Jugement de Tahiri Veila [+43 à +44]


Le Jugement de Tahiri Veila s’étala sur presque un an et eut pour but de déterminer si l’ex-Jedi était responsable du meurtre de Gilad Pellaeon durant la Seconde Guerre Civile Galactique.

Continuité : Legends


  Durant la Bataille de Fondor, une des dernières batailles de la Seconde Guerre Civile Galactique, la Jedi Tahiri Veila, devenue la disciple de Jacen Solo alias Dark Caedus, reçut un ordre précis de son Maître. Le Grand Amiral Gilad Pellaeon allait ordonner à ses troupes de rallier celles de l'Amirale Cha Niathal contre Jacen Solo : Tahiri devait faire changer d'avis l'amiral impérial. Dans les circonstances de la bataille, la Jedi, corrompue par le Côté Obscur, tua Gilad Pellaeon. Pendant les deux années qui suivirent, elle fut de nombreuses fois interrogée par les Jedi et les journalistes, mais jamais jugée. Jusqu'à ce qu'en +43, suite à l'exil de Luke Skywalker et à la folie surnaturelle qui frappait soudainement les Chevaliers Jedi, Tahiri Veila soit finalement jugée pour le meurtre de Gilad Pellaeon.

I. Un mauvais départ



"Tahiri Veila, vous êtes en état d'arrestation. Vous êtes accusée d'obstruction à la justice, de complicité dans le meurtre de l'amiral Gilad Pellaeon et de trahison."
Un officier de l'Alliance Galactique à Tahiri Veila.

  Depuis la Seconde Guerre Civile Galactique, Tahiri Veila n'avait pas un statut très clair : elle n'était bien évidemment plus une Sith depuis la mort de Dark Caedus grâce notamment à Ben Skywalker. Mais elle n'était plus une Jedi pour autant. Elle n'avait pas réintégré l'Ordre Jedi ni le Temple et se cherchait toujours. L'envie de redevenir une Jedi la prit quand elle participa à plusieurs missions officieuses au côté notamment de Jaina Solo et Mirax Horn pour aider les Jedi qui avaient sombré dans la folie. Cependant, Tahiri allait devoir répondre de ses actes : peu de temps après que la Jedi Natua Wan succombât à la folie, Tahiri Veila fut arrêtée à son domicile pour le meurtre de Gilad Pellaeon. Et le procès s'annonçait d'entrée très compliqué pour elle, elle allait être jugée par la cour qui avait été spécialement instaurée par la Chef d'Etat de l'Alliance Galactique Natasi Daala pour traiter des affaires Jedi. La Haute Cour de la juge Arabelle Lorteli. Cour qui avait déjà prononcé la condamnation de Luke Skywalker à l'exil et la congélation dans la carbonite de Valin et Jysella Horn.

  Les Jedi apprirent l'arrestation de Tahiri Veila aux informations. Les Maîtres - Kyle Katarn, Kyp Durron et Cilghal les premiers - voulaient soutenir celle qui fut autrefois manipulée par Dark Caedus. Kyp Durron était même d'avis d'exiger sa libération. Cependant, le fait que Tahiri ne soit plus officiellement une Jedi depuis la fin de la Seconde Guerre Civile Galactique les empêchait de se ranger de son côté. En plus de cela, le Grand Maître par intérim Kenth Hamner refusait que les Jedi s'opposent aussi ouvertement à Natasi Daala. Or, les Maîtres pensaient que justement la Chef d'Etat de l'Alliance Galactique les provoquait avec ce procès. Un compromis fut trouvé : les Jedi allaient mandater Nawara Ven pour défendre Tahiri. Le Twi'lek avait été l'avocat de Luke Skywalker quelques mois plus tôt, et l'avocat des Jedi en général.

  Lors du premier jour du procès, la salle était bondée de Jedi et de journalistes. Han et Leia Solo étaient venus soutenir Tahiri Veila, avec qui ils s'étaient beaucoup rapprochés depuis la mort d'Anakin Solo lors de la Guerre des Yuuzhan Vong. Dès le début du procès, la juge Arabelle Lorteli prit le contrôle de la situation : elle posa des questions banales à Tahiri Veila. L'accusée répondit qu'elle était une Jedi au début de la Guerre Civile Galactique, mais qu'elle ne l'était plus au moment du meurtre de Gilad Pellaeon. Pendant ce temps, Jagged Fel, à la demande des Solo et de sa fiancée Jaina, tentait de raisonner Natasi Daala. Ce procès était une vendetta personnelle de la Chef d'Etat contre les Jedi qu'elle tentait de mettre au pas. Il n'y avait aucune justice. Jag lui suggéra qu'elle abandonne les charges : pourquoi Tahiri Veila serait-elle inculpée et pas Cha Niathal ? Le peuple n'était pas dupe. De plus, si Daala voulait que les Jedi se plient au gouvernement de l'Alliance Galactique, il fallait qu'ils soient traités comme tout le monde. La dissolution de la Haute Cour spéciale aux affaires Jedi était donc de rigueur.
  La première séance du procès s'acheva sur une très mauvaise nouvelle pour Tahiri Veila : Arabelle Lorteli venait d'annoncer qu'elle n'acceptait pas que Nawara Ven défende l'accusée. Il était trop impliqué avec les Jedi et donc n'était pas impartial. Il fallait désormais que Tahiri trouve un autre avocat.

II. L'arrivée d'Eramuth Bwua'tu



"Je n'ai jamais accepté de me charger d'une affaire quand je ne crois pas de tout mon cœur que l'accusé est en tout point innocent. Et je peux vous assurer que je ne le ferai jamais."
Eramuth Bwua'tu à Tahiri Veila lors de leur première rencontre.

  Un certain Mardek Mool vint se présenter à elle dans sa cellule : c'était un Bith avocat depuis plusieurs années qui prenait à cœur le projet de Tahiri Veila. Il croyait sincèrement pouvoir la faire sortir de cette affaire en appelant à la compassion des gens. Elle avait été manipulée par un être maléfique, Jacen Solo, qui avait utilisé ses pouvoirs pour lui faire miroiter le retour impossible de son premier amour Anakin Solo. Tahiri, dubitative au début de la conversation, reprenait confiance. Mardek insista sur le fait qu'elle ne devait jamais dire en public qu'elle était responsable. Il fallait qu'elle croie en son innocence, sinon personne n'y croirait.

  Le Bith fit réaliser à Tahiri que le gouvernement de Daala faisait tout pour la pousser à bout. Elle servait de bouc-émissaire. La Chef d'Etat se défoulait sur elle car les autres Jedi lui tenaient tête. Mardek fit également remarquer à Tahiri qu'elle était dans une cellule à la sécurité négligée d'où elle aurait pu s'échapper facilement. L'accusée comprit que c'est ce qu'on voulait qu'elle fasse. S'évader. Elle aurait l'air d'autant plus coupable. Mardek Mool était malin, mais pas suffisamment. Il avait proposé un marché à Tahiri, qui venait plus ou moins de Daala : si l'ancienne Jedi acceptait d'informer le gouvernement sur tous les agissements Jedi, alors les charges seraient levées. Mais Tahiri refusa. Elle ne trahirait pas ceux qui avaient été sa famille par le passé (et qui le redeviendrait dans les mois qui suivraient la fin du procès). Le Bith avoua alors qu'il ne pouvait rien faire de plus pour Tahiri. Il n'était pas assez compétent, la situation était trop complexe. Il fallait à l'accusée un avocat avec plus d'expérience… Tahiri remercia tout de même sincèrement Mardek Mool pour son honnêteté.

  Depuis sa cellule numéro 2357 du Centre de Justice Galactique, situé juste en face du Temple Jedi, Tahiri attendait. Peu de temps après le raid des Mandaloriens sur le Temple Jedi, Jaina Solo était venue lui rendre visite. Jagged Fel avait trouvé quelqu'un pour défendre Tahiri, et pas n'importe qui. L'ancienne Jedi fut très touchée : Eramuth Bwua'tu, l'oncle de Nek Bwua'tu, allait prendre sa défense. Le vieux Bothan était un avocat expérimenté qui avait remporté plus de procès qu'il ne pouvait en compter. Il avait récemment pris sa retraite, et la défense de Tahiri Veila était un challenge pour lui. Défi qu'il allait relever. Tahiri, bien que dubitative devant l'excentricité d'Eramuth, était rassurée : le Bothan croyait sincèrement en l'innocence de l'ancienne Jedi. Tahiri commença donc à tout lui raconter.

Jugement de Tahiri Veila [+43 à +44]

Tahiri Veila l'année de son procès.
Couverture de Le Destin des Jedi Vol. 7


III. Le procès



"- C'est très bien, vous vous en sortez à merveille. Ces individus sont détestables, mais la presse est nécessaire dans une société libre. Vous êtes prête, ma chère ?
- Oui."

Eramuth Bwua'tu à Tahiri Veila, juste avant le procès.

A. La première séance



  La première séance du procès de Tahiri Veila arriva finalement. L'ancienne Jedi serait jugée dans la 9e cour de Justice de Coruscant, qui était déjà remplie de journalistes. Han et Leia Solo étaient également présents pour soutenir Tahiri. Eramuth Bwua'tu de son côté avait étudié le dossier de sa cliente avec scrupule. Il lui expliqua qu'il était confiant : il n'avait jamais perdu de procès, et le procureur de l'accusation, le Chagrien Sul Dekkon, était un de ses adversaires, qu'il avait déjà battu très récemment. De plus, Dekkon ne disposait que des faits contre Tahiri Veila. Eramuth comptait sur la sensibilité du jury, leur compassion et leur compréhension. Quoi qu'il en soit, il avait rassuré Tahiri Veila. Par ailleurs, la Cour de Justice spéciale des Jedi avait été dissoute suite à une intervention des adeptes de la Force. Arabelle Lorteli avait été remplacée par Mavari Zudan, celle qui avait validé l'exil de Luke. Mais la juge Zudan était plus juste selon Bwua'tu. Le procès serait donc équitable.

  Il ne se passa rien de particulier durant cette première séance, mais Tahiri en ressortit épuisée. Elle reçut la visite de Han et Leia Solo ensuite : c'était la première fois que le visiteur n'était pas Eramuth Bwua'tu et elle en fut ravie. Les Solo comptaient énormément pour elle, et réciproquement, même après qu'elle les ait traqués sur ordre de Jacen durant la précédente Guerre Civile. Leia lui fit part d'une découverte de Luke et Ben Skywalker : leur périple les avait conduits jusqu'à la Station Sinkhole où ils avaient pu communiquer avec Jacen, Mara Jade et Anakin Solo "par-delà les ombres". Tahiri en eut les larmes aux yeux : Anakin avait demandé de ses nouvelles, question à laquelle les Skywalker avaient répondu qu'elle irait bien. Et Anakin avait ajouté qu'il l'aimait encore. Tahiri fondit en pleurs. Anakin, son amour de toujours, l'aimait. Cette révélation lui donna le courage et la volonté de se battre. Elle serait jugée non coupable, et elle ferait honneur à Anakin en redevenant une Jedi.

B. Le plan d'Eramuth Bwua'tu



  La séance suivante eut lieu alors que le Temple Jedi était assiégé par les Mandaloriens. Et l'avocat Bothan comptait bien tirer profit de la situation pour que le jury éprouve de la sympathie envers Tahiri, même si elle n'était plus officiellement une Jedi. Comme Eramuth le lui avait déjà répété, les faits jouaient en faveur de l'accusation. Pour remporter le procès, il fallait donc susciter de la compassion et de l'empathie chez les membres du jury.

  Sul Dekkon, le procureur de l'accusation, demanda à Tahiri Veila de détailler sa relation avec Jacen Solo. Eramuth s'opposa plusieurs fois aux questions, qu'il jugeait trop personnelles, et la juge Zudan, impartiale, lui donna plusieurs fois raison. Le Chagrien avait notamment demandé si Tahiri et Jacen avaient été amants, si elle savait qu'il était un Sith au moment de la bataille de Fondor et enfin, question la plus importante qui fit frissonner Eramuth, si elle avait reçu l'ordre explicite de tuer l'amiral Gilad Pellaeon. Tahiri Veila répondit honnêtement que non, elle n'en avait pas reçu l'ordre explicite de tuer le Grand Amiral des Vestiges de l'Empire. Sul Dekkon avait obtenu ce qu'il souhaitait. Mais Eramuth Bwua'tu était préparé et contre-attaqua de manière redoutable. Il demanda à Tahiri Veila de décrire explicitement ce qu'il se passait lorsque l'on désobéissait à un Sith. L'ex Jedi donna des détails qui laissèrent sans voix les membres de jury : les menaces, les sous-entendus, la torture physique et psychologique, l'étranglement de Force, les éclairs de Force… Tahiri raconta même que Jacen Solo avait tué une prisonnière en s'introduisant dans son esprit.

  Pour couronner le tout, Eramuth Bwua'tu raconta également comment Dark Caedus avait manipulé Tahiri en lui faisant arpenter le cours du temps pour revoir l'amour de sa vie, Anakin Solo. L'histoire émut les membres du jury. La cerise sur le gâteau fut l'arrivée de Dab Hantaq, le jeune garçon qui se prénommait alors Tarc lorsqu'il avait croisé la route des Solo durant la Guerre des Yuuzhan Vong, et qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à Anakin Solo. La surprise et l'émotion de Tahiri Veila furent sincères. Elle ne savait pas qu'Eramuth Bwua'tu avait préparé une telle mise en scène, qu'elle apprécia d'ailleurs moyennement : elle ne souhaitait pas remporter le procès avec la pitié du jury.

C. Revirement de situation



  Alors que Tahiri Veila semblait avoir gagné la sympathie des membres du jury grâce aux habiles - mais honnêtes - manœuvres d'Eramuth Bwua'tu, Sul Dekkon apporta une nouvelle pièce à conviction qui allait changer radicalement la donne : l'enregistrement authentique du dialogue entre Tahiri et Gilad Pellaeon quelques minutes avant l'assassinat. Eramuth Bwua'tu protesta, clamant que la pièce n'avait pas pu être authentifiée par ses experts, mais la juge Zudan refusa son intervention et ordonna la lecture de l'enregistrement. Il s'agissait d'une pièce audio seulement. Et tous les membres du jury découvrirent avec horreur la froide réalité : Tahiri Veila avait menacé Gilad Pellaeon. Et quand l'amiral avait dignement refusé de se ranger sous la bannière de Jacen Solo et avait ordonné à ses troupes de rallier Cha Niathal, elle lui avait tiré dessus.

  Il était mort seul dans sa cabine en succombant à ses blessures. Tahiri était submergée par le chagrin et le remords. Elle avait revécu ce moment des dizaines de fois dans sa tête, mais la réalité était on ne peut plus dure. Elle se retint de pleurer mais elle savait que désormais il n'y avait plus aucun espoir pour elle. Avec cette preuve à l'appui, les membres du jury n'avaient pas caché leur dégoût et leur révolte. C'était fini pour l'ex Jedi, elle ne voyait pas comment elle pourrait gagner. Même Eramuth Bwua'tu ne pourrait pas faire de miracles.

D. L'affaire Pagorski



  Peu après la fin du siège du Temple Jedi par les Mandaloriens de Belok Rhal, le procureur de l'accusation Sul Dekkon fit appel à un nouveau témoin. La lieutenante impériale Lydea Pagorski qui s'était trouvée à bord du Bloodfin durant la bataille de Fondor. Pagorski, qui était chargée de surveiller les communications, disposait d'une nouvelle preuve très préjudiciable pour Tahiri Veila. Par ailleurs, Eramuth Bwua'tu s'était apparemment endormi comme purent le constater Han et Leia Solo qui assistaient au procès. Tahiri Veila était réellement inquiète et se demandait si le Bothan n'était pas trop vieux pour la défendre. Lydea Pagorski avait décrypté une conversation entre l'ex Jedi et Dark Caedus qui avait eu lieu peu de temps avant la bataille de Fondor. Dans cette nouvelle pièce à conviction, Jacen Solo ne donnait explicitement l'ordre de tuer Gilad Pellaeon. La conclusion de Lydea Pagorski était que Tahiri Veila aurait agi par pure ambition personnelle.

  Après cette séance qui se révéla désastreuse malgré le soutien de Han Solo, Tahiri Veila accepta de demander de l'aide à Lando et Tendra Calrissian. Tous les deux avaient des connaissances et ils lui trouveraient une avocate capable d'épauler Eramuth Bwua'tu, même si le Bothan avait clairement spécifié qu'il souhaitait travailler seul. Lors de la séance suivante, la 9e salle de la Cour de Justice était quasiment déserte. L'attention des médias était braquée sur les révoltes antiesclavagistes qui éclataient un peu partout dans la galaxie suite à la profanation de la Fontaine des Anciens sur Klatooine. Ce fut lors de cette séance que se présenta Sardonne Sardon, la nouvelle juge Falleen que les Calrissian avaient conseillée pour soutenir Tahiri. Sauf qu'Eramuth ne souhaitait pas d'aide. Il affirma avoir tout sous contrôle. Néanmoins, l'ex Jedi confirma sa volonté de faire appel à une deuxième avocate pour aider le Bothan. Obstiné, Eramuth Bwua'tu demanda à se retirer pour rester au chevet de son neveu, Nek Bwua'tu, qui avait été victime d'un attentat et qui était actuellement dans le coma. Cependant la juge Zudan refusa le départ du Bothan. Le procès devait se dérouler dans les règles et n'allait pas être repoussé de plusieurs jours.

  Finalement, la seconde convocation de Lydea Pagorski arriva. La lieutenante impériale maintint son témoignage : Jacen Solo avait ordonné à Tahiri Veila de ne pas tuer Gilad Pellaeon. Et au moment où Pagorski avait intercepté cette conversation, elle s'était empressée de la décrypter et de la transmettre à ses supérieurs. Seulement, Eramuth Bwua'tu disposait d'une nouvelle pièce à conviction : la vidéo de surveillance intégrale du Bloodfin que le Chef d'Etat Jagged Fel leur avait remis en personne. Eramuth Bwua'tu procéda méticuleusement, et trop lentement à l'avis de Sardonne Sardon. Le Bothan faisait rappeler les faits à Lydea Pagorski dans le but de refermer le piège sur elle. Sardonne, consciente comme Bwua'tu que Pagorski mentait, était d'avis de dynamiter toute l'accusation. Ce que le Bothan refusait : Sul Dekkon n'y était pour rien. De son côté, Tahiri Veila s'inquiétait : si ses deux avocats perdaient leur énergie en disputes futiles, jamais elle ne pourrait remporter le procès. Comprenant la manœuvre d'Eramuth Bwua'tu, elle décida donc de renvoyer Sardonne Sardon à la surprise générale. Eramuth Bwua'tu avait un plan, et il travaillait mieux seul, comme il l'avait de nombreuses fois répété. Le Bothan parvint finalement à faire comprendre aux juges que Pagorski avait menti : il diffusa la vidéo de surveillance fournie par Jagged Fel au moment où, d'après la lieutenante impériale, elle avait intercepté la conversation. Or sur la vidéo, on voyait qu'elle ne faisait rien, comportement incohérent vis-à-vis de ce que Pagorski avait affirmé. De plus, la nouvelle pièce à conviction contenait un morceau de conversation soit disant endommagé dans le témoignage de Pagorski où l'on pouvait entendre Jacen Solo clairement dire à Tahiri Veila que le meurtre de Gilad Pellaeon était une solution envisageable.

  Eramuth Bwua'tu venait donc de montrer une nouvelle fois ses talents. Lydea Pagorski fut conduite en détention provisoire et le Chagrien Sul Dekkon s'excusa platement pour les diffamations de sa cliente. Tahiri était soulagée : elle commençait de nouveau à croire en la possibilité d'une victoire.

IV. Le verdict



"- Il est temps de nous rendre au tribunal. Prête ?
- Prête.
- Allons nous débarrasser de certains témoins à charge, d'accord ?»

Eramuth Bwua'tu à Tahiri Veila, avant une des dernières séances du jugement.

A. L'attente interminable



  Dans l'attente du verdict des juges qui devait statuer sur la nature du meurtre de Gilad Pellaeon - un crime de guerre ou l'accomplissement d'un ordre donné par un supérieur - Tahiri Veila était détenue dans le Centre correctionnel à haute sécurité Armand Isard. Ses "compagnons" de prison étaient des malfrats et des bandits. Et un jour, un "accident" malencontreux la plaça en compagnie des individus de la pire espèce. Prenant les devants, l'ex-Jedi neutralisa les voyous avant qu'ils ne lui causent du tort. Elle fut ensuite convoquée pour le désordre qu'elle avait généré. On lui assura que tout ce qui s'était produit n'était que le résultat d'une erreur administrative, mais elle n'en crut pas un mot. Tahiri Veila savait que ses heures étaient comptées : quelqu'un voulait en finir avec elle. Plus elle attendrait le verdict du procès, plus elle serait la proie d'"accidents" qui pourraient devenir mortels. Tahiri s'entretint de ce problème avec Eramuth Bwua'tu : le Bothan faisait tout son possible pour que l'ex-Jedi soit transférée dans une prison différente, mais la lenteur des charges administratives gommait tous ses efforts. L'avocat avait tout de même établi un plan qui devrait éviter à Tahiri de se retrouver de nouveau en fort mauvaise compagnie.

  Puis vint le Coup d'Etat des Jedi. Menés par Saba Sebatyne et Corran Horn, les adeptes du Côté Lumineux de la Force avaient renversé, sans effusion de sang, la Chef d'Etat de l'Alliance Galactique Natasi Daala. Cependant, il fut impossible d'exiger la libération de Tahiri Veila pour les Jedi : cela aurait été considéré comme de l'abus de pouvoir… Seulement, le coup d'Etat des Jedi fit de l'ombre à Tahiri Veila plus qu'autre chose. Sul Dekkon, lors du dernier jour du procès, ne prononça rien contre l'accusée. C'était un coup de maître de la part du Chagrien, sincère et à peine exagéré. Par ce geste, il montrait que le procès devenait une mascarade, et que quoi qu'il fît désormais, le nouveau gouvernement des Jedi pourrait le balayer. C'était faux, mais le symbole envoyé au public et au jury était fort. Tahiri Veila et Eramuth Bwua'tu se mirent d'accord pour agir de même. Le Bothan ne dit rien pour la défense de l'ex Jedi. La Juge Zudan ordonna alors les délibérations finales. Pendant ce temps, Tahiri retourna dans le centre Armand Isard : peu de temps s'écoula avant que Natasi Daala, elle-même en procès, ne la rejoigne.

B. La sentence et ses conséquences



  Tahiri Veila fut jugée coupable par la majorité des juges. L'ex-Jedi n'était pas triste d'avoir perdu le procès. Non. Elle était triste que désormais toute l'Alliance Galactique pense qu'elle n'était qu'une meurtrière. Toutes les vies qu'elle avait sauvées dans sa vie allaient être oubliées. Ne resterait plus dans les mémoires que le meurtre "prémédité" de Gilad Pellaeon. Tahiri s'excusa auprès d'Eramuth Bwua'tu : elle était son premier et seul échec dans cette cour. Le Bothan tenta de la rassurer : tous les deux pouvaient encore faire appel. Mais Tahiri n'y croyait plus : elle allait être condamnée à mort, et plus rien ne pourrait changer cela.

  Quelques jours plus tard, après avoir échangé quelques phrases acerbes avec Natasi Daala, Tahiri reçut la visite d'Eramuth Bwua'tu qui la suscitait pour la préparation de leur demande d'appel. Seulement, pendant leur discussion, une explosion eut lieu : Boba Fett faisait évader l'ex Chef d'Etat de l'Alliance Galactique. Malgré le regard dissuasif du Bothan, Tahiri s'échappa du centre Armand Isard. Elle se fit discrète pendant plusieurs jours et fut même accusée du meurtre de l'amirale Sallinor Parova. Elle rejoignit ensuite la planque des Solo où elle fut accueillie comme un membre de la famille et non comme une criminelle recherchée. Elle conclut ensuite un pacte avec Jagged Solo : elle serait son garde du corps Jedi : aux côtés du Chef d'Etat des Vestiges de l'Empire, Tahiri Veila participa à la bataille d'Exodo II. Enfin, elle fut envoyée en mission sur Hagamoor III pour retrouver Abeloth et Boba Fett en tant que Main de l'Empereur. Le marché était le suivant : si elle réussissait, elle serait graciée et l'Empire ne la pourchasserait plus pour le meurtre de Gilad Pellaeon. Tahiri accepta et redevint, officieusement du moins, membre de l'Ordre Jedi.

Informations encyclopédiques
Jugement de Tahiri Veila [+43 à +44]
Nom
Jugement de Tahiri Veila [+43 à +44]
Classe
Evènement important
Date
43 ap. BY à 44 ap. BY
Lieu
Conséquences
Tahiri Veila jugée coupable du meurtre de Gilad Pellaeon.

Informations administratives
Auteur principal

Date de création
14/10/2014

Date de modification
09/10/2019

Nombre de lectures
2 458


Note de la fiche
Cette fiche n'a encore recueilli aucune note.

Noter cette fiche.

Sources

Langue française
La fiche a été validée par nos correcteurs.

Espace publicitaire

Continuité Star Wars et ligne éditoriale HoloNet

Il existe dans Star Wars plusieurs continuités indépendantes les unes des autres, impliquant des histoires parallèles pour certains personnages, ou autres éléments (époques, planètes, vaisseaux, etc.).

Star Wars HoloNet distingue quatre types de continuités : Legends, Canon, The Star Wars, Infinities ; et les informations hors Continuité.

Cliquez ici pour consulter notre article détaillé sur les continuités et notre manière de les appréhender sur l'encyclopédie.