Réplique Humaine et Synthédroïde


Droïdes évolués conçus pour ressembler aux êtres humains

Continuité : Légendes


  Il existe une règle indicible dans le domaine de la robotique : une limite à ne pas dépasser sur la ressemblance entre les machines et leurs créateurs. Par exemple, les droïdes de protocole de la série 3PO furent, certes, conçus pour ressembler aux Humains, mais de façon seulement superficielle en étant dotés uniquement des caractéristiques majeures : une tête avec deux yeux, un tronc, deux bras et deux jambes. Cependant, avec les spectaculaires avancées technologiques durant la période de l'Empire, notamment en ce qui concerne les tissus organiques artificiels, cela a conduit les scientifiques à créer une nouvelle génération de droïdes, autant révolutionnaire que dérangeante, dont les modèles les plus représentatifs sont les droïdes répliques humaines et les synthédroïdes.

  La première catégorie, les droïdes répliques humaines ou DRH, sont sans doute les robots les plus complexes, et par conséquent les plus chers, jamais assemblés. On ne sait que peu de choses sur les détails des projets top secrets qui engendrèrent les DRH, la majorité des informations n'ayant jamais été découvertes. On sait seulement que ce fut l'Alliance Rebelle, avec le Projet Leurre, qui mena la première des travaux afin de créer des droïdes ressemblant aux Humains dans le but de remplacer des officiers impériaux afin de semer le doute dans les rangs ennemis. Cependant, durant la Guerre Civile Galactique, la Rébellion manquait cruellement de fonds et préférait se concentrer sur des tactiques de guérilla plus conventionnelles; le Projet Leurre fut laissé de côté au moins jusqu'à l'époque postérieure à la Bataille d'Endor.

  De leur côté, les Renseignements Impériaux avaient eu vent d'une rumeur sur le Projet Leurre, et l'Empire décida de se lancer, à partir de plans volés à l'Alliance, dans son propre projet de doubles droïdes. Il engagea deux des meilleurs ingénieurs en la matière, Massad Thrumble et Simonelle l'Ingoian, leur promettant des montagnes de richesses s'ils réussissaient, ou d'épouvantables punitions en cas d'échec. Grâce aux ressources quasi illimitées de l'Empire, les deux concepteurs de droïdes travaillèrent d'arrache-pied pour finalement réussir à produire un DRH stable et efficace. Mais les deux scientifiques, toujours plus avides de perfection, continuèrent sur leur lancée, et le couronnement ultime de leurs travaux fut la création d'un droïde-assassin : la redoutable et tristement célèbre Guri. Flairant la mine d'or, Simonelle décida de faire cavalier seul et d'établir son propre atelier de DRH quelque part dans la Nébuleuse de Minos, tandis que son confrère Thrumble continua de travailler pour l'Empire et créa d'autres DRH semblables à Guri destinés à servir dans un projet sur la planète Corulag, mais on ignore si ces DRH sont encore en activité. Dans le même temps, Guri fut vendue au Prince Xizor pour une somme de 9 millions de crédits.

  Les DRH conçus par Thrumble et Simonelle étaient des merveilles, impossibles à identifier car étant dotés de l'apparence et des fonctions vitales d'un être humain, l'espèce humaine étant la référence de conception des DRH. Guri possédait toutes ces caractéristiques, la mascarade ayant été rendue possible grâce à un squelette en polyalliage le faisant apparaître comme tout sauf métallique aux scanners, ainsi qu'à des cellules de peau clonées, cultivées en cuve bacta pour créer l'illusion d'un être humain, et enfin grâce à des organes internes constitués de biofibres, quasi similaires à des cellules organiques. Ainsi, même aux yeux de l'équipement médical le plus sophistiqué, Guri apparaissait organique. Mais l'apparence n'était pas tout, et les deux ingénieurs la dotèrent d'une personnalité hautement réaliste grâce à un module cognitif, remodelé et amélioré à partir d'un Verbobrain AA-1, lui conférant également l'intelligence qui allait de paire avec son allure, sans toutefois ressentir une once de sentiment. Froide, compétente et toujours professionnelle, Guri servit de garde du corps et d'assassin privé au Prince Xizor, toujours grâce à sa personnalité qui la fit reconnaître comme deuxième figure emblématique du syndicat du crime Soleil Noir.

  Après la Bataille d'Endor, l'Alliance Rebelle décida de reprendre et de concrétiser le Projet Leurre, et le premier prototype à sortir du CAPRD (Centre d'Assistance Planétaire et de Recherche pour la Défense), installé sur le Mont Yoda sur Dagobah, n'était pas du tout un impérial, mais une imitation de la princesse Leia Organa. Cet impressionnant prototype, conçu par les ingénieurs chadra-fan Fandar et Fugo, était un double parfait de Leia, si l'on fait exception des lasers mortels posés à la place des yeux. Ce DRH aurait pu égaler Guri et les DRH de l'Empire s'il était équipé du Verbobrain adéquat : il y eut un vice de fonctionnement dans la programmation et la réplique de Leia devint imprévisible et dangereuse et faillit bien tuer Fandar durant la démonstration. Suite à cet échec, et l'Alliance ne souhaitant pas investir de nouveaux fonds dans la conception d'un module cognitif qui pourrait ruiner l'organisation plus que l'aider, le Projet Leurre fut définitivement abandonné. D'ailleurs, une autre raison vint conforter l'Alliance dans sa décision : les ingénieurs ne sont jamais arrivés à reproduire la capacité de libre arbitre de Guri.

  Si le programme DRH était destiné aux militaires pour des missions d'infiltration, et le cas échéant pour le combat, il n'a jamais atteint le grand public; néanmoins, l'idée d'un droïde ressemblant à un être vivant était le rêve de grandes compagnies, y voyant un marché lucratif, même si la conception d'une telle machine pouvait s'avérer plus qu'onéreuse. Néanmoins, Loronar persévéra dans cette direction et lança sur le marché, des années après Endor, la série des synthédroïdes : comparés aux DRH sophistiqués, les synthédroïdes faisaient bien pâle figure et représentaient comme un gigantesque retour en arrière. Cependant, en raison de cette sophistication moindre, ils furent les premiers doubles organiques mis à la disposition du grand public, même si ses ventes se limitaient encore aux personnes riches, son prix de 100.000 crédits le rendant trop cher pour le citoyen moyen.

  L'apparence générale de ces gadgets était peu convaincante par rapport à celle d'un DRH, car fabriquée avec de la synthéchair de basse qualité, la peau artificielle utilisée dans les hôpitaux, pour réduire le coût de production; de plus, à l'inverse des êtres vivants et des DRH, les synthédroïdes ne produisaient aucune odeur corporelle, possédaient de faux cheveux et étaient dépourvus de toute indépendance de pensée ou d'action, et leur gamme d'expressions était quasi absente. L'intérieur suivait le modèle standard de conception de droïdes, ne possédant aucun organe, et c'est sur un squelette en duracier que venaient s'empêtrer les câbles, les vérins, ainsi qu'un rembourrage musculaire plus ou moins réaliste, ce qui conférait néanmoins au synthédroïdes une force surhumaine. Même au vu de son infériorité par rapport au DRH, le synthédroïde émerveille toujours le public, qui peut grâce à ces droïdes réaliser ses fantasmes : puisque la synthéchair est une matière malléable, on pouvait créer des unités à l'image de célèbres personnalités de l'holocinéma.
  Ces doubles rencontrèrent beaucoup de succès dans les centres de loisirs de Carosi et de Hesperidium.

  Que ce soit les synthédroïdes privés ou affiliés à des lieux de divertissement tels que les théâtres, tous sont dotés d'un contrôle centralisé, leur cerveau comprenant un unique cristal programmable. Cela explique leur manque d'autonomie mais permet d'éviter, en cas de dysfonctionnement, que l'unité aille blesser un spectateur. Lorsque la seule source de cristaux de Loronar fut anéantie lors de la Bataille de Nam Chorios, la compagnie fut obligée de rappeler ses synthédroïdes à l'usine et d'interrompre la production. Néanmoins, la technologie demeure, et il n'est pas improbable qu'une entreprise ou une autre organisation criminelle décide de créer de nouveaux droïdes plus vrais que nature, les cerveaux des scientifiques et des habitants de cette galaxie ne connaissant qu'une limite : celle de leur imagination...
Informations encyclopédiques
Réplique Humaine et Synthédroïde
Nom
Réplique Humaine et Synthédroïde
Classe
Utilitaire
Constructeur
Réplique humaine : Massad Thrumble & Simonelle
Synthédroïde : Loronar
Type
Réplique humaine : droïde d'espionnage et de combat
Synthédroïde : droïde d'agrément
Fonction
Réplique humaine : infiltration, combat, protection rapprochée
Synthédroïde : divertissement
Taille
1.70 m
Armement
Réplique humaine :
  - organes en biofibres
  - systèmes circulatoire, digestif et respiratoire
  - Verbobrain AA-1 modifié

Synthédroïde :
  - synthéchair
  - squelette en duracier
  - cristal programmable
Affiliation

Informations administratives
Auteur principal

Date de création
avant 2006

Date de modification
15/09/2014

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