Panini comics : Review de Dark Maul

News postée par le 08/11/2017 à 20h53 (lue 18 863 fois)

À la fin de l’année 2016 était annoncée par Marvel la sortie d’une mini-série consacrée à Dark Maul, par Cullenn Bunn (scénario) et Luke Ross (dessins), se situant avant les évènements de La Menace Fantome, en -33. Cette annonce coïncidait avec la fin prochaine de la saison 3 de Star Wars Rebels à l’issue de laquelle le Seigneur Sith périssait sur Tatooine, de la lame de son ennemi juré : Obi-Wan Kenobi.

Publié aux Etats-Unis à partir de février 2017 puis regroupé en un seul volume le 19 septembre dernier, Dark Maul : Soif de Sang est paru en France aux éditions Panini le 4 octobre 2017.

Le titre annonçait une plongée dans les origines de Maul, des éclaircissements sur ses motivations, la source de sa haine pour les Jedi, voire quelques passages sur son enfance. Malheureusement, si le premier comic de Marvel dédié à Dark Maul propose une aventure raisonnablement sympathique, il ne répond pas vraiment à nos attentes à ce sujet.

Le titre s’ouvre sur Coruscant, sur une chasse aux Rathtars pendant laquelle Maul réfléchit à sa haine des Jedi, et… sa haine, tout court. On voit l’entrainement du jeune Sith sous la férule de son maître, Dark Sidious, dans le secteur industriel de Coruscant. Ce dernier l’envoie ensuite en mission traquer des pirates dont les pantins Neimoidiens de la Fédération du Commerce ont du mal à se débarrasser. Il découvre à l’issue de cette mission qu’une jeune Padawan va être vendue aux enchères. L’occasion idéale d’assouvir son obsession : tuer du Jedi.

Un guerrier assoiffé de sang …

Le jeune guerrier montre sa soif de violence, de vengeance, et sa maitrise parfaite des arts du (double) sabre laser. C’est le Dark Maul que l’on verra traquer la Reine Amidala et ses protecteurs Jedi de Tatooine à Naboo. Brutal, impitoyable. Il détruit tout autour de lui quand il en a l’occasion. La haine mène au côté obscur. Et il n’en manque pas. Mais on peine parfois à comprendre l’origine de cette haine.

Les Jedi sont les ennemis ancestraux des Sith. Dark Maul est un Sith, donc Dark Maul hait les Jedi. C’est aussi simple que cela. L’idée de faire carburer le personnage à la haine, à la base de son concept, est bonne. Le Dark Maul de The Clone Wars hait Obi-Wan Kenobi qui lui arraché ses jambes et son destin glorieux, il hait son maître qui l’a abandonné à son sort et remplacé, le Maul de Star Wars Rebels hait avec encore plus de ténacité celui qui est devenu Empereur sans lui, celui qui a tué son frère.

Mais ce jeune Seigneur Sith, promis à un avenir de conquérant, promis à exécuter un plan millénaire de renversement de l’Ordre Jedi, à régner sur la Galaxie, pourquoi hait-il ? Parce qu’il a été enlevé très jeune à sa mère, parce que son Maître le torture régulièrement, ne lui a pas appris à cultiver d’autres sentiments que la haine et la colère.

Ce réservoir qui déborde sans cesse, déverse son contenu vers un ennemi -l’Ordre Jedi- et ce qu’il incarne : des valeurs que le Sith jugent noyées dans la faiblesse. Dark Maul est un fanatique, c’est le fondement du personnage. Il ne réfléchit pas profondément à ce qu’il est et ressent, il n’est pour l’instant qu’une machine à hair, détruire, massacrer.

…et peu bavard

Dans l’Episode I, le personnage incarné par l’artiste martial Ray Park a deux répliques au total bien qu’il soit l’antagoniste principal du film. Il fallait trancher avec le style de Dark Vador, éloquent donneur d’ordres dont le charisme était impossible à reproduire. Dark Maul est un assassin. Un guerrier sombre, taciturne, sûr de lui. Il ne parle pas ou peu, il agit.

Sa présence silencieuse en impose suffisamment au lecteur. Ou presque. Cet aspect du personnage est vu comme un signe de paresse créatrice par certains, il fait son charme pour d’autres. Personnellement, si Maul m’a marqué dès l’enfance par son design monstrueux et ses acrobaties, j’ai un amour plus profond pour le stratège et l’orateur que nous a fait découvrir la cinquième saison de The Clone Wars, et le personnage presque théâtral, séduisant le jeune Ezra par la parole dans Star Wars Rebels.

Mais ce Dark Maul là est à son propre compte : apprenti, il est logique qu'il ait plus à faire qu’à parler pour réfléchir. Mais les dialogues ne sont pas les points forts de ce comic. Le plus intéressant se passe entre les deux Sith.

La relation maître/apprenti

Comme souvent dans un comic dédié à un Seigneur Noir, il s'agit du point d'orgue de l'oeuvre. Dans un Ordre qui n’est concrètement composé que de deux individus, la relation entre les deux est évidemment très importante.

Sidious sert ici surtout de refroidisseur à la colère permanente de son apprenti : Maul veut du sang, parfois au point d’être tenté d’oublier la discrétion, pourtant cruciale à la survie de l’Ordre. Son Maître est là pour le lui rappeler, quitte à se faire menaçant.

On en apprend peu sur les Sith, mais les quelques dialogues entre Maître et Apprenti vont dans le sens de ce que l’on a pu voir au cinéma : Sidious ordonne, Maul exécute. Maul s'impatiente, Sidious le rappelle à l'ordre. Maul est l'outil, Sidious la main qui l'utilise. La haine de Maul est un ouragan débordant, incontrôlable, celle de Sidious une foudre qui frappe au bon moment, au bon endroit.

Mais Sidious sait apprécier la prise d'initiative, comme on a pu le voir dans le comic Dark Vador, et on le revoit ici ... dans certaines limites.

Des clins d’oeils

L’introduction du secteur industriel de Coruscant que nous avions pu voir dans l’Episode II et dans The Clone Wars est un joli clin d’oeil, et l’oeuvre n’en manque pas.

Ainsi l’apprenti du Seigneur Noir des Sith fait face pour son premier grand test à un Rathtar, qu'on a vu pour la première fois dans Le Réveil de la Force.

Il rencontre aussi des chasseurs de prime dans sa mission : Aurra Sing et le très populaire Cad Bane, tous deux introduits dans The Clone Wars. Bane apporte une touche de fraicheur, on ne se doutait pas que ses contrats pour les Sith remontaient si loin. Il parle, sans mâcher ses mots ... au point de reléguer parfois le personnage éponyme au second plan.

On termine en saluant un point positif : le trait de Luke Ross. Bravo !

Les vaisseaux, les créatures, tout est rendu bien vivant par son trait net et ses couleurs chaleureuses (typiques de la Prélogie). Ses représentations du visage tatoué de Dark Maul font plaisir à voir, son regard transperce et brûle de mille feux. On regrette amèrement qu'il n'ait pas pris en main le passionnant mais mal dessiné Dark Maul : Fils de Dathomir !

Dark Maul est un titre qui se laisse lire, qui offre un voyage visuel agréable, mais qui peine aussi un peu à décoller réellement et fait moins honneur au personnage que d'autres oeuvres. Il me rappelle un petit peu le premier Dark Maul de la collection Le Côté Obscur.

C'est sans doute le lot du nouveau canon de refaire ce que l'univers Legends a bâti, parfois en moins bien. Mais on aimerait quand même une suite !



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