout les humains, qui les contournaient comme la plupart des non humains d'ailleurs.
Craignaient-ils une attaque ou un attentat du Pius Dea?
La jeune lorrdienne comprenait pourquoi le Haut Conseil lui avait assigné cette mission par le biais de maître Terka. Peut-être qu'il s'agissait bien plus que d'une simple mission de surveillance.
Ses perceptions lui permirent de détecter l'irruption d'un officier de sécurité bothan, qui s'avança droit sur elle d'un pas résolu.
Instinctivement, la padawan de maître Wadu posa la main sur la crosse de son sabre laser, la Force lui murmurant un vague danger peu précis.
-Madame, je suis le capitaine Gre'lku. Son Excellence souhaite s'entretenir avec vous.
-À quel sujet?
-Il vous le dira lui-même. Suivez-moi, je vous prie.
Elle lui emboîta le pas, sur ses gardes. Elle ne percevait pas de malveillance particulière mais elle doutait de la sincérité de son hôte. Les bothans étaient réputés dans toute la galaxie comme d'habiles politiciens à la roublardise légendaire.
Elle les pensait suffisamment intelligents cependant pour ne pas tenter de lui nuire. Son guide et elle traversèrent un vestibule puis arrivèrent dans un hall luxueux où s'affairaient d'autres bothans en train de vérifier leurs armes.
Une expédition était en préparation. Elle ne détectait plus du tout cette sensation de danger imminent. Elle se détendit légèrement, étudiant un peu les murs aux ornements somptueux, les bacs de fleurs élégantes et les fontaines qui occupaient les quatre coins de la pièce.
-Son Excellence souhaite que vous l'attendiez ici.
Quelque chose sonnait faux dans ses mots même si elle ne sentait aucune menace contre elle. Mais le raidissement des autres bothans ne lui échappa pas.
-Très bien, j'espère que Son Excellence ne tardera pas, répondit la padawan.
Tout à coup, des claquements secs de crans de sûreté que l'on ôtait la firent sursauter et la forcèrent à faire volte face, sabre laser allumé. La dizaine de bothans l'entourait, blasters braqués droit sur elle.
-Je suppose que le Chancelier n'a pas l'intention de me recevoir, glissa-t-elle vers Gre'lku.
-Baissez votre arme, nous ne vous voulons aucun mal.
-Ça me paraît difficile à croire.
Elle sentait cette fois sa sincérité alors qu'elle lui tournait le dos. Voilà pourquoi elle ne se méfia pas de lui alors qu'il avait exhibé en silence son arme de poing. Le rayon paralysant la frappa en plein milieu de la moelle épinière.
Elle tenta vainement de résister à l'absence de réponse de son système nerveux, alors qu'elle s'écroulait d'une pièce. Gre'lku guetta le corps inerte de la padawan avant que Pers'lya ne le rejoignit. Le regard de celui-ci s'attarda empli de regrets sur la jeune femme inconsciente.
-Souhaitez-vous que nous la gardions ici? Demanda le capitaine.
-Non, désignez quelqu'un pour la ramener au Temple. Avec un message pour Maître Ri'ila Terka.
-Lequel?
-Toutes mes excuses. Elle comprendra.
Gre'lku scruta la tenue de son employeur, qui camouflait une armure de duracier sous ses longs vêtements élégants ainsi qu'une vibrolame accrochée à sa ceinture en compagnie de son blaster. Deux de leurs congénères saisirent doucement la Jedi évanouie par les aisselles pour la traîner à l'écart.
-Allons y maintenant. Si la providence est avec nous, nous devancerons Contispex... pour une fois, lâcha Pers'lya.
Espérons que cela me confèrera un avantage décisif.

Voilà, j'espère que cela vous a plu! N'hésitez pas à pas me dire ce que vous en pensez!

Comment cela va-t-il se passer?

Vous le saurez plus tard!

Avatar du membre
mat-vador
Messages : 695
Enregistré le : 17 mars 2012, 13:10
Sexe : Masculin
Espèce : Humain
Planète natale : Corellia
Affiliation : Jedi Noir

Re: Pius Dea: les Chroniques des Tyrans (1ère partie)

Message par mat-vador » 05 mars 2019, 20:47

Bonsoir à tous!

Contispex et Pers'lya sont maintenant face à face :diable: !

Lorsqu'ils parvinrent au Parc Zohen, rien ne trahissait la présence d'un quelconque adepte du Pius Dea ou d'un séide travaillant pour le sénateur coruscanti. Tout semblait paisible, aussi paisible que lors de leur dernière visite, alors que la mort avait marqué son passage d'un sceau indélébile.
Des dizaines de bothan étaient rassemblées devant l'entrée et Gre'lku leur ordonna sèchement de se déployer dans l'allée principale, pour ne pas attirer l'attention plus que nécessaire. Le capitaine exhiba un hologramme détaillant la configuration des lieux sous les yeux de Pers'lya.
-Nous posterons des gardes à l'entrée du parc, pour qu'ils nous préviennent de la moindre intrusion. Puis d'autres seront alignés en trois rangs dans l'allée principale. Les derniers garderont l'entrée du sanctuaire, des cavernes juste ici sous l'arche.
De son index, Gre'lku montra successivement les positions occupées. Le dignitaire masqua un certain scepticisme.
-Ce dispositif suffira-t-il?
-J'aurais pu me procurer des armes lourdes comme des canons blasters, mais cela aurait trop attiré l'attention des autorités et des Jedi. Mais je peux avancer que cette démonstration de force dissuadera Contispex d'entreprendre quoi que ce soit de fâcheux.
Pers'lya inclina le menton d'approbation, l'esprit toujours travaillé par l'angoisse. Julius Contispex avait prouvé qu'il pouvait renverser n'importe quelle situation en sa faveur et que cela ne le dérangeait guère de semer quelques morts dans son sillage.
Il espérait l'avoir pris au dépourvu pour l'empêcher de lui nuire. Mais pouvait-on museler un démon?
Il le saurait assez vite.
Il traversa les rangs de ses congénères et désigna trois volontaires pour l'accompagner dans les souterrains. Il laissa l'un d'entre eux le précéder avec un bâton lumineux et ils parvinrent alors dans le Hall de l'Illumination. Les trois gardes bothans posèrent leurs doigts griffus sur leur holster, dévisageant le sol et les murs avec une suspicion accrue. Des frissons désagréables secouèrent Pers'lya lorsqu'il remarqua les tâches sombres qui souillaient le sol et les murs.
Après un silence lourd, l'un des gardes se tourna vers lui.
-Excellence, nous devrions retourner à l'air libre...
-Non. Continuons.
Le dignitaire reprit ses esprits et leur ordonna d'emprunter un passage qui conduisait droit à la salle du Conseil des Sages. Là aussi, des sillons sinistres parsemaient les dalles.
-Cet endroit conviendra, décida-t-il.
Les gardes du corps échangèrent des regards désarçonnés, mal à l'aise dans un endroit qui suintait le carnage frais.
Nous finissons par reposer tous dans un lieu sombre, seul. Les plus méritants d'entre nous ont peut-être une chance d'accéder dans une prairie illuminée. Nous connaissons la paix lorsque nous estimons que nous avons accompli tout ce qu'on a pu pour ce qui compte le plus pour nous, lui avait dit son oncle dans ses derniers instants.
Quelqu'un posa un siège déplié pour lui.
-Votre Excellence.
-Merci.
Il s'assit pour attendre son invité. Allait-il finir dans un lieu sombre, loin de ce qu'il aimait? Il avait invité le démon dans l'antre des démons, là où le démon avait perpétré ses crimes contre d'autres démons.
Il était temps de révéler au démon lui-même, sa véritable nature qui se terrait sous ses airs de bon père de famille. Si le démon refusait d'entendre raison, il clamerait la vérité à la face de la République toute entière, de la galaxie. Ou alors il le tuerait.
Soeur Malen l'avait dit.
La vérité cachée dans l'antre du démon doit être révélée.
Pers'lya eut le sentiment que c'était la chose à faire. Pour la première fois, il éprouva la fierté de se battre pour une cause juste.
Pour la première fois, il se sentait en paix.
-Rallumez les torches, nous aurons besoin d'un peu de lumière, ordonna-t-il.

Au bras de son épouse Linza, Julius Contispex arriva à son tour au parc Zohen, accompagné d'une vingtaine d'adeptes. Ils furent arrêtés par les dix gardes bothan, dont l'un d'eux prévint le capitaine Gre'lku par comlink.
Celui-ci autorisa leur passage, hormis leurs partisans.
Les Contispex s'engagèrent dans l'allée principale, maîtrisant leur répulsion instinctive envers les gardes bothan qui patrouillaient.
-Il y a beaucoup de vermines, glissa Linza à l'oreille de son mari.
-Nous purifierons cet endroit de ces impurs.
-Nous sommes tous prêts.
Un officier les arrêta sous l'arche.
-Son Excellence vous attend, veuillez me suivre, leur fit Gre'lku.
-Je pense qu'il aurait du nous accueillir lui-même, au lieu de rester terré comme un rat womp, grinça le sénateur.
Le non humain grogna, peu impressionné par sa verve.
-Son Excellence pourra vous l'expliquer en personne.
Le couple ne montra aucune réaction lorsqu'ils s’enfoncèrent sous terre, traversant le Hall de l'Illumination pour rejoindre le Chancelier encore en poste. Celui-ci remercia le capitaine qui retourna auprès de ses hommes à la surface.
Les Contispex observèrent les quatre bothan présents dans la salle du Conseil des Sages. Pers'lya les défiait assis du regard et désignait deux sièges dépliés face à lui. Les trois congénères se déployèrent autour de leur employeur et chef de clan.
-C'est aimable à vous, Pers'lya.
-Il n'y a aucune raison de ne pas se montrer civilisé l'un envers l'autre, sénateur. Et je vous remercie d'avance de ne pas oublier que jusqu'à la tenue des nouvelles élections qui se tiendront dans deux jours, je reste le Chancelier Suprême de la République.
-Cessons ce petit jeu, nous ne sommes ni au Sénat ni devant les holocams.
-Comme vous voudrez, Julius.
Pers'lya exhiba de sous sa manche la datapuce qu'il avait récupéré sur le corps de Malen. Cela n'échappa pas au nouveau chef du Pius Dea.
-Même morte, cette traîtresse a continué de vous servir.
-Malen était une personne très dévouée et loyale, reconnut le bothan. Elle m'a offert un cadeau inestimable.
-Dites-moi ce que vous voulez, Pers'lya.
À l'insu des bothans, il effleura le collier attaché à son poignet, sous la manche de sa tunique. Sa femme se leva ensuite et s'éloigna de quelques pas, prétextant vouloir prendre de l'air. Aucun des bothan ne fit attention à elle, y compris lorsqu'elle se plaça dans leur dos.
-Pas si vite, je pense qu'il est important que vous sachiez quelles sont les preuves que Malen a rassemblées contre vous.
-Pas si important, si je récupère ces preuves. Après que nous ayons trouvé un accord, bien entendu.
Contispex ne semblait pas en colère. Comme s'il se moquait que son ennemi détienne des preuves ou comme s'il l'avait prévu. Le doute étreignait plus fermement Pers'lya mais il ne pouvait plus reculer.
-Laissez-moi ce plaisir. Une juste revanche pour avoir savouré ma destitution en public, ponctua le bothan d'un sourire qui découvrit ses crocs.
-Très bien, si vous y tenez tant.
Le démon cachait bien son jeu. La nervosité gagnait du terrain sur la sérénité de Pers'lya.
-Revenons à des évènements plus récents. Je voudrais d'abord vous féliciter de votre promotion à la tête de votre confrérie, malgré vos méthodes radicales. Je me demande néanmoins si c'était nécessaire d'aller répandre la terreur jusque dans les rues.
Le sénateur demeura silencieux.
-Ensuite la crise avec Alsakan. Grâce à votre position de trésorier des Guildes Marchandes, vous avez acheté des politiciens et des militaires haut placés pour les encourager à exercer des pressions sur la République. Comme provoquer le blocus de la Route Commerciale Perlemienne, par exemple. Dans le but de me mettre en difficulté et d'éclairer au Sénat mes supposées faiblesses de dirigeant. Je ne parlerais pas évidemment de ces accusations de corruption que vous avez savamment relayées et colportées sur mon compte.
Le bothan ne cacha pas son hostilité envers son interlocuteur qui demeurait d'un calme surprenant.
-Maintenant, passons à ce que j'ai découvert. Mon frère avait des participations dans certaines sociétés détenues actuellement par les Guildes Marchandes et refusait de les céder. J'ai ici la preuve, fit-il en brandissant la datapuce, que vous avez commandité son assassinat, déguisé par la suite en accident de landspeeder.
-C'est donc personnel, j'ignorais qu'un bothan pouvait donc être rancunier.
-Si je voulais venger la mort de mon frère, je vous aurais tué sur le champ.
-Pourquoi vous êtes-vous retenu?
-Je ne tiens pas à vous ressembler.
-Voilà une attitude honorable.
Pers'lya ne parvint pas à déceler la moindre once d'ironie dans les mots de son hôte. Il préféra ne pas relever et continua sur sa lancée.
-J'ai enfin découvert que vous avez fait empoisonner votre propre père. Vous avez déguisé sa disparition en mort naturelle causée par arrêt cardiaque, si j'en crois les rapports officiels. Vous avez ainsi hérité de ses titres de trésorier des Guildes Marchandes et de Grand Sage. Une chance qu'il existe des transmissions héréditaires. À moins que vous n'ayez suggéré cette idée quand vous étiez en âge de penser et de comploter?
Contispex se permit un léger sourire entendu.
-Vous êtes très bien informé.
-Soeur Malen avait découvert votre secret le plus intime, malgré toutes vos précautions, Julius.
Sans aucun émotion, le sénateur reconnut:
-J'ai commis une erreur en lui faisant confiance. Nous en commettons tous. Reste à savoir où tout cela nous amène, Pers'lya. C'est la bien raison principale de cette rencontre, n'es-ce pas?
Le bothan était de moins en moins rassuré au fil des minutes. Ce démon manigançait quelque chose, ses entrailles le lui criaient.
Mais il devait continuer, ne rien laisser paraître de ses pensées.
-Oui, il est temps d'y venir, Julius, fit le bothan en se penchant en avant et en crispant ses doigts sur la crosse de son blaster.

Voilà, j'espère que cela vous a plu! N'hésitez pas à me faire part de vos remarques :cute: !

à la prochaine pour la suite! Il faudra patienter :P ... enfin vous avez l'habitude :wink: !

Avatar du membre
Ephasten
Messages : 55
Enregistré le : 19 août 2017, 16:20
Sexe : Masculin
Espèce : Humain
Planète natale : Alderaan
Affiliation : Jedi

Re: Pius Dea: les Chroniques des Tyrans (1ère partie)

Message par Ephasten » 10 mars 2019, 17:00

Salut,
j'ai manqué de temps pour commenter tes messages. Je te donne donc un petit avis sur chacun, ils m'ont tous bien plus.

message du 20/01:
très bon texte, bien rédigé, avec une bonne introspection de Pers'lya, le suspense est maitrisé.

message du 27/01:
beaucoup de tension. Le passage avec la journaliste est très bien, il apporte beaucoup de réalisme tandis que la confession de Bekan renforce le tragique.

message du 10/02:
Bien écrit. du fait que tu termine le passage précédent avec la confession d'un Bekan vieux, j'ai cru que la datapuce resterait caché plus longtemps.

message du 19/02:
Une petite pause bienvenue avec la cérémonie d'adoubement. J'aime toujours quand on parle des jedi.

message du 26/02:
Bon passage, à part une petite maladresse je trouve au début
un individu qu'il ne pensait pas qu'il pourrait constituer un obstacle sérieux
je trouve que ça sonne mal, trop de "qu'". Sinon bien joué pour la présence de Zéri. C'est une bonne chose que de la mêler à tout ça; de quoi ébranler l'alignement de Bekan peut-être... quoiqu'il en soit tu donne de l'ampleur au perso, c'est toujours bon.

message du 05/03:
Le suspense est à son comble.

Ta série prend une très bonne tournure, félicitation. J'attends la suite.
"Tu apprendras que beaucoup de vérités auxquelles nous tenons dépendent avant tout de notre propre point de vue." Obi Wan Kenobi.

Avatar du membre
mat-vador
Messages : 695
Enregistré le : 17 mars 2012, 13:10
Sexe : Masculin
Espèce : Humain
Planète natale : Corellia
Affiliation : Jedi Noir

Re: Pius Dea: les Chroniques des Tyrans (1ère partie)

Message par mat-vador » 10 mars 2019, 22:03

Merci pour le retour, Ephasten ;) ! Ca faisait longtemps dis donc 8-) .

Allez déjà je vous publie la suite!

Dans cet extrait, les choses se précipitent :diable: ! Comment tout cela va-t-il finir?

Découvrez-le maintenant :diable: !

Le petit mendiant humain boitait, traînant sa jambe gauche raide derrière lui, tel un morceau de granit pétrifié. Sous ses haillons difformes qui dissimulaient son corps malingre, marqué par la famine, il plaquait contre son flanc un petit coffret élégant.
Il longea l'enceinte du parc Zohen avant d'apparaître dans le champ de vision des dix gardes bothan qui barraient l'entrée.
Une dame très gentille et très belle lui avait promis que la Déesse prendrait soin de lui s'il livrait ce paquet à ces messieurs très poilus. Le petit garçon s'était senti revivre lorsqu'elle lui avait promis que ses souffrances prendraient fin.
Elle lui avait déclaré: la Déesse est miséricordieuse et te baignera de sa lumière.
Il lui avait demandé s'il continuerait à souffrir de son affliction. Elle lui avait répondu que la Déesse mettrait fin à sa souffrance, qu'il n'aurait plus à supporter les regards chargés de mépris ou embués de pitié pour une créature brisée telle que lui.
Elle lui avait répondu qu'il serait libéré.
Libéré de ses tourments, libéré de son fardeau d'individu fragile dans ce monde cruel d'inégalités sociales. Libéré de sa solitude, depuis la mort de ses parents qui avaient succombé à cause de la misère.
Pour être libre, il devait leur livrer ce colis.
La Déesse le récompenserait. C'est ce que la dame très gentille et très belle lui avait assuré.
-Eh toi là! L'apostropha l'un des félinoïdes. Que veux-tu?
L'estropié freina devant lui. Le bothan le considérait avec une défiance mêlée à de la pitié.
-On m'a dit de vous donner ceci.
-Qui ça, on? Insista le garde qui saisit néanmoins le coffret alors que ses congénères approchaient intrigués.
-Une dame très gentille qui veut vous offrir des sucreries.
Les non humains échangèrent des regards dubitatifs puis certains d'entre eux haussèrent les épaules d'indifférence. Un caporal fendit les rangs.
-Qu'es-ce que c'est?
-Un coffret, monsieur, répondit le garde.
-Avec des sucreries, dedans! Renchérit le petit garçon estropié.
Ses yeux brillaient d'une grande attente.
-Des sucreries? De la part de qui? Demanda le caporal.
-Une dame très gentille!
-Elle ne t'a pas dit un nom?
-Non mais elle est très gentille!
Le caporal dévisagea le mendiant avec méfiance avant de se détendre. Le petit enfant humain difforme attendait une récompense et lui paraissait inoffensif..
Le bothan fouilla dans sa poche pour en retirer quelques crédits.
-Voilà pour toi, petit.
-Merci, monsieur.
À la surprise des bothan, le garçon ne partait pas. Il ne cessait de fixer fiévreusement le coffret. Le caporal se demandait s'il souhaitait d'autres crédits mais il jugea bon d'ouvrir d'abord le coffret avant d'augmenter éventuellement la récompense.
Au fonds de la boîte, brillait des objets sphériques métalliques entassés les uns sur les autres et émettant une sinistre lueur écarlate. Le caporal entendit un clic surprenant avant de réaliser la nature du cadeau.
Il tenta de beugler, les yeux écarquillés de terreur.
-Reculez!
Le petit garçon se rappela ce que la dame très gentille lui avait raconté.
Ne t'inquiète pas si les messieurs poilus commencent à paniquer, c'est normal.
Alors il ne s’inquiéta pas lorsqu'une boule de feu aveuglante les enveloppa, lui et les bothan, avant de les consumer, de calciner le moindre pore de leur peau, la moindre parcelle de pelage. La moindre conscience de leur existence.
La Déesse les baignait tous en cet instant de sa lumière.
La Dame très gentille avait eu raison, ses souffrances prirent fin instantanément. Il était délivré de sa condition misérable.

L'écho de l'explosion se répandit dans les quartiers alentours et troubla la quiétude du Parc Zohen. Si aucun résident n'osa appeler les Forces de Sécurité du fait de la présence de dizaines d'adeptes du Pius Dea qui grouillaient dans leurs rues, les gardes bothans dégainèrent leur blaster et se raidirent en attente des ordres.
La fumée et les cendres brouillaient la vision des félinoïdes les plus proches positionnés au milieu de l'allée principale mais leur sang se glaça lorsqu'ils entendirent moins d'une minute après des clameurs gronder telle une vague déchaînée.
-Pour la Déesse!
Des Assassins Malkites groupés avec des humains chauves en toge pourpre, surgirent de la brume en un cauchemar irréel et foncèrent vers eux armés d'armes de poing et d'armes blanches. Les bothans ouvrirent le feu, fauchant une partie de leurs assaillants, pour la plupart des fanatiques du Pius Dea.
Mais la surprise jouait en faveur de ces derniers. En quelques instants, ils parvinrent au corps à corps et submergèrent la vingtaine de bothans pris de court. Ceux-ci furent renversés, piétinés et poignardés avec une rage frénétique par les croyants extrémistes qui hurlaient.
-Mort aux profanateurs! Mort aux impurs!
L'une des bothans dans la mêlée avait eu cependant le temps d'attraper son comlink et de répondre aux appels du capitaine Gre'lku.
-Que se passe-t-il? Rapport de situation!
-Nous sommes attaqués, capitaine!
Ce furent ses dernières paroles car un adepte se jeta sur elle pour la transpercer de sa vibrolame à plusieurs reprises. Dans un dernier spasme, son index pressa la détente du blaster lorsqu'elle fut renversée à terre.
Laissant une plaie béante noircie sur l'abdomen du croyant qui s'écroula sur son cadavre et rendit son dernier soupir juste après elle. Autour d'eux, tout n'était que cris et chaos alors que des corps majoritairement bothan jonchèrent le sol.
Trois de leurs congénères eurent la chance de s'en extirper tout en déchargeant leur arme énergétique. Ils gagnèrent au plus vite, trente mètres derrière eux, la seconde ligne de défense parfaitement alignée et plus compacte, commandée par Gre'lku en personne.
L'officier avait accouru aussitôt qu'il avait entendu l'explosion, pressentant le pire.
-Feu! Ordonna-t-il.
Les salves de blaster coordonnées firent tomber les adeptes les plus exposés mais les Malkites se dérobèrent, beaucoup plus réactifs, se réfugiant dans les fourrés. Depuis leurs abris improvisés, ils lancèrent promptement des projectiles cylindriques qui roulèrent jusqu'aux pieds des non humains pétrifiés.
Ils s'arrêtèrent de respirer jusqu'au moment où de la fumée compacte s'échappa en sifflant et en se densifiant devant leurs visages.
-Des fumigènes! Avertit une bothane à la fourrure dorée à la droite de Gre'lku.
-Tenez vos positions! Réagit celui-ci.
Ils obéirent mais la végétation continuait de leur masquer les faits et gestes des Assassins recrutés par Contispex. Les tueurs professionnels qui couvraient les flancs des partisans du sénateur, attrapèrent des fusils blaster de précision de sous leur manteau sombre et les chargèrent en un battement de cils.
Leurs viseurs thermiques intégrés dans leur masque mortuaire leur offraient un avantage clé sur leurs ennemis bothan qui ne possédaient que des armes basiques de gardes du corps.
Quant aux adeptes du Pius Dea, la plupart ramassèrent les blasters des bothans morts et tirèrent au jugé à travers les fumigènes. Leurs tirs imprécis touchèrent néanmoins plusieurs félinoides, qui gardaient dans l'ensemble une cohésion remarquable malgré la précarité de leur situation. Cela s'expliquait par le fait que la majorité d'entre eux étaient d'anciens membres des forces de sécurité bothanes ayant servi dans les mêmes unités.
Cependant, les fumigènes diminuaient l'efficacité de leurs tirs autant qu'ils altéraient celle des fanatiques de la secte.
Bientôt des salves lumineuses mortelles frappèrent un à un les congénères de Gre'lku groupés autour de lui. L'officier de la sécurité remarqua rapidement l'efficacité de ces tirs croisés qui les mettait tous en danger.
Cette fois, leur position devenait intenable.
-Repliez-vous vers l'arche!
Il dut répéter cette instruction par dessus les détonations, perdant ainsi de précieuses secondes ainsi que de nombreux hommes.
Des cinquante bothan qui constituaient cette ligne de défense, trente y étaient restés au moment où ils décrochèrent enfin.
-Gardez les rangs, gardez les rangs!
Tout en courant à reculons, les bothans continuaient leurs tirs de barrage tandis que leurs rangs devenaient plus clairsemés. Et des clameurs retentirent de nouveau depuis ceux de leurs ennemis.
-Pour la Déesse et la Vertu! À mort les impurs, à mort!
Ce chœur poussé par des centaines de poitrines terrifia les bothan et même Gre'lku qui en avait pourtant vu d'autre. Les fumigènes se dissipèrent et montrèrent aux rescapés l'étendue du péril qui se dressait vers eux.
Une marée de toges pourpres et de crânes chauves d'humains, aux regards intenses de haine presque démente. Une horde incontrôlée brandissant des blasters et des vibrolames et qui continuait de grossir, comme alimenté par une source intarissable.
Nous sommes tombés dans un traquenard! Pensa-t-il.
-Capitaine, il faut fuir!
La panique se lisait dans les yeux de la bothane à la fourrure dorée et dans ceux de ses congénères. Furieux, Gre'lku l'attrapa par le col de son uniforme.
-Repliez-vous vers l'arche! C'est un ordre! Nous n'abandonnerons pas son Excellence!
L'expression de la subalterne se figea, les paupières agrandies sous le coup de la douleur et de la mort au moment où un tir précis de fusil blaster lui perfora la boîte crânienne. Le capitaine lâcha son cadavre avant de répliquer contre trois croyants du Pius Dea qui fonçaient vers lui pour tenter de le surprendre.
Empli d'une rage teintée de désespoir, il les abattit avant de rallier ses congénères postés sous la grande arche. Il remarqua que certains d'entre eux avaient descellé et bougé en hâte quelques rochers pour ériger une fortification éphémère.
Les rescapés de la première ligne se réfugièrent derrière les grands piliers qui soutenaient la structure antique. Leurs camarades frissonnèrent lorsque les hurlements des fanatiques leur parvinrent.
-Mort aux impurs!
Les partisans de Contispex s'élançaient à découvert frontalement et les salves nourries des non humains stoppèrent pendant un instant leur progression.
-Alertez Son Excellence et dites-lui que c'est un piège! S'exclama Gre'lku.
Quelques instants plus tard, l'un de ses congénères lui lança:
-Capitaine, son comlink ne répond pas!

Voilà j'espère que cela vous a plu! Désolé de vous laisser en plein suspens :transpire: mais j'aime tellement vous torturer, j'espère que vous me comprenez!

Bref à la prochaine pour la suite :hello: !

Avatar du membre
Ephasten
Messages : 55
Enregistré le : 19 août 2017, 16:20
Sexe : Masculin
Espèce : Humain
Planète natale : Alderaan
Affiliation : Jedi

Re: Pius Dea: les Chroniques des Tyrans (1ère partie)

Message par Ephasten » 14 mars 2019, 09:12

Salut,
bon petit passage.
Par contre je crois qu'avec la mort de l'enfant, tu perds tes chances d'obtenir un label tout public :lol:
à bientôt.
"Tu apprendras que beaucoup de vérités auxquelles nous tenons dépendent avant tout de notre propre point de vue." Obi Wan Kenobi.

Avatar du membre
mat-vador
Messages : 695
Enregistré le : 17 mars 2012, 13:10
Sexe : Masculin
Espèce : Humain
Planète natale : Corellia
Affiliation : Jedi Noir

Re: Pius Dea: les Chroniques des Tyrans (1ère partie)

Message par mat-vador » 15 mars 2019, 08:29

Salut 8-) ! Merci pour le retour!
Ephasten a écrit :
14 mars 2019, 09:12
Par contre je crois qu'avec la mort de l'enfant, tu perds tes chances d'obtenir un label tout public :lol:
Oui, c'est mort :mrgreen: !

Avatar du membre
mat-vador
Messages : 695
Enregistré le : 17 mars 2012, 13:10
Sexe : Masculin
Espèce : Humain
Planète natale : Corellia
Affiliation : Jedi Noir

Re: Pius Dea: les Chroniques des Tyrans (1ère partie)

Message par mat-vador » 17 mars 2019, 17:41

Allez, c'est l'heure de la suite et de la confrontation Contispex/Pers'lya!!

Qui va l'emporter? Et de quelle manière? :diable:

Découvrez-le maintenant!

Linza Contispex attendait le bon moment pour agir. Elle suivait distraitement la conversation entre son mari et cet impur bothan encore officiellement Chancelier de la République. Aucun des gardes bothan ne faisait attention à elle alors qu'elle rodait dans leur dos.
Elle attendait la volonté de la Déesse et espérait que Hapos, le Prophète de la Violence, lui donnerait la force nécessaire d'accomplir son devoir.
Elle vit Pers'lya se pencher en avant vers son mari, et les plis de son manteau remuer contre son flanc gauche. Le bothan devait cacher un blaster...
Que la Déesse soit avec nous, souhaita-t-elle intérieurement.
-Oui, il est temps d'y venir, Julius.
Le non humain se comportait comme s'il avait l'avantage. Si seulement il savait ce qui s'apprêtait à lui tomber dessus.
-Comme je vous l'ai dit lors de notre précédente conversation, je suis disposé à votre offrir une porte de sortie honorable qui ménagera votre dignité.
-C'est beaucoup d'honneur que vous m'accordez.
Excédé cette fois par son ironie explicite, le bothan martela plus sèchement.
-Sachez que rien ne m'oblige à le faire, hormis le fait que je tiens à rester différent de vous, Julius.
-Si nous sommes ici, c'est que vous souhaitez passer un marché avec moi.
-C'est exact.
Un des gardes de Pers'lya lui tendit une feuille de flimsi vierge, qu'il accepta finalement de prendre.
-Que signifie ceci, Pers'lya?
-Voici le marché.
Il est temps de montrer ton vrai visage, démon, pensa le bothan.
-Vous allez rédiger une confession où vous reconnaissez certains de vos crimes, confession que vous me remettrez ensuite en mains propres, ici même. Je considérerais cela comme une garantie, au cas où vous seriez tenté de m'éliminer et de récupérer les preuves de Malen sur mon cadavre. Après, je vous laisserai rentrer chez vous et vous ferez une annonce à la presse où vous déclarerez renoncer non seulement à vous présenter au poste de Chancelier Suprême mais aussi démissionner de vos fonctions actuelles de Sénateur, de trésorier des Guildes Marchandes et de Sage Suprême de votre confrérie.
-Vous ne manquez pas de toupet.
Pers'lya rentra de nouveau la main sous son manteau et exhiba un stylu et... un blaster qu'il s'empressa de pointer sur son interlocuteur.
-Vous avez mis fin à ma carrière politique et je mettrai fin à la votre, d'une manière ou d'une autre. À vous de choisir comment tout cela doit se terminer, Julius.
-Vous n'êtes pas un tueur.
Un claquement sec indiqua que le bothan avait retiré le cran de sûreté.
-Je préfèrerais éviter d'en arriver là mais ne croyez pas que j'hésiterais un seul instant.
Il posa le stylu sur la feuille de flimsi que tenait le sénateur.
-Si je dois tout confesser, cela risque de prendre du temps.
-Contentez-vous d'avouer alors le parricide et votre implication fort généreuse dans la crise avec Alsakan. Cela sera amplement suffisant.
À peine eut-il prononcé ces mots que le sénateur se mit à ricaner. Le bothan plissa les yeux, empreins de méfiance et d'irritation.
-Pardon, qu'y a-t-il de si drôle?
-Votre naïveté, Pers'lya. Vous pensez avoir préparé cette entrevue dans les moindres détails, vous pensez me connaître assez bien pour déceler mes faiblesses mais vous vous trompez sur toute la ligne.
-Je peux vous éliminer tout de suite et dévoiler toutes les preuves de votre fourberie au grand public. Qui sait, je deviendrais peut-être un héros en débarrassant la République d'un être aussi nuisible que vous.
-Un héros? N'y pensez même pas. Vous vous êtes tellement empêtré dans la politique politicarde que vous ignorez à quel point la corruption a souillé la République. À quel point les citoyens ont perdu confiance en elle et en vous, les politiciens et corrompus qui passez votre temps à caqueter pour une loi, un décret ou un simple alinéa. Les Jedi eux-mêmes se posent la question, ces protecteurs en qui vous n'avez pas assez confiance pour leur demander de veiller sur vous. Si même l'Ordre Jedi refuse de se mobiliser pour une République qui n'en vaut plus la peine, que croyez-vous que cela signifie?
Le sénateur laissa alors la feuille de flimsi et le stylu au sol.
-Les Jedi ont prêté serment de protéger la République et ils tiendront parole.
-Ils ne le feront pas pour vous, bothan.
Une lueur d'hésitation passa dans le regard du félinoïde, avant qu'il ne crispa ses griffes sur la poignée de votre blaster.
-Alors je vais en finir tout de suite, et je laisserai votre cadavre pourrir là où vous avez perpétré vos crimes contre les vôtres.
-Vous êtes tellement aveugle que vous n'avez pas envisagé une dernière option.
-Laquelle?
Cette fois, Contispex laissa transparaître un large sourire de mauvais augure. Sourire repris par sa femme, caché derrière les gardes bothans.
-Celle de votre mort imminente, bien sûr.
À cet instant, une partie du mur sur la gauche de Contispex s'évapora laissant vomir dans la salle du Conseil des Sages, une dizaine d'intrus portant de sinistres masques mortuaires et encapuchonnés. Leur apparition figea les quatre bothans pendant quelques instants de trop. L'un des gardes laissa échapper un faible gémissement lorsque la vibrolame de Linza s'enfonça entre ses omoplates.
Les deux autres dégrafèrent leur holster pour saisir leur arme mais deux Assassins Malkites les abattirent rapidement.
Quant à Pers'lya, il tenta d'éliminer à bout portant son féroce rival mais celui-ci avait profité de sa confusion pour dégainer un stylet qu'il planta dans son avant bras droit. Sous le coup de la douleur, le dignitaire laissa tomber son blaster que Julius ramassa ensuite.
Pers'lya, les traits livides, devant l'apparition funeste des tueurs recrutés, considéra les cadavres de ses gardes du corps puis soutint dignement le regard triomphant de son ennemi juré.
-Tuez-moi donc, mais la République ne vous appartiendra pas!
-Encore une fois, vous vous trompez.
Le sénateur lui montra le stylet.
-Je vous ai déjà tué, la lame était induite de poison.
Le chef incontesté du Pius Dea se tourna vers l'un des Assassins Malkites juste derrière son épaule.
-En comment de temps cela agit-il?
-Sur les humains, moins de deux minutes. Sur les non humains, tout dépend de la constitution de la victime. Mais la mort est certaine.
-Merci, c'est ce que j'avais besoin de savoir.
Linza rejoignit son compagnon et ils s'agrippèrent par la taille, fixant tous deux le bothan condamné. Celui-ci affichait l'attitude de quelqu'un qui avait accepté son sort avec une relative sérénité.
Cela ne satisfaisait pas évidemment les Contispex qui allaient prendre plaisir à troubler ses derniers instants.
-Vous pensez avoir prévu le pire, Pers'lya? Lança l'épouse d'un ton mielleux. Nous avons prévu que vous prendriez des dispositions.
-Je suis prêt à parier en effet que vous avez certainement confié à une personne de confiance une copie des preuves me compromettant. Votre secrétaire, je présume? Ajouta Julius avec un sourire cruel.
L’inquiétude assombrit les traits félins de la victime.
-Votre secrétaire ne repartira jamais vivant de Coruscant, lui assura Linza. Et tous ceux qui vous ont accompagné ne quitteront jamais le parc.
-Vous allez me payer ça!
Le bothan s'élança pour étrangler de ses mains griffues le sénateur, mais ses genoux se dérobèrent tout à coup, signe que le poison commençait à agir sur son organisme. Il s'effondra malgré lui aux pieds du sénateur narquois.
Des Assassins Malkites le forcèrent à se relever en le soulevant par les épaules.
-Maintenant, je suis prêt à me confesser devant vous, Pers'lya, annonça le sénateur goguenard. Oui, j'ai éliminé mon père et votre frère et j'avoue y avoir pris un certain plaisir. Quant aux alsakani, je les ai poussés contre la République et je continuerai de le faire jusqu'à ce que j'obtienne ce qui nous revient de droit.
Il attrapa le bothan par le col.
-La République nous appartiendra et nous la rendrons parfaite, harmonieuse.
-Vous... êtes pire qu'une... calamité.
-Peut-être, concéda Julius étrangement songeur. Ou peut-être ne suis-je que le fruit de la perte de considération, d'estime des citoyens pour des incapables tels que vous. Le rejeton d'une décadence dans laquelle nous sommes enlisés.
Il relâcha Pers'lya et le laissa de nouveau s'affaisser sans ménagement.
-Vous avez provoqué cette calamité, vous et vos prédécesseurs. Et vous m'avez fait naître, je vous remercie pour cela.
Il sentit Linza serrer plus fermement sa main.
-Nous ne pouvons pas le faire disparaître, suggéra-t-elle.
-Et pourquoi pas?
-Son corps doit être retrouvé, sinon cela suscitera l'intérêt de beaucoup trop de gens. Les Jedi pourraient cette fois s'en mêler.
Il hocha la tête.
-Très bien, que doit-on faire de lui?
-L'abandonner dans une rue, n'importe laquelle. En laissant le poison faire son œuvre et en nous arrangeant pour que des agents des Forces de Sécurité le trouvent les premiers.
-Et nous offrirons à qui voudra l'entendre la version officielle qui nous conviendra. Tu es géniale, ma chérie. Comme lorsque tu as proposé d'envoyer un petit vagabond offrir un cadeau surprise.
Il l'embrassa avec chaleur.
-Tu ne veux pas rester pour t'assurer de la fin de ces impurs?
-Ce n'est pas nécessaire, mon chéri. Je suis sûr que tes Assassins Malkites sauront terminer le travail sans nous. Tu dois préparer ta présentation officielle de candidature.
Il sourit. Les mercenaires obéirent en silence et les contournèrent pour traverser le Hall de l'Illumination et prendre à revers les bothan qui subissaient l'assaut là haut, en surface tandis que d'autres traînèrent un Pers'lya moribond par le tunnel secret. Lorsque tous deux reprirent main dans la main ce passage dérobé menant à une sortie discrète des souterrains puis du parc, ils ne purent s'empêcher de se réjouir de la surprise qui allait frapper ces profanateurs de leur sanctuaire.
À travers Hapos, la Déesse allait faire s'abattre sa fureur sur ces impurs, cette vermine non humaine.
Si ce n'était déjà fait...

Voilà, j'espère que vous avez pensé à sortir vos mouchoirs pour essuyer vos larmes! Pauvre Pers'lya :cry: !

à la prochaine pour la suite :hello: !

Avatar du membre
Ephasten
Messages : 55
Enregistré le : 19 août 2017, 16:20
Sexe : Masculin
Espèce : Humain
Planète natale : Alderaan
Affiliation : Jedi

Re: Pius Dea: les Chroniques des Tyrans (1ère partie)

Message par Ephasten » 20 mars 2019, 15:12

Salut,
bon passage. Pers'Lya va mourir mais que fera-t-il avant? là est la question.
Et puis de toutes façons: il n'y a pas de mort, il y a la Force. :lol:
"Tu apprendras que beaucoup de vérités auxquelles nous tenons dépendent avant tout de notre propre point de vue." Obi Wan Kenobi.

Avatar du membre
mat-vador
Messages : 695
Enregistré le : 17 mars 2012, 13:10
Sexe : Masculin
Espèce : Humain
Planète natale : Corellia
Affiliation : Jedi Noir

Re: Pius Dea: les Chroniques des Tyrans (1ère partie)

Message par mat-vador » 21 mars 2019, 13:44

Merci pour le retour ;)!

c'est promis, on reverra Pers'lya... one last time ;(

Répondre